La course vers L’El Dorado

L’or ! …. D’énormes quantités d’Or ! …  Qui peut y résister ?  L’El Dorado et sa cité d’or est à notre portée. Seul inconvénient, Franchir les dangereux territoires pour l’atteindre et surtout arriver le premier !!

Le but : Atteindre en premier les cités d’Or

Lorsque le professeur avait révélé, lors de sa conférence, que cette vieille carte, exposée au musée de Londres, pouvait être celle qui révélait la route vers les cités d’or, personne ne l’avait pris au sérieux. Personne ? Pas vraiment ! Car dans la salle se trouvaient quelques chasseurs de trésors qui s’intéressent toujours à ce genre d’hypothèses trop souvent délaissées et qui s’avèrent parfois bien réelles. Il ne restait plus qu’à organiser une expédition pour en avoir le cœur net. Ni une, ni deux, quelques aventuriers se sont alors lancés dans cette folle aventure !

Après un long voyage vers l’Amérique du Sud, ils arrivèrent enfin au début de l’expédition. Déjà, plusieurs d’entre eux avaient eu la même idée. Désormais, il fallait être le plus rapide !

Le jeu se joue de 2 à 4 aventuriers. A 2 joueurs chacun jouera deux pions (Ils sont tous fournis en double par couleur). En début de partie les aventuriers sont sur le départ, prêts à franchir tous les obstacles vers les cités d’Or

Mais la route sera longue avant d’atteindre le but ultime !

Le jeu consiste à franchir tout un parcours créé par des tuiles modulaires (Recto-Verso). Plusieurs parcours sont fournis dans la règle avec des difficultés différentes.

Et diverses embûches viendront se mettre au travers de notre voyage. Certes, on peut les contourner, mais le voyage serait bien plus long. J’avais tout intérêt à bien me préparer et m’équiper au mieux durant le voyage.

Sur les tuiles, le chemin le plus court, donc en la traversant par le milieu, sera plus ardu. On peut les éviter, mais le nombre de cases à franchir sera plus grand. A vous de bien calculer votre parcours

Pour le moment, un matériel de base classique suffisait.

Au départ, chaque joueur possède le même set de cartes, 3 cartes avec une machette, 4 de pièces d’or et 1 pagaie pour franchir les zones d’eau.

Ma progression a alors débuté. J’avançais à bon rythme dans la jungle et le désert.

A son tour, un joueur pioche 5 cartes de son deck et doit toutes les jouer (ou les défausser, s’il ne peut pas s’en servir)

Pour avancer, il suffit de jouer la carte contenant le ou les symboles indiqués sur la case à franchir.

Certains passages ne demandent que de jouer des cartes, peu importe le symbole. 

Parfois, il fallait franchir des rapides en pagayant.

Pour franchir l’eau, il faut des pagaies

Mais rapidement, je me suis rendu compte qu’il fallait se préparer pour franchir des endroits plus coriaces. J’ai alors commencé à acheter du matériel.

Comme il est interdit de cumuler des cartes pour passer une case, il faut donc améliorer son jeu de base. Certaines cases demandent de nombreuses ressources, comme ici, la case à 4 pièces. En revanche, si on ne peut pas cumuler plusieurs cartes pour franchir une seule case, l’inverse est possible. Par exemple, on peut faire 4 cases qui contiennent 1 seule pièce avec une carte de 4 pièces… Vous me suivez toujours ? Bref, on a tout intérêt à acheter de grosses cartes. 

Pour acheter des cartes, on utilise alors les cartes pièces. et on en choisit une depuis le marché qui offre 6 possibilités

Si une place de marché s’est libérée, on peut alors choisir parmi toutes les possibilités. 

Après un choix globale, on descend alors les autres cartes sur le marché qui sera de nouveau limité à 6 choix

Ah non, impossible de passer, tout le monde est parti par là ou là ! … Que faire ? J’attends ou je contourne ?

On peut alors bloquer des adversaires qui n’ont pas les bonnes cartes pour avancer. c’est très amusant de les voir pester !

Une barrière de lianes ! Voilà de quoi ralentir ceux qui sont en avant !

Entre deux tuiles, une barrière est présente. le premier arrivé la franchit comme une case et la retire du jeu. Cela permet aux autres de vous rattraper un peu.

En fin de partie, si plusieurs joueurs arrivent en même temps à l’El Dorado, c’est le nombre de barrières possédées qui départage l’égalité

Au cours de l’aventure, j’ai heureusement trouvé quelques trésors intéressants dans les grottes.

Dans la version complète, on peut ajouter des jetons de grottes. Lorsqu’un joueur s’en approche, il peut prendre l’un d’eux. Ceux-ci apportent différents bonus.

Les jetons grottes…Toujours bon à prendre. Mais n’y passez pas trop de temps !

 

Heureusement, j’avais fait les bons choix en matériel.

Certaines cartes du marché sont puissantes. Bien entendu, les plus puissantes coûtent cher, et certaines d’entre elles sont défaussées dès leur utilisation (comme celle de droite)

D’autres cartes donnent des bonus. Ici, celle-ci permet de repiocher 3 cartes pendant son tour (pour information, c’est ici encore la version allemande en photo, mais elle sera bien en VF prochainement)

L’arrivée n’est plus très loin ! Les autres sont déjà là ! Vite, il faut avancer !

En général, le jeu est bien équilibré et les joueurs se suivent

Yeah ! Arrivé le premier ! Je savais que ce professeur archéologue avait raison. Me voilà riche !

Le premier arrivé, gagne la partie !

Un avis ?

Nominé au Spiel 2017 et bientôt sur les étals en France, au moment où j’écris ces lignes, je ne pouvais pas m’empêcher de découvrir ce jeu. C’est d’autant plus intriguant, que le créateur n’est autre que Reiner Knizia, un célèbre auteur qui nous a plus habitué à des jeux de réflexion, au lieu de jeux de course. En effet, même si le titre ne laisse pas d’ambiguïtés, on aura bien affaire à un jeu de course, vu que le premier joueur à atteindre un but sera le vainqueur.

Sa nomination au Spiel, catégorie classique, laissait aussi supposer un jeu grand public, donc très simple, et c’est le cas ! Cette fois, l’auteur semble avoir complètement changer ses habitudes. Mais ce n’est pas sans déplaire, puisque le jeu va quand même intégrer le système de deckbuilding (construire son paquet de cartes).

En effet, si vous avez lu l’article, il s’agira de gagner une course vers l’El Dorado en franchissant des obstacles de terrains, ceci grâce à des cartes et des bonus. Au départ, on commence tous avec un petit paquet de cartes, auquel viendront s’ajouter de nouvelles qu’on achètera au marché avec des cartes d’argent, et, petite subtilité, ces mêmes cartes serviront aussi à franchir le désert.

Les achats seront aussi plus ou moins limités, par notre argent bien sûr, mais aussi par une offre limitée au marché. On ne pourra alors acheter sur tous les choix que si un emplacement de marché se libère et du coup, les autres cartes du même type, seront alors disponibles aux autres.

S’il y a des petites subtilités, la course vers l’El Dorado reste, avant tout, un jeu très simple destiné à tous, et j’ai presque envie de dire plus particulièrement aux familles. Je dis « presque » car, même, si je le trouve simple, toutes les parties que j’ai joué, se sont passées entre adultes. Et ma foi, on s’est bien amusé. C’est fluide et rapide, et c’est très jouissif de bloquer certains passages et entendre pester ses adversaires.

Les grottes et leurs bonus sont facultatifs, mais personnellement, je les trouve indispensables pour mettre un peu de piquant au jeu. Bien entendu, avec des novices ou des joueurs plus jeunes, on peut s’en passer, histoire de retirer une règle. Mais croyez moi, je pense qu’ils y viendront très rapidement. En fait, si on joue avec des novices, la principale mécanique à assimiler sera de faire plutôt sur les achats des cartes pour avancer ou pour avoir des bonus, le fameux « deckbuilding ». Mais bon, La course vers l’El Dorado ne fera pas fumer vos cerveaux, et ce n’est pas son but ! Au contraire, il s’agit d’un bon jeu pour jouer de manière fluide avec peu de règles et passer un bon moment.

Le design, quand à lui, reste « à l’allemande » avec l’essentiel, mais sans être désagréable. On notera la possibilité de faire de nombreux parcours différents, plus ou moins difficiles, grâce aux tuiles modulaires. Et certains modèles sont vraiment chauds !

 

 

Le pion premier joueur, il ne vous rappelle pas quelqu’un ? 

 

 

Le Trophée du Grimoire de L’Alchimiste – Le gagnant !

Trophée Du Grimoire de L’Alchimiste – Le Grand Gagnant est 7 WONDERS DUEL !

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Fin Juillet, le grimoire de l’Alchimiste avait fait un appel au vote du public. Et nous avons reçu 5300 réponses ! Soit 350% de plus que l’année dernière ! Ces votes ont permis une sélection de 5 finalistes parmi 32 jeux proposés.

Les finalistes retenus étaient : 7 Wonders Duel, Codenames, Mystérium, Isles of Skye et Shakespeare.

Un jury, composé avec du lourd dans le monde ludique, a alors attribué à chaque jeu, une note et, parfois, un petit commentaire. Un jury de choix puisque composé de :

Monsieur Guillaume – Est ce vraiment encore utile de le présenter ? Guillaume est l’un des présentateurs / rédacteurs de Tric Trac. Guillaume est un passionné du jeu qui œuvrait autrefois chez Filosofia.
Maryline Aquino – Peut être plus connue sous son pseudo de Shanouillette. Maryline est « LA » rédactrice du fameux blog ludique Ludovox.
Martin Vidberg – Martin Vidberg est, bien entendu, célèbre pour son « Actu en patate » sur lemonde.fr. Côté jeu, il tient le fameux blog : Un monde jeux. Mais c’est aussi un juriste reconnu que l’on retrouve aux As d’or.
François Baetens – Plus connu sous le pseudonyme de Swatsh, il est le gardien du blog Vin d’jeu où vous pouvez retrouver la description rapide de nombreux jeux, mais aussi des avis de son équipe de joueurs.
GeekletteGeeklette est un blog ludique, également très connu. C’est aussi un groupe de personnes (Et oui, elle n’est pas seule) passionnées par le jeux, et qui aiment en parler.
Yahndrev de Kerval – Le roi de l’explication en vidéo. Célèbre pour sa nappe bleue et ses mains…euh pardon, pour ses explications limpides sur les jeux qu’il présente avec brio. un bon moyen de vous passer de la lecture de règles. Retrouvez le sur Videoregles.net
Barry Doublet – Barry doublet s’est lui aussi lancer dans la présentation vidéo des jeux. Il fait ses premières expériences à Dice Tower, et finalement créé sa propre chaîne : BGES. c’est aussi un passionné de jeu et une personne d’une extrême gentillesse que je connais personnellement.
Tapimoket, votre serviteur, ainsi que son partenaire l’Alchimiste Reims

 

Première place et gagnant du trophée : 7 Wonders duel

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Yahndrev :

« Un trés bon jeu de cartes pour deux à la mécanique de prise originale. Le matériel est somptueux et les illustrations magnifiques. Les connaisseurs du 7 wonders original ne sont pas trop dépaysés tout en découvrant des mécaniques bien différentes. Excellent dans un genre où les innovations sont rares. »

Guillaume :

« Malin et tendu, tout en donnant l’impression de développer ses possibilités de construction, et par là, sa civilisation. Les illustrations sont belles, bien que vite cachées sous d’autres cartes. Certes, la mise en place des cartes Âge est un peu fastidieuse mais la découverte des cartes visibles, placées à tel endroit pour tel tempo, titille vite les neurones pour savoir comment récupérer quoi et quand. Les trois voies scientifiques, militaires ou PV peuvent se tenter et les guildes et cartes écartées donnent une rejouabilitée, avec la disposition des cartes, bien appréciable. Le tout combiné avec une durée de partie en adéquation avec le plaisir du jeu. Une belle gourmandise ludique et très plaisante. »

Shanouillette :

« Codenames et 7W font l’unanimité… et pour de bonnes raisons. Je sens d’instinct qu’il va falloir trancher entre eux. »

Tapimoket :

« Il fallait oser faire une version pour deux joueurs à partir d’un jeu de draft. Pari réussi, le jeu reste prenant avec un matériel bien pensé. Un jeu deux joueurs qui va cartonner comme son aîné.  « 

L’Alchimiste :

« 7 wonders duel est le meilleur des jeux à 2 de ces 10 dernières années, très équilibré et qui plus est le matériel donne vraiment envie de le manipuler. »

 Deuxième place : Codenames

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Tapimoket :

« Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple et bien. Codenames me fait un peu penser aux émissions TV basées sur les mots à faire deviner. C’est tout bête, mais c’est efficace auprès du public. »

YahnDrev :

« Un bon jeu d’ambiance et de groupe qui reprend des mécaniques proches des autres titres du genre comme Time’s Up, Concept, Mystères? ou Pyramide. Comme Mystérium, les expériences de jeu sont bien différente suivant les rôles. Intéressant mais pas si original que ça pour moi, sauf peut-être dans le nom de l’auteur qu’on attendait pas là et qui fait à mon avis beaucoup dans le succès d’estime dujeu. Le matériel est classique. Un très bon titre quand même dans le genre. »

Guillaume :

« Une idée aux petits oignons : faire deviner des mots par indice, un peu à la « Pyramide », en y ajoutant un soupçon de thème avec les personnages sous couverture et surtout l’assassin. Comme c’est une sorte de course, il faut prendre quelque risque pour gérer son avance ou rattraper son retard. La possibilité d’ajouter un mot de plus par rapport aux réflexions précédentes est également intéressante pour tenter sa chance et les retournements de situation que ça peut provoquer. La limite tient aux mots parfois en présence (ou aux joueurs) amenant des propositions pour trouver les mots un à un… ce qui ruine l’intérêt du jeu. »

Martin Vidberg :

« Codenames est le jeu auquel j’ai le plus joué et qui plaît le plus autour de moi. C’est un bijou. »

 Troisième et quatrième place ex aequo  : Shakespeare et Mystérium

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Martin Vidberg :

« Mystérium restera dans le top des jeux familiaux. »

« Là tout de suite, le jeu auquel j’aurais le plus envie de jouer est probablement Shakespeare car l’extension enrichit vraiment le jeu et que j’y trouve un plaisir ludique jouissif. »

Tapimoket :

« Shakespeare est un jeu expert comme on les aime. Sa mécanique est plutôt classique, mais son thème le distingue bien des autres. »

« Mysterium est mon préféré des finalistes pour son idée originale, et son superbe travail d’édition qui nous offre un magnifique jeu avec un matériel de qualité. »

Swatsh :

« Parmi les finalistes, c’est Mysterium qui m’a le plus séduit grâce à sa poésie, son thème, l’interaction très riche qu’il provoque entre les joueurs, sa dynamique de jeu …et son mystère bien entendu. »

Shanouillette :

« On a envie de faire ressortir des outsiders mais la concurrence est raide. J’ai bien aimé Shakespeare… »

L’Alchimiste :

« Mysterium est un excellent jeu coopératif au système innovant et d’une grande accessibilité aux visuels incroyables !!! »

YahnDrev :

« Mystérium est une utilisation parfaitement thématisée de la mécanique de Dixit, l’univers en plus. Un jeu qui propose à la fois une expérience coopérative de type « party game » pour les médiums et une réflexion et programmation des choix très intéressante pour le fantôme, bien qu’il ne joue pas vraiment au même jeu que les autres. On regrettera peut-être les mini pions peu pratiques à manipuler et les différences graphiques entre les indices et les cartes songes, mais l’expérience immersive du jeu et sa facilité de prise en main par tout type de joueurs (pour les médiums) en fait un must du genre, et surement pour longtemps. »

« Shakespeare est un jeu de gestion développement sur un thème original et assez bien rendu. La mécanique générale offre quelques originalités aussi dans un genre assez peu novateur en général. Le matériel est assez classique mais on notera un bel effort graphique sur les cartes. Quelques petites erreurs entre règles écrites et matériel sont cependant à noter dans cette première édition. On regrettera peut-être aussi de ne pas avoir choisi le nom d’un auteur de pièces français comme Molière, Racine ou Corneille (et pourquoi pas les trois? ^^) pour promouvoir le jeu hexagonal plutôt que ce choix très anglo-saxon qui semble plus dicté par des considérations commerciales. Mais c’est juste un ressenti qui ne correspond peut-être en rien à la réalité de l’envie de l’auteur. »

Guillaume :

« Shakespeare est un jeu Ystari avec une thématique forte et recherchée jusque dans les effets des acteurs et personnages. De multiples façons de tracer son chemin vers la victoire tout en gardant une durée de partie au bon ratio. Une interaction suffisamment présente et une petite extension qui explose la rejouabilitée. Enfin, les illustrations m’emportent dans l’univers théâtrale, ce qui ne gâche rien. Que demander de plus ? »
« Mysterium, que dire… le jeu est magnifique et inspirant ; l’ambiance qui se dégage autour de la table assez magique et en adéquation avec le thème. Le vote pour les autres prédictions des médiums afin de découvrir plus d’indices à la fin est peut-être un peu superfétatoire, bien qu’il permette de garder tout le monde impliquer jusqu’au bout. Quoiqu’il en soit, peu à peu, une histoire commune se crée et se racontera après la partie, moment magique qui, finalement, intègre la partie…  pour peu que les joueurs ne renâclent pas et « jouent » le jeu à essayer de découvrir les indices. »

 

Quatrième place : Isle of Skye

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Yahndrev :

« Isle of Skye  est un jeu de placement de tuiles à la Carcassonne avec ajout de multi-scoring très dans l’ère du temps. La rejouabilité par le placement aléatoire d’objectif est intéressant et la matériel est de toute beauté. La mécanique de choix de tuiles par enchères cachées est assez originale, bien que très aléatoire. De bon atouts pour faire découvrir le genre à un public assez large, mais qui me semblent pas forcément suffisant pour en faire un incontournable qui s’inscrira dans la durée. L’avenir nous le dira. »

Guillaume :

« Isle of Skye. Personnellement, un bon renouvellement du jeu de pose de tuile. Le système de fixation des prix à l’aveugle à la fois pour soi et les autres est très bon. Les objectifs peuvent être un peu « brainy » et rallonger un peu la durée de partie avec des « analyseurs paralyseurs ». Enfin, les illustrations, très allemandes, un peu décalées par rapport à l’air du temps, sont, à mon sens, tout au plus fonctionnelles. »
Shanouillette :
« Isle of Skye est très bien réalisé, mais la pose de tuiles reste un genre assez froid à mon goût. »
Martin Vidberg :
« Isle of Skye ne plaît pas à tout le monde, mais c’est un jeu d’enchères très malin qui m’offre des sensations de jeux qui me plaisent beaucoup en moins d’une heure. J’apprécie juste moins y jouer avec des joueurs lents : pour moi c’est un petit jeu rapide. »
Tapimoket :

« Une revisite de la pose de tuiles à la Carcassonne avec un système d’enchères très original. Rapide, simple, joli, j’ai bien aimé… L’illustration de la boite est engageante, un peu moins à l’intérieur. Mais le jeu est très bon. »

 

Merci….

Merci à tous les membres du jury pour leur participation et espérant qu’il seront de nouveau au rendez vous l’an prochain. Je vous invite bien sûr à visiter leur propre site ludique. Et pour conclure, la petite phrase de Swatsh qui me réchauffe.

« C’est un bonheur et un honneur de participer une nouvelle fois à ce prestigieux prix.  Vin d’jeu d’Grimoire de félicitations au vainqueur ! » – Vin d’jeu

Le trophée du Grimoire de L’Alchimiste sera remis, si tout va bien, à ESSEN, je ne manquerais pas de vous faire une photo.

 

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Trophée du Grimoire de L’Alchimiste – Les finalistes

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5292 votes

 

Et oui,  335% de votants en plus cette année ! Un énorme merci pour votre mobilisation et vos participations.

Un choix parmi 33 jeux pour sélectionner 5 finalistes parmi eux, grâce à vos votes. Le choix est très large et important, et à la fois restreint si l’on considère que nous avons dû sacrifier quelques titres que l’on aurait aimé citer. Mais les ajouter tous, aurait été gigantesque. Alors, nous nous excusons d’avance si vous n’y avez pas trouvé votre bonheur.

Cette sélection, c’est aussi un choix très large afin de contenter la plupart d’entre vous. On y trouve, ainsi, des jeux experts, des jeux plus simples. Mais aussi, des jeux d’ambiance, de réflexions, coopératifs ou compétitifs, des petits jeux et des grosses boites… Bref, on a vraiment essayé de varier les choix.

Aujourd’hui, les votes sont terminés et vous avez fait ressortir 5 finalistes que nous vous présentons brièvement ci-dessous avant de vous parler du jury. Et croyez moi, c’est du haut niveau 😉

1 – 7 wonders duel

Un jeu pour deux joueurs et surtout une version du célèbre 7 wonders. 7 Wonders duel bénéficie non seulement du savoir-faire de sa version multijoueur, mais aussi du savoir faire de leurs auteurs Antoine Bauza s’associant à Bruno Catahala. Le principal défi étant, à mon avis, de revisiter la mécanique de draft (passage de cartes entre les joueurs) dans une version à deux joueurs. Et, ce pari semble être réussi, puisque vous l’avez sélectionné en masse. Jouable sur trois âges (manches), avec un système de  placement original de cartes à la « Mahjong », que l’on retrouve également dans « Siggil », on y retrouve tous les aspect qui font 7 wonders. On garde toujours une règle très simple à expliquer. Notons également un design fort bien réalisé,y compris pour permettre le rangement des cartes sous protections. Le tout à un prix raisonnable.

 

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2 – Mysterium

Mystérium est probablement l’un des jeux les plus original de l’année 2015. Issu d’un subtil mélange entre Dixit et Cluedo, il a littéralement cartonné lors de sa sortie. Libellud nous a, en plus, offert un travail d’édition absolument magnifique en améliorant la version de 2013, avec notamment un superbe paravent. Il décroche alors, sans surprise, l’as d’or en 2016 et un Tric Trac d’argent en 2015. Le jeu est tout simplement sublime et très immersif. Ce n’est donc pas une surprise, là aussi, qu’il soit l’une de vos sélections préférées

 

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3 – Codenames

L’un des cartons de chez Iello. Codenames est un jeu basé sur les mots, donc un jeu plutôt classique. Mais sa simplicité, son côté intense en font un jeu adapté à tous publics, quelque soit le niveau et même l’âge. Il n’est donc pas étonnant qu’il ait remporté un succès et vos votes.

 

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4 – Isle of Skye

Isle of Skye bénéficie, avant tout, d’une illustration très aguichante, même si elle est plutôt classique. Il doit aussi son succès à sa comparaison avec le jeu Carcassonne.  Si, certes, il y a des poses de tuiles de paysages, il offre aussi une mécanique propre en ajoutant un système original d’achat et de vente de tuiles et d’objectifs variables.  Ces subtiles combinaisons porteront le jeu comme vainqueur du Spiel des Jahres 2016. Donc, là aussi, il est normal de le voir sélectionné finaliste du trophée du Grimoire de l’Alchimiste.

 

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5 – Shakespeare

Probablement l’outsider de cette sélection. Shakespeare est une idée totalement originale de Hervé Rigal. Il acquiert son succès grâce à ses grandes subtilités de jeu expert, mais reste pourtant à la portée des joueurs occasionnels. Le jeu, aux éditions Ystari, est superbement illustré par Arnaud Demaegd et le matériel est très plaisant. Nous sommes très heureux qu’il se soit retrouvé face aux autres et nous lui souhaitons plein de bonne choses !

Shakespeare est un jeu de gestion sur le thème du théâtre, mêlant, de manière stratégique, à la fois les acteurs, les costumes et la scène du théâtre . Un très bon jeu que je vous conseille.

 

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QUE VA T’IL SE PASSER ENSUITE ?

Nous allons procéder, durant Septembre, au un vote du jury pour désigner un gagnant pour le trophée du grimoire de  l’Alchimiste. Et quel jury ! Cette année nous avons l’honneur de faire participer de belles personnalités du monde ludique. Un véritable « best of » au format XXL. J’en profite pour les remercier d’avance pour leur participation. Nous aurons donc…

  • Monsieur Guillaume – Est ce vraiment encore utile de le présenter ? Guillaume est l’un des présentateurs / rédacteurs de Tric Trac. Guillaume est un passionné du jeu qui œuvrait autrefois chez Filosofia.
  • Maryline Aquino – Peut être plus connue sous son pseudo de Shanouillette. Maryline est « LA » rédactrice du fameux blog ludique Ludovox.
  • Martin Vidberg – Martin Vidberg est, bien entendu, célèbre pour son « Actu en patate »  sur lemonde.fr. Côté jeu, il tient le fameux blog :  Un monde jeux. Mais c’est aussi un juriste reconnu que l’on retrouve aux As d’or.
  • François Baetens – Plus connu sous le pseudonyme de Swatsh, il est le gardien du blog Vin d’jeu où vous pouvez retrouver la description rapide de nombreux jeux, mais aussi des avis de joueurs habitués.
  • GeekletteGeeklette est un blog ludique, également très connu. C’est aussi un groupe de personnes (Et oui, elle n’est pas seule) passionnées par le jeux, qui aiment en parler.
  • Yahndrev de Kerval – Le roi de l’explication en vidéo. Célèbre pour sa nappe bleue et ses mains…euh pardon, pour ses explications limpides sur les jeux qu’il présente avec brio. un bon moyen de vous passer de la lecture de régles. Retrouvez le sur Videoregles.net
  • Barry Doublet – Barry doublet voulait lui aussi se lancer dans la présentation vidéo des jeux. Il fait ses premières expériences à Dice Tower, et finalement créé sa propre chaîne : BGES. c’est aussi un passionné de jeu et une personne d’une extrême gentillesse que je connais personnellement
  • Et votre serviteur : Tapimoket, ainsi que son partenaire l’Alchimiste Reims

Qui va emporter le trophée ? A suivre ! …

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L’âge de pierre Junior – Les petites têtes blondes spiel aussi !

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Ce n’est pas parce que l’on est petit qu’on ne joue pas aux jeux de société ! Non mais !

Et plus, beaucoup d’enfants veulent souvent essayer nos propres jeux. Et bien voilà, c’est chose faite avec l’âge de pierre junior, la version enfant du célèbre succès ludique sorti en 2008.

Non seulement, l’idée de faire une version pour nos chers petits est déjà excellente en soi, mais voilà que ce dernier nous rafle le Spiel 2016 dans la catégorie enfant.

Avec un tel prix dans la poche, je me devais de vous le présenter et, qui sait, donner une idée de cadeau qui pourrait ravir vos enfants…(ou ceux de vos proches).

Mais revenons au temps de la préhistoire…

Exit les smartphones, internet, voitures, réfrigérateurs et divans moelleux. Pas d’électricité ! pas de pétrole ! pas de confort et de superflu ! Seulement l’essentiel… C’est à dire vivre avec ce que la nature nous offre pour vivre.

C’est d’ailleurs d’une manière extrêmement bien rédigé que la règle nous explique comment tout cela se passait à cette époque.  Ainsi, les enfants apprendront plein de choses…

La chasse, la pêche et la cueillette remplissaient les principales activités, mais aussi la construction d’abris pour se protéger ou tout simplement pour avoir un toit sur la tête afin de rester au chaud et au sec…

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Les enfants n’auront plus alors qu’une seule envie : Vivre comme les hommes préhistoriques ! En route pour une partie …

Faisons un bond dans le passé et rendez vous, tous, au campement. Là où l’on va construire nos huttes et ériger le village…

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En effet, dans l’âge de pierre junior le but sera d’être le premier à construire trois huttes que l’on placera sur nos jolis supports individuels

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Chaque hutte, pour être construite, demandra de rassembler des éléments comme des poteries, de l’ivoire, des fruits ou des poissons, ou des pointes de lance. Il faudra donc s’enquérir de tous ces objets et se rendre au village, pour enfin prendre une des huttes disposées sur le plateau de jeu.

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On disposera alors le plateau au centre avec tous les éléments nécessaires dessus. Puis, tout autour seront disposés des jetons faces cachées…

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Les hommes préhistoriques, de gros meeples, rassemblés au village, vont alors jouer tour à tour… A chaque tour, un jeton est alors révélé par le joueur en cours.

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Oh un dé ! L’enfant doit alors déplacer son bonhomme d’autant de lieux qu’indiqué par le dé en suivant le parcours… C’est ainsi, qu’il peut arriver à une des ressource,s dont il en prend immédiatement une dans sa réserve.

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Hop ! Une myrtille…

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Mais des jetons peuvent représenter directement un élément… Comme ici un poisson qui sera aussitôt pêché après que le joueur a placé son bonhomme sur la rivière où se trouvent les poissons… Bien entendu, il faudra qu’il en reste !

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Vite ! A la rivière !

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Il ne reste plus qu’à ajouter un poisson près de son support…

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Bon, parfois on pourra faire du troc près de la rivière. Là par où arrivent des btateaux d’utres tribus, si on en croit les illustrations du plateau de jeu.

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A cet endroit, on pourra y échanger une sorte de marchandises contre une autre… Ansi on peut donner deux myrtilles contre deux poissons par exemple…

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Finalement, avec toutes ses ressources, on pourra  peut être construire une hutte en découvrant ce jeton !

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L’homme préhistorique devra alors se rendre au village…

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Et s’il possède ce qu’il faut pour construire, il peut alors faire une hutte !

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Il donne alors les éléments nécessaires et construit sa première hutte sur son support individuel. Joli, non ?

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Bravo ! C’est construit mais …

Tout cela est extrêmement simple. Mais ça va se compliquer… En effet, dès qu’un joueur se retrouve au village, qu’il ait construit ou pas, on remettra alors tous les jetons sur leur face cachées et deux d’entre eux sont inversés de position autour du plateau !

Vous avez tout retenu ? ….Hmmm, les enfants vont devoir du coup se rappeler où se trouve tel ou tel jeton pour compléter leur réserve afin de contruire de nouvelles huttes…Croyez moi, ce n’est pas de gâteau, mais les enfants ont beaucoup de mémoire, dit-on…!

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Mais à quoi sert le chien ?

Bon sang ! Mais que vient faire ce jeton…?

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Et bien, ce jeton enverra le joueur ici …

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Et un des jetons « chien » pourra être ajouté à sa réserve…

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Et comme le chien est le meilleur ami de l’homme, même à la préhistoire, il vous aidera dans la construction de vos huttes. En effet, un jeton chien fera office de joker !

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Trois Huttes et c’est gagné !

Comme expliqué plus haut, dès qu’un joueur a construit sa troisième hutte, il remporte alors la partie et devient le chef du village ! euh pardon… le gagnant…

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Ce que j’en pense ?

Fan du jeu pour les plus grands, j’avais très envie de voir à quoi pouvait ressembler cette version. Ma première impression fût d’être agréablement surpris devant la qualité du matériel. Les pièces sont grandes et solides. Les punchs sont de quadruple épaisseur… Bref, on remarque tout de suite que cela a été pensé pour être manipulé par des enfants…

Les illustrations sont, tout simplement, magnifiques et captivantes. Filosofia, l’éditeur, a même pensé à illustré la boite pour rappeler où se rangent les pièces du jeu.

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Quant au jeu, les enfants ne seront pas trop dépaysés puisqu’il s’agit d’une version intelligement détournée du mémory, une mécanique qu’ils ont, en général, probablement déjà pratiqué au travers d’autres jeux plus classiques. Vous savez, celui où on retourne deux tuiles à la fois et en essayant de faire une paire. Cette fois, le défi est plus grand, puisqu’ ils devront se souvenir de la position de 14 jetons. Mais ils auront plusieurs manches pour se rappeler, tout en sachant que deux d’entre eux bougent…

Ce n’est pas facile, mais quoiqu’il en soit, le joueur qui n’y arrive pas, pourra de toutes façons jouer sans rester bloqué. En effet, tous les jetons apportent de toutes façons, une action, même si ce n’est pas toujours celle que l’on désire. Puis, au fur et à mesure du jeu, les enfants vont mémoriser les positions des jetons et pourront aller chercher les ressources dont ils ont besoin.

C’est aussi, un excellent apprentissage au jeu de gestion, puisqu’il faut rassembler les bons éléments pour ériger une hutte.

Le jeu est accèsible à partir de 5 ans, mais n’annonce pas d’âge maximum. Personnellement, je pense qu’il prendra de l’intérêt entre 4 ans et jusque 8 ou 9 ans. Mais il reste, cependant, un excellent jeu pour jouer en famille avec ses enfants, donc avec des adultes. C’est également une très bonne alternative aux jeux vidéos et à la télévision, le tout dans une belle boîte…bref un cadeau sympathique pour des enfants.

A partir de 5 ans

Pour 2 à 4 joueurs

L’âge de pierre Junior est disponible à l’Alchimiste ICI

 

Sélection pour le Trophée du Grimoire de l’Alchimiste 2016

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Presque trois  ans pour le Grimoire de l’Alchimiste. Et presque 200 000 visites ! Vous êtes de plus en plus nombreux à me lire, et je vous en remercie sincèrement !

Et une nouvelle fois, l’Alchimiste souhaite récompenser un jeu.

Des centaines sont édités chaque année et le choix est souvent difficile. Alors cette année, nous avons décidé de choisir, pour la plupart des éditeurs Franco-Belge, un de leurs jeux. Nous obtenons ainsi à une belle grande liste très diversifiée, autant sur le style et le thème, que sur le public visé. Tout le monde pourra y trouver son bonheur  et pourra participer à ce sondage.

Oui ! tout le monde…. Enfin presque…

En fait, nous voulons créer une sélection de 5 jeux finalistes qui seront choisis par vous grâce à vos votes.

Ensuite, une note sera attribuée, à chacun de ces finalistes, par un jury composé de personnes issues du gratin ludique ! Et croyez moi, cette année, il y aura du beau monde… Ecoutez plutôt :

Monsieur Guillaume de Tric Trac,

Martin Vidberg de Un monde jeux

Shanouillette de Ludovox,

Swatsh de Vin d’jeu,

Geeklette de Geeklette,

Yahndrev de Kerval de Vidéorègles,

Barry Doublet de BGES,

Tapimoket du Grimoire de l’Alchimiste et Vin d’jeu

 

 

Maintenant, votez ! Et encore merci à vous pour votre participation…

Le sondage sera clos le 11 Septembre 2016 – Midi – (Vous pouvez cocher jusqu’à 5 jeux.)

Les votes sont clos. Un grand merci à vous…. Le résultat est en cours de rédaction. Patience 😉

 

IMHOTEP – Le nominé inconnu du Spiel 2016

Comme souvent aux nominations du Spiel des Jahres, nous voilà confrontés à un jeu totalement inconnu en France…  Et je sens votre curiosité assoiffée par l’idée d’en savoir plus. Alors découvrons le ensemble !

Jeu inconnu, certes, mais auteur et illustrateur connus !

Tout d’abord, tout n’est pas si inconnu que cela, puisque l’auteur, Phil Walker Hardin, n’est autre que le papa du fameux « Cacao », un excellent petit jeu de pose de tuiles, et qui a été recommandé par le Spiel des Jahres de l’année 2015. Mais c’est également l’auteur de Dongeon Raiders, que je vous recommande absolument, si vous avez l’occasion d’y jouer. Quand aux illustrations, elles sont signées par Miguel Coimbra, à qui l’on doit, le tout récent « Sea of cloud » et bien d’autres titres comme Cyclades, Seven wonders duel, Zombicide black plague …

Mais revenons en au sujet principal, à savoir de quoi il en retourne avec…

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Nous voilà plongés à l’époque de l’Égypte antique et plus précisément dans la construction des monuments et des merveilles liés à cette période. Vous allez donc participer à leur construction en tant qu’architecte…

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Oui, niveau thème, je l’avoue, on est vraiment dans le classique « architecte-bâtir »…

Mais voyons comment se présentent les principes du jeu et s’il apporte quelques subtilités innovantes.

6 MANCHES

Dans Imhotep, les joueurs auront 6 manches pour bâtir les joyaux architecturaux de l’Égypte, avec, bien sûr, la construction d’une pyramide, mais aussi les obélisques, une chambre funéraire et un temple. Un beau programme bien chargé !

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Chacun de ses monuments sera alors représenté par une tuile où l’on viendra y déposer de grosses pierres, transportées le long du Nil par bateaux.

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Une tuile supplémentaire de lieu  ne représente pas un bâtiment, mais permettra d’obtenir des bonus divers sous forme de cartes. C’est le marché ! Et croyez moi, il y aura bien mieux que des épices ou des dattes.

Durant chaque manche, les joueurs joueront une action tour à tour, jusqu’à ce que les navires soient tous arrivés à destination, ce qui mettra fin à la manche. mais nous verrons cela un peu plus loin…

FAIRE CARRIÈRE…

Pour construire quelque chose de solide, à l’époque, pas 36 solutions, il faut de la pierre ! Ainsi, chaque joueur va avoir à sa disposition une carrière représentée par une réserve de gros cube en pierre (en bois, pardon…). De cette carrière, seront extraites les blocs qui serviront aux constructions.

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On placera alors quelques cubes sur un petit plateau individuel qui représente notre stock disponible. Celui-ci sera, cependant, limité à 5 pierres…

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Une action possible à notre tour sera justement d’extraire de la pierre (3 cubes maximum) pour les placer dans notre stock, lui même, comme je l’ai dit, limité à cinq maximum. Parfois, nos serons alors amenés à en prendre moins de 3.

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NIL ! NIL …

Nil, Nil, Nil, fleuve impétueux et tumultueux, tu es comme notre reine la source de la vie ! …  Et oui, dans Imhotep, toutes nos pierres seront livrées par bateau à chacun des chantiers. Et c’est ici que réside toute la stratégie du jeu !

En début de manche, on pioche une carte qui indiquera le nombre de bateaux disponibles pour la manche en cours, ainsi que leur capacité de transport. C’est à dire le nombre de pierres maximum pouvant être transportées.

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Chaque bateau n’a pas besoin d’être complètement rempli pour partir en livraison. Ainsi, sur chacun d’eux est indiqué le nombre de pierres minimum nécessaires pour partir naviguer.

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Charger une pierre depuis notre stock sur un bateau, sera alors l’une des actions que l’on peut faire à notre tour. La pierre pourra être disposée sur l’emplacement que l’on veut, du moment qu’il est libre et que le bateau ne soit pas encore parti livrer.

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Enfin, une autre action possible, sera d’acheminer  les pierres vers un chantier, en envoyant un bateau chargé vers celui-ci. Pour cela, on déplace alors le bateau pour le ramener au chantier souhaité, en le plaçant dans l’encoche  prévue sur la tuile.

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Une fois sur place, les autres navires ne pourront plus venir sur ce chantier durant la même manche. Là aussi, c’est très tactique !

Lorsqu’un navire aborde, les pierres seront alors déchargées dans l’ordre depuis la proue jusque la poupe (de l’avant vers l’arrière).

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VOUS AVEZ DIT STRATÉGIE ?

Toute la stratégie d’Imhotep va se baser sur la position de vos pierres sur chaque navire. En effet, elles seront déchargées dans un ordre précis et seront installées sur chaque lieu de construction également dans un ordre précis.

Par exemple, pour la chambre funéraire, elles seront construites en colonne une à une et cet emplacement ne rapportera des points que pour vos pierres adjacentes !

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De même, pour la pyramide, l’ordre d’arrivée aura son importance, puisque les pierres seront déposées une à une du haut vers le bas et donc les points ne seront pas les mêmes selon les emplacements occupés.

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Ainsi, si un navire vient perturber vos plans, vous aurez tendance à l’envoyer vers un lieu où l’ordre de déchargement a moins d’importance. Ainsi, ce n’est pas tout de charger un navire, encore faut il qu’il parte à l’endroit que vous souhaitez, ou encore qu’il soit intéressant quelque soit le lieu où il va. Là où c’est difficile, c’est que vous ne pouvez pas à la fois charger et naviguer… Alors soit vous êtes bons dans vos choix, soit vous sifflotez en espérant que personne n’a repéré vos intentions… Pas facile !

Pour les obélisques, c’est le seul endroit où l’ordre de débarquement aura peu d’importance. En effet, à cet endroit, ce seront les plus hautes colonnes qui rapporteront des points et, à force d’envoyer les pierres adverses là bas, vous risquez fort, au final de donner des points. C’est un peu le lieu « joker » mais attention, de ne pas l’accorder trop souvent à vos adversaires.

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Oui ! Imhotep est un jeu qui demande un peu de stratégie… ou, devrais je dire, qui vous sera fatal si vous commettez trop d’erreurs.

Pour le temple, il sera également intéressant d’occuper les bons emplacements. En effet, celui-ci, contrairement aux autres, est décompté à chaque fin de manche. Et ce seront tous les cubes visibles, par dessus, qui donneront des points de victoire notés sur la piste de score.

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Dans cette exemple, le joueur noir touchera 2 points en fin de manche.

PAN ! DANS TA T…

Mais il n’y a pas que les monuments dans Imhotep… Pour donner une petite touche fun et aléatoire, on pourra aller chercher des cartes bonus au marché.

Le principe sera également d’y envoyer un bateau et d’y décharger des pierres dans l’ordre. On pourra alors prendre une carte pour chaque pierre déchargée.

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Les bonus sont variés…

Par exemple, cette carte, comme c’est écrit dessus, permet de placer une pierre dans un bateau et de l’envoyer de suite…  (Quoi ? vous ne parlez pas allemand)

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Celle-ci, vous donnera 3 points de victoire pour chaque groupe de trois pierres dans le lieu cité, en fin de partie…

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Bref, des bonus qui peuvent faire basculer la partie en votre faveur.

ET APRES SIX MANCHES….

A la fin de chaque manche, on enlèvera les bateaux de chaque lieu. Une nouvelle carte de manche sera piochée pour définir les nouveaux bateaux disponibles.

En effet, leur nombre restent identiques mais leur taille peuvent varier d’une manche à l’autre.

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Enfin, on renouvelle le marché.

En fin partie, on applique alors les effets de certaines cartes bonus obtenues au marché durant la partie. Et devinez ? … Celui qui aura le plus de points de victoire sera le grand gagnant.

Ce que j’en pense ?

Imhotep est un jeu typiquement à l’allemande sur ses mécanismes, tout en restant très accessible puisque les actions sont peu nombreuses. Le décompte des points est rappelé sur chaque lieu, et il est nullement nécessaire de replonger dans le livret de règles pour se rappeler de quelque chose, hormis peut être les cartes du marché…et encore. Il a donc tout à fait sa place dans le Spiel des  Jahres au côté de l’excellent Karuba. Codenames étant plus un outsider face aux deux autres.

C’est un jeu très malin de placement et d’enchaînement d’actions, en particulier pour poser ses pierres au bon endroit dans les bateaux. Là où il serait plus chaotique, c’est dans l’obligation d’attendre tout un tour de table pour enfin déplacer un bateau, où vous avez soigneusement placé en vue d’une stratégie. En effet, à tout moment, quelqu’un peut venir mettre toute votre tactique par terre en l’envoyant à un endroit qui nous vous convient pas du tout.  Dans Imhotep, inutile donc d’envisager de préparer une stratégie à long terme.

Toutefois, le jeu reste très plaisant et agréable à pratiquer dans un milieu de joueurs dit « familial » et qui ne désire pas « d’usine à gaz ». Les règles s’expliquent vite et les parties sont fluides puisqu’on ne joue qu’une action à son tour. Le matériel est agréable sans être exceptionnel …En gros, c’est « à allemande » donc c’est marron. Faut dire que dans le désert, on n’a pas un choix énorme de couleur. Le thème de l’Egypte est plus que classique, mais on s’y fait.

Il entre parfaitement dans le moule des jeux comme Cacao (du même auteur), Splendor, etc…

Bien qu’il soit très classique niveau thématique, c’est un jeu à la mécanique intéressante et une sortie en France semble bien partie.

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Un festival de Jeux – Episode 4 – Happy Pigs – Beyond Baker Street – Meowtopia

Vous avez raté le troisième épisode ? Venez découvrir mes avis sur Vikings On board, Fourberies et Meeple War  ICI

On avait beau être à Cannes pour le festival du jeu, dehors il faisait vraiment un temps de cochon ! Une occasion pour tester justement …

HAPPY PIGS

Il y a beaucoup de monde qui se bouscule pour essayer les nouveautés de IELLO.  En attendant qu’une table de « Happy Pigs » se libère, j’en profite pour obtenir une belle dédicace de Lorène Barioz, l’illustratrice de Candy Chaser.

 

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Finalement, Linomoket et moi même prenons place, avec un autre couple, autour d’une table pour échanger nos cochonneries 😉

Il faut dire qu’au départ, avec un tel nom « Happy pigs », je pensais avoir affaire à un ‘party game’. Mais que Nenni !  Virginie de IELLO m’a très gentiment accordé de son temps pour m’expliquer les grandes lignes et qu’il s’agissait, en fait, d’un jeu de développement destiné à un public familial.

Attisé par la curiosité, il ne me restait plus qu’à le tester.

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Dans Happy pigs, nous voilà,éleveurs de porcs, et bien décidés à ramasser un maximum de pognon, puisque tel est le but. On aura alors toute une année pour rentabiliser notre petite affaire.

L’année sera divisée en 16 tours avec 4 manches pour chaque saison.

Au départ nous disposons d’un petit enclos pour nos cochons, qui pourra  être agrandi par la suite.

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A chaque manche, on aura la possibilité de réaliser l’une des 4 actions possibles du jeu. Cependant, on pourra la répéter un certain nombre de fois.

Ces actions sont :

  • Nourrir les cochons
  • Acheter des trucs, des cochons
  • Vendre, en général des cochons
  • Reproduire (Oui, oui, je parle bien de faire des bébés)

Avant tout, une des 16 cartes saison est retournée à la vue des joueurs au début de chaque manche. Elles ont alors plusieurs fonctions. La première est de servir de compte-tour, puisque, au bout des 16 cartes, la partie prendra fin.

La seconde fonction sera de donner un bonus pour la manche en cours. Ce peut être, par exemple, des réductions de prix pour nos achats, ou encore des vaccins,… Enfin, la carte indiquera le nombre de fois où l’on pourra réaliser  les 4 actions comme par exemple, nourrir les cochons 8 fois, acheter 6 fois, etc…

 

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Les joueurs choisissent alors, tous ensemble, une des 4 actions à l’aide d’un jeton qu’ils retournent, face cachée, devant eux…

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Tout le monde révèle, ensuite, son action et c’est là qu’intervient la subtilité du jeu.

En effet, si vous êtes le seul à avoir choisi une des 4 actions, vous pourrez alors profiter du nombre de fois indiqué sur la carte saison pour pouvoir la réaliser. Vous gagnez même une pièce pour les fois où vous ne voulez pas répéter l’action.

En revanche, si vous êtes plusieurs à choisir la même, et bien le nombre de répétition de l’action sera alors divisé entre tous les joueurs qui ont fait le même choix.  Par exemple, si la carte proposait de nourrir 8 fois et que 4 joueurs ont choisi la même chose, chacun ne pourra la réaliser que 2 fois ! Damned !

Bien entendu, les bonus proposés par la carte saison pousseront souvent les joueurs à choisir la même action…  On pourra, alors, se dire  qu’il ne faut pas prendre telle ou telle action. Oui, mais si tout le monde change, j’ai peut -être une chance d’être seul dessus …  Bref ce sera la dilemme à chaque tour !

 

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Parlons des actions….

L’action « nourrir » nous permettra de faire grossir nos cochons qui prendront alors de la valeur lorsqu’ils seront revendus

L’action « acheter » nous permet d’acheter des cochons, en général, des bébés cochons, mais aussi divers éléments comme de nouveaux enclos, des vaccins, ou des aliments qui vont booster la croissance… Et oui, tout est bon dans l’cochon, même les hormones !

L’action ‘vendre’, est, bien sûr, celle qui nous permettra principalement de revendre les gros cochons, source principale d’argent.

Enfin, l’action ‘reproduire’ permet de faire des bébés cochons…. S’il vous plait, ne m’obligez pas à donner des détails ! Surtout que, dans Happy pigs, un seul adulte suffit à avoir un bébé… C’est beau la science, quand même…

Il sera également nécessaire de vacciner nos cochons grâce des seringues qui devront être achetées. Tous les cochons, non immunisés, seront perdus en fin de saison, donc toutes les 4 manches.

En fin de partie, c’est finalement le moment du décompte et les cochons encore présents sur les enclos sont revendus. Le joueur le plus riche remporte alors la partie !

Ce que j’en pense ?

Jamais je n’aurais pensé faire des trucs cochons devant tout le monde, sur un festival. Mais, ma foi, je n’ai pas trouvé cela désagréable. La subtilité principale d’Happy Pigs sera d’essayer de deviner ce que les autres joueurs ont choisi pour profiter au maximum des actions. En général, il faudra refuser les bonus offerts par les cartes saisons. Mais attention ! Car si tout le monde adopte la même stratégie, non seulement vous allez devoir vous passer du bonus mais vous risquez de devoir quand même partager le nombre d’actions avec les autres.

Le jeu est léger par ses règles qui s’expliquent en quelques minutes. Ce qui permet de le mettre en place très rapidement même avec des joueurs novices. Happy Pigs a surtout la possibilité d’être jouable jusque 6 joueurs. Tout cela nous donne un jeu sympathique, à jouer en famille, sans basculer dans le classique ‘party game’. Personnellement, j’aurais augmenté la difficulté du jeu en interdisant la revente finale des cochons encore dans l’enclos…

Coloré, fluide, jouable à 6, et à moins de 30 euros, Happy Pigs est un bon petit jeu familial

Disponible à L’Alchimiste ICI

 

Quel meilleur enchaînement, après avoir fait quelques trucs cochons, que de se retrouver invité à une soirée privée…

Cette fois, l’Alchimiste pouvait, non seulement, grignoter leurs cacahuètes de FILOSOFIA, mais aussi tester leurs prochaines sorties. Et l’une d’elles a vraiment retenu mon attention …

BEYOND BAKER STREET

 

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Soyons franc, Beyond Baker Street s’inspire complètement de la mécanique de Hanabi. On pourrait presque dire qu’il s’agit d’une variante dans un nouvel univers, celui de Sherlock Holmes…

Le principe de Beyond Baker Street sera de résoudre trois énigmes à l’aide de cartes indices distribuées entre les joueurs.

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Tout comme Hanabi, ces cartes sont tenues en main face aux coéquipiers. Ainsi, personne ne peut voir sa propre main…

Les énigmes sont réparties en trois domaines : Loupe, piste et document, qui sont représentées par des petits symboles sur les cartes. Ces énigmes seront en fait 3 paquets de 3 cartes posées sur le haut du plateau de jeu et dont on retournera, face visible, la première de chaque paquet. Celles-ci indiquent alors une valeur à atteindre avec nos cartes indices sans la dépasser…

Enfin, deux pions sont placés sur des pistes. La piste « Sherlock Holmes » représentera le nombre de fois où les joueurs pourront se passer des informations sur leur main de cartes et l’autre sera le résultat d’une valeur cumulée de cartes indices qu’on aura défaussé, sachant qu’il faudra atteindre très exactement un total de ’20’. Une fois la mise en place réalisée,  la partie peut débuter.

Tel Hanabi, les joueurs pourront se passer oralement une information en indiquant, dans la main d’un coéquipier, soit les cartes de même valeur, soit les cartes ayant le même symbole.

« Ces 3 cartes sont des documents » ou « Ces 2  cartes ont une valeur de 3 ».

A chaque indice passé, le pion Sherlock Holmes sera alors décrémenter sur sa piste. Ainsi, on ne pourra pas se passer des informations à l’infini, mais à peine une quinzaine à 4 joueurs ! Attention donc à bien retenir ce que l’on sait et à donner les bonnes informations…

Un joueur pourra également, comme action, poser une de ses cartes indices sous une énigme. Ainsi, la valeur de cette carte viendra s’ajouter à la valeur de celles déjà posées, pour essayer d’ atteindre très exactement une valeur cumulée identique celle de l’énigme. Attention ! Il ne faudra surtout pas la dépasser !

Bon…. on aura parfois une chance, si on s’est planté, de rechanger la valeur finale en retournant une des cartes face cachée qu’on avait mis en place au début avec les énigmes… 

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Si on atteint exactement la valeur de l’énigme, on pourra alors, comme action, « confirmer » celle-ci. Ce qui permettra, entre autres, de faire remonter le pion Sherlock Holmes. Cette énigme est désormais résolue ! Ouf…

Enfin, on peut aussi défausser une de nos cartes indices, qui viendra cette fois faire bouger l’autre pion d’autant de cases que la valeur de la carte.

Pour gagner, il faudra résoudre les 3 énigmes tout en faisant atteindre une valeur de 20 exactement aux cartes défaussées. Autant dire que ce n’est pas du gâteau ! Mais pas forcement impossible…

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Ce que j’en pense ?

Wouuuh l’autre ! Il a copié sur Hanabi ! ….Et oui, c’est vrai, même si on a beau argumenté, il s’agit clairement d’un jeu basé sur la même mécanique.

Pourtant… oui pourtant, je l’ai trouvé mieux que Hanabi pour trois raisons.

Tout d’abord, il y a une vraie notion de partie ratée ou réussie. En effet, Hanabi n’a pas vraiment de but mais juste un niveau de succès (C’est mauvais, c’est moyen, c’est bien …). Avec Beyond Baker Street, on a, au contraire, un but bien précis à atteindre.

La seconde raison est que, plus je joue à Hanabi, plus je me dis que la réussite totale me semble impossible. En revanche, l’objectif de Beyond Baker Street me semblait dans le domaine du possible.

Enfin, la troisième raison est le matériel et l’univers de Beyond Baker Street. En effet, pour un jeu d’indices, je trouve que le thème « Shelock Holmes » est plus approprié que la création d’un feu d’artifice comme le propose Hanabi, thème auquel on ne prête pas du tout attention . Ceci dit, il s’agit bien sûr d’un avis personnel…

Hanabi reste, malgré tout, un très bon jeu. Pour preuve, il a inspiré Beyond Baker Street qui en a repris la mécanique principale.

Alors que le festival de Cannes se terminait déjà, j’en profite, après les cochons d’Happy Pigs, de  revenir sur un peu de tendresse avec les chatons de …

MEOWTOPIA

Meowtopia n’est pas encore édité, mais c’est une bonne occasion de tester une pré-version de la prochaine sortie programmée chez Runes Editions (King et Assassins, Harald).

Meowtopia est la version européenne de « Jungle Rumble », un jeu asiatique déjà édité depuis 2013.

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Meowtopia est, dans le jeu, une ville où ne résident que des chats. Le maire, vieillissant, décide alors de laisser sa place au chat qui sera le plus apte à le remplacer, C’est à dire au joueur qui saura, le mieux, développer son petit groupe de chatons.

Derrière cet univers très mignon et manga, se cache un jeu de gestion où chaque joueur devra faire évoluer sa tribu pour amasser un maximum de points de victoire. Pour évoluer, il faudra recruter des chatons, leur attribuer des tâches, organiser son commerce, développer son agriculture et enfin nourrir tout ce petit monde… Bref, c’est peut être mignon tout plein, mais c’est pô facile !

Le jeu se déroule en plusieurs manches où, durant chacune d’elles, les joueurs prendront le rôle de « joueur actif » tour à tour.

Le joueur actif du tour pourra  alors réaliser une action plusieurs fois parmi un choix de cinq, représentées par des tuiles. Tandis que les autres joueurs pourront la réaliser une seule fois en suivant le joueur actif ou bien passer.

Ensuite, on change de joueur actif, et on recommence. Mais cette fois, le joueur actif suivant aura moins de choix puisque des tuiles actions auront été choisies, au cours la manche en cours, par les joueurs actifs précédents, réduisant ainsi, petit à petit les choix.

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Lorsque tout le monde aura pris le rôle de joueur actif, on replace les tuiles actions à disposition, on change de premier joueur et on relance une manche, ainsi de suite…

A son tour, le joueur actif commencera par avoir la possibilité de réveiller ses chatons qui sont endormis, c’est à dire ceux qui auront bossé au tour précédent.  Si aucun n’est endormi ou un seul est réveillé, ce sera le bonheur car ils ne réclameront pas de nourritures. En revanche, il faudra nourrir ces voraces petites boules de poil, si plusieurs sont réveillés par le joueur… Et croyez moi, ils ont tout le temps faim !

J’en ai bavé pour les nourrir, pour le grand plaisir de mes adversaires me voyant en pleine galère !

 

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Une fois les chatons réveillés, on pourra alors choisir une tuile action pour la réaliser autant de fois que l’on veut selon le nombre de chatons qu’on envoie travailler. Par exemple, ci dessus, j’ai choisi de créer un champs en envoyant l’un de mes chatons. Aussitôt, ceux qui auront participé à l’action, iront dormir et on retourne de nouveaux les chatons, côté sommeil… Non seulement, ils ont tout le temps faim, mais ils ne pensent qu’à dormir ! Là aussi, j’ai bien galéré…

Les actions sont assez simples :

On pourra gagner des pièces d’or qui pourront être données à nos chatons ‘commerçants’ au moment du réveil, ce qui rapportera beaucoup de points de victoire. (On peut aussi donner de la nourriture aux commerçants)

On pourra aussi recruter de nouveaux chatons, travailleurs ou commerçants, contre de l’or. Attention cependant ! Il faudra nourrir tout ce petit monde à la fin de notre tour.

On pourra aussi justement, comme action, chercher de la nourriture.

Et enfin, on peut créer des champs, et les irriguer pour générer justement de la nourriture disponible à chaque tour.

Plus, on consacre de chatons à une tuile action, plus elle sera rentable…

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Une fois, son action réalisée, les autres joueurs pourront la suivre en la réalisant une seule fois avec un chaton réveillé ou bien passer.

Et passer, c’est aussi l’occasion de réveiller gratuitement l’un de ses chatons.

Enfin, le joueur actif doit nourrir tous ces chatons. Ces champs lui permettront de nourrir gratuitement sans dépenser de jetons nourriture.

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On continue ainsi la partie jusqu’à ce que les jetons de champs, les irrigations, où le recrutement soient épuisés. On procède alors au décompte final.

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Les meilleures sources de points victoire seront le nombre de chatons qu’on aura réussi à recruter, mais aussi l’or ou la nourriture qu’on aura su garder et attribuer à nos chatons commerçants.

Les champs, les irrigations et les ressources restantes nous donneront aussi des points supplémentaires.

Ce que j’en pense ?

Sous son aspect tout mignon, Meowtopia est un petit jeu de gestion très malin où j’ai eu pas du mal à imbriquer l’ordre des actions. J’ai d’ailleurs lamentablement perdu !  Non pas que le jeu est compliqué, mais il présente vraiment une mécanique d’enchaînements pas aussi facile que cela à prendre en main.

Il s’agit d’avoir un bon timing pour réussir et j’ai vraiment sous estimé le jeu. Après cette lamentable défaite, j’ai du partir avec un gout de « reviens y » et « prends ta revanche ! »….  Ce que je compte faire prochainement, non mais !

N’hésitez pas à le tester si vous en avez l’occasion.

Remi Gruber sera présent le 30 Avril et 1er Mai au « Festival dés Jeux » à Reims

 

 

 

D’autres jeux ?

Bien entendu, j’ai eu l’occasion de tester et croiser d’autres jeux à Cannes …

 

Ci-dessous Omega, un prototype qui demande encore du travail, mais un thème original

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D’autres prototypes …

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Bien entendu, Tric Trac était présent…

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Un prototype de Remi Saunier qui semble fort prometteur…

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Knit Wit de Filosofia …

 

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Un, deux, Kroa… Un super petit jeu de rapidité d’Antonin Boccara où la grenouille veut se faire plus grande que le boeuf.

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Le meilleur Goodies du monde ! Merci à Olivier Laffon,t auteur de Archaeologia

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XZHAIA … Prototype de Serge Mascadar. Un jeu de carte futuriste. Et comme tous les protos de Serge, j’ai bien aimé !

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La nouvelle édition de Amun RE …sublime !

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HOPE de Morning Players …  Toujours plus beau

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Le festival de Cannes fêtait ses 30 ans déjà !

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Un festival de jeux – Episode 2 – Dice Forge, Via Nebula et HaleaKala

Premier jour du festival de Cannes, La nuit a été courte car un premier OFF a eu lieu. Il s’agit, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, de se retrouver à partir de 22 heures dans une immense salle, véritable pépinière de prototypes de jeux…  Personnellement, je n’ai joué qu’à un seul d’entre eux, mais peut être que je vous en parlerais un jour….

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Mais passons à ce qui nous intéresse le plus, les jeux du salon. En commençant par …

Dice Forge (Prototype)

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Un jeu qui devrait sortir fin 2016, voir 2017 chez Libellud.

Il faut dire que ce dernier m’a fortement interpellé lors de ma visite dans l’espace pro. Là où tous les jeux (ou presque) du festival sont exposés.

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Avouez quand même que le matériel est de toute beauté pour un prototype… ! Il ne restait plus qu’à en faire une partie pour voir de quoi il en retourne

Dans Dice forge, les joueurs incarnent des héros, dans un monde fantasy, dans lequel ils vont tenter d’attirer la faveur des dieux pour obtenir le maximum de prestige. En plus clair, les joueurs vont jouer un certain nombre de tours en jetant une paire de dés, dont les faces permettent d’obtenir des ressources. Ces ressources sont des pièces d’or, de l’énergie et du minerai. Ainsi, au tour d’un joueur, tout le monde lance ses dés et ajoute, sur un tableau de bord, les ressources indiquées sur la face de ses dés.

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Ainsi, dans une partie à quatre joueurs, vous allez accumuler des ressources avec quatre lancers. Et, lorsque vient votre tour, vous pouvez les investir dans des actions.

Et c’est là que le jeu présente une mécanique innovante, puisque vous allez pouvoir acheter de nouvelles faces de dé ! Oui, vous avez bien compris, le jeu présente un système de « DiceCrafting », c’est à dire que vous allez pouvoir démonter l’une des faces de vos dés pour la remplacer par une autre.

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Les différentes faces de dés disponibles

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Une mécanique originale de DiceCrafting

Au départ,  chaque dé comporte 5 faces donnant une pièce d’or, l’un d’eux aura une énergie et l’autre un minerai. Ainsi, notre richesse pourra progresser assez vite pour acheter de nouvelles faces. Ces faces pourront démultiplier les pièces obtenues avec des gains de 2 ou 3 pièces, ou encore être changées pour obtenir plus d’énergie et de minerai. On pourra même avoir des faces qui amènent directement des points de prestiges, ainsi que des faces qui combinent plusieurs ressources. Bien entendu, ce sont les plus chers…

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Il sera également possible d’acquérir, à l’aide de nos énergies et de nos minerais, des cartes créatures qui nous donneront divers pouvoirs et des points de prestiges. Plus on dépense de ressources, plus le pouvoir et les points de prestiges seront élevés. Ainsi, certains pouvoirs nous permettent de relancer les dés, ou d’obtenir divers bonus si on atteint certains quotas de ressources, ou encore d’agrandir notre tableau de bord pour accumuler encore plus de ressources. La plus puissante, en nombre d’exemplaire limitée, nous donnera quand même 25 points de prestige.

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Les cartes sont placées en deux rangées face à face. Si notre choix se porte sur une case déjà occupée ou en face d’une case occupée, l’adversaire sera éjecté sur son plateau mais pourra relancer ses dés une fois de plus…

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Les tours vont ainsi se succéder puis, en fin de partie, le joueur ayant le plus de prestige remporte la victoire

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Un superbe compte-tour

Ce que j’en pense ?

Dice forge apporte une idée vraiment innovante avec son système de dés personnalisables. Le matériel et ses illustrations en font un jeu magnifique, même si on nous a précisé qu’il s’agissait encore d’un prototype. Pourtant, malgré tout cela, le jeu demande, selon moi, encore du travail pour être finalisé. Malgré, son innovation, j’ai nettement eu l’impression de subir plutôt que d’agir… Il faut dire que la chance n’était pas avec moi, et j’ai passé presque la moitié du jeu à n’obtenir que deux pièces à chaque jet de dés, malgré tous mes efforts pour changer les faces. Il ne me restait plus, pour terminer la partie, qu’à tout faire pour obtenir les cartes qui rapportent les 25 points. L’interaction m’a également semblé absente, malgré le système de position de pions au même endroit qu’un adversaire.

Mais rappelons qu’il s’agissait d’un prototype et que son auteur, Régis Bonnessée en personne, profitait du festival pour recueillir les impressions des joueurs. La critique est toujours facile et l’innovation ludique devient, chaque jour, un défi. Je pense que Dice Forge peut devenir bien meilleur avec un choix plus important de faces de dé, entraînant, pour certaines plus d’ actions interactives entre les joueurs, comme par exemple des affrontements ou encore des combinaisons d’actions afin de rendre le jeu encore plus actif au-delà de simple jet de dés et achat de bonus.

Via Nebula

Via Nebula était noté en rouge sur ma feuille de route… Non pas, parce que je devais le fuir, mais tout simplement dans l’idée d’y jouer en premier au festival. Bon… finalement, il prendra la deuxième place dans mon planning. Mais c’était une simple allée à traverser en quittant la table de Dice Forge et, hop, me voilà  assis à celle de Via Nebula, avec comme voisin et adversaire, Hervé Rigal en personne, l’auteur de Shakespeare… La lutte allait être acharnée !

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Via nebula est le nouveau jeu des Spaces Cowboys (Splendor, Crossing, Time Stories, Elysium …)  et j’avoue que j’étais déjà intrigué par la vidéo que j’avais visionné sur Tric Trac. En fait, je n’arrivais pas à cerner qu’elle était la sensation que ce jeu pouvait laisser. Une partie s’imposait pour le découvrir…

Dans Via Nebula, le monde a été dévasté par de sombres créatures sortant de la brume, et tout est à reconstruire. Voilà pour l’histoire….

Le pitch ne nous dit pas ce que sont devenues ces créatures, si on leur a pété la tronche ou pas, toujours est-il qu’on n’aura pas à combattre puisqu’il ne reste plus rien. Notre but sera plutôt de reconstruire les villes sur les anciennes ruines en explorant le brouillard (Nebula en Latin) en exploitant des réserves de ressources. Nous voilà donc à la tête d’une guilde et notre but sera d’accumuler des points de victoire jusqu’à ce que l’un des joueurs a construit ses 5 bâtiments.

Chaque joueur se verra attribuer un plateau personnel représentant sa guilde avec 2 artisans, 3 chantiers et 5 bâtiments à construire. Il y aura également des tuiles de plaines à poser pour explorer le brouillard.

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Notre tableau de bord

Pour mener à bien nos réalisations, le monde de Nebula va nous offrir de nouvelles ressources, qu’il faudra découvrir, exploiter et transporter vers nos chantiers de construction. Ces ressources seront le blé, la pierre, le bois, les cochons et l’argile qui seront représentés par de classiques éléments en bois. Et dieu sait, si certains joueurs raffolent de manipuler tous ces petits objets. Moi le premier !

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Via nebula est extrêmement simple ! A chacun de nos tours, on disposera de deux actions. On pourra ainsi exploiter à l’aide d’un de nos deux artisans, une réserve de ressources, comme par exemple, un tas de bois. On prendra alors le jeton sur le plateau qui nous fera gagner quelques points (1 à 3 de mémoire) pour y poser un artisan et les ressources ainsi révélées. Une autre action, nous permettra de poser un de nos trois chantiers sur une case de ruines. Enfin, on pourra explorer en posant des tuiles de plaines sur les zones de brouillard en respectant certaines règles de positionnement. Certaines cases demanderont d’utiliser nos deux actions d’un coup, ce sont les forêts pétrifiées. Et croyez moi, elles sont judicieusement placées pour em… ennuyer suffisamment les joueurs. Plus on posera de plaines, plus on gagnera de points de victoires en découvrant des cases de notre plateau individuel…

Enfin, on pourra amener une ressource prise sur l’une de nos exploitations ou depuis celle d’un adversaire, pour l’amener vers l’un de nos chantiers. Tout cela nous permettra de réaliser une action pour construire des bâtiments. Cette action étant la plus grande source de points de victoire.

Les bâtiments sont représentés des cartes mis à disposition des joueurs, face visible, dont il faut rassembler les ressources nécessaires sur un chantier pour être érigé. (On aura également deux cartes en main dès le départ). Une fois  construit, on défausse alors notre chantier et les ressources qui y ont été amené pour le remplacer par un pion de bâtiment.

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A chaque bâtiment construit, on pourra aussitôt utiliser son pouvoir comme par exemple, poser de nouvelles plaines, en retirer, rejouer, prendre des ressources de la pioche..et enlever des ressources encombrantes !

En effet, les ressources que vous n’utiliserez pas, seront des points négatifs en fin de partie. Ainsi, dès qu’un joueur a posé son dernier bâtiment, on effectue un dernier tour de table. Puis, si l’un de vos artisans a toujours des ressources dans son exploitation ou, si un chantier n’est pas terminé et comporte des ressources, celles-ci vous enlèveront un point de victoire pour chacune d’elle.

Ce que j’en pense ?

Via Nebula est un jeu aux explications extrêmement simples. il pourrait paraître trop simple, voir ennuyeux…pourtant, il est rempli de subtilités ! Tout d’abord, vous serez en flux tendu avec vos artisans. En effet, vous n’en avez que deux et ceux-ci resteront sur le plateau tant que les exploitations ne seront pas vidées. Vous allez avoir alors le dilemme d’ouvrir des exploitations qui peuvent potentiellement intéresser vos adversaires, car tout le monde pourra prendre chez vous, mais pas trop car, si vous avez ouvert cette exploitation, c’est aussi un peu pour puiser, vous même, dedans .

Il faudra également placer judicieusement vos chantiers pour qu’il se trouve au bon endroit proche des ressources nécessaires pour la construction de bâtiments. En effet, pour transporter ces ressources, on ne pourra passer que par des cases de plaines vides. Et, croyez moi, c’est un élément essentiel du jeu. Chaque plaine posée pourra vous ouvrir des chemins, mais risque aussi de donner des avantages aux adversaires. Ainsi, j’ai vu quelqu’un ouvrir une exploitation et poser une plaine pour ouvrir un chemin vers ses chantiers. Mais les adversaires se sont alors gavés des ressources disponibles aussitôt pour eux…. Le joueur se retrouvant ainsi sans la ressource qu’il convoitait !

Comme vous n’avez que 3 chantiers possibles, il faudra également prévoir de les construire sans trop attendre afin de les récupérer pour d’autres bâtiments. Pour cela, il sera nécessaire de bien observer les cartes bâtiments et de s’assurer que vous aurez, non seulement les ressources nécessaires, mais aussi qu’un adversaire ne construise pas le bâtiment convoité avant vous…

Enfin, les actions des bâtiments, à pouvoir unique, viendront ajouter la petite touche pimentée au jeu.

Via Nebula n’est pas un jeu expert tant il est simple à comprendre. Cependant il est bourré d’astuces et j’ai beaucoup apprécié sa fluidité. Après chaque partie, il laisse un petit goût de reviens-y puisque les parties ne dure qu’une heure. Parmi les jeux que j’ai testé à Cannes, c’est un vrai coup de cœur et j’enchaîne les parties avec plaisir. Il m’a tellement absorbé que je n’ai fait que trois photos, désolé…

Haleakala

Traversons les flots des allées du Festival pour se rendre sur l’île d’Haleakala, situé dans l’archipel Filosofia…

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Oui, je sais…c’st de travers, mais je vous jure que ce n’était pas encore l’heure de l’apéro. remarquez le bateau blanc situé à droite

Après Patchwork, Haru Ichiban, 7 Wonders Duel, Raptor, Tides of Time… C’est au tour de Filosofia de nous apporter son jeu pour deux joueurs (enfin l’un de ses jeux pour deux)

Haleakala, c’est le nom d’un véritable volcan situé sur les îles Hawaï. Mais nous serons transporté dans le passé, puisque  nous allons prendre le rôle d’un chaman. Le but sera, en plusieurs tours d’accumuler des points de victoires en récupérant des cartes placées autour de l’île, ou en posant des statuettes sur les versants du volcan. Mais attention, celui-ci pourra entrer en éruption deux fois durant la partie. La lave s’écoule alors sur les flancs du volcan détruisant tout sur son passage, c’est à dire justement vos statuettes.

On aura à notre disposition 5 jetons numérotés qu’il faudra jouer judicieusement sur les secteurs de la plage. Deux possibilités s’offrent à vous.

Vous pouvez poser un jeton sur une plage où le bateau n’a pas accosté, et dans ce cas, vous pouvez déplacer votre chaman de deux secteurs, descendre un versant de deux niveaux ou encore monter sur le versant d’un niveau.

L’autre solution est de poser justement un jeton sur la plage où se trouve le bateau. Dans ce cas, vous le déplacez d’autant de secteurs autour de l’île vers une autre plage. Arrivé à destination, on regarde alors si des jetons sont présents. Si vous êtes le seul à en avoir, dans ce cas, vous ramassez une des cartes de cette plage. Si vous n’êtes pas le seul à avoir des jetons, on commence alors par déterminer le majoritaire en additionnant les numéros inscrits sur les  jetons. Celui-ci alors choisi une carte en premier, puis ce sera l’adverse qui prendra la seconde. Dans tous les cas, c’est le seul moyen de récupérer ses jetons. On remplace alors les cartes à partir des pioches.

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Certaines cartes ainsi piochées, représentent de la lave,on pose alors des jetons de lave au sommet du volcan du côté où l’on a pris les cartes actions.

D’autres cartes, permettront plusieurs actions comme déplacer de la lave au sommet vers un autre versant, ou encore pour poser des statuettes, ou accumuler des coquillages ou des perles qui serviront à gagner des points au moment de l’un des deux décomptes, c’est à dire quand le volcan entrera en éruption. A tout moment, on pourra également prendre des cartes objectifs qui dépendent principalement de la position des statues posées sur les flancs du volcan.

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Lorsque l’éruption a lieu, on pose alors les jetons de lave depuis le sommet vers les versants.Si des statuettes étaient présentes, elles seront alors détruites. On procède alors au décompte qui va dépendre des objectifs réussis, des statuettes posées, des perles accumulées et, enfin, de la majorité des cartes coquillages…

Ce que j’en pense ?

Haléakala est un bon jeu pour deux joueurs où la principale stratégie tient dans la pose des jetons et leur récupération par le bateau. Ainsi, il faut penser à poser un jeton à valeur importante pour être majoritaire sur une plage, mais en même temps se dire qu’il faudra poser le bon jeton en face du bateau afin de le récupérer et prendre les cartes les plus intéressantes. Le jeu est plutôt fluide et les règles sont vite assimilées. Le matériel pourra rebuter certains joueurs avec son look un peu ancien à la « Catane »…  Personnellement, cela ne m’a pas gêné, en dehors du pion Chaman où je lui aurais préféré une une figurine.  Pour conclure, j’ai trouvé le jeu agréable et intéressant dans sa stratégie, avec le plaisir d’y rejouer à l’occasion…

 

La suite : Vickings On Board – Fourberies – Meeple War

Un festival de jeux – Episode 1 – Les As d’Or

Cannes…

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Aaaaah Cannes ! Ses plages ensoleillées, sa croisette et surtout son festival ! … Non… Non… Pas celui du cinéma, car tout le monde s’en fiche dans cet article, mais celui des Jeux !

Oui le « Fij », comme on dit… Le fameux festival international des jeux, plus grand se déroulant en France. Un moment que le Grimoire de l’Alchimiste ne devait pas louper.

Bon, c’est vrai… J’ai dit « ensoleillé », mais cette année, ce fut plutôt la pluie… Bon, il a plu qu’une seule fois… Le problème est que celle-ci a duré de Vendredi soir à Dimanche sans interruption. On a même eu droit à de l’orage. Oui, pour une fois, d’un point de vue climatique, pas besoin d’être jaloux des festivaliers.

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Après la prise de position sur les lieux, il était temps de passer aux formalités d’usage et d’attendre sagement la soirée pour assister à la remise des prix. Une occasion pour voir comment se passe …

L’installation !

Déjà, la plupart des éditeurs sont déjà en pleine effervescence. Dans le palais, les stands se montent depuis la veille… Avec parfois de magnifiques décors

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Les As d’Or…

Mais les heures défilent vite et déjà, il est temps de se rendre à l’étage du palais des festivals pour la remise des prix. La salle, plus grande chaque année, se remplit rapidement d’un concentré (en un seul mot) de personnalités ludiques, qu’ils soient auteurs, illustrateurs, éditeurs, distributeurs ou de la presse ludique.

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Les discours des organisateurs ouvrent la cérémonie. Ce sont des discours sobres qui vont à l’essentiel. Car les organisateurs ne sont pas dupes, on attend tous les résultats…

J’en profite, d’ailleurs, pour féliciter les personnes qui, chaque année, se décarcassent à organiser ce grand festival, et qui cherche toujours à corriger les problèmes qu’ils ont croisé lors des festivals précédents. Mais on y reviendra plus loin dans cet article…

Une fois que les discours d’introduction sont terminées, on passe aussitôt à la présentation du Jury. Cette année, ce seront Monsieur Phal, Martin Vidberg, Hélène Graveleau, François Décamp, Marcus, Michel van Langendonckt et Catherine Watine. Bref, du beau monde avec, entre autres, des personnalités issues du monde ludique comme Tric Trac, Plato magazine, etc ….

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Concernant les nominés à l’as d’or, j’avoue, que cette année, il y a quand même quelques surprises. Avec tout d’abord, la sélection des jeux de l’année. En effet, on pourra remarquer que le choix s’est complètement axé sur des jeux destinées à être joué en groupe, contrairement aux classiques jeux à 4 joueurs. Ainsi « Mystérium » peut se jouer à 7, « Qui paire gagne » jusque 8 et « Mafia de Cuba » jusque 12 ! Aurions-nous là, la nouvelle tendance à la mode ?

« Mystérium », avouons-le, donnait quand même une sensation de mastodonte face aux deux autres. Avec son magnifique et imposant matériel, on n’entendais parler que de lui cette année. J’ai moi même craqué pour ce jeu et j’ai enchaîné de nombreuses parties pour plonger dans son atmosphère et sa mécanique originale mêlant à la fois Dixit et Cluedo.  Mais, croyez moi, les deux autres sont absolument excellents et lorsque je me retrouvais en famille ou entre amis, j’ai eu l’occasion de sortir « Qui paire Gagne » et « Mafia de Cuba » pour le grand plaisir de tous les joueurs.

La seconde surprise vient des jeux experts. Cette fois encore, on a mis sur la touche les gros jeux à l’allemande, pour laisser plus de place à des jeux hors du commun. On retrouvera toutefois la célébrissime 7 Wonders dans sa version deux joueurs : « 7 Wonders duel ». Mais ce sont surtout « Pandemie Legacy » et « Time Stories »  qui seront les outsiders.

En effet, ces derniers ont la réputation d’être à usage limité. Ainsi, la version Legacy de pandémie est une succession de scénarios où vos choix seront définitifs et des cartes sont à déchirer. Un vrai sacrilège pour les collectionneurs de jeux !.

Quant à « Time Stories », le jeu se base également sur un scénario, à la manière d’un jeu de rôle, mais jouable qu’une seule fois, puisque tout le mystère sera révélé et n’aura plus d’intérêts dans une seconde partie. Il faut ensuite  acheter des scénarios supplémentaires pour y rejouer. Là aussi, plusieurs joueurs ont été scandalisés par son usage unique.

Mais, toujours avec un avis personnel, je dirais quand même qu’on a droit, avec ces deux jeux, à de belles innovations et sensations.

Enfin, le créneau où je suis le moins bon, il s’agit, bien sûr, des jeux pour enfants. Là, j’avoue n’avoir joué qu’à un seul d’entre eux : « Maître Renard ». Mais, des trois catégories, c’était la présentation des jeux pour enfants que j’ai trouvé la plus sympathique et magique.

On avait, avant tout, « Animal Mystère » du géant du jeu pour enfants : « Haba ». Mais, il y avait aussi « Le jeu aux Mille titres », dont la présentation par son éditeur « OYA », m’a complètement transporté et donné envie de l’essayer. Il est d’autant plus original qu’il est édité avec 4830 versions de couvertures différentes, rendant  chaque exemplaire quasiment unique. Vivement que je puisse tester celui-ci à l’occasion !

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Les verdicts sont ensuite tombés avec, pour commencer, le gagnant pour la catégorie enfant et c’est l’excellent « Maître Renard » qui a remporté le titre.

Si certains n’en connaissent pas le principe. En quelques mots, des animaux en bois sont disposés dans la boite de jeu, et chaque joueur joue le rôle d’un renard pour en chaparder quelques-uns. Seulement, voilà, on porte un masque de renard, nous supprimant la vue et seul, notre sens du toucher nous permet de reconnaître les animaux. J’avoue y avoir joué avec des enfants, et croyez moi, c’étaient de belles parties de rigolades ! En tous cas, je suis très heureux pour l’auteur, Frédéric Vuagnat et l’éditeur, Superlude représenté par Antoine Davrou, car ce sont des personnes d’une très grande gentillesse qui méritaient ce prix. Bravo à eux !

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Pour le jeu Expert, le suspens était plus intense pour moi, car je n’avais pas vraiment de pronostic. Le monstre thématique qu’est 7 wonders, face à l’univers de pandémie dans une déclinaison « Legacy » et un outsider comme « Time Stories », j’avoue que le choix aurait été difficile pour moi. Je ne sais pas combien de temps le jury a mis pour délibérer mais cela n’a pas dû être simple. Ou bien, ils se sont fiés aux sensations pures lorsqu’ils y ont joué, ni plus ni moins. Toujours est-il que c’est « Pandémie Legacy » qui a arraché le titre. Les auteurs, étant trop loin, c’est Fayçal de Filosofia qui est venu les représenter.

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Enfin, c’était un peu moins obscur pour le jeu de l’année. Et, sans réelle surprise me concernant, c’est « Mystérium »qui a pris le fameux As d’Or, jeu de l’année !

Si des joueurs ne connaissent pas encore ce jeu, je leur conseille vivement de tenter l’expérience d’une partie, de préférence à plusieurs.

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Bravo aux finalistes et aux gagnants !

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Le festival fêtait ses 30 ans !

Je tiensà remercier les organisateurs du Festival, Iello, Filosofia et  Morning Family pour avoir généreusement invité les représentants du « Grimoire de L’Alchimiste » et de « Vin d’jeu ».

A suivre…  Episode 2 : Dice Forge, Via Nebula, Haleakala

 

 

Broom Service – Retour sur le Spiel 2015

 

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Au royaume de Broom Service ….

« Oups ! Pardon … Désolé ! … »

Encore une fois, une de ces sorcières qui passe en trombe sur son balai sans crier gare, manquant de renverser ce vieil homme qui rentrait tranquillement chez lui …

Non vraiment, plus de surprise dans le royaume depuis que le « Broom Service » a fait son apparition. Un seigneur n’a plus qu’à claquer des doigts, depuis la tour de son donjon, pour se faire livrer quelques potions magiques, que ce soient des remèdes ou des filtres d’amour. Là bas, la magie n’est plus un secret, mais un véritable commerce !

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Bien plus efficace qu’un messager ou une amazon, les sorcières virevoltent dans le ciel en tout sens. Il y a tellement de circulation, qu’un véritable code de la route… pardon…code du ciel a été mis en place pour éviter de graves accidents. Désormais, il est interdit de voler au travers des nuages, ceci afin d’éviter toutes collisions.

Mais si le ciel fait l’objet d’un trafic intense, sur le plancher des vaches, ce n’est guère mieux ! Ainsi, que vous soyez en balade en forêt, en prairie ou dans les collines et jusqu’aux montagnes, il n’est pas rare de tomber sur un cueilleur, à la recherche d’ingrédients nécessaires à la fabrication des potions.

La demande est si importante que, même les druides vont entrer dans la partie pour aider les sorcières à livrer les potions.

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Partout la magie est présente, et il n’existe pas un seul endroit sans y croiser une sorcière, un cueilleur, un druide ou encore une fée des nuages. Seules quelques contrées au-delà du fleuve sont encore épargnées, mais pour combien de temps encore ? Oui ! Le « Broom service » est devenu le nouveau business du Royaume !

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Et vous là dedans ?

Vous-même, vous serez à la tête d’une équipe de sorcières, de fées, de druides et cueilleurs de tout genre.Et, la concurrence étant rude,vous allez devoir jouer des coudes (et des cartes) afin de livrer un maximum de clients pour devenir le roi de la magie et vous forger la meilleure réputation.

Durant les sept saisons de l’année… Oui, oui, dans ce royaume, il y a bien sept saisons… ce sera à vous de faire les bons choix, de deviner les intentions de vos adversaires pour profiter au maximum des opportunités. Jouer au brave peut s’avérer payant, mais rester sage est bien plus sûr, quitte à passer pour un lâche aux yeux des autres.

Vous voilà donc prêt à démarrer chacun l’année et votre personnel a rendez vous au bord du royaume, au pied des châteaux du roi.

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La première saison débute et tout le monde le sait, un événement l’accompagne. Pour cette fois, l’année commence bien puisqu’il sera possible de recevoir une potion ou une baguette magique au lieu de faire une action. Parfois la situation est agréable, mais il arrive aussi que tout ne se passe pas comme on le souhaiterait… Ainsi, par exemple, il n’est pas rare que des lieux soient déclarés dangereux… Bref ! Il faut toujours s’adapter pour en obtenir des avantages et éviter les situations critiques.

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Première manche…

Voyons voir… Il est temps maintenant de décider ce que notre équipe magique va faire durant cette première saison. Au début, tout cela est évident puisqu’il faudra envoyer nos sorcières au dehors des châteaux pour s’éparpiller à travers le royaume… Quoique… Peut être devrais je laisser tout le monde partir et, moi même, rester sur place pour commencer la cueillette…. Hummm, mais si jamais les autres font de même ? Bon sang, je dois choisir…

J’ai seulement quatre choix… Voyons, voyons, comme ce n’est pas moi qui commence, je vais peut être mixer un peu des deux solutions… Allez ! je me lance, je prends ces quatre personnages là (Quatre cartes parmi les dix)

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Le magicien jaune ne voulant pas prendre de risque pose sa première carte et annonce : « Je suis une lâche sorcière de la forêt » et se déplace alors aussitôt vers une forêt adjacente à l’un des châteaux.

La magicien rouge, ayant la même carte annonce aussi : « Moi aussi, je suis une lâche sorcière de la forêt » et effectue la même action mais vers une autre forêt.

Le magicien bleu prend alors le risque puisqu’après lui, il ne reste plus qu’un seul magicien et se dit qu’il a toutes ses chances. Il étale alors sa carte sorcière de la forêt et annonce, sans conviction : « Alors moi, je suis une brave sorcière de la forêt, je vole ET… je livre une potion ». Mais, ayant annoncé qu’il était brave, il doit attendre la fin du tour en espérant que le dernier magicien ne lui vole pas ce rôle…

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Le magicien vert le regarde alors avec un sourire malfaisant. Bleu transpire… Mais le magicien vert annonce : « Au suivant ! » … Ouf ! Heureusement il est le dernier à jouer, mais ne possède pas la sorcière de la forêt… Ce sera donc bleu qui restera brave.

Le magicien bleu peut alors bouger son pion et livrer une tour de la forêt avec une potion et emporter ses premiers points de réputation. Bien entendu, il livre la tour ronde car, désormais, il ne sera plus possible de le faire pour les autres joueurs pour cette tour. Seules les tours carrées peuvent être livrées plusieurs fois. Puis, comme il était le dernier brave, à lui de rejouer maintenant … Plus sage, il décide de cueillir : « Je suis un lâche herboriste et je produis une potion verte »… Lâche, il prend alors sa potion, tout de suite.

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Le magicien vert annonce alors : « Au suivant ! » Il n’a toujours pas les cartes demandées par les autres…

Jaune alors se lance et annonce fièrement: « Et bien moi, je suis un brave herboriste ! et je fais DEUX potions vertes et une baguette magique ! »

Rouge se manifeste alors « Oh là ! Pas si vite ! C’est moi qui suit brave herboriste ! » Il étale alors sa carte et prend ses potions et sa baguette, laissant le magicien jaune sans pouvoir faire son action.

A rouge maintenant …

Et ensuite ?

Ainsi les joueurs vont jouer leurs cartes tour à tour. Ils devront suivre avec la même carte que la première qui sera jouée, à condition bien sûr de la posséder, sinon il faudra passer. Mais qu’à cela ne tienne, vous serez seul à en jouer en fin de manche, lorsqu’il ne restera plus que vous. Et ce sera aussi à votre avantage.

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Vous avez, alors, deux façons de jouer une carte. Soit en réalisant l’action lâche de la carte et d’effectuer immédiatement l’action indiquée. Soit en jouant l’action brave, mais vous devrez attendre que le tour de table soit terminé et que personne ne puisse également jouer la même carte avec une action brave. Si tel est le cas, alors vous ne ferez rien !…

Mais pourquoi prendre le risque de jouer brave ? Tout simplement parce que l’action « brave » est bien plus alléchante ! Ainsi un cueilleur lâche ne fabrique qu’une potion ou une baguette alors qu’un brave fabrique jusque trois objets (potions et baguettes). De même, une lâche sorcière ne fera que se déplacer, alors qu’une brave sorcière pourra livrer et gagner des points en même temps. Un druide brave apportera, en plus, d’une livraison, des points supplémentaires…

Oui, tout cela est bien tentant, n’est ce pas ?… Mais attention ! Il faudra être le dernier à annoncer le rôle de brave autour de la table pour pouvoir réaliser l’action. Ainsi, il faut soit être le dernier du tour et avoir la même carte rôle que le premier à avoir joué, ou il faut espérer que les joueurs après vous, n’ont pas eu l’idée de choisir la même carte avec le risque de vous voler votre bravoure…

Toute la subtilité du jeu sera alors d’essayer de deviner quelles sont les cartes choisies par vos adversaires, de savoir quand vous serez le dernier à jouer ou encore de ne pas prendre les mêmes cartes ! En effet, s’il ne reste plus qu’à vous seul, de poser des cartes, n’hésitez plus ! Jouez que des rôles braves et gavez vous ! Personne ne pourra vous en empêcher !

Dans ce jeu, il faudra deviner, certes, mais aussi prévoir ! …Oui, observez bien les autres joueurs, regardez où ils se trouvent et les régions qui les entourent…D’ailleurs, on n’a plus le droit de livrer une tour ronde déjà livrée. Il faut, donc, regarder vers quelle nouvelle tour, chaque adversaire va se diriger … Et oui, Broom Service est aussi un jeu où il faut savoir observer les autres pour anticiper ses choix.

A chaque manche, tous les joueurs auront ainsi quatre cartes à jouer parmi un choix d’une dizaine. Une fois celles-ci posées, une nouvelle manche débute avec une nouvelle carte événement et les joueurs choisissent de nouveau quatre cartes parmi les dix possibles…

Mais qui commence un tour ?

Durant le tour, il est avantageux d’avoir été le seul joueur « brave », car vous avez pu jouer la meilleure action du personnage. En revanche, ce sera à vous de commencer le tour suivant avec une nouvelle carte depuis votre main et donc prendre un risque énorme de jouer de nouveau une action brave, surtout  si les autres joueurs ont encore des cartes en main…

Mais il est interdit de passer sur les nuages, non ?

Oui…. Rappelez-vous, le code du ciel interdit de se rendre dans une région où se trouve un nuage ! C’est là qu’entre en jeu la fée des nuages. Ce personnage vous permettra de « chasser » un nuage adjacent à l’un de vos pions, vous donnant ainsi accès à de nouvelles régions à livrer.

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Mais ce n’est pas tout, les tuiles nuages ainsi chassées vous apporteront des éclairs, sources de points de victoire supplémentaires en fin de partie.

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Malheureusement, chasser des nuages n’est pas gratuit et il faudra dépenser des baguettes magiques…  Vous comprenez maintenant pourquoi il est nécessaire d’en avoir. On pourra ainsi en avoir en livrant certaines tours, mais aussi grâce au cueilleur de racine et particulièrement son action brave qui en apporte deux d’un coup.

Et c’est tout !

Et voilà, vous savez tout de Broom Service, il ne vous reste plus qu’à chevaucher vos balais, lancer vos cueilleurs de part le royaume, faire livrer vos druides et chasser les nuages avec votre fée… Au bout de sept manches, la partie prendra fin et vous aurez accumulé des points en livrant les potions mais aussi grâce aux éclairs des nuages que vous aurez chassé et les potions qu’il vous reste en stock.

Et, bien entendu, le sorcier avec la meilleure réputation l’emporte !

C’est tout… C’est tout …. Enfin presque !

En effet, vous savez tout de la version de base, mais Broom Service propose aussi un mode avancé… ou devrais je dire « des » modes supplémentaires.

Broom Service propose, en effet, quelques options supplémentaires qui rajouteront du piment à vos parties

Pour commencer, sachez que le plateau est réversible et permet justement l’utilisation de toutes les options du jeu.

Vous pouvez y placer de nouveaux nuages que vous mélangez à votre gré aux nuages standards. Ces nuages apportent divers bonus tels que des points supplémentaires, si vous possédez un lot de plusieurs potions d’une couleur… Mon préféré est celui qui apporte deux points de victoire, si on livre une région adjacente à ce nuage. Croyez-moi, tout le monde va se précipiter dans le coin, durant la partie.

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Vous pouvez ajouter aussi des tuiles montagnes, forêts et collines. Chacune d’elles apporte divers bonus. Pour les obtenir, il suffira d’envoyer, avec vos sorcières, l’un de vos pions dans la région où se trouve la tuile.

Les tuiles forêts sont des bonus qui vous pouvez utiliser à tout moment. Là aussi, on y trouve des trucs amusants, comme par exemple, annoncer une action lâche mais faire l’action brave…

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Les tuiles montagnes vous donnent aussi des bonus, comme, par exemple, des déplacements supplémentaires, mais permettent surtout de prendre des amulettes. Elles sont éparpillées à trois endroits du royaume. Il faudra donc se rendre un peu partout pour les récupérer, mais quand même… 3 amulettes vous donnent 15 points de plus, en fin de partie.

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Enfin les tuiles collines donnent aussi des bonus, mais permettent surtout de vous téléporter vers des régions inaccessibles en passant par des cercles de pierres. C’est le seul moyen d’atteindre une petite île sur le plateau, où les points, pour les livraisons, sont très alléchants !

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Un Spiel  pour Broom service !

Oui, je sais, je sais… ça râle dans les chaumières… « Comment peut-on accorder un « Kenner Spiel » à un tel jeu ? C’est un jeu familial ! »

En effet, « Gare à la toile » a reçu le Spiel pour enfants et « Colt Express » celui du jeu pour tout public. Le premier étant bien destiné aux enfants et le second pour tous, donc tout va bien. Il ne restait plus qu’à récompenser la catégorie des joueurs connaisseurs. Et c’est finalement Broom Service qui emporte le prix face à Elysium et Orléans. Encore une fois, c’est l’effet de surprise !

L’année dernière, on avait eu les mêmes remarques, cette fois, pour Camel Up.

Pourtant, tout semble aussi évident que le nez au milieu de la figure ! Les joueurs Allemands ont envie de… se marrer ! De toutes évidences, ils veulent de l’interaction ! Tout au moins, c’est ce que semble rechercher le jury …  De là, à conclure que Broom Service est un jeu de « connaisseurs », tout cela reste discutable…En effet, on est plutôt éloigné des jeux de Rosenberg, comme Agricola.

Mais, Broom service est néanmoins un bon jeu doté d’une mécanique basée sur le bluff et l’opportunisme. Son côté de prise de risques est un système bien éloigné de ce que pourrait attendre un joueur expert, mais il sera l’essence même du plaisir du jeu et d’interactions donnant vie au jeu.

Un jeu expert, non, Broom Service ne l’ai pas comme on l’entend, mais en tous cas, c’est un jeu amusant  qu’il est bon de ressortir de temps en temps… A halloween, par exemple, vu qu’il y a des sorcières !

Broom Service

Un jeu d’Alexander pfister et Andreas Pelikan

Illustré par Vincent Dutrait

Pour 2 à 5 joueurs

A Partir de 10 ans

Durée : 60 minutes

Disponible à l’Alchimiste ICI

 

 

CREAGAMES 2015 – Les finalistes et les gagnants

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C’était la 34 ième année ! Oui, vous avez bien lu… 34 ans que cela existe et, c’est aujourd’hui une grande référence dans la création ludique.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, Créagames est un concours organisé, de main de maître, par le centre de national du jeu à Boulogne Billancourt. Durant l’année, des dizaines de prototypes de jeu sont examinés, testés par les organisateurs pour aboutir sur une sélection de 10 finalistes…

C’est alors qu’un jury, composé de personnalités du monde ludique, est rassemblé pour choisir 4 gagnants parmi ces finalistes. Un choix difficile ! Puisque tous ces jeux en lice sont souvent déjà très très bons ! C’est d’ailleurs l’occasion, pour le CNJ de les faire découvrir, non seulement au public, mais aussi aux divers éditeurs, blogueurs, et fans inconditionnels…

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De gauche à droite : Charles chevalier auteur entre autres de Abyss, Antartica…  Puis Nicolas Sato, auteur de Kenjin et Lutèce…  Puis Cédric, Patron des éditions Ludonaute

 

C’est alors une immense occasion de voir surgir, alors, de très bons jeux que l’on pourra retrouver parfois dans nos boutiques. C’est ainsi le cas de Bruxelles 1893, qui a terminé as d’or, ou les plus récents Eko, Flip Flop qui sortent actuellement.

C’est donc un événement à suivre de près, autant par les éditeurs que par les joueurs, en particulier pour découvrir les gagnants et finalistes. Et  oui… un jour, un de ces jeux  peut atterrir devant vous pour une partie… Alors autant savoir tout de suite de quoi il en retourne !

LES GAGNANTS de 2015

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Après une longue délibération du Jury… Leur choix se sont portés, cette année, sur une grande mixité, allant du jeu d’adresse jusqu’au jeu de placement. Mais encore une fois, je constate de plus en plus que, même si c’est un avis personnel, on se tourne vers des jeux aux règles légères. Ceci ne veut pas dire que le jeu n’est pas cérébral ou profond. Il existe des jeux pour joueurs experts et qui ont peu de règles. Mais commençons par la grande surprise…

1 – Le jeu du 13

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Un jeu de Alain Patat

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Le jeu du 13 est un monstre… Un très gros et magnifique jeu en bois réalisé à la perfection par son auteur. C’est un subtil mélange entre la pétanque, le billard et le Carrom et le flipper.

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Le jeu se joue à deux équipes, ayant chacune 6 billes à jouer. Le principe est assez simple, puisqu’il s’agit de gagner des points en se rapprochant d’un cochonnet comme à la pétanque et marquer 13 points. On propulse alors des billes à l’aide de pichenettes pour les faire glisser sur la surface. On peut très bien utiliser les bords comme au billard pour prendre des angles, même les deux guides fixés au beau milieu. un jeu simple mais …..

Mais ce jeu est bourré de choses qui viendront pimenter vos parties !

En premier lieu le cochonnet est en fait une petite bille avec une tige qui sera insérée dans le plateau au milieu d’un cercle numéroté. Ainsi, nous aurons 12 positions possibles. En début de manche, on lance un dé pour déterminer la première position. Mais, si l’un de nos tirs rebondit sur le cochonnet, celui-ci passera alors au numéro suivant !

Grrr .. si vous saviez le nombre de points que j’ai pu donner comme ça ! 

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Ensuite, tout autour du jeu sont disséminés des « fosses »…Ce sont des trous où les billes pourront y terminer leur course ou encore y être éjectées par les autres… ou accidentellement (là c’était plus mon style) … Et bien sûr, il y a une fosse en plein milieu !

Perdre une bille dans une fosse, va également faire avancer un second marqueur de points négatifs ! Arrivé à moins 13, vous perdez la partie !!

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En plus vous donnerez un bonus à l’équipe adverse.. et avec ce bonus, on a la possibilité de rejouer une bille !

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Le jeu du 13 est vraiment un super jeu… C’est le jeu type à placer dans un festival, une ludothèque, une manifestation quelconque. Le matériel est tout simplement magnifique et parfait. Mais le principal réside dans une véritable ambiance qui s’installe entre les joueurs pendant de partie. Et oui, ça change de nos plateaux, cubes en bois et figurines…

Certes, je ne pense pas qu’il rejoindra les étagères d’une boutique car, il est vraiment très très grand. Mais je pense que, vous, qui lisez cet article et qui organisez des manifestations telles que le Flip de Parthenay, ou des festivals, le jeu du 13 est vraiment un jeu à présenter et posséder. Si vous voulez ses coordonnées, laissez moi un message.

En tous cas, un grand bravo à Alain qui a reçu l’unanimité du jury pour son jeu.

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Poussé par un ami pour participer à Créagame, Alain s’est retrouvé de manière inattendue en finaliste. Cela l’amusait plus qu’autre chose… Il n’attendait pas grand chose face aux autres habitués, surtout avec un jeu aussi imposant. Mais lorsqu’il a reçu le prix, il a été pris d’une grande émotion, car il ne s’y attendait pas du tout ! Mais ce qu’il doit savoir, c’est qu’il a apporté beaucoup de plaisir à tous les joueurs qui ont fait une partie. Et, moi même, j’y ai pris mon pied même si j’ai été une catastrophe pour mon équipe. Bravo Alain !

2 – Bulbe

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Un jeu de Fabien Tanguy

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C’est le premier jeu que j’ai testé… Certes, il était là devant moi.. La salle venait à peine de s’ouvrir et j’avais encore mon gobelet de café en main… Mais ces petits tubes m’ont vraiment interpellés !

BULBE est un jeu abstrait. Et comme beaucoup de jeu de ce style, il se joue à deux… Le principe est très simple. Au départ le plateau sera vide de toutes billes et aura deux des trois tubes en place  sur des emplacements sans trous. Chaque joueur se choisit, alors, une des deux couleurs de billes (rouge ou bleue)

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Le premier joueur pose alors le troisième tube sur un emplacement sans trou également.

Son adversaire prend alors, dans un sac, une bille rouge et une bille bleue qu’il place dans deux tubes différents.

L’adversaire bouge, ensuite, un des tubes en ligne droite jusqu’au bord du plateau et doit faire au moins sortir une bille du tube. Ainsi, il peut remplir les trous du plateau…

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S’il arrive alors à créer un alignement de 3 billes, il gagne un point.

Une fois le tube déplacé, il le donne à son adversaire, qui devient alors le premier joueur.

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Le nouveau premier joueur pose alors le tube. L’adversaire prend alors deux billes et les met dans les tubes et ainsi de suite…

Si l’un des joueurs parvient à faire 3 alignements, il gagne la partie ! Une bille peut servir plusieurs fois.

Mais il y a une autre astuce pour gagner…En effet, il est également possible de déplacer un tube de telle manière à faire tomber une bille adversaire hors du plateau. Et 3 billes, ainsi éjectées, vous donnent aussi la victoire.

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Au grand détriment de mon adversaire, j’ai effectivement choisi cette méthode…

BULBE, avec ses tubes et ses déplacements, donne vraiment la sensation d’un jeu à réflexion tridimensionnelle. Mais, c’est son dynamisme qui m’a séduit. En effet, lors d’un tour, les deux joueurs interviennent (Pose du tube, remplissage, déplacement). Ainsi, le jeu, bien que cérébral, garde un peu de fluidité… Je dis, un peu, car à mon avis, si nous avions fait une revanche, on se serait creuser méchamment les méninges… Si vous aimez ça, Bulbe est fait pour vous !

3 – SPACE ODYSHEEP

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Un jeu de Matthieu Lanvin

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Un jeune auteur et un jeu plein de délires ! Space Odysheep n’est pas nouveau pour moi puisque les lecteurs habitués du Grimoire de l’Alchimiste savent que je l’ai déjà testé au Festival d’Épinal courant Mars…

Quoi ?!!! Vous n’avez pas lu l’article ?!!! D’accord… Alors je vous fait un joli copier-coller et c’est parti !

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Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine très lointaine…

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Un peuple évolué mais désespéré… Un peuple épargné par les ravages de l’intelligence. Un peuple à l’agonie, qui avait tout becqueté sur leur planète.

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Une seule solution… En trouver une plus hospitalière !

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Un voyage dangereux et plein d’imprévues… Un voyage aux multiples chemins spatio… Spatio-quoi déjà ?

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Ils ont alors décidé de quitter leur planète, et l’un d’eux s’est immédiatement lancé dans l’aventure…

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Des trous de vert, ver pardon…. Des téléportations… Un voyage plein d’embûches et dangereux

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Des erreurs d’aiguillage, et aussi des fourberies…

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 C’est reparti vers l’infini et au delà !

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 Mêêê il est où le bon chemin ? …

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Ah ! Voilà une planète gelée…

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Vite de l’énergie !

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 Et finalement la planète Herbeux/D2 ! Ce seront les violets qui seront arrivés au complet !

Mêêê laissez moi de quoi manger !

SPACE ODYSHEEP est un jeu délirant. Le but sera de quitter une planète dévastée pour amener ses trois moutons sur une autre planète emplie d’herbes afin de se nourrir de nouveau. On se lancera alors sur des chemins en découvrant des tuiles. Bien entendu, on pourra en consulter avant de les retourner, les intervertir, les changer, se téléporter … et cela grâce aux destinations et à l’énergie récoltée…

SPACE ODYSHEEP : Simple, amusant à souhait, légèrement tactique mais surtout plein de rebondissements… Bravo à Matthieu !

 

4 – CHICAGO

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Un jeu de Phil Waker Harding

Et non… vous n’aurez pas le vainqueur en photo puisqu’il est Australien et n’a pu s’offrir le déplacement. Néanmoins je tiens à remercier Jean François Marchika du CNJ ci-dessous, pour nous avoir reçu avec une grande gentillesse et présenté CHICAGO.

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Phil Walker Harding n’est pas à son premier jeu et c’est notamment l’auteur de Cacao… Quel dommage qu’il n’ai pu venir, car je me serais bien amusé à lui annoncé que  son jeu était finaliste du trophée de l’Alchimiste… Mais revenons à Chicago…

Tout comme Cacao, Chicago est un jeu léger à prendre en main avec des explications rapides, mais très tactique, bien plus que Cacao, d’ailleurs. Dans Chicago, vous allez incarner un chef Mafieux au temps de la prohibition et tenter de vous enrichir au maximum au bout de 4 manches.

Devant vous, seront disposés des tuiles représentant la ville de Chicago (Enfin un quartier). On aura essentiellement trois types de  lieux : Les fournisseurs illicites d’alcools, tapis au fond de sombres hangars, puis les bars pour qui achèteront votre alcool, et enfin les rues où vous allez pouvoir recruter quelques personnages intéressants pour vous aider.

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Une fois le quartier constitué, On installe alors les fameux personnages dans les rues et l’alcool dans chaque entrepôt (Bière en jaune, whisky en marron et vin en rouge). Ce tirage se fera au hasard à partir d’un sac.

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Ensuite, dans l’ordre du tour, nous allons préparer nos hommes de main pour la manche en cours. C’est dans cette phase que se trouve toute l’essence du jeu… En effet, vous allez programmer vos actions futures. Vous pouvez choisir de prendre des marchandises dans un entrepôt pour les stocker chez vous, ou encore revendre de l’alcool et recruter du monde dans la rue. En tout, vous ferez quatre actions…

J’ai bien dit « programmer » . En effet, vous ne poserez pas vos pions « hommes de main » immédiatement sur la case, mais autour du plateau en face de la ligne ou de la colonne où se trouve la case de l’action qu’on aimerait réaliser ! Chaque joueur en posera ainsi un à son tour jusqu’à ce que tous les pions soient programmés. Plus on joue, plus les places sont prises…

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Ainsi, c’est à ce moment qu’il faudra être subtil, afin de placer son pion pour tenter d’obtenir l’action convoitée, sans perdre les autres actions et sans trop se faire repérer dans ses intentions. Il vaut mieux même parfois les poser dans un ordre qui ne correspondra pas forcement à l’ordre de ses actions afin de ne pas se faire « griller » la place ! De même, il faudra aussi deviner ce que les adversaires ont prévus.

Quand tout est posé, on exécute alors l’action en déplaçant son pion, cette fois, sur la case. Chaque joueur joue ainsi un de ses hommes de main tour à tour…

J’ai besoin de ces deux chauffeurs ci dessous ! Recrutons !

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Achat d’alcool … 

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Attention , mon stock est plein malgré mes deux personnages… Il faut revendre !

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Ici, ils achètent de la bière !  2$ pièce

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Les personnages que vous allez recruter, vous apporteront divers bonus. Ainsi les policiers réduisent un malus en fin de partie (un peu comme le porteur d’eau dans Cacao). Les chauffeurs sont très puissants car ils permettent d’effectuer l’action ailleurs sans respecter l’obligation de jouer dans la ligne ou la colonne où se trouve votre homme de main. Les voleurs permettent de prendre une ressource, ailleurs, après votre action normale…

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Après quatre manches, ce sera bien sûr le joueur le plus riche qui remportera la partie.

Avec une prise en main rapide, CHICAGO n’en demeure pas moins un jeu malin. Les parties sont très rapides puisque la nôtre a duré moins d’une heure. CHICAGO est un jeu que j’ai personnellement bien aimé pour sa simplicité, sa mécanique de placement et les pouvoirs de ses personnages qui ajoute un peu de sel au jeu. C’est un coup de cœur !

Les autres finalistes

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Si les quatre jeux précédents ont gagné chacun le prix Créagames. Il reste quand même 6 autres finalistes. Et là aussi, j’ai eu quelques cœurs pour certains d’entre eux.

VEXILLUM

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Un jeu d’Eric Lacroix et Pierre-Paul Renders

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VEXILLUM est un jeu de combinaison de cartes. Destiné à un public averti, VEXILLUM a choisi un thème fantastique où vivent différentes peuplades extraordinaires et mythiques.

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Le but sera de gagner des points de victoire en rassemblant les membres pour former des familles du même peuple. Plus on posera de membres d’un peuple en une seule fois, plus on aura de points. Le but étant, à quatre, d’en avoir 32 le premier. Ainsi, trois « nymphes » posées, donne 6 points, alors que deux cartes ne donnent que 3 points… Seulement voilà, pour poser un peuple,  il faudra également créer des combinaisons d’offrandes bien précises et propres à chaque peuple. Ces combinaisons d’offrandes, réalisées à partir de jetons, sont très exigeantes sur les formes et les couleurs, et très difficiles à obtenir. Le jeu permet cependant de profiter des combinaisons des autres joueurs.

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Pour poser les nymphes, il me fallait, une épée, une fiole et une épée dans cet ordre et de la même couleur ! Ouf heureusement, j’ai eu un des rares jokers…

Chaque carte peuple peut également être utilisée pour déclencher des pouvoirs qui viendront nous apporter divers bonus, comme piocher plus de cartes, attaquer les autres joueurs,etc…

Ainsi un zombie peut remplacer n’importe quel peuple tel un joker au moment de la pose… un pouvoir bien pratique !

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Les cartes pourront être aussi échanger contre des artefacts ou inversement, des artefacts contre des cartes… Un bon moyen pour créer la bonne combinaison entre le peuple et les combinaison de jetons.

VEXILLUM est l’un des jeux que j’ai le plus apprécié, même si le jury ne l’a pas récompensé. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle j’ai fait peu de photos tellement il a captivé mon attention. Le mixage de combinaisons entre les jetons et les cartes est vraiment bien pensé et offre, avec l’utilisation des combinaisons adverses et certains pouvoirs, juste ce qu’il faut d’interactions. C’est d’après moi un jeu à suivre avec intérêt… C’est un coup de cœur pour moi.

PALMARES

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PALMARES est un jeu de Rodrigo Rego, un auteur venu du brésil… Oui, vous avez bien lu, du Brésil ! Quand je vous dis que ce concours est international, il l’est vraiment !

PALMARES est un jeu mêlant gestion, placements, enchères et bluff. Le thème fait partie de l’histoire du Brésil où les esclaves, venus d’Afrique, fuyaient les plantations pour se regrouper et fonder de petits villages en communauté. Parfois traqués par des chasseurs d’esclaves, ils devaient alors se protéger. Chaque joueur va alors tenter de créer son petit village, mais devra aussi coopérer pour se protéger des esclavagistes.

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A chacun des neufs manches du jeu, on révèle une carte qui nous indiquera de combien de cases avancent les chasseurs d’esclaves vers nos villages, et de combien va s’accroître sa force. Enfin, quel bonus ou malus peut être gagné ou perdu durant cette manche…

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Les joueurs programment secrètement et obligatoirement 5 actions derrière un paravent à l’aide de jetons. Plus le chiffre est élevé plus, il aura de chance d’être le premier à effectuer l’action et d’en tirer le meilleur partie. On peut, à ce niveau, y placer des esclaves pour augmenter la valeur. C’est même fortement conseillé, puisque ceux ci ne seront pas défaussés. Le problème sera, en revanche, d’être obligé de les nourrir sous peine de perdre des points de victoire…

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Une fois la programmation terminée, chaque joueur révèle sa programmation et on exécute, chaque action, en partant du joueur qui a consacré le plus de points à l’action vers celui qui en a le moins. Les actions sont :

– Gagner de la nourriture (de 2 à 0, plus celles reçues de nos petites plantations personnelles)

– Gagner du bois (de 2 à 0, plus celui reçu depuis nos bûcherons)

– Avoir plus d’esclaves en fuite, donc plus d’ouvriers qui seront misés sur les futures actions.

– Construire avec, selon notre place dans l’action, différents bonus. On peut ainsi agrandir nos plantations, avoir plus de bûcherons, et créer une palissade pour repousser les chasseurs d’esclaves. tout cela nous coûte bien sûr, un bras !

– Faire une offrande aux dieux. Ceux ci nous apporte alors divers bonus instantanés, mais surtout des bonus permanents. Ceci est très important !

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Ci-dessus les dieux que l’on peut récupérer à cette manche en priant

Bien entendu, tout cela est très difficile à combiner et il faudra bien programmé ses jetons pour optimiser au mieux son jeu et garder un bon équilibre pour ajouter des ouvriers tout en sachant les nourrir. Une mécanique classique mais que tous les joueurs, de ce style de jeu, aiment…

Enfin, il faut parfois combattre les chasseurs d’esclaves lorsqu’ils atteignent nos tranquilles petits villages…

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Ce combat, avec les chasseurs, est cette fois coopératif et permet de nous protéger tous ensemble. On additionne pour cela nos palissades… Quoi ? Quelqu’un n’a pas voulu aider ? Les pénalités pourront toucher tout le monde mais surtout le dernier. En revanche, les villages les plus défendus seront mieux récompensés… Mais là aussi, ça coûte cher !

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Plus la partie va progresser, plus les chasseurs seront forts.

En fin de partie, un décompte a lieu pour chaque aspect le mieux développé (La meilleure Plantation, la plus grande palissade, etc…). Décompte auquel on ajoutera des points de victoire grâce à certains dieux.

PALMARES est un jeu assez classique, mais néanmoins c’est le type de jeu que les joueurs aguerris chérissent particulièrement. Et comme je fais aussi partie de ce clan de joueurs, PALMARES fut l’un de mes coups de cœur.

Si vous voulez le tester, je devrais bientôt être en possession d’un exemplaire. Si vous êtes éditeur, n’hésitez pas à me contacter !

QUICKDRAW

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Un  jeu de Federico Latini.

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Cette fois l’auteur nous vient d’Italie, pour nous présenter un jeu d’ambiance. QUICKDRAW tourne sur le principe du poker classique mais en ajoutant rapidité et réflexes.

En effet, chaque joueur va miser de l’argent, puis deux dés de départ commun à tous seront lancés. On lance alors frénétiquement nos 4 dés chacun afin d’obtenir des combinaisons de poker comme un brelan, un full ou un carré … en combinant nos dés avec ceux en commun.

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Dès qu’un joueur estime avoir une bonne combinaison, il se saisit rapidement du pistolet posé au centre de la table et tire sur un des joueurs autour de la table. Un duel s’engage entre les deux joueurs.

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Mais avant le duel, les autres joueurs vont se faire une bagarre. Ils peuvent décider de rester ou se retirer. C’est l’un des moyens  pour économiser son argent ou de soigner certaines blessures légères. Ceux qui restent, comparent alors leur jeu. Le meilleur résultat prend l’argent du pot et les autres prennent une blessure légère (jeton vert). On donnera aussi un de nos jetons personnage au gagnant (On a en 5 chacun au départ)

Les deux joueurs restant, c’est à dire celui qui a saisi le flingue et celui qui a été visé, effectue alors un duel. Le visé peut encore lancer les dés une dernière fois…. On révèle ensuite nos jeux. Le gagnant prend alors autant de dollars qu’il y a de jetons personnages possédés par le perdant. Le perdant, quand à lui prendra une blessure grave et donnera un jeton personnage au gagnant.

Rappelez vous que vous allez gagner des jetons personnages, si vous remportez les mises ou les duels. Donc plus vous gagnez, plus vous devenez intéressant à descendre !

La partie prendra fin dès qu’un joueur aura reçu 5 blessures graves.

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QUICKDRAW est un petit jeu amusant qui revisite le poker avec un soupçon de cash ‘n guns. Prévu à 8 joueurs, c’est à 5 ou 6 joueurs qui prend tout son volume. A 8 joueurs, les parties risquent d’être un peu longues. Ceci dit le jeu m’a bien amusé…

 

THE ROBBER BARONS

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Un jeu de Marc Brunnenkant

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Marc n’est pas un novice dans le monde du jeu, puisqu’il est est l’auteur de PROHIS, un petit jeu de bluff sur le thème de la prohibition. Cette fois, avec THE ROBBER BARONS, Marc se lance dans un jeu plus costaud et bien plus sérieux, plus qu’il s’agira cette fois de devenir l’un des riches magnats des USA…THE ROBBER BARONS est, avant tout, un jeu de commerce et d’argent.

Durant plusieurs tours, un marché de divers axes va être dévoilé.

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Pour représenter cela, on pose alors des cartes. Ci -dessus nous avons par exemple l’énergie (deux cartes), l’industrie et la finance. Le but sera de les acquérir pour obtenir des divers pouvoirs et bonus qui vont aller croissant. Plus on aura de cartes et plus on aura de pouvoirs. tout cela, dans pas moins de 9 domaines !

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Une fois le marché en place, chaque joueur va choisir secrètement les domaines sur lesquels il souhaite investir. On révèle, ensuite, tous en même temps nos choix…

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Chaque joueur va alors investir sur les domaines qu’il aura choisi. Cet investissement se fera de manière secrète derrière un paravent …

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Puis, on dévoile nos investissements et bien sûr, celui qui aura misé le plus remportera la ou les cartes et pourra ensuite bénéficier des bonus dans chaque domaine qu’il aura acquis…

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THE ROBBER BARONS possède de très bonnes idées avec son système de double choix (Choix de domaine et enchères). Les combinaisons de cartes par domaine permettent de rendre le jeu dynamique et interactif. C’est un bon jeu de commerce, plein d’idées, auquel il ne manque plus qu’à lui attribuer un super design… Ne le perdez pas de vue ! Il risque de revenir …

PALEOS

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Dans PALEOS, nous incarnons une équipe d’archéologue à la recherche de trésors. A chaque tour, des cartes sont mise à disposition des joueurs. On lance alors un set de dés que l’on va combiner pour acheter des cartes ou activer des pouvoirs sur ces cartes. On peut activer également des pouvoirs chez soi ou chez l’adversaire. Mais, dans ce cas, celui-ci aura également droit à un bonus.

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PALEOS est un très bon jeu, mais il a, selon moi, une mécanique très utilisée récemment, notamment avec Reliques & Co auquel il ressemble beaucoup

QWADRAT’

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QWADRAT’ m’a vraiment attiré pour son matériel hors du commun. Avec un plateau qui peut se réduire à l’aide de réglettes

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Le principe est de jouer un jeton parmi trois choix afin de déplacer une réglette sur une rangée contenant la forme ou la couleur indiqué sur le jeton joué.

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Ainsi, un jeton rose permet de déplacer la réglette sur le rose. On pioche ensuite un nouveau jeton au hasard

Le but sera alors d’être le dernier à laisser une seule case visible.

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L’idée est très bonne et le matériel vraiment hors du commun. Cependant, j’ai trouvé la stratégie bien trop légère, prévisible et trop courte. Non, pas pour moi celui-là…

 

ET VOILA …

Voilà un petit résumé de tous les jeux qui étaient présent lors de ce 34ième concours Créagames. Encore une fois, j’ai découvert de nombreux jeux très variés grâce aux choix de l’équipe du Centre National du Jeu de Boulogne Billancourt. Et encore une fois, nous avons eu affaire une belle organisation et de bons moments de partage…

Merci au CNJ 😉

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Ci dessus, Tom werneck, co-fondateur du Spiel des Jahres en discussion avec Tapimoket 

 

 

 

 

Le trophée du Grimoire de l’Alchimiste, les finalistes !

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1579 votes

Une sélection de 24 jeux… Des jeux pour joueurs aguerris, des jeux pour la famille, ou pour les plus jeunes. Dans la liste, des jeux aux systèmes bien différents, parfois à base de dés ou de cartes, des jeux d’affrontements, de gestion et coopératifs… Bref, une sélection assez large. Tous ces jeux ont fait l’objet d’une apparition dans au moins un article durant la deuxième année d’existence du Grimoire de l’Alchimiste.

Ce sont des jeux auxquels vous avez probablement ou peut être joué, puisqu’il n’y avait que des jeux édités et disponibles dans nos boutiques…

Et vous avez été nombreux à voter !

Le but était de créer une sélection de 5 finalistes qui seront soumis à un jury. Les voici :

1 – SAPIENS

Sapiens est un jeu de combinaisons et de placement très malin, basé sur le système des dominos. Mais à chaque pose, des actions sont enclenchées pour, non seulement gagner des points, mais aussi créer des combinaisons avantageuses et gêner ses adversaires. Avec un prix raisonnable, des règles simples, un matériel attrayant et de belles illustrations, il a obtenu de nombreux suffrages de votre part et c’est plus que mérité !

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2 – FIEF

Que dire de ce must réédité pour la quatrième fois. Oui…Quatre ! Tout simplement parce qu’il reste toujours actuel. Fief est avant tout un simulateur du moyen âge dans lequel on retrouvera de nombreux aspects de l’époque. Certes, il y a les constructions et l’exploitation des terres par l’installation de moulins, la construction de châteaux et de forteresses. Il y a aussi la création des armées de fantassins et de chevaliers qui mèneront les joueurs aux batailles… Mais, dans fief, il y a aussi toute cette partie politique et religieuse avec des mariages arrangés, des élections pour devenir cardinal, pour devenir roi et même pape ! … Ainsi que de nombreuses négociations et arrangements diplomatiques afin de remporter la victoire. A la fois, jeu de plateau et presque jeu de rôle, FIEF est et reste un excellent jeu…

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3 – KING & ASSASSINS

Venu de nulle part, voilà qu’apparaît une nouvelle maison d’éditions : Runes Editions avec son premier jeu : King & Assassins.

King & Assassins est un petit jeu pour deux joueurs. L’un des joueurs incarne un roi cruel et détesté par son peuple. Alors qu’il se rend à son château, protégé par quelques chevaliers à pied, il doit justement traverser la place de la ville bondée de monde. Ce roi est tellement mal aimé, qu’ à chacun de ses déplacements, il n’est pas étonnant que quelques personnes aient envie de lui ôter la vie. Et c’est justement ce que devra faire le second joueur en essayant de tuer le roi avec 3 assassins dissimulés dans la foule qu’il dirige.

Avec un système hors du commun, des règles très simples à comprendre et un thème qui nous rappelle beaucoup le fameux jeu vidéo « Assassin Creed ». King & Assassins mérite lui aussi sa place parmi les finalistes et vos votes nous l’ont fait savoir

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4 – SETTLERS – Naissance d’un empire

SETTLERS est un croisement où la route principale est un jeu de cartes, les voies secondaires étant un jeu de civilisation et de gestion de ressources.

Chaque joueur incarne un peuple (Barbares, Romains, Égyptiens ou Japonnais) qui va tenter de se développer en construisant toutes sortes de bâtiments… Côté civilisation, ça c’est fait.

Bien que l’on aura quelques ressources de départ, il faudra construire pour augmenter la production afin de pouvoir acheter d’autres bâtiments ou réaliser des actions ou, encore obtenir des bonus permanents…. Côté jeu de gestion, ça c’est fait…

Tous ces bâtiments se feront par l’acquisition, le paiement et la pose de cartes devant soi… Côté jeu de cartes, nous y voilà !

Il y aura, bien sûr, quelques interactions, car il sera possible de raser quelques bâtiments adverses afin d’en piquer lâchement les ressources. Ceci représentera l’aspect virtuel des batailles. Ce subtil mélange nous conduit, au final, à un jeu très malin de combinaisons d’actions entre les productions, les ressources disponibles et les actions / bonus de vos bâtiments déjà en jeu.  Dans SETTLERS, on ne s’ennuie pas tant il y a à faire pour progresser au mieux. Cependant tout devra se faire en seulement cinq manches. SETTLERS est un très bon jeu et, déjà, deux extensions l’accompagnent, dont l’une d’elles sera présente à ESSEN et prochainement dans vos boutiques. Et surtout, sa place en tant que finaliste !

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5 – CACAO

Ahhhh, je savais que vous vous laisseriez tenter par le chocolat… Bon là, il s’en ai fallu d’un poil pour entrer parmi les finalistes, puisque moins de 10 votes sépare CACAO de BARONY, LES POILUS et MEXICA.

CACAO est un petit jeu de pose de tuiles – actions et, encore une fois, aux règles très simples. Visiblement, le public aime les jeux simples et a craqué pour cette fève ludique.

Le principe s’explique en quelques minutes. Deux tuiles de jungle sont posées au centre de la table. Ces tuiles de jungle permettent de déclencher plusieurs actions comme récolter du cacao, en vendre, gagner de l’or, irriguer les plantations, etc… Chaque joueur possède alors un set up de tuiles « ouvriers » et commencent par en prendre 3. Ce sont des tuiles qui, sur chaque bord, sont représentés de 0 à 3 ouvriers. En plaçant l’une d’elle, adjacente à une plusieurs tuiles jungles, on enclenche alors l’action de la jungle autant de fois qu’il y a d’ouvriers sur le côté de la tuile. On complètera des espaces avec de nouvelles tuiles jungle à partir d’une pioche, et on reprendra des tuiles ouvriers pour terminer son tour. Quelques autres subtilités s’ajoutent, mais le principal est là. Lorsque tout le monde aura posé ses tuiles ouvriers, on calcule les points de victoire selon l’or possédé et les irrigations…

Est ce que c’est la simplicité des règles, les belles illustrations colorées du jeu, ou l’attirance vers le chocolat ? Toujours est il que CACAO, très bon jeu, s’approprie une place de finaliste !

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QUE VA T’IL SE PASSER ENSUITE ?

Et bien il va falloir maintenant choisir un gagnant parmi ces finalistes pour le trophée du Grimoire de L’alchimiste.

Pour cela, Le Grimoire va faire appel à un jury ! Et comme l’année dernière, des associations vont participer pour noter les jeux. Ces associations seront :

Cliquez sur les noms des associations pour les découvrir plus en détails. Chacune d’elles est prête à vous accueillir pour vous faire découvrir les jeux et passer de bons moments. 

Mais là aussi, Le Grimoire va innover puisque participeront en tant que juges ….

Guillaume Chifoumi de Tric Trac

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et

François Baetens de Vin d’jeu

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Bien entendu, Tapimoket participera également au jury qu’il tentera de soudoyer par de honteuses tricheries et corruptions de tout genre…

 

PARTENAIRE

Enfin, Le grimoire de l’Alchimiste tient tout particulièrement à remercier la boutique L’Alchimiste Reims pour son soutien sans lequel ce trophée ne serait pas et qui mandatera une personne de son choix au jury.

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Qui va l’emporter ? A suivre ! …

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Sélection pour le Trophée du Grimoire de l’Alchimiste 2015

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Bientôt deux ans que le Grimoire de l’Alchimiste existe avec plus de 100 000 visiteurs que nous remercions tous pour leur intérêt.

Tout comme l’année dernière, l’Alchimiste souhaite récompenser un jeu. Cette année encore, de nombreux titres sont sortis et certains ont fait l’objet d’un article au sein même du Grimoire. Et de nouveau, nous avons décidé de récompenser l’un d’eux. Nous avons, alors, choisi parmi ces jeux, tout ceux dont n ous avons parlé depuis le trophée de 2014 (attribué à Lewis & clark ICI). Et nous avons gardé ceux qui ont été édités au jour où nous rédigeons  ce sondage. Nous obtenons,une belle liste diversifiée, autant sur le style de jeu, que sur le public visé… Et c’est tant mieux, car nous pouvons alors nous apercevoir que tout le monde peut participer à ce sondage ! Qu’il soit adulte ou non, qu’il soit expert ou non… il y en a pour tous les goûts !

Oui ! tout le monde…. Enfin presque…

En fait, nous voulons créer une sélection des 4 premiers jeux qui seront élus par vous, le public.

Ensuite, un vote final, parmi les 5 sélectionnée, aura lieu par un comité restreint composé de personnes d’associations ludiques, et de l’Alchimiste lui même.

Il ne vous reste donc plus qu’à voter pour nous faire ressortir les 5 meilleurs jeux selon vous .

Merci à vous !

Le sondage sera clos le 11 Septembre 2015 – Midi – Vous pouvez cocher jusqu’à 5 jeux.

 

EUPHORIA – Les résultats du concours

Notre concours pour emporter un exemplaire du jeu EUPHORIA

a pris fin ce Samedi 17 Janvier 2015 à Minuit

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Certes ce n’était pas facile et nous avons reçu de nombreuses réponses pertinentes…

Cependant c’est M. Adrien M. qui a trouvé les bons résultats le premier.

Bravo à lui ! Il recevra donc bientôt sa récompense

Mais pour récompenser tous les participants qui auront fourni 6 réponses, La boutique l’ALCHIMISTE De Reims a décidé d’offrir des bons de réductions à TOUS les participants !

N’est ce pas merveilleux ?

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Merci à eux, merci également aux éditions MORNING PLAYERS pour leur jeu… Que j’ai encore joué hier d’ailleurs pour le faire découvrir. Notre article ICI 

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Les réponses attendues étaient :

1/ L’âge de cristal (Année 2274)

2/ Le prisonnier (Avec N° 6 et il ne veut pas être un numéro mais un homme libre)

3/ Soleil Vert (Avec la référence sur Icarus et le recyclage)

4/ THX 1138 (Avec 1138, 3417, « Achetez, achetez plus »)

5/ 1984 (Made in 1984 pour le nounours)

6/ Le meilleur des mondes (Cité tel quel dans le texte)

 

TROPHEE DE L’ALCHIMISTE – La photo

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Souvenez vous, c’était fin Septembre que nous avons, l’Alchimiste et plusieurs associations de joueurs, ont choisi qui serait le grand vainqueur des jeux présentés sur le grimoire de l’Alchimiste.

Pas moins de 32 jeux ont fait l’objet d’un article et ont été édités entre Septembre 2013, date de création du grimoire et Septembre 2014, date du vote…

La lutte fut acharnée entre quelques jeux, mais le grand gagnant était « LEWIS and CLARK » aux éditions LUDONAUTE… qui nous comble encore cette année avec le jeu familial / ambiance que tout le monde s’arrache : COLT EXPRESS

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Mais revenons à notre vainqueur : Mister CEDRICK CHABOUSSIT l’auteur de LEWIS &  CLARK, aujourd’hui également nommé TRIC TRAC D’ARGENT… un triple titre donc pour l’auteur et son formidable jeu, puisqu’il a aussi reçu le grand prix des des Z’Illus 2014 avec les superbes illustrations de Vincent Dutrait

Alors je ne peux m’empêcher de vous partager la photo du Trophée du Grimoire de l’Alchimiste entre les mains de l’auteur en personne. Encore bravo !

 

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TROPHEE DU GRIMOIRE DE L’ALCHIMISTE 2014

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Il y un an, un vieil homme a pris son grimoire, un livre avec une couverture de cuir rouge orné de symboles cabalistiques…

Il déroula la lanière qui maintenait le livre fermé, et le posa ouvert sur son vieux bureau de bois…

Le grimoire avait des pages de papier épais et légèrement jaunâtre… Toutes les pages étaient encore vierges.

Alors l’Alchimiste a saisi sa plume et l’a trempé dans l’encrier.

Quelques instants d’hésitation, mais rapidement les mots et les lignes se sont succédé sur les pages.

De l’inspiration, mais surtout de la passion … la passion de partager la sienne, celle des jeux de société, celle des rencontres, celle des découvertes …

Il ne regardait pas vraiment le livre… Non, ce qu’il voyait, c’étaient les visages, heureux et détendus, des personnes qui se réunissent autour des jeux..

Tous ces instants où chaque joueur, quelque soit son âge, son origine, son physique, oublie tous ses soucis le temps d’une partie… juste pour s’amuser quelques instants

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C’était il y a un an… Aujourd’hui, vous avez été plus de 55 000 a avoir consulté les pages de ce grimoire… 55 000 personnes que je voudrais remercier pour avoir partager ma passion. Je voudrais remercier aussi les créateurs de jeux, les illustrateurs, les éditeurs qui m’ont accordé un peu de leur temps pour me montrer leurs créations, leurs œuvres graphiques et leurs nouveautés. Enfin, Je voudrais remercier l’Alchimiste de Reims de m’avoir tendu ce livre, sa confiance , son soutien moral et son amitié.

Un an qu’il faut fêter… Alors nous, les Alchimistes, ont a eu envie de fêter cet événement. On a  pensé brûler une boîte de Space Hulk un soir de pleine lune…mais ça manquait de panache. On a pensé faire un gigantesque festival de jeux, avec tous les auteurs et les éditeurs de France, dans un palais d’exposition au bord de la mer méditerranée, mais bon…c’était d’un banal…

Alors, après au moins 10 minutes de réflexion intense, on a décidé de récompenser un des jeux du Grimoire ! En voilà une super idée ! Un trophée…

Quels seraient les nominés ? … Et bien on a choisi de prendre tout le monde ou presque… Tous les jeux du Grimoire que des joueurs ont pu découvrir en une année. On a donc écarté les prototypes et les jeux qui ne sont pas encore sortis… Cela nous a donné 38 jeux ! Il y en avait pour tous les âges, tous les types, toutes les difficultés… On avait du jeu rapide ou long, du jeu simple ou complexe, du jeu de cartes ou de plateau ..Bref un panel pour tous les goûts…

Qui allait voter ? …. Pas question de voter seul. Ni à deux ou trois… Alors on a rapidement contacté 6 associations pour la plupart proche de l’Alchimiste, mais pas que… (Merci à elles. , venez les découvrir à la fin de cet article)

Quels étaient les critères de vote ? Et bien, la présence du thème, les illustrations, la mécanique, la facilité des règles, l’originalité du jeu, le matériel et même le prix, parce que ça compte aussi…

Aujourd’hui c’est le grand jour… Parmi tous ces jeux, l’un d’eux a remporté la faveur des votes. Et c’est avec un grand plaisir que les participants ont choisi…

LEWIS & CLARK

de Cédrick Chaboussit, illustré par Vincent Dutrait

aux éditions LUDONAUTE

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Un excellent et beau jeu que je vous invite vraiment à redécouvrir

L’article sur LEWIS &CLARK, c’est par ici

 

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Ci dessus le trophée qui sera remis prochainement…

 

Enfin, pour conclure, certaines rumeurs circulent sur le Grimoire de l’Alchimiste. Des rumeurs qui prétendent qu’il n’existe pas, que tout cela, c’est du flan… Alors à ceux là, je leur adresse une photo du grimoire, avec une superbe incantation du Docteur Mops.

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« Conjurons le sort ! »

 

Merci aux associations :

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Lieu : rue Raoul Follereau 51520 Saint Martin sur le Pré
Contact : association@clan-myrmidon.fr
« Le clan Myrmidon est une association de jeux, regroupant des joueurs de jeux de figurines fantastiques et historiques, des joueurs de jeux de sociétés modernes et de jeux de cartes évolutifs.
Nous jouons principalement les vendredis soirs (hors période de vacances scolaires) sur la ville de Châlons-en-Champagne (51) et nous participons à différents événements ludiques sur le quart nord-est de la France. N’hésitez pas à nous contacter pour venir jouer et vous détendre ! »

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Lieu : Maison de quartier Les Sources – la Neuvilette 45 rue Jean Jaurès à Reims, au bout de l’avenue de Laon.
Contact : reimsdesjeux@hotmail.com
« Reims Dés Jeux est une association ludique à but non lucratif, qui organise des soirées consacrées aux jeux de société tous les mardis de 20h30 à 0H30 et tous les derniers dimanche du mois de 14h à 20h, de Septembre à Juillet, également pendant les petites vacances scolaires. Le but de cette association est de venir découvrir et faire découvrir des jeux de sociétés aux joueurs novices à confirmés. Alors si vous avez envie de passer une soirée à pousser du cube en bois, abattre des cartes ou lancer des brouettes de dés vous êtes les bienvenus ! »
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Lieu : 12, rue Tournebonneau, 51100 Reims
Contact : lacaveajeux@gmail.com
« La Cave à jeux », association ludique à but non lucratif, organise des soirées consacrées aux jeux de société de 19h30 à minuit (suivant les dates disponibles).
Que vous soyez un joueur occasionnel ou un joueur passionné, nous vous accueillerons avec plaisir pour passer un moment convivial autour d’une table avec des meeples, des dés, des cartes des sabliers, des totems, des figurines, de la nouveauté et de l’ancienneté, et tout plein de cubes en bois ! Des événements sont aussi souvent organisés. Le blog reprend toutes les activités de l’association et offre des avis sur des jeux récents ou non. »

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Lieu : Garderie municipale (Sous la salle DAMAS), place de l’église 08150 RIMOGNE
Contact : Renseignement / Alexandre ENGEL 03 24 57 45 56 / a.engel@aliceadsl.fr /Facebook :www.facebook.com/JoueauxVerdoux.fr
« Nous nous retrouvons tous les 15 jours en alternance le samedi à partir de 20 H jusqu’à 1h et le dimanche de 14h à 18 h.
Nous sommes une association toute jeune puisque Joue Aux Verdoux vient d’avoir 1 an et compte 20 membres.Notre activité principale reste les rencontres autour du jeu de société dans une ambiance conviviale, nous abordons tous types de jeux, jeux familiales, jeux coopératifs,jeux extérieurs, jeux stratégies en fonction des envies de chacun. L’association possède une vingtaine de jeu et investit régulièrement dans des nouveautés. »

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Lieu : Maison des Association, Rue Anquetil à Nogent sur marne.
Contact :  Olivier FERRANDEZ par mail asso.olympia@gmail.com
« L’association OLYMPIA a pour vocation l’initiation, la pratique et l’organisation de séances de jeux (de rôle, de plateaux, de figurine), de cosplay et d’activités de simulation grandeur nature. En ce moment nous consolidons la notoriété de l’association sur la ville de Nogent sur Marne. Développons les soirées jeux de plateaux en sollicitant les membres sur les jeux qu’ils possèdent et souhaitent faire découvrir. Organisons du Jeu de Rôle sur une campagne Donjon de Naheulbeuk, mais aussi très bientôt Steam Shaddows, le Roi Gobelin, Le Disque-Monde, L’appel de Cthulhu et bien d’autres. Nous accueillons joueurs et maîtres de jeu, alchimistes et paladins, nain, elfe et humains. Toutes races, toutes classes, tous niveaux de sagesse, et tous univers fantastiques sont les bienvenus.L’association est ouverte tous les 2ème vendredi du mois de 19h à 23h30 »

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Lieu : 14 rue Gustave Cuvelier, 62100 Calais
Contact : ludopale62@yahoo.fr
« Notre association a pour but de développer et proposer la pratique du jeu de société a un large public, du joueur occasionnel au joueur confirmé, dans un esprit de convivialité et de partage. »

 

CONCOURS de la CREATION au CNJ – Les PRIX et COUPS DE CŒUR de L’ALCHIMISTE

Le concours international de créateurs de jeux de société, pour celles et ceux qui n’en ont jamais entendu parlé, c’est un concours organisé au Centre National du Jeu à Boulogne Billancourt. Et ce 20-21 Septembre 2014, nous en étions à la 33ième édition !

Le concours international de créateurs de jeux de société, c’est une sorte de potion ludique dans laquelle vont plonger des créateurs de jeu par dizaine et dizaine, parfois affirmés, parfois novices. De cette potion, une dizaine de finalistes vont finalement sortir de la marmite. C’est alors qu’un jury composé de 8 jurés du monde ludique vont débattre de qui seront les grands gagnants parmi ces finalistes. Parmi les juges, on y trouvera par exemple, cette année, Le créateur Dominique Ehrhard (Serenissima, Condottière, …) , l’illustratrice Maeva Da Silva (Les loups garous de Thiecelleux, Sandwitch, …).

Ce seront alors quatre jeux parmi les dix qui emporteront une récompense.

Le concours international de créateurs de jeux de société, a d’ailleurs mis en avant des jeux que tout le monde connait tels que Tokaïdo, Bruxelles 1893, 30 Carats, Yspahan, Du balai, Les géants de l’île de pâque… Et j’en passe de nombreux autres.

Bien entendu, tous les jeux présentés sont encore des prototypes plus ou moins avancés. On y trouvera des jeux encore sur papier, découpés, collés, plastifiés et sans aucun dessin; mais aussi des jeux qui ont déjà de superbes illustrations et un matériel digne de le mettre directement en rayon dans une boutique.

Maintenant que le décor est planté, je me suis dit qu’en cette belle journée du 20 Septembre, un Alchimiste pourrait y déambuler. Et j’avoue que je n’ai pas perdu mon temps, puisque sur les dix finalistes, je les ai finalement tous testé.

Tous ces jeux fourmillent d’idées, d’originalités, d’astuces et d’innovations. Ils méritaient bien cette place de finaliste. Et, même si seulement quatre d’entre eux ont remporté le prix, certains « perdants » seront sûrement édités ou pourront être présentés de nouveau au public comme, par exemple, aux soirées du festival de Cannes ou d’Essen.

Dans cet article, je ne vais pas vous présenter les dix jeux mais j’ai plutôt choisi de vous parler des quatre gagnants du Concours, mais aussi de mes quatre coups de cœur. D’ailleurs, deux d’entre eux sont parmi les gagnants…

LES GAGNANTS

 

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QUADROPOLIS

de François Gandon

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QUADROPOLIS est un jeu basé sur la construction d’une petite cité de 4 terrains sur 4 (d’où le nom de Quadropolis sûrement). Oui, oui, je sais…vous allez me dire encore un jeu sur la construction dune ville… Et bien oui ! Encore un ! Mais bon, combien de jeux sur les zombies ? combien de jeux sur la seconde guerre ? Combien sur le commerce ? … Hein ?…. Bon alors, pourquoi pas un nouveau jeu sur la gestion de cités.

QUADROPOLIS se joue en 4 manches (encore 4), durant lesquelles vous allez devoir faire des choix pour bâtir votre cité. Au départ , chaque joueur a, à sa disposition, un terrain vague sans aucune construction et quatre grues numérotées de 1 à 4. Oui le 4 sera présent partout…

En début de manche, des bâtiments seront mis à disposition de tous les joueurs. Il y aura des habitations, des commerces, des industries, des parcs, des ports et des services publics …

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ci-dessus le plateau commun à tous les joueurs pour choisir ses bâtiments

A tour de rôle, les joueurs vont devoir y envoyer une de leur 4 grues pour choisir un bâtiment. Seulement voilà, il va falloir faire des choix cornéliens. En effet, on place la grue devant une rangée et on prend le bâtiment correspondant dans la rangée. Ainsi, pour la grue 3, ci-dessous… On prendra la 3ième tuile dans la rangée visée…

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Mais ce n’est pas tout, la tuile devra obligatoirement être placée sur la ligne 3 ou la colonne 3 de votre cité !

L’ordre aura une grande importance, puisque petit à petit, les colonnes et les lignes seront déjà occupées par les grues adverses.

Tout cela serait facile, mais une autre difficulté s’ajoute, puisqu’un agent urbanisateur prendra la place de la tuile que vous venez de construire. Du coup, le joueur suivant ne pourra plus placer sa grue dans la rangée ou la colonne où il se trouve…

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Voilà tout le monde a réussi à placer ses 4 grues… On s’est un peu bousculés, et des fois, on n’obtient pas toujours les bâtiments que l’on aurait voulu

Lorsque tout le monde a construit ses bâtiments, on nettoie le plateau central, on remet des bâtiments. Le pion « 1er joueur » passe au suivant et c’est parti pour une nouvelle manche d’urbanisation intensive !

Mais quel est l’intérêt de construire des bâtiments ?

Et bien, tout cela va nous ramener des points en fin de partie…

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Les habitations nous donnerons des points en fonction de leur « hauteur ». En effet, c’est le seul type de bâtiment que l’on peut empiler pour former de beaux immeubles où viendront s’entasser votre populace. Plus l’immeuble est haut (4 maximum), plus il apporte de points. Bien entendu, si vous construisez des habitations, vous aurez des habitants représentés par des petits cubes noirs.  Il faudra également alimenter en énergie les maisons ou les immeubles.

Les commerces rapportent des points, si beaucoup de clients y viennent. Plus vous pourrez y placer des habitants (obtenus grâce à vos habitations), plus vous aurez de points (4 habitants = 7 points)

Les services publics sont un peu spéciaux, il faut en construire 4 pour avoir 12 points, mais surtout il faudra les répartir par quartiers (On a quatre quartiers de quatre cases sur notre terrain)

Les parcs amènent des points, si des habitations sont construites à proximité. Mais ils servent également à dépolluer les excédents d’énergie fournis par les industries.

Les industries donnent des points, si des ports ou des commerces sont à proximité (3 points par port et 2 points par commerce). Les industries nous donnent également de l’énergie (cubes oranges) qui nous permettent d’alimenter certains autres bâtiments comme les commerces, les habitations.

Enfin les ports seront rentables selon leur taille. C’est à dire plus on alignera de tuiles de ports sur son terrain, plus on aura de points, comme dans l’exemple ci-dessous

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3 ports alignés donneront 6 points. Ces trois ports apportent respectivement 2 habitants, deux énergies et une énergie + un habitant. Il faudra également mettre un habitant sur chaque port pour le faire fonctionner

Durant cette partie, je n’avais pas vraiment de stratégies en tête… Et bien oui, je connaissais pas le jeu après tout… Mon adversaire de droite semblait avoir choisi de construire des services publics… J’ai donc décidé de lui laisser et de m’orienter vers l’industrie et le commerce en combinant quelques habitations pour faire marcher tout ça…

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J’ai donc construit avec mes trois premières grues une combinaison intéressante ci-dessus. Une usine pour avoir deux énergies pour alimenter l’habitation et le commerce, puis une habitation pour avoir un habitant pour le fonctionnement de mon usine et, enfin, commerce…vide … faute d’habitants. Il faut dire que les autres urbanistes m’ont violemment pris les meilleurs habitations lors de cette manche… Bon allez, il ne reste plus qu’à placer mon habitant sur l’usine et l’énergie sur la maison…

Au bout de quelques tours… la voie choisie par mon adversaire de droite se confirme.. Du service public en veux tu ? Du service public en voilà… et pan ! 12 points rien qu’avec ça

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On remarquera qu’il a également transformé sa petite maison de campagne en immeuble de 3 étages, de quoi fournir de la main d’oeuvre et gagner plus de points… En revanche, son usine produira un peu trop d’énergie (3 barils pour 2 besoins)

Hmmm attention ! la pollution sont des points en moins en fin de partie ! Tout comme les habitants inactifs … Oui… Là aussi le chômage peut faire mal.

Pour ma ville ci-dessous, j’ai définitivement misé sur le trio industries/ports/commerces … Si vous avez suivi, vous vous doutez qu’une bonne usine en bas, ça peut faire mal, car un port amène 3 points près d’une usine et pourra être compté plusieurs fois ! Regardez aussi le bel immeuble de quatre étages en bas… ce n’est pas de la belle cité tout ça ?…. Un vrai paradis ! … Comment ça des espaces verts ? Meuh non… ça ne sert à rien la verdure…

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Fin de la partie …. 4 manches se sont écoulées…

Petit à petit l’apprentissage se fait, on devient de plus en plus stratégique et les combinaisons se font de plus en plus optimales. En revanche, les contraintes se font sentir…Et oui, rappelez vous ! Si vous prenez un bâtiment avec votre grue numéro 1, vous devez construire dans la colonne 1 ou la ligne 1 … et devinez ce que m’ont laissé mes adversaires. Je ne pense pas qu’ils l’ont fait exprès, mais on se dit que nos choix pourraient aussi bloquer les autres …. Encore une astuce à exploiter !

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Voilà ma cité … J’avoue que je ne suis pas trop mécontent. Chaque habitant a son rôle,.sauf dans le commerce du haut dans lequel j’aurais pu mettre un habitant de plus. Chaque bâtiment a son énergie et les deux barils que j’avais en trop seront oubliés grâce à mon parc… Bon finalement, ça sert la verdure !… Voilà une belle cité de 60 points et surtout la victoire !

Ce que j’en pense ?

Des dix finalistes, QUADROPOLIS est le jeu que j’ai préféré ! Et je ne dis pas cela parce que j’ai gagné ! Mais j’ai trouvé sa mécanique à la fois profonde et simple à maîtriser. Les choix sont difficiles et doivent être repenser si on vous pique le bâtiment que vous convoitiez.. Il faut donc toujours rester en alerte pour préparer l’ordre de ses choix, pour savoir quels bâtiments construire en premier à chaque manche, et trouver des alternatives, si vos stratégies sont compromises. QUADROPOLIS est un jeu très agréable,  plein de tactiques avec plusieurs axes possibles…

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Les 3 cités sur le dos de la boîte donne le même score,mais avec trois orientations différentes

 

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François Gandon, l’auteur, que je remercie, en passant, pour son accueil et ses explications limpides

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 UMA-JIRUSHI

de Henri Kermarrec

DSC06633Badge "Coup de coeur"

C’est un grand fan du thème asiatique qui nous a présenté UMA-JIRUSHI. J’avais eu l’occasion de tester, du même auteur, le futur « Sushi Dice » qui devrait sortit bientôt aux éditions « Sit Down ».

Alors que Sushi Dice est un jeu d’ambiance et de dès où priment adresse et rapidité, UMA-JIRUSHI change totalement de registre en nous proposant un jeu de combats, de conquêtes et de possessions de territoires.

Dans UMA-JIRUSHI, chaque joueur va être à la tête d’une armée de guerriers samouraï et d’un chef pour conquérir tout le territoire du Japon afin d’imposer sa suprématie et remplacer l’ancien empereur mort… On va donc jouer des coudes pour combattre, éliminer l’ennemi et surtout construire des bâtiments, des tours et des forteresses …   Je dis « surtout » car les constructions seront l’objectif du jeu. 12 points de bâtiments et un palais occupé et vous gagnez la partie !

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Chaque bâtiment construit nous donnera 1 point de victoire, 2 point pour une tour et enfin, 3 points pour une forteresse. Bien entendu, construire une bâtisse est une chose mais il faut du personnel pour entrer en garnison. On devra donc sacrifier quelques jetons de combattants au moment de la construction pour représenter tout cela …

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Ci-dessus les bâtiments à construire

Mais revenons au Japon …

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Bon la c’est un peu le chaos, mais voilà à quoi ressemble le japon au moment où l’empereur est mort… Dans UMA-JIRUSHI, nos armées sont disposées aléatoirement sur le plateau. Le plateau est d’ailleurs modulaire et pourra s’agrandir où se réduire selon le nombre de joueurs. On aura donc une armée par case et un pion de « chef » qui nous donneras un bonus au combat. Certaines cases ont une illustration, ce sont justement les terrains où l’on pourra ériger nos bâtiments.

Bien entendu, il est hors de question de construire une forteresse sur une rizière…. Vous comprenez.. pas assez stable … On aura donc des contraintes selon le type de terrain.

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Occuper un palais est l’une des conditions de victoire… C’est ici le troisième type de terrain

Que la bataille commence !

Nous voilà prêt à se mettre diplomatiquement d’accord à coup de Katana dans les entrailles avec nos amis d’en face. A chaque tour, on pourra déplacer une armée composée d’un jeton ou d’un empilement de nos jetons. Tant qu’on ne croise pas un ennemi ou un territoire on peut avancer. Pour battre un ennemi, il faudra juste avoir plus de jetons que l’adversaire… On écrabouille alors ses forces et les mettant gentiment dans sa défausse et on occupe le territoire.

Au lieu de se déplacer, on peut aussi construire en sacrifiant les armées nécessaires à proximité du terrain convoité et on pose le bâtiment. La reconquête est possible du moment que l’on a assez d’armées à côté du territoire ennemi.

On peut aussi empiler des jetons pour former des armées de plus en plus puissantes, et cela jusque 4 armées… On pourrait alors avoir envie d’empiler tout ça pour se rendre invincible, mais hélas, qui dit Japon, dit effet « Kamikaze » puisqu’une armée d’un seul jeton pourra détruire une pile de quatre… Je sais, je sais, les kamikazes ne sont arrivés qu’à la seconde guerre mondiale, mais bon… c’était pour mieux comprendre. Du coup, les armées de quatre pions, vaut mieux passer son chemin là dessus sauf pour effectuer des actions décisives…comme la victoire.

Heureusement, il y a des renforts !

Et pour représenter cela, les armées tuées ou utilisées pour construire pourront revenir en jeu directement sur d’autres pions. On pourrait alors avoir envie de renforcer ces armées près des bâtiments ennemis, mais hélas, ce sera interdit… Revenir oui… mais il faudra marcher !

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La bataille fait rage, mais le rouge occupe déjà les deux palais…ça sent le roussi pour les autres

Mais que fait le chef dans tout cela ?

Et bien, il apporte un bonus de +1 au combat… mais Attention ! s’il est attaqué, il ne reviendra pas en renfort, il sera capturé et seul, un échange de chefs capturés, vous permettra de le récupérer…

Oui c’est dur la vie… D’ailleurs j’ai perdu le mien très rapidement…

J’ai même perdu lamentablement , maintenant que j’en parle…

Ce que je pense ?

UMA-JIRUSHI m’a fait rapidement pensé à L’excellent TALUVA, avec son look et ses bâtiments à construire et à améliorer… Mais j’ai rapidement compris que le Japon Médiéval était sans pitié. Dans UMA-JIRUSH, on va se battre et cela va aller très vite si on adopte pas une stratégie efficace. La partie a duré moins de 30 minutes ! Il faut dire qu’à notre table, il y avait Henri Kermarrec et il connaissait bien les tactiques à employer…. En même temps, c’est normal, vu qu’il en est l’auteur… On comprend vite, alors, qu’il faut jouer et rejouer pour en connaitre toutes les astuces de combat et les pièges à éviter.

Même si l’auteur nous présente un jeu d’affrontement, j’ai senti un petit goût de jeu abstrait dans UMA-JIRUSHI qui devrait ravir à la fois les fans de combats et les fans de jeux abstraits.

UMA-JIRUSHI fait partie de mes coup de cœur

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FLIP-FLOP

de Thomas Bréhon, Audrey Guinaueau et Miguel Pina

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Les trois auteurs de ce petit jeu n’étaient pas tous présents mais le jeune Thomas nous a présenté Flip-Flop, un petit jeu de cartes très rapide et malin.

Nous voilà installés à quatre autour de la table, on formait alors deux équipes de deux joueurs croisés, comme pour une partie de cartes classique.

En effet, Flip-Flop est un jeu de plis mais son originalité va s’appuyer sur des cartes imprimées des deux côtés.

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On va tout d’abord, jeter deux dés … Le dé vert nous donne le nombre de cartes à distribuer par joueur, et le dé rouge , l’objectif des plis …

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Ici, le dé rouge nous indique que le but sera d’avoir le moins de cartes vertes possibles dans ses plis.

On distribue alors les cartes et chaque joueur va pouvoir mémoriser le dos de celles-ci avant de les prendre en main… Ainsi, il aura son jeu face à lui et celui qu’il a vu lors de la distribution de l’autre côté. Tout comme HANABI, il sera interdit de regarder de nouveau le dos de ses cartes.

Ensuite, on va commencer à jouer les cartes et faire des plis. Le principe est super simple, puis que les cartes sont numérotées de 1 à 5 et l’équipe qui met le plus de points emporte le pli.

Seulement voilà, il y a des cartes « tourbillons »

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Si un joueur joue une telle carte, il pourra alors faire retourner la main d’un joueur ou plusieurs joueurs (lui même y compris, s’il le désire) … « Euh, j’avais quoi déjà de l’autre côté ? ».

Ce sera là toute la saveur de Flip-Flop puisqu’il faudra se souvenir des cartes qui auront été retournées et re-retournées pour empêcher l’adversaire de gagner ou pour aider son coéquipier…

Voilà, vous savez tout sur Flip-Flop, un jeu simple, rapide et amusant.

Les autres variantes ? Avoir le moins de plis possibles, avoir le plus possible de nombres pairs, etc …

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MANGE QUI PEUT

d’Olivier Dumand

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Probablement le jeu le plus .. original… parmi les finalistes. MANGE QUI PEUT est un jeu un d’adresse et de tactique sans carte et sans plateau … Mais regardons plutôt la mise en place…

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Curieux, n’est ce pas ? Si on n’est pas trop idiot on comprendra rapidement qu’il y a des arbres de tailles différentes parsemés de petites pastilles un peu partout. Ces pastilles seront en fait de la nourriture. Du vert pour représenter les végétaux, du rouge pour la viande, du jaune pour les fruits, du…zut ! je ne me souviens plus du reste. Bon… peu importe, tout cela se mange… Enfin pas pour tout le monde.

En effet, les joueurs vont former deux équipes et vont se voir attribué une fiche qui représente des animaux.Quatre animaux par équipe.

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L’homme fait aussi parti des espèces

Pour chaque espèce, on précisera ce qu’il mange (couleur des pastilles).. Ainsi sur la photo ci-dessus, la gazelle ne mange que l’herbe, représentée par les pastilles vertes. On indiquera également si l’animal peut monter aux arbres.petits ou grands …

Les animaux seront représentés, quand à eux, par deux cercles de bois reliés par une cordelette… Un des deux cercles, ou les deux, peuvent être percés d’un trou. Ces trous seront en fait notre « bouche » et c’est avec cela qu’il faudra entourer la nourriture que nous avalerons.

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En effet, le but du jeu sera de manger, le plus possible, pour remplir notre feuille, en plaçant en ligne les jetons de nourriture engloutis au bas de notre fiche.Si la ligne est complète, la partie est gagnée. Simplissime !

Chaque animal va alors jouer tour à tour. On déplace, pour chacun des animaux, un cercle dans le rayon de l’autre, puis on fait la même chose avec l’autre. Ainsi, on se rendra compte que la longueur de la cordelette peut varier entre les animaux pour différencier leur vitesse de déplacement… Bigre ! C’est qu’il court vite ce léopard !

Tout ceci serait idyllique, seulement  voilà, la dure loi de la jungle est là et certaines espèces animales pourront dévorer les autres !

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Ainsi, l’homme, par exemple, est l’ennemi de la plupart des espèces et comme l’indique sa fiche, il peut s’attaquer à d’autres animaux de l’équipe adverse.

Pour se faire, le principe reste identique à celui de manger, sauf que cette fois, on ira entourer un cercle d’un des animaux de l’adversaire. Une fois engloutie, celui-ci nous feras fortement progresser dans notre objectif puisqu’il sera également placé dans le bas de notre fiche et complétera beaucoup plus vite la ligne avec sa taille.

Heureusement, il subsiste un moyen de se défendre d’un prédateur en plaçant nos cercles ensemble. Cette action nous protège de toute attaque.

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Ici, l’homme menace l’animal jaune (la girafe), qui se protège en plaçant ses cercles ensembles

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MES COUPS DE CŒUR

Badge "Coup de coeur"

DEATH CANYON

d’Arnaud et Ludovic Vialla

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A l’ouest du Centre national du jeu, pas de pitié … Les deux frères  Vialla nous attendent pour une partie de DEATH CANYON, un jeu dans lequel vous allez incarner une bande vautours. Oui, oui, je parle bien ces gentils oiseaux carnassiers qui débarrassent  votre squelette de toutes chairs superflues …

Dans DEATH,CANYON le plateau (modulaire) représente un canyon (on s’en doutait), que vont traverser un ou des cow-boys avec un ou des chevaux, sous un soleil de plomb, pour rejoindre le saloon de la prochaine ville où il seront sauvés et, surtout, pour étancher leur soif…

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Seulement voilà, nous, les joueurs, ont va avoir quatre vautours chacun, prêts à les dévorer dès que ces cow-boys ou leur monture vont mourir de soif.. Plus nos vautours seront près de leur cadavre, plus on aura droit au meilleurs morceaux… donc à plus de points…

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Ci-dessus, une jolie vue du canyon de la mort, avec nos vautours (Les verts  pour moi), les plaquettes avec les chiffres représentent les points de vie des cow-boys (noir) et des chevaux (blanc) que ne voit pas ici

Au début de chacune des trois manches, on va tirer alors une tuile pour faire arriver cow-boys et chevaux … Cette tuile nous indiquera également les points de vie du groupe et les icônes qui feront mourir les cow boys (ici le cactus), mourir les chevaux (Roue) et avancer le groupe (Crâne).

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Ici, deux cow-boys et deux chevaux avec 16 points de vies pour chaque groupe. Si les chevaux perdent la moitié, l’un d’eux meurent de soif. il en va de même pour les cow-boys. On placera alors les meeples sur les croix et la partie peut commencer.

 

Tour à tour, chaque joueur va alors envoyer un de ses quatre vautours sur une icône pour, au choix, faire perdre de 1 à 3 points de vie au cow-boys ou aux chevaux, ou faire avancer le petit groupe vers le saloon d’une à trois tuiles. Si un cow-boys ou un cheval s’écroule, tout sec, devant un vautour, c’est 3 points pour le propriétaire de cette charmante volière. A une tuile d’écart, ce sera 2 points et 2 tuiles d’écart 1 point … Plus vous aurez de vautours près du sinistre cadavre, plus vous aurez de points …

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Ci-dessus, pour un vautour placé sur un cactus, les chevaux perdent des points de vie. Un vautour sur roue, ce sont les cow-boys qui perdront de la vie. Et des vautours placés sur des crânes feront avancer le petit groupe. Idéalement pour les verts, il faudrait que le groupe avance d’un tuile et que l’un d’eux s’écroule de soif .. (7 points !)

Lorsque tout nos vautours auront joués, on pourra les déplacer plus loin en en reprenant un plus en arrière.

Mais alors pourquoi ne pas tout becqueter tout de suite, au lieu de s’acharner à les faire avancer ?

Et bien voilà, on a des objectifs !!! Oui on a des cartes objectifs et on va devoir en choisir un à chaque manche comme un pari… Et parmi ces objectifs, on doit faire arriver au saloon, soit personne, soit un cow-boys, soit un cheval, soit les deux. Alors parfois, il faut faire mourir, parfois il faudra faire avancer… Un objectif vaut quand même 4 points !

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Hum ! A ma dernière manche, je n’avais plus le choix des objectifs, je devais faire arriver un cow-boys et un cheval…. En faire mourir, ok ! Mais pas tout le monde !

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Heureusement, j’ai réussi l’objectif ! C’est vrai, j’aurais pu laisser encore un cheval sur le carreau… Mais bon, j’ai eu peur pour le cow-boys …

Devinez qui a gagné ?

Ce que j’en pense ?

Sachez que je ne vous ai pas donné toutes les régles du jeu, car il y aura également des petits événements qui viendront à chaque avancée du groupe de cow-boys et de chevaux. Mais je pense que vous aurez compris le principe général du jeu…

DEATH CANYON est un très bon jeu qui a su faire un subtil mixage entre le jeu de placement, les objectifs et la course …. Les manches sont rapides et très bien dosées entre bluff et stratégie, avec juste ce qu’il faut de stress pour ses objectifs. C’était l’un des deux prototypes les plus aboutis d’un point de vue visuel. Cela aide beaucoup à plonger dans le thème… Malgré tout, un jeu de western où l’on incarne des vautours, j’ai trouvé cela original et super drôle. J’aime beaucoup ces thèmes inversés où l’on joue le rôle des « méchants »… je sais, ce n’est pas très moral tout ça, mais tellement drôle !

Il faut dire qu’il est issu de l’esprit de M. Ludovic Vialla qui n’en est pas à son premier jeu, avec des titres comme Korrigans,à sortir bientôt, mais aussi E=M6, Utopia …

DEATH CANYON…A posséder, s’il est édité !

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TIKI

de Nicolas Sato

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TIKI a tout de suite attiré mon attention par son matériel de toute beauté ! Je sais… on est dans le prototype, mais j’ai quand même le droit de dire que c’est beau quand même !!

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Nan mais… Regardez moi ça ! C’est mignon tout plein, non ? Moi je vois bien ça dans ma ludothèque…

TIKI est un jeu abstrait pour deux joueurs dans lequel votre objectif sera de récolter des fruits… Le terrain de récolte sera composé de 9 cartes, dont certaines ramènent 1 fruit, d’autres vous en feront perdre, ou encore ne vous donneront rien ! Et une seule en apporte deux…

Les joueurs disposent de 8 pions totem et doivent, soit les poser sur une carte terrain vide, soit déplacer un pion (ou une pile s’il y en a plusieurs). Lorsqu’on déplace un pion, on peut aller sur un terrain vierge ou venir se mettre au dessus d’un autre pion.Lorsqu’on déplace une pile, on va égrainer, à la façon d’un Awalé, les pions de la pile sur les terrains franchis… Bien entendu, on n’est pas obligé de tout égrainer …

Il y a deux subtilités essentielles à ce jeu. La première est que le joueur pourra bouger seulement les pions ou les piles où sa couleur est en haut… On comprendra donc qu’on pourra bloquer l’adversaire en se plaçant au dessus de ses pions.

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ici seul le joueur bleu peut bouger cette pile

La deuxième subtilité est d’essayer d’empiler 3 pions pour déclencher l’action de la carte, c’est à dire prendre des fruits, puisqu’il en faut quatre pour gagner (ou en avoir le plus quand la réserve est vide). La pile de trois pions est alors enlevées du jeu et les pions sont restitués aux joueurs respectifs

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une partie en cours … Au fond on voit deux fruits

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Les bleus ont bien joué ! Deux fruits gagnés ! On rendra les pions à chaque joueur

il sera donc parfois intéressant de jouer un empilement de trois pions sur une carte ne ramenant aucun fruit, uniquement pour se débarrasser des pions adverses gênants ou pour récupérer les siens pour un autre usage…

Enfin, on peut même compliquer un peu les règles en utilisant une barrière de shamans

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Cette barrière, placée entre deux cartes, empêchera les mouvement des pions. Le seul moyen de la déplacer sera d’empiler 3 pions sur une carte « 0 »

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Ce que j’en pense ?

TIKI fait partie de la gamme des jeux dits « abstraits ». Avec une mécanique intelligente, il va capter toute l’intention des joueurs pour jouer les meilleurs coups et éviter les erreurs. La moindre faute est fatale.

Les parties sont plutôt courtes avec l’objectif de quatre fruits et c’est tant mieux, car on pourra rapidement enchaîner plusieurs parties pour des revanches et des belles.

Bien qu’il ne soit pas forcement définitif, j’ai beaucoup aimé l’aspect visuel, qui nous permet d’égayer le jeu malgré une mécanique sans hasard comme le veulent les jeux abstraits.

TIKI se joue à deux joueurs. Si vous saviez le nombre de couples que je croise qui cherchent des jeux pour jouer ensemble, TIKI serait idéal…

Beau et intelligent, ce jeu peut ravir les amateurs de jeux abstraits. Il convient aussi parfaitement à des couples en quête de petits jeux à jouer ensemble et même, pourquoi pas, des enfants qui apprécieront son visuel. Tiki fait partie de mes coups de cœur.

 

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Enfin mes deux autres coups de cœur sont QUADROPOLIS et UMA-JIRUSHI que j’ai présenté en début de cet article…

Je tiens à remercier le CNJ pour faire exister et perdurer ce concours  Merci également à tous les auteurs présents au CNJ pour leur accueil et les explications.

CONCORDIA – Test de L’Alchimiste

CONCORDIA – Mon coup de coeur …

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Récemment, un joueur m’a demandé quel était mon jeu préféré ces derniers temps. Je lui ai répondu que, si je n’avais qu’un seul choix, ce serait CONCORDIA, sans hésiter.

Mais pourquoi ce choix ?

Commençons par ce qui m’a le plus emballé : La légèreté des règles !

Mais attention, il n’en reste pas moins un jeu pour connaisseurs. Et, comme tous les connaisseurs, vous avez probablement plusieurs jeux (dizaines ? centaines ?) dans vos armoires. Pour certains d’entre eux, il reste là, à accumuler la poussière sans ressortir. Pourquoi ? Tout simplement la flemme… La flemme de vous ré-ingurgiter les 20 ou 30 pages de règles que vous avez un peu oubliés. Et plus il reste dans l’armoire, plus vous oubliez…

Avec CONCORDIA, il suffit à peine de 30 minutes pour les lire et encore, si on est complètement amnésique.

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Non, vous voyez bien comme moi : Deux feuillets et tous les personnages sont décrits !

Voilà !.. Voilà pourquoi il ne devrait pas moisir dans vos armoires : Vous allez pouvoir relire vos règles, le temps que la commande de pizzas arrive !

Mais découvrons le jeu ensemble …

Remontons de 2000 ans dans le passé…Nous sommes dans l’Italie de l’antiquité, celle de l’empire Romain. Pas de date précise, mais l’Europe et le pourtour Méditerranéen ont été conquis et pacifiés. Nous sommes à l’heure du commerce et du développement de la civilisation Romaine.

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« Moi, Lucius Philippus Tapimokus, je suis le patriarche d’une grande famille de Rome. Nous avons grandi dans cette ville, et nous avons vu les guerres, les conquêtes et, enfin la gloire de l’empire. Aujourd’hui, je suis heureux d’avoir réussi à trouver une place de choix dans la plus importante cité du monde : Rome

La paix règne dans l’empire et le commerce prospère de plus en plus. Il est temps d’en profiter, d’étendre l’influence de notre famille, de prendre la meilleure place à travers tous les vastes territoires qui s’offrent à nous. Nous avons de l’argent, quelques ressources…

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 Vous ne vous souvenez plus de la mise en place de départ…Retournez le plateau

Et nous avons surtout un tas de personnes prêtes à offrir leurs services pour nous aider à nous développer ! Des personnes qui travaillent déjà pour nous…

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Mais aussi de nombreuses autres personnes que nous allons pouvoir embaucher.

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Nous avons même un navire et un groupe de colons prêts à voyager pour installer quelques villas dans les provinces conquises. Ceci nous permettra de commercer directement sur place.

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Pour commencer, il était temps d’envoyer notre architecte dans le nord de l’Italie, pour y établir un commerce de tissu. Les étoffes de qualité sont un produit de luxe et se revendent très bien.

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L’architecte permet de déplacer ses colons sur les routes
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Et de construire des villas en payant les ressources et l’argent nécessaires.
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L’une de nos connaissances avait envoyé un diplomate pour reprendre le savoir de notre architecte afin de construire, lui aussi, une villa en Hispana.

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Le diplomate permet de copier la carte d’un adversaire

Nous nous sommes vite rendu compte, qu’il serait bon d’avoir des hommes de métier. Nous avions alors embauché un maçon et un marchand. Le maçon pourrait nous fournir les briques, indispensables à nos constructions et le marchand pourra revendre les étoffes que nous allons bientôt produire grâce à note nouvelle villa. Il était temps car nous n’avions déjà plus d’argent, ni de ressources… C’était un risque à prendre… En valait il la chandelle ?

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Le sénateur permet d’acheter jusque deux cartes personnages
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Dès que des cartes personnages sont prises, on les remplace par de nouvelles après avoir décalé les autres.

Hmmm, un négociant en vin était arrivé à Rome, il était très réputé mais pour le moment il était bien trop cher.

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Les nouveaux personnages, qui arrivent en jeu, sont les plus chers, mais lorsque des cartes sont prises, le prix baisse. Faut il acheter cher ou attendre…? Un des choix cornélien de CONCORDIA.

Nous avions parlé avec le préfet pour qu’il nous donne un peu d’aide. Celui-ci, nous a permis d’obtenir du tissu et fit agir son pouvoir pour que l’Italie produise ses ressources. Ce fut une bonne chose avec notre villa de tissu construite au nord. Nous avions désormais deux lots d’étoffes à commercer…

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Lorsqu’on pose une carte préfet…

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On peut « activer » une province et gagner la ressources du jeton indiqué (Ici un tissu en Italie)

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Le jeton est retourné…

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Et les villas de la province produisent (ici encore un tissu pour les jaunes et une brique pour le rouge)

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Le préfet est l’un des bons moyens pour avoir des ressources. Ces ressources seront utilisées pour construire ou pour être revendues.

D’ailleurs, nous avons sollicité immédiatement notre marchand pour revendre ce tissu et nous avions repris des briques indispensables pour construire d’autres villas.

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Un marchand permet de revendre des ressources

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Le tissu rapporte 7 sesterces, c’est la meilleure valeur marchande

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Le marchand permet aussi d’acheter des ressources. Mais attention, il est limité à deux transactions…

Un de nos amis fit appel aussi au préfet, mais cette fois pour gagner de l’argent..

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Le préfet peut être utilisé aussi pour retourner les tuiles argent et emporter la somme visible
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Notre diplomate permit de copier l’architecte, ce qui nous donna l’occasion de nous installer en Germania, Désormais, nous avions non seulement conquis une nouvelle province mais toutes les ressources qu’elle produisait nous reviendrait.

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Comme on n’a vu, le diplomate copie un personnage joué par un adversaire
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ici, le jaune copie un architecte. Il déplace ses colons et construit des villas avec ses ressources.

Plus tard, nous faisions appel au préfet de Germania, Comme il venait d’être nommé PRAEFECTUS MAGNUS, nous avons doublé la production.

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La carte praefectus magnus permet de doubler la production de la province, mais la carte sera passée ensuite au joueur de droite. Ce n’est pas une carte personnage, elle passe de main en main à chaque utilisation.

Désormais, nous avions beaucoup de ressources de blé et de fer !

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Il était temps de faire appel à notre tribun pour recevoir un peu d’argent. Grâce à nos ressources, nous avons même pu acheter un nouveau navire.

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Le tribun permet de reprendre ses cartes déjà jouées, il fait perdre un peu de temps.

Désormais, deux nouvelles personnes travaillaient pour nous…

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 En revanche, plus on aura joué de cartes, plus le tribun ramène de l’argent. On distingue bien ci dessus que nous avons acheté deux personnages.

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Enfin, avec une ressource de blé et de fer, on peut ajouter, avec le tribun, un nouveau colon à Rome

Nous pouvons désormais repartir pour de nouvelles constructions. Nous allons pouvoir commercer ou embaucher de nouvelles personnes … Je pense que nous sommes sur la bonne voie… Allons nous devenir la famille la plus importante de l’Empire Romain ? ….

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Le plateau après quelques tours de jeu

 

Voilà …c’était un extrait d’une partie. Et Vous avez sûrement tout compris de CONCORDIA : Vous posez une carte personnage puis vous réalisez son action

Et c’est TOUT !

Trop simple diriez vous ? Oui, c’est simple à comprendre mais toute la substance de CONCORDIA va résider dans la combinaison et les enchaînements. Il faudra tenir compte des actions des autres joueurs, des cartes personnages à acheter, des ressources dont vous disposez et de l’argent que vous possédez…

Par exemple, vous pouvez posséder tout ce qu’il faut en ressources grâce à votre marchand pour construire, mais hélas, votre architecte a été joué… Faut il alors poser le Tribun pour récupérer ses cartes et perdre un tour, ou jouer autre chose pour optimiser tous vos personnages, ou encore attendre que quelqu’un pose un architecte pour le copier avec votre diplomate ? Mais au fait… Est ce qu’il reste au moins un architecte dans la main de quelqu’un ? Et puis, si je joue autre chose en attendant, je vais peut être devoir dépenser des ressources que je n’aurais plus pour construire…

Voilà toutes les questions qui vous viendront à l’esprit pendant la partie. Et des erreurs, vous allez sûrement en faire…

Vous aurez alors envie de recommencer encore et encore pour éviter toutes les erreurs que vous aviez commises mais aussi pour essayer différentes stratégies. Enfin, pas le même jour…quoique …

De plus, avec des règles simples, plus besoin de retourner dans le livret pour vérifier un point précis, toute votre concentration sera tournée sur le jeu…

Allez les gars, on ne me la fait pas ! Qui n’a jamais dit un jour « Attends, je vérifie.. » dès qu’il ressort un gros jeu ou qu’il vient d’ingurgiter des pages et des pages d’instructions ?

CONCORDIA est simple, mais c’est ce que l’on appelle un jeu « en profondeur ».

Une partie prendra fin lorsque toutes les cartes personnages auront été achetées ou que quelqu’un a construit toutes ses villas

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On est proche de la fin, plus que trois personnages en lice…

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Et plus que deux villas pour le joueur vert

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Mais finalement les derniers personnages ont été achetés, voilà le plateau en fin de partie

Dès qu’un joueur met fin à la partie, les autres ont encore un tour, mais celui qui termine embarque la fameuse carte CONCORDIA, une carte qui donne 7 points !

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On procède alors au décompte des points, car l’objectif ne sera pas seulement de s’étendre avec ses villas. Il Faudra aussi diversifier ses productions, s’être installé dans un maximum de provinces, avoir embauché des colons, avoir acheté des corps de métier et surtout, surtout avoir acheté des cartes pour les combiner avec les dieux représentés sur les personnages.

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Une carte d’aide pour nous rappeler le décompte final. On l’a en permanence sous les yeux durant la partie. Personne n’est excusable !

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Les dieux des cartes, que nous possédons, démultiplient les points de victoire. Ici MERCURIUS

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En effet, le nombre de dieux indiqués sur vos cartes sont des multiplicateurs ! Ainsi SATURNUS multiplie le nombre de provinces que vous occupez par le nombre de cartes SATURNUS que vous possédez…. Vous avez 10 provinces c’est bien… Mais une seule carte SATURNUS, cela vous apporte 10 points. En revanche, avec 3 cartes SATURNUS, c’est tout de suite 30 points !

Et oui…. encore une stratégie à laquelle il faut penser… Je vous l’avais dit, un jeu simple à assimiler, mais un jeu pour connaisseurs !

Ce que j’en pense ?

CONCORDIA est mon chouchou du moment. Oui, je sais, je ne devrais pas dénigrer les autres jeux. Mais il entre dans cette nouvelle tendance où les règles doivent être courtes sans pour autant en altérer l’intérêt tactique et stratégique. Le matériel est complet, bien fourni avec beaucoup de jetons en bois (Villas, ressources, colons), ce qui en fait un jeu agréable à manipuler et d’une certaine qualité. il se joue parfaitement à deux joueurs jusque cinq grâce à un plateau réversible et un nombre de cartes à mettre en jeu selon le nombre de joueurs. Quand aux illustrations, si elles sont un peu « plates », mais elles restent heureusement dans le thème… De toutes façons, vous serez tellement concentrés sur vos actions …

CONCORDIA est également nominé pour le fameux et très convoité « SPIEL DES JAHRES », le grand prix des jeux en Allemagne. Ce n’est pas pour rien… Bien entendu, il entre dans la catégorie des KENNERSPIEL (jeux pour connaisseurs). Il sera aux côtés d’ISTANBUL (Testé ici), très bon jeu mais plus familial à mon goût et ROKOKO (Les maîtres couturiers).

Personnellement, je donne mon pronostic à CONCORDIA.

Bon, si vous ne l’avez pas encore compris, je le dis tout haut : J’adore CONCORDIA !

Nbre de joueurs : 2 à 5

Age : + de 10 ans

Vous le voulez ? Disponible ICI

FESTIVAL DE CANNES – C’est parti

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Et oui, nous voilà partis au festival, on tâchera de soutirer tous les renseignements, de tester un maximum de nouveautés et de prototypes.

Enfin, pour conclure, les pronostics donnent gagnants (voir ICI)

Pour le jeu grand public : AUGUSTUS, pas loin de concept et des bâtisseurs

Pour le jeu expert : BRUXELLES 1893, mais pas loin de Lewis & Clark

Pour le jeu enfants : LES TROIS PETITS COCHONS

Mes pronostics ?

Difficile de faire un choix, tous ces jeux sont de qualité. Je ne ferais pas de pronostics pour les jeux pour enfants car j’avoue ne pas les avoir tous testé.

Concernant les jeux grand public, j’ai bien aimé Concept et les bâtisseurs. Mais j’avoue avoir un petit coup de coeur pour les bâtisseur avec sa boîte métal, son prix attractif et son côté « gestion »… Mais c’est le joueur expert qui parle.

Enfin pour le jeu expert, J’aurais beaucoup de mal à me décider entre Bruxelles 1893 et Lewis & Clark. Faire un choix est cruel. Mais je choisirais Lewis & Clark. Bruxelles est un excellent jeu de gestion, les illustrations sont superbes, le matériel de qualité, la mécanique bien huilée mais reste standard. Ce que j’ai aimé dans Lewis & Clark, c’est le côté « course » comme but, au lieu des traditionnels « points » à accumuler. c’est aussi le mélange cartes/plateau et la mécanique où il faut tout poser sans s’encombrer pour gagner. Mais c’est avec une larme à l’oeil que je ferais ce choix au détriment de Bruxelles. Croyez moi, ces deux jeux sont excellents et méritent un ex æquo.