STELLIUM – Vous êtes un architecte de l’univers

STELLIUM chez Ankama
Pour 2 à 4 joueurs à partir de 10 ans
Un jeu de Rémi Saunier
Pour une durée de 30 minutes environ
Disponible ICI
Le Bing Bang vient d’avoir lieu. Désormais les astres et les planètes se mettent en place doucement dans l’immensité de l’espace. Et vous, grand architecte de l’univers, vous allez assembler et organiser les mondes.
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STELLIUM est un jeu dans lequel les joueurs vont tenter de réaliser des objectifs inscrits sur de petites cartes en plaçant des billes (les planètes), sur un plateau représentant l’univers.
Les objectifs indiquent des configurations précises de formes et de couleurs. Pour parvenir à les réaliser, des parties du plateau vont tourner et certaines billes provoqueront des actions au moment où elles vont entrer en jeu.
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Ainsi les billes jaunes (soleil) feront tourner un plateau sur lequel elles arrivent, les billes vertes permettront d’intervertir deux autres billes dont une verte, les bleues permettront de pousser les autres billes, et la supernova rouge peut attirer une planète dans un trou noir, un emplacement entre les différents plateaux tournants.
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A son tour, le joueur pioche une bille dans un sac. Selon ses objectifs, il tentera alors de prendre la couleur qui l’intéresse pour en appliquer l’effet. Pour le guider, il pourra utiliser le côté ingénieux du jeu, puisque chaque couleur de bille a aussi une texture différente et il est possible de tenter de les reconnaître au toucher. Hormis le soleil qui est plus facilement reconnaissable, les autres seront assez proches les unes des autres. Bien entendu, on sera parfois contraint à jouer une bille que l’on ne voulait pas…
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Une fois la bille placée, on essaye, alors, en appliquant leur effet de créer une configuration correspondantes à l’un de ses objectifs. On pourra alors marquer des points pour les objectifs réalisés. En fin de tour, on peut en piocher un nouveau mais en conserver que 3.
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Enfin, il sera possible d’utiliser des jetons jokers qui permettent d’appliquer une action à une bille, même si elle n’est pas de la bonne couleur. Ces jetons seront limités à 4 (un par couleur) et apporteront un point de victoire pour chacun qui n’aura pas été utilisé durant la partie.
Le premier joueur à atteindre 20 points mettra fin à la partie.
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Les règles sont simples et le thème est vraiment original. Stellium harmonise à la fois le jeu de placement abstrait et la sensation du toucher. Un joli jeu avec un beau matériel à un prix raisonnable.

TERRES PIRATES – Oh là marin d’eau douce !

Oh là ! Flibustiers et marins d’eau douce, les trésors seront miens ! Écartez-vous de mon chemin ou vous entendrez parler de Barbe Noire ! Mouhaha ha ha !

Et oui, pas de surprises, avec une telle dénomination, vous aurez affaire à un jeu de pirates. Chaque joueur en incarne un et devra voyager d’îles en îles à la recherche de trésors pour les amener à bon port, c’est à dire au point de départ, la capitale…

Mais attention, pas question de faire plusieurs voyages, il faudra revenir les cales pleines avec 4 trésors.

Bien entendu, les autres pirates vont tout faire pour s’empêcher les uns les autres d’y arriver, à coup de canons et d’abordages !

Chaque pirate dispose d’un deck de cartes propre à son personnage. Celui-ci aura une spécialisation, par exemple pour fort en attaque, meilleur en défense, plus rapide sur les flots, un peu de tout …etc…

A cela s’ajoutent des pioches communes de cartes permettant d’obtenir des cartes de navigation, nécessaires pour se déplacer, des cartes objets pour prendre les trésors sur les îles, des cartes armement pour les abordages et enfin, des cartes canons pour se faire des trous dans la coque.

A son tour, un joueur puise trois cartes de n’importe quelle pioche (y compris son propre deck), puis il en jouera à volonté pour réaliser son tour. Il peut ainsi se déplacer, prendre un trésor sur une île ou attaquer un adversaire, etc…

Pour prendre un trésor, il suffira de fournir les objets adéquates indiqués sur l’île pour se saisir de la tuile trésor. Pour attaquer, il devra se trouver à portée (en général sur la même case) que son adversaire et les hostilités vont démarrer .
Un combat commence par une phase de canonnades où chaque joueur vont balancer leurs boulets chauds pour trouer le navire adverse. On se prendra alors des jetons « trous dans la coque » . Vient ensuite l’abordage, où chaque joueur va balancer ses cartes d’armement de différentes valeurs, mais ils devra déduire le nombre de trous dans la coque, en malus.

Celui qui remporte le combat peut alors voler une carte adverse (même provenant du deck propriétaire) et éventuellement un trésor, s’il a une carte qui lui permet.

On pourra en payant des cartes sur une île, faire réparer son bateau.

Pour mettre un peu de rhum à l’aventure, des cartes événements viendront nous perturber à chaque tour, comme par exemple, le fameux Kraken !

Terres Pirates est un jeu aux régles très simples. D’ailleurs, je pense qu’il peut convenir à toute la famille, même à partir de 8 ans…

Bien entendu, toute sa saveur viendra de ses coups vaches car on ne se fera pas de cadeaux. Les alliances iront bon train pour empêcher un joueur de gagner trop facilement en lui barrant la route et en tentant de lui reprendre quelques trésors. Plus on sera nombreux, plus les retournements de situation ne manqueront pas. Bref, on va se mettre joyeusement sur la figure !

Remarquons également des très belles illustrations d’aquarelles, ainsi que, sur les côtés de la boîte, des clins d’oeil historiques sur de véritables pirates qui ont inspiré ceux du jeu…

Simple, Chafouin et beau, il convient à tous pour se défouler et se bastonner !

 

TERRES PIRATES
De 3 à 6 Joueurs – A Partir de 12 ans
Pour une durée de 45 min.
Un jeu de Matthieu Roussignol

Disponible ICI

OKANAGAN – La belle vallée

 
l’OKANAGAN est une belle région située au Sud ouest du Canada. Outre le fait que ce soit très joli, c’est aussi un petit jeu léger de tuiles/majorités que j’ai plutôt bien aimé…
Le but sera d’accomplir de petits objectifs que l’on pourra réaliser plusieurs fois en obtenant des jetons « Récompenses ».
Le jeu débute en plaçant une tuile de la vallée au centre de la table, chaque joueur en reçoit une et les autres (une quarantaine) sont mises en pioche face cachées en trois tas. On en révèle alors une de
chaque tas…
Quand je dis « faces cachées », il y aura cependant au dos de chaque tuile (donc en haut de chaque pile) une action dite « spéciale » possible sur chacune.
Chaque joueur reçoit ensuite un pool de bâtiments qui seront construits durant la partie. La moitié est placée devant le joueur, l’autre sur une carte. Ils seront disponibles lors d’une seconde manche.
A la première manche, les joueurs reçoivent alors 5 cartes objectifs et devront en garder 3. Ces cartes réclament des récompenses que l’on va gagner grâce aux tuiles paysages et aux bâtiments que l’on va construire.
Un tour de jeu est très simple. On pose la tuile paysage que l’on a devant soit, en respectant les divers types de terrains (lac, forêt, prairie, montagne), comme on peut le faire dans des jeux tels que Carcassonne ou Isles of Skyes. Une fois celle-ci posée, on place alors un de ses bâtiments. Il en existe de 3 sortes qui rapporteront plus ou moins de l’influence lorsqu’un territoire sera clos par un joueur.
Le silo n’apporte qu’une seule influence, mais il influe sur tous les territoires de la tuile. Il peut ainsi intervenir sur plusieurs territoires qui pourraient être potentiellement fermés.
L’entrepôt apporte 2 influences, mais ne touche que deux types de paysage, et enfin la ferme, 3 influences, mais un seul type de territoire.
Enfin, on reprend une tuile depuis celles visibles ou au dessus sans savoir sur quoi on va tomber.
Lorsqu’un territoire est fermé, on procède alors à un scoring. On regarde les récompenses incluses dans le paysage fermé, et on prépare les jetons récompenses. Celui qui est absent en bâtiment, aura que dalle ! Celui qui a le moins d’influence, peut alors faire une action indiquée sur les tuiles à l’envers de la pioche…Eh oui ! … On aura des trucs comme échanger un jeton de forme ou de couleur, ou encore prendre des jetons, ou encore une carte pépite…
Enfin chacun prend autant de jetons de récompenses (qu’on aura préparé) en commençant par celui qui a le plus d’influence…(4 jetons si on a 4 influences)
Quoi ? Y’en a pas assez ? Mince alors 😀
Là où c’est malin, c’est que les égalités sont départagées par celui qui aura clos le paysage. Et croyez moi, des fois il est intéressant d’avoir l’action spéciale ! (donc pas si perdant que ça parfois)
Les récompenses seront là pour satisfaire les cartes objectifs en main, car celles-ci demandent des combinaisons de jetons (1 à 3)
La manche se termine lorsque tout le monde aura posé ses bâtiments. On peut alors changer deux cartes objectifs, si on veut, et on démarre une nouvelle manche avec les bâtiments mis de côté auparavant.
On décomptera alors en fin de partie nos objectifs, sachant que les jetons sont utilisables d’une carte à une autre plusieurs fois ! Enfin, les pépites apportent des points au majoritaire, et en décroissant…
OKANAGAN est dans le même style que Isles of Skyes. Les illustrations sont très sympas et le thème colle au jeu… Contrairement à ce dernier, où les enchères sont importantes, OKANAGAN met plus l’accent sur le placement des bâtiments, l’influence et les actions spéciales des tuiles face cachées. Le jeu est au final sympathique et fluide.
Agréable à jouer il plaira à tout le monde, novices ou plus aguerris pour une partie rapide…
Testé à 2 et plus, il sera quand même bien mieux à partir de 3 joueurs
Pour 2 à 4 joueurs – A partir de 10 ans
Durée de 60 minutes (à 4)
Un jeu de Emanuele Ornela
Disponible ICI

ADEMIMO – Devine le mien !

ADEMIMO s’inscrit dans ces jeux familiaux qui tournent autour des mots à deviner comme peuvent l’être Codenames, Concept (Quoiqu’on dépasse le domaine du mot dans Concept), et d’autres jeux encore…
Bref ADEMIMO est un jeu pour jouer avec tout le monde et en réunion. D’ailleurs plus on sera nombreux, mieux il sera quoi-qu’à 3 joueurs, il tourne pas trop mal…
 
Le principe est simple. On dispose un plateau qui, outre le fait de permettre de noter les scores, il recevra 10 cartes contenant un mot. On dispose enfin des cartes à proximité indiquant des qualificatifs. En général sur la même carte, on aura des choix multiples dans un concept (comme rouge, orange, jaune), ou des opposés (Grand, petit).
 
Chaque joueur prend alors un jeton numéroté (de 1 à 10) au hasard parmi une pioche que personne ne voit, ce sera le mot qu’il essaiera de faire deviner aux autres.
 
Il aura aussi des jetons en forme de cône pour les poser, justement sur les cartes de qualificatifs.
On recevra aussi un cône de chaque joueur qu’il enclenchera dans une petite réglette pour indiquer ses réponses lorsqu’on aura deviné les mots adverses.
 
En plus clair, chacun doit trouver les mots des autres après que tout le monde ait donné des indices.
 
A tour de rôle, les joueurs donnent alors une indication en posant un cône sur une carte. On tourne ainsi jusqu’à ce qu’il n’y a plus de cône chez personne. Un peu comme si on jouait ,tous en simultané, à Concept. Si une carte est occupée, il faut alors poser deux cônes pour y aller, ce qui peut entraîner des situations gênantes.
 
Ensuite on vote derrière son paravent, on découvre tous nos résultats et si quelqu’un a trouvé le mot d’un adversaire, il prend un point et celui qui a le mot aussi… (toujours un peu comme concept)
 
On réalise un certain nombre de manches, puis celle ou celui ayant le plus de points gagne.
 
Voilà, c’est très simple.
 
ADEMIMO est assez proche de Concept dans le principe. Sauf que là bien sûr on joue tous en même temps. Cependant, si Concept est un must dans le genre, il demande une certaine maîtrise du plateau qui comporte beaucoup d’icônes et une imagination un peu plus tortueuse….
 
ADEMIMO sera plus accessible, et donc si vous jouez avec des novices, il fera parfaitement l’affaire.
 
On notera aussi, un très bel effort sur le matériel pour ce jeu pour un budget dépassant à peine la 20taine d’euros.
 
ADEMIMO est le jeu des mots du moment aux côtés de Mot pour Mot, excellent lui aussi. On a bien aimé, et on a même demandé à rallonger le jeu de quelques manches pour le plaisir.
Pour 3 à 6 joueurs – A partir de 8 ans
Durée 20 min. Chez Iello
Un jeu de Hisashi Hayashi
Disponible ICI

LES MONTAGNES HALLUCINÉES – Quand Cthulhu nous fait rire

LES MONTAGNE HALLUCINEES

Ce jeu va vous rendre vraiment dingue.

Le montagnes hallucinées sont basées sur une nouvelle de Lovecraft qui se passe en Antarctique. Des géologues partent sur le continent et y découvre une montagne abritant une cité étrange avec des reliques incroyables. Mais celles-ci vont les rendre fous peu à peu, sans compter les blessures dues à l’aventure…

En fait, il ne s’agira pas d’un jeu coop d’aventures comme on peut le croiser chez Edge, mais un jeu assez particulier.

Les joueurs vont bien jouer en coopération. Leur but sera de découvrir des reliques parmi des tuiles posées sur un plateau représentant la montagne et d’en avoir plus que de cartes blessures, sachant qu’on en a quelques-une dès le départ.

Il faut donc faire voyager le pion « avion » de tuiles en tuiles pour y trouver des bonus nous donnant des cartes reliques. On y trouvera aussi de quoi nous soigner ou améliorer nos cartes, ou encore la possibilité de voir d’autres tuiles en avance.

Dans la main, chaque joueur possède des cartes représentant des objets. Ils sont de quatre types : Caisses, outils, armes et livres. Chaque carte comporte aussi un numéro allant de 2 à 6.

Lorsqu’on retourne une tuile, on doit alors assembler nos cartes entre tous les joueurs pour atteindre des fourchettes de valeurs pour certaines catégories d’objets. Bien entendu, on n’a pas le droit de montrer ce que l’on a en main, mais juste parler. On aura 30 secondes pour réussir chaque tuile, et dès qu’on commence à poser nos cartes, on doit se taire…

Certes le temps va jouer pour nous ennuyer, mais le pire viendra de cartes folies que chaque joueur possède, nous apportant des problèmes pour communiquer. On aura, par exemple, l’obligation devoir regarder tout le temps sous la table ou encore bégayer, dire « tu » au lieu de « ‘je » et tout un tas d’autres vacheries.

Si on se trompe dans les objectifs, on prendra encore des folies plus corsées, voir même des malus qui nous feront perdre… De plus, les objectifs vont devenir de plus en plus difficiles.

Le but sera de quitter le continent en ayant plus de reliques que de blesssures

Si, certes, c’est un jeu basé sur le mythe de Cthulhu, il est complètement différent de ce que l’on a habitude voir. Cette fois, il apporte une dimension stressante et très amusante, à la limite du jeu d’ambiance mêlé au petit jeu coopératif. C’est très original comme jeu et attendez-vous à quelques fous rires, tant cela peut devenir du grand n’importe quoi.

Certes on connaîtra les cartes de folie en faisant plusieurs parties, mais c’est toujours très drôle d’y jouer.

Le matériel et les illustrations sont une réussite, avec thermoformage, jetons, et même un bel avion en figurine. Pour une fois, Cthulhu ne nous effraie pas, mais nous garantit une bonne partie de rigolades.

Les Montagne Hallucinées, un jeu de Rob Daviau
Pour 2 à 5 Joueurs – A partir de
Edité chez Iello

Disponible ICI

 

KARMAKA – Bien remplir sa … SES vies

KARMAKA
Qui n’a jamais rêvé d’avoir plusieurs vies ? …
Tout le monde connait cette légende où les chats en auraient sept. Pourtant dans Karmaka, vous n’allez pas jouer le rôle d’un félin, mais celui d’un simple bousier. Vous connaissez ? Ce sont ces scarabées qui poussent une boule d’excrément avec leurs pattes arrières.
J’avoue que c’est un choix étrange pour un jeu, et j’ai beau chercher sur le Net, je n’ai pas vu de réelles explications entre le bousier et la réincarnation… A moins que je n’ai loupé quelque chose…. Mais passons au jeu…
Dans KARAMKA, le but sera d’atteindre en premier, par nos vies réincarnées, le plus haut niveau de Karma.
Ceci sera représenté par un petit pion en forme de bouddah à faire monter sur un plateau central. Pour ce faire, chacun va jouer des cartes qui représente sa vie. Au départ, nous aurons une main de 4 cartes, et 2 posées à notre gauche (comme pioche personnelle).
A chaque tour, on puise une carte de cette pioche, si on en a, puis on peut réaliser l’une des trois actions suivantes. La principale sera de poser des cartes devant nous au centre, pour tenter d’atteindre dans l’une des couleurs, une certaine valeur en les additionnant. Sachant que certaines cartes sont multicolores, mais seulement de valeur 1.
La valeur à atteindre servira à faire monter notre Bouddha sur le plateau central. Au départ, elle est de 4, puis sera incrémentée de 1 par vie, pour atteindre 7, niveau qui vous fera immédiatement gagner la partie.
Attention cependant ! Votre valeur sera décomptée uniquement lorsque vous serez au bout de votre vie, c’est à dire, si vous n’avez plus de cartes à jouer à votre tour ! Et, parfois, vos adversaires vous en empêcheront.
En effet, la seconde façon de jouer une carte, c’est d’activer son pouvoir. Chaque carte possède un pouvoir. Ils sont multiples, mais ont des tendances par couleur. Ainsi, le vert permet en général de reprendre des cartes depuis la « source » (une pioche commune), le rouge (feu) seront des cartes qui viendront faire quelques vacheries à vos adversaires (d’où l’intervention des adversaires)…
Une fois jouées, ces cartes pourront être récupérées par vos adversaires gratuitement ou partent à la fosse (la défausse commune)…
Enfin, pour la troisième possibilité, vous pouvez tout simplement la défaussez dans votre « vie future ». C’est votre défausse personnelle, placée à votre droite. Ces cartes pourront alors être récupérées pour votre prochaine « vie ». A noter que les cartes jouées comme « pouvoir » puis récupérées par un adversaire partent elles aussi dans la vie future de l’adversaire.
Cette manœuvre permet donc de préparer votre prochaine manche pour le prochain niveau de Karma.
Lorsque vous ne pouvez pas jouer de cartes, on regarde si l’une des couleurs a atteint la valeur du prochain niveau de Karma. Si c’est le cas, vous montez votre Bouddha à ce niveau, sinon vous récupérez un jeton Karmique qui ajoutera +1 à n’importe quelle valeur de couleur pour une prochaine vie. Ensuite, vos cartes jouées partent à la fosse, vous récupérez celles de votre vie future (et compléter parfois pour en avoir un minimum), et votre nouvelle vie démarre pour atteindre le prochain niveau de Karma…
Une fois en haut en premier, vous remportez la partie !
KARMAKA est très simple à prendre en main et il suffit de quelques tours pour comprendre comment il fonctionne. Ce qui attire tout de suite, ce sont les superbes illustrations du jeu et son thème sur le Karma, même si on ne comprends toujours pas ce que viens faire là ce bousier… Mais avec de si belles illustrations, on prendra un grand plaisir à manipuler le jeu. A noter également, que le plateau central peut être remplacé par 2 cartes, ce qui permet d’emmener le jeu en voyage dans le sac fourni, pas bête !
KARMAKA est fluide, rapide et les pouvoirs apporteront la touche stratégique au jeu, ou l’interaction entre les joueurs. Même s’il reste léger, parfois on pourra réaliser avec nos cartes quelques combinaisons. Ceci dit, on n’est jamais à l’abri d’une attaque adverse venant perturber nos plans.
Il y aura aussi ce petit instant de tension, où vous vous débarrassez de votre dernière carte, prêt à grimper au niveau suivant, et qu’il faille attendre un tour complet en espérant que personne ne vous en empêche.
KARMAKA de Eddy Boxerman et Dave Burke
Pour 2 à 4 joueurs – A partir de 13 ans
Edité chez Lumberjacks
Disponible ICI

PHOTOSYNTHESIS – Un jeu qui envoie du bois

Quoi de mieux que l’automne pour parler des arbres ? En cette saison, les paysages prennent de magnifiques couleurs jaunes, rouges, marron… Un véritable tableau d’art !  Mais c’est aussi l’occasion de vous parler de Photosynthesis, un des derniers jeu de Blue Orange, dont la sortie officielle est prévue à Essen 2017, ainsi que dans toutes les boutiques. Découvert il y a plusieurs mois déjà, il est grand temps que je vous explique de quoi il en retourne et de vous donner mon avis.

Photosynthesis, c’est l’histoire d’un lopin de forêt où les arbres vont profiter du soleil pour croître, puis disparaître après avoir ensemencer le sol pour laisser place à de nouveaux arbres. Tout cela peut paraître naturel, mais cette fois, les différentes essences d’arbres que chaque joueur va contrôler, essaieront de profiter au maximum de la place et des rayons du soleil dans une lutte acharnée.

Tu me fais de l’ombre !

Pour pousser, un arbre n’a besoin que d’une seule chose : De l’énergie solaire ! Le soleil va tournoyer autour de la forêt arrosant les arbres de ses rayons. Ceux-ci vont alors capter la lumière pour la transformer en énergie nécessaire à leur croissance.

Enfin, quand je dis « ceux-ci », ce seront surtout les arbres qui ne seront pas à l’ombre ! Tous les arbres en périphérie vont alors en profiter, et encore ! S’ils sont du bon côté du soleil. Mais ceux qui se trouvent plus à l’intérieur risquent de rester à l’ombre de ceux qui se trouvent dans l’axe du soleil.

Seul moyen d’en profiter : être plus grand que les autres ! Sachant que plus un arbre est grand, plus il couvre d’ombres les cases derrière lui. Ainsi un petit arbre ombrage une seule case, mais un grand viendra gâcher la vie des autres trois cases derrière lui.

Bref, il est quand même préférable de pousser tranquillement sur un bord plutôt qu’au centre de la forêt où chacun se bouscule ! Seulement voilà, être plus au centre apportera plus d’avantage. Mais nous verrons cela plus loin.

Il faut de l’énergie !

Une fois, la photosynthèse réalisée, les arbres vont alors utiliser leur énergie. Celle-ci pourra servir à croître plus haut, mais aussi engendrer de nouveaux arbres.

Dans Photosynthesis, il sera nécessaire d’avoir le nouvel arbre à disposition pour le faire grandir. Pour cela, il faut réaliser un « achat » depuis son plateau personnel où seront entreposer les graines et les arbres de différentes tailles et en dépensant des points d’énergie obtenus par le soleil. On pourra alors seulement, avec une action de pousse, remplacer un arbre de son essence par un autre plus important, un fois disponible. L’arbre remplacé sera alors reposé sur le plateau prêt pour être acheté, sinon il sera défaussé faute de place, puisque celles-ci sont limitée.

Heureusement, dès le début, on aura à disposition 2 graines, 4 petits arbres dont deux seront déposés en bordure de forêt lors de la mise en place, et un arbre moyen.

L’apogée de l’arbre… et sa renaissance

Arrivé à sa taille maximale, l’arbre est à son apogée et une action permet de le retirer du plateau pour, cette fois, rapporter des points de victoire. Plus, il sera au centre, plus cela donnera des points. Mais souvenez-vous, le centre est la position la moins exposée au soleil !

Pour implanter un nouvel arbre, il suffira alors, toujours en dépensant de l’énergie,  de réaliser une action pour ensemencer une graine à partir d’un de ses arbres. Mais là aussi, la taille compte ! Ainsi, un grand arbre pourra déposer une graine à une plus grande distance, qu’un petit arbre qui devra se contenter d’une case libre voisine.

Tant qu’il y a de l’énergie, il y a de l’espoir…

Un joueur, lorsque c’est son tour, pourra alors dépenser les points d’énergie qu’il le désire, avec pour seul limite le nombre qu’il possède. Mais il a le droit d’économiser ! Surtout si la situation n’est pas favorable à son tour. Tout cela, bien sûr, est une question de stratégie et de calcul.

Il tourne, il tourne le soleil…

Le soleil va alors voyager autour du plateau, arrosant la forêt sous six angles différents pour attribuer son énergie. On redémarre alors, pour tous les joueurs, le décompte d’énergie. Puis chacun, à partir du premier joueur, réalise ses actions avec l’énergie à disposition. La partie prendra fin au bout de trois révolution complète du soleil autour du plateau, voir quatre pour une partie longue. Au bout de ces parcours, les joueurs décomptent alors leurs tuiles de points et le vainqueur sera élu l’essence reine de la forêt !

Ce que je pense ?

La première chose qui m’a attiré dans Photosynthesis, c’est son magnifique design qui nous plonge complètement dans le thème du jeu pourtant abstrait. L’ensemble des arbres érigés sur le plateau sera du plus bel effet de nature. Ce sera d’autant plus naturel que la grosse boite de photosynthesis ne comporte aucune partie en plastique. Ne vous étonnez pas, donc, si vous n’y voyez aucun sachet plastique. Oui tout est fait de carton et de papier, même les casiers de rangement des différentes essences d’arbres.

L’illustration de la couverture est absolument remarquable et je suis cloué par le travail de Sabrina Miramon, également illustratrice de Quadropolis. Le petit arbre illuminé au milieu d’une clairière d’arbres centenaires donne à la fois le thème du jeu, mais soulève immédiatement la curiosité.

Le jeu par lui même reprend une mécanique basée sur la lumière et l’ombre, chose que l’on trouve également dans Arboria. Mais, Photosynthesis, malgré ses règles très faciles d’accès (2 feuillets), nous fera des nœuds au cerveau avec une réelle courbe d’apprentissage. C’est ce que l’on retrouve souvent dans la plupart des jeux abstraits, où l’on va mettre chaque partie à profit pour découvrir de nouvelles astuces. Chacun de vos choix auront une importance et devront tenir compte de la rotation du soleil. A noter enfin que je lui préfère une partie courte de trois révolutions que la version longue de quatre.

Photosynthesis est vraiment un beau jeu, sans hasard et stratégique malgré ses règles toutes simples. Il peut très bien se jouer tranquillement en famille, mais aussi en challenge de points avec ceux qui aiment se creuser la tête. A apprécier avec un fond sonore de musique relaxante…

Bien entendu, c’est aussi le jeu idéal pour tous les amoureux de la nature…

Pour 2 à 4 joueurs, à Partir de 10 ans

Durée d’explication : 5 à 10 minutes max

Durée de la partie : 60 à 90 minutes selon le niveau

Disponible ICI

 

 

MAGIC MAZE … Pas de l’ordinaire mais du super !

  • Tu n’aurais pas dû lancer ce sort !
  • Et Bien quoi, le portail a bien été créé, non ?
  • C’est clair, mais on a perdu tout notre équipement !
  • Tu préférais peut être rester avec le dragon ?
  • Je suis sûr qu’on pouvait le tuer !
  • Ah oui ? Regarde comment il a carbonisé les autres !
  • N’empêche qu’on n’aurait pas dû franchir ton portail magique…
  • Bon, nous voilà sans rien maintenant ! Il faut trouver de quoi refaire notre équipement…
  • Regardez là bas ! On pourrait aller au Magic Maze !
  • Moi je n’ai plus un sou, mon or est resté avec le dragon !
  • Nous non plus…
  • Ah c’est malin ! Il ne nous reste plus qu’à voler des équipements et s’enfuir…

C’est alors que les quatre aventuriers décidèrent de se rendre au Magic Maze, le fameux centre commercial où tout le monde vient  acheter ses potions, ses armes et ses armures de cuir.

Le Magic Maze est un centre commercial où les aventuriers se rendent pour faire leurs emplettes. Ici, les joueurs vont manipuler des pions dans les allées du supermarché. On installe alors la tuile de départ.

  • Vous êtes prêts ?
  • C’est bon, tu peux nous téléporter à l’intérieur.
  • C’est quand même incroyable ! Il y a deux minutes, vous m’insultiez et maintenant vous me demandez de vous téléporter !
  • Tais toi et vas-y !

 

Les pions démarrent sur cette tuile, ils devront être bougés par tous les joueurs pour explorer d’autres tuiles.

Arrivés à l’intérieur, ils élaborèrent un plan afin de ne pas se faire coincer par les vigiles. D’autant plus, que la sécurité avait été renforcée par quelques trolls et géants des montagnes pas commodes du tout ! La tactique était simple, ils avaient décidé de se coordonner et de se rendre, chacun, dans leur boutique préférée pour y commettre simultanément leur larcin, en y dérobant de l’équipement.

Le but du jeu sera avant tout d’envoyer chaque pion dans son magasin respectif (Case Jaune, orange, verte et violette)

L’alerte venant de toute part, ils pourraient ainsi embrouiller la sécurité pour profiter de fuir au plus vite.

Une fois dans chaque boutique, ils déplaceront alors les pions vers la sortie.  

Il fallait faire vite, pas question de traîner dans les allées… Sans équipement et à moitié dénudés, nous étions repérables à 100 mètres !

 

Pour réussir leur mission, les joueurs disposent d’un sablier de 3 minutes seulement. C’est très peu ! En revanche, ils pourront le réinitialiser durant la partie.

L’important était de bien coordonner notre incursion. Si l’un de nous tournait en rond, il y de fortes chances que nous finissions par échouer…

 

Chaque joueur reçoit une tuile. Sur celle-ci est indiqué un seul mouvement par une flèche. Ci-dessus, le joueur pourra uniquement bouger les pions vers la droite

Bien entendu, Chacun reçoit au moins une direction et parfois la possibilité de faire une action particulière comme monter un escalator, poser une nouvelle tuile ou se téléporter.

Ainsi, les joueurs déplaceront tous les pions, mais chacun ne pourra le faire que dans une seule direction. La coordination est indispensable pour réussir.

  • Rappelez-vous, une fois séparés, nous ne pourrons plus communiquer.
  • D’accord, chacun explore les allées et trouve son magasin, allons-y !

 

On tourne alors le sablier et on bouge les pions. Mais seulement voilà, on n’a plus le droit de se parler !!

Pour découvrir de nouvelles tuiles, il faudra envoyer les pions sur une case avec une loupe dont la couleur correspond au pion. Mais un seul joueur peut dévoiler une nouvelle une nouvelle avec une action précise. Il faut espérer qu’il ait bien vu qu’on attend après lui.

Ici, le pion vert ne peut plus explorer sur cette tuile car il n’a pas de sortie correspondante à sa couleur. Il faut amener le pion violet ou le jaune !

On ne peut pas parler, mais pour attirer l’attention d’un joueur, on utilise un gros pion rouge qu’on tape devant le joueur qu’on veut faire réagir et agir ! Et croyez moi, parfois on y va de bon cœur.

 

Parfois la stress était au maximum. Le temps s’écoulait et déjà les vigiles nous avaient aperçu. Le mieux était de se cacher dans un coin pour se faire oublier un peu.

 

Si le sablier se vide, la partie est perdue ! Mais on peut le réinitialiser (le retourner) en plaçant un pion aventurier sur une case sablier. C’est le seul moment où on peut discuter de nouveau avant de relancer les déplacements. Mais attention, le sable coule toujours !

Une fois, la case sablier utilisée, on y place une croix. Il ne sera plus valable. Il n’y en a que quatre dans le premier scénario ! c’est limite !

Heureusement notre magicien avait encore un peu de mana pour nous téléporter !

On peut utiliser la téléportation pour déplacer un pion sur une case vortex. Bien pratique quand celui-ci se trouve très loin de l’endroit où on désire l’amener. Parfois, on oublie de le faire

 

Un autre pouvoir permet de franchir des escalators… 

 

Lorsque les aventuriers se sont retrouvés de nouveau équipés, ils ne leur restaient plus qu’à fuir !

Première phase accomplie ! Tous les pions sont sur leur magasin respectif. Il faut maintenant tous les emmener vers la sortie !

La sortie était assez loin pour certains et le temps manquait cruellement. Pas question de se faire avoir ! Les plus proches se sont précipités vers la sortie.

Lorsqu’un pion sort, c’est bon pour lui, mais il faut sortir les quatre. 

Hélas notre magicien n’avait plus de Mana et ne pouvait plus nous téléporter… Le timing était serré !

Bien entendu, pour corser le tout, on ne peut plus utiliser la téléportation durant la phase de sortie.

  • Ouf ! On a réussi les gars !
  • Oui, c’était d’un cheveu !
  • Tu m’etonnes ! J’ai bien cru qu’un troll allait me saisir par le col…
  • Nous sommes les meilleurs…. Allez, Morgar, tu peux nous renvoyer près du dragon…
  • Euh… Je n’ai plus de mana, désolé.
  • Hé regardez, les vigiles nous ont vu !
  • Vite Fuyons d’ici !

C’est gagné ! Les quatre pions sont dehors… Mais croyez moi, parfois c’est loupé et très souvent on juste le temps de réussir!

Ce que j’en pense ?

Magic Maze est mon coup de cœur de ce début d’année 2017. Ce n’est pas pour rien qu’il part comme des petits pains d’ailleurs. Magic Maze est un jeu qui sort des sentiers battus comme le sont Captain Sonar, Flick’em up ou Loony Quest. D’un point de vue mécanique, il se rapprochera de « Escape, la course du temple » également un jeu en temps réel. Toutefois, Magic Maze apporte quelques notes très originales qui lui sont propres. Tout d’abord, l’excellente idée de séparer le sens des mouvements et certaines actions entre les joueurs. En effet, lorsqu’on explique le jeu, on se dit qu’on y arrivera sans problème. Et pourtant, avec le stress du sablier et du gros pion rouge qu’on excite devant vous, vous n’arrivez pas toujours à comprendre ce qu’on essaye de vous faire comprendre. Ainsi, vous allez chercher sans rien voir et bouger un mauvais pion vers une salle, alors que tout le monde s’énerve sur un sablier en train de se terminer ou sur un chemin que vous n’avez pas vu. La seconde idée vient, bien sûr, du silence absolu qu’il faut observer entre les joueurs. Il vous ait donc impossible de faire comprendre votre stratégie, et parfois un pion fait des allers retours parce que les autres ne comprennent pas ce que vous voulez faire.

Ces deux effets suffisent amplement à rendre la situation très stressante et pleine de sensations, malgré le silence. Une fois le sablier retourné, on peut discuter et c’est à ce moment là que les joueurs  peuvent, avec soulagement, exposer leur but, ou encore planifier une stratégie. Bref, c’est aussi à ce moment là, qu’on lâche toute la tension accumulée… et c’est très drôle !

Le matériel est plutôt de qualité et semble prévu pour ce type de jeu, il devrait résister. Le background est décalé, mais, ma foi, c’est plutôt amusant. J’ai juste un petit regret sur les illustrations des tuiles qui sont un peu « fades » à mon gout avec un sol un peu trop « carrelage de salle de bain » et des petits détails amusants qui ne ressortent pas assez. D’un autre côté, cela nous empêche d’avoir le moindre repère et d’ajouter encore un peu plus de désorientation, car tout se ressemble.

Magic Maze propose également toute une série de scénarios où la difficulté sera progressive, comme par exemple avoir des sorties séparés, avoir des passages réservés à certains aventuriers, des caméras qui bloquent les sabliers. Bref, on aura de quoi faire varier le jeu par quelques défis supplémentaires et modulaires. J’apprécie beaucoup ces modules, qui manquaient cruellement dans « Escape ». Jouable de solo à 8 joueurs, je le conseille surtout à 4 pour les premières parties. Au delà de 4 joueurs, certains auront le même mouvement, ce qui peut aider ou mettre encore plus de pagaille.

Des tuiles pour des variantes et des scénarios

Bref MAgic Maze de Sit Down est tout simplement génial et incontournable pour jouer différent. C’est une excellente idée, facile à comprendre, d’une durée bien calculée, avec un prix raisonnable et plein d’idées pour faire varier vos parties. Je vous le conseille vivement pour délirer quelques minutes aussi bien avec des adultes ou des enfants. Stress garanti,  j’adore !

 

Magic Maze est un jeu pour 1 à 8 joueurs, d’une durée de 15 à 30 minutes à partir de 8 ans

Il est disponible ICI à L’alchimiste

 

 

FREAK SHOP – Un petit tour chez horrikea

 

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  • Georges ! Cela suffit !
  • Qu’y a t’il ma chère ? Nous sommes à court de sang ?
  • Nous sommes une nouvelle fois envahis par les touristes qui prennent notre manoir pour un lieu de passage !
  • …. Ne criez donc pas ! Demain, je passerais au magasin faire quelques emplettes pour le rendre encore plus horrible. 

Le FREAK SHOP est une boutique un peu spéciale…. Située au fond d’une ruelle brumeuse du quartier le plus louche, on y vend toutes sortes d’objets horribles pour décorer les lieux les plus…. étranges. Ouvert uniquement la nuit, pour des raisons pratiques pour les vampires, on y trouve des lits cercueils, des plantes carnivores, des bocaux contenants des …. des quoi d’ailleurs ?. Bref, ses clients est un public averti ! … D’ailleurs, le commun des mortels n’en ressort pas toujours et vient parfois s’ajouter, en morceaux, sur les étagères…

  • Sympa les crânes humains défoncés là, vous m’en mettrez deux pour tenir les livres.

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Et vous avez décidé de refaire votre décoration intérieure… Après avoir vérifier que ce n’est pas la pleine lune, vous vous rendez au FREAK SHOP pour y dégoter ce dont vous avez besoin (En effet, le magasin n’ouvre plus lors des pleines lunes depuis que les loups garous avaient fâcheuse tendance à venir et se transformer au rayon des bocaux)

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Seulement, l’endroit est très prisé et il va falloir faire preuve d’imagination pour se distinguer des autres clients. Et oui, il n’est pas rare qu’on s’invite les uns, les autres lors de grandes soirées, même si nous sommes des monstres étranges et que, parfois, le nombre d’invités n’est plus le même entre le début et la fin de la dite soirée.

  • Quelqu’un a vu mon mari ?
  • La dernière fois que je l’ai aperçu, il était près de cette grosse plante carnivore.
  • ….

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Voilà l’ambiance dans laquelle vous allez jouer à Freak Shop…  Désormais, il faudra tenter de réaliser au mieux ses emplettes, de les diversifier et d’accumuler le plus de points.

Freak shop est très simple. Il se compose d’un jeu de cartes qui représenteront les objets à acheter, on va dire par famille. On aura en tout une dizaine de famille chacune affectée d’une valeur allant de 1 à 10 et dont la rareté va augmenter. Ainsi on aura seulement deux cartes de valeur 10, famille pour une poussette au look très Adam’s family, puis 3 cartes de valeur 9, 4 de valeur 8, etc… Inutile de dire que les grosses valeurs seront plutôt convoitées !

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On distribue quelques cartes à chaque joueurs, un 1, un 2, un 3 puis un 4,5,6 ou 7 suivant l’ordre du tour. Puis on mélange le reste pour former une pioche. Ensuite, on inclut une carte fermeture de boutique parmi les 7 dernières. On étale alors les 5 premières cartes au centre de la table comme étant les premiers articles mis en vente par la boutique.

  •  Oh regarde chéri ! Il n’est pas mignon ce coffre, je me demande ce qu’il y a dedans ?
  • Grooooar !!!
  • Excusez moi, monsieur, mais je crois que votre épouse a fait une bêtise.
  • Non, non, ne vous excusez pas, je vous le prends ! Combien ?

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Les joueurs vont alors jouer tour à tour pour réaliser trois objectifs, sources de points. Le premier sera de diversifier au plus ses articles, c’est à dire d’avoir le plus possible de cartes de valeur différentes, le second sera d’être majoritaire dans chaque famille, c’est à dire avoir le plus de « 1 », de « 2 » ..etc…, enfin le troisième consiste à avoir le plus de produits soldés, cartes avec une petite étiquette de solde.

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Comme vous pouvez remarquez, les objectifs se contredisent un peu, dans le sens où si vous vous focalisez sur une majorité, vous passerez moins de temps à vous diversifier. A vous de trouver le bon équilibre !

A votre tour, le principe est simple… Vous avez deux possibilités :

Soit vous échangez une carte ou plusieurs en additionnant leur valeur, contre une ou plusieurs en additionnant leur valeur avec celles disponibles au centre de la table. Ainsi, vous pouvez échanger un 7 et 4 contre un 6 et un 5, ou encore échanger le 7 et le 4 contre cinq cartes de valeur 2 et un 1 … Et voilà comment devenir majoritaire par exemple dans les 2. Seulement voilà, vous vous êtes séparé de votre 7 et il n y’en a que cinq cartes de cette valeur dans le jeu… Vous suivez ?

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Soit vous échangez autant de cartes d’une valeur contre autant de cartes d’une autre valeur. Par exemple, quatre cartes « 1 » contre quatre cartes « 7 »…. Ouais ! vous voilà refait !

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Une fois joué, vous ajoutez aussitôt des cartes depuis la pioche au centre de la table (de une à deux selon le nombre de joueurs), puis c’est au joueur suivant.

Voilà, c’est tout bête, mais on va y aller de bon train, et croyez moi, les autres joueurs ne vous feront pas de cadeau !

Si vous tirez la carte de fermeture de boutique, alors le jeu prend fin aussitôt et on procède au décompte des points ! Et, devinez, celui qui en a le plus remporte la partie…

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Ce que j’en pense ?

FREAK SHOP est un jeu aux règles simples qui s’adresse à tout public de joueur, c’est ce que l’ont appelle un jeu « familial ». Expliqué en quelques minutes, sa prise en main sera quand même perturbante à la première partie, le temps que tout le monde comprennent les astuces du jeu. Aux premières parties, on va d’ailleurs se concentrer sur son propre jeu, mais petit à petit, avec l’expérience, on observera ses adversaires afin de ne pas leur laisser trop d’opportunités. Bien sûr, l’arrivée des cartes aléatoirement, peut parfois donner un petit avantage, comme la pioche d’un « 10 » dont il n’existe que deux exemplaires. Malgré ce côté hasard , FREAK SHOP est fluide et plaisant à jouer. Il prendra toute sa dimension à partir de 3 joueurs et il est jouable jusqu’à 5.

Le matériel est classique mais les illustrations de Miguel Coimbra donnent le thème de « petite boutique des horreurs ». On aura d’autres objectifs possibles dans le jeu afin de faire varier les parties (une douzaine en tout), mais personnellement, je trouve les objectifs recommandés déjà bien suffisant.

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Note pour les puristes : Les cartes protégées par des pochettes tiennent dans la boite… 

Freak Shop – pour 2 à 5 joueurs (mieux à partir de 3) à partir de 8 ans – Disponible chez L’Alchimiste

 

 

Les INVENTEURS – Vous allez refaire le monde

Ahhh, Monsieur Dupond a terminé sa dure journée de travail. Il gare sa voiture dans l’allée, puis rentre chez lui dans un long soupir de fatigue. Après avoir déposé ses clés sur le meuble, il lâche ses chaussures dans l’entrée. Puis il se dirige vers le réfrigérateur pour y attraper une petite bière. Il s’affale alors sur le canapé pour quelques minutes de repos. Enfin, il allume machinalement la télé pour faire un bruit de fond et consulte son smartphone…

Seulement voilà, 20 ans plus tôt, il n’aurait pas eu ce smartphone en main. Et 70 ans plus tôt, il ne pouvait probablement pas allumer de télévision. Et si nous étions dans les années 1900, il aurait peu de chance également de trouver un réfrigérateur chez lui pour y prendre sa bière. Comme nous sommes remontés en 1900, si vous aviez garé votre voiture dans votre allée, alors vous seriez surement un des très très rares privilégiés à en posséder une !

Et oui, pour vous, tout parait si banal et pourtant il y a une centaine d’années, pas question de profiter de tout cela. En à peine un siècle, notre vie a été complètement transformée par toutes ses machines que l’on utilise au quotidien.

Aujourd’hui, on les possède  grâce aux personnes qui les ont créé :

 

Les INVENTEURS !

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Mais je vous rassure, parmi tout ce confort et ces plaisirs, la bière existe depuis bien longtemps puisque sa présence est estimée à plus de 6000 ans avant JC… Ouf, on est sauvé…

En route pour le monde de l’invention !

Ces incroyables inventeurs, vous allez en croiser, en tout, une vingtaine dans le jeu. Depuis Hippocrate, le précurseur de la médecine, jusqu’au fameux physicien, Albert Einstein et sa célèbre théorie de la relativité, on va remonter l’histoire 25 siècles en arrière.

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Chaque joueur va utiliser un groupe d’inventeurs de la même couleur pour jouer. Ces groupes sont classés par période de l’histoire. Les miens se situent entre 1736 et 1862. Mais, peu importe l’époque, ils seront tous équilibrés dans le jeu.

J’avais choisi mon groupe d’inventeurs.  Il était composé de James Watt, Ada Lovelace, Antoine Lavoisier et Benjamin Franklin.

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Saviez vous que le « Watt » actuel est justement une unité directement issue de M. James Watt. En revanche, beaucoup de personnes pensent qu’elle est liée à l’électricité. C’est faux, puisqu’il s’agit d’une unité de puissance. James Watt a surtout travaillé sur la machine à vapeur. En effet, le moteur électrique devra attendre bien plus tard pour faire son apparition en société.

Une fois nos inventeurs choisis, ceux-ci  seront spécialisés chacun dans un ou plusieurs domaines. Ainsi notre Albert Einstein, comme tout le monde le sait, sera plutôt bon en physique et en maths. Ces deux domaines étant respectivement symbolisé par une ampoule et un compas.

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On place alors, une petite pastille avec le chiffre qui correspond aux compétences initiales.

 

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Il existe une anecdote sur Einstein. Après avoir fait des dizaines de conférences, son chauffeur lui a fait part qu’il connaissait tellement bien le sujet à force d’assister à ses discours, qu’il pourrait le remplacer… Einstein aurait relevé le défi, sachant qu’à l’époque, peu de personnes connaissait le visage du scientifique. Et voilà que le chauffeur est alors devenu conférencier au pied levé, tandis qu’Albert avait pris la place du chauffeur debout au fond de la salle. Le pire, c’est qu’il avait raison, le bougre. En effet, il s’en est fort bien tiré. Sauf à un moment où une question pointue l’a finalement coincé. Sans se démonter, il aurait répondu « Ecoutez, votre question est tellement simple que je laisse mon chauffeur, là au fond de la salle, répondre à ma place »… Malin le gars !

Et voilà, nos personnages sont prêts à refaire l’histoire… Cette fois, on va bouleverser le monde de l’invention. En effet, chacun d’eux pourra refaire différentes inventions, sans pour autant que ce soit eux qui en soient historiquement à l’origine. Ainsi, n’importe qui peut parfaitement fabriquer, par exemple, la Clepsydre. Pour la réaliser, il faudra que nos inventeurs y consacrent 2 compétences en chimie, une en mécanique et une en mathématique.

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Savez vous ce que c’est une clepsydre ? …. Hmmmm? …. Pardon ? … Non, ça n’a rien à voir avec du jus de pomme de Bretagne !  Bon, la Clepsydre est en fait l’ancêtre de notre chronomètre. Il s’agissait de deux récipients où l’eau coulait de l’un à l’autre pour mesurer le temps. Par exemple, le temps un discours… Moi je dis qu’on devrait y revenir lors de certaines réunions de travail…rrrr zzzz

Trois manches, trois périodes.

Les inventeurs se jouent en trois manches. On placera trois groupes d’inventions à réaliser au centre de la table (3 cartes inventions + autant qu’il y a de joueurs). La manche va alors pouvoir débuter.

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Le premier joueur prend le buste de Léonard de Vinci… Bon là, je n’ai que l’image, mais il sera bel et bien dans la boite. Et avouez le, ça claque !

En commençant par le premier, chacun va jouer tour à tour. Tous les inventeurs pourront participer à la création des inventions. On commencera par celles de la première ère. En effet, chaque manche aura son paquet de cartes qui représenteront des inventions ayant marquées une période. On commencera donc avec de vieilles inventions comme la machette, le chariot, la pirogue … bref  l’antiquité, pour finir, en troisième manche par l’automobile, le téléphone, etc…. Les inventions iront jusqu’en 1900 avec le dirigeable « Zeppelin ».

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Les inventions sont répertoriées sur 3 âges (une manche pour chaque groupe)

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Les règles sont ultra simples : Soit un inventeur utilise ses compétence sur une invention, et, dans ce cas, on fait tourner le personnage pour montrer qu’il a participé et on y place des cubes. Soit, on redresse tous nos inventeurs.

C’est ce qui s’appelle du très facile à comprendre !  Ainsi pour commencer à inventer l’arc, je peux utiliser mon Nicolas Tesla et je le tourne. On pose alors le nombre de cubes correspondants à ses compétences (Ici deux cubes en mécanique)

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Bien entendu, s’il n’y a plus de place, les cubes en trop ne pourront pas être posés (même ailleurs). 

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Comme M. Tesla à joué, on le fait pivoter.

Saviez vous que Nicolas Tesla s’est fortement opposé à Thomas Edison. Tesla ne jurant l’avenir que dans le courant électrique alternatif (ce qui est le notre aujourd’hui), contre le courant continu, défendu par Thomas Edison. Ce dernier, voulant mettre des bâtons dans les roues de M. Tesla (oui la roue était déjà inventée). Il a, donc, organisé des manifestations auprès du public pour montrer le danger représenté par le courant alternatif. Ainsi, pour foutre la trouille aux gens, il électrocutait des animaux…  Pas de chance pour Edison, cela a finalement donner naissance à une invention, morbide certes, mais une invention quand même : La chaise électrique !

Le temps passe…

Alors que le Clepsydre s’écoule, la partie continue. Chacun va alors poser ses cubes sur des inventions. Bien entendu, les cubes en trop seront perdus. Et c’est déjà à ce niveau qu’il faudra parfaitement coordonner l’utilisation de ses inventeurs afin d’exploiter leurs compétences au maximum. On va alors tenter d’amasser un maximum de points de victoire et de bonus.

A savoir que lorsqu’une manche démarre, on aura posé deux jetons sur les inventions. Ceux-ci permettront plusieurs choses. Tout d’abord , ils peuvent apporter des points de victoire. Ou bien, ils permettront aussi d’améliorer nos inventeurs, et ça c’est très important ! Enfin, ils donneront des bonus divers, comme avoir des cubes bonus ou encore redresser ses inventeurs sans perdre un tour. Ces jetons pourront aussi apporter de nouvelles compétences à nos inventeurs.

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Lorsqu’une invention est complétée. On va déterminer qui a le plus participé à l’invention. Celui-ci prendra alors l’invention ou l’un des jetons. Ensuite ce sera aux autres participants de choisir dans l’ordre de ceux qui ont posé le plus de cubes. Pardon ? Vous n’avez pas participé ? Quel dommage !

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Ici, c’est le joueur vert qui choisira en premier le bonus. 

Les verts ne prennent pas l’invention qui ne donne qu’un point en première manche, ni le jeton bonus qui permet de poser deux cubes de plus, mais prennent le « 2 ». En effet, ils peuvent ainsi faire passer une compétence d’un de leurs inventeurs de « 1 » à « 2 ». On remplace alors l’ancienne compétence, et désormais on posera deux cubes au lieu d’un.

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Chaque jeton possède un « 1 » sur le verso. permettant de développer de nouvelles compétences  à nos inventeurs en démarrant à « 1 »

Plus tu apprends, plus tu es fort.

Non seulement, nos inventeurs peuvent s’améliorer, mais s’ils atteignent un certain niveau, ils apporteront des points de victoire… de 3 points jusque 9 ! Et croyez moi, c’est beaucoup…

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Bon, c’est sûr, ils ne sont pas tous aussi forts les uns des autres.

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Benjamin Franklin a inventé le paratonnerre. Mais saviez vous qu’il a également signé la déclaration d’indépendance des Etats unis ? … bon, vous le savez. Alors est ce que vous saviez qu’il a été un des premiers hommes à monter en montgolfière ? ha ! ça vous ne le saviez pas ! …Et oui, les frères Montgolfier furent voisins…  

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Là, on n’a pas le choix pour ce tour, il faut redresser nos inventeurs… Il est autorisé de le faire avant que toute notre équipe ne soit utilisée. Mais là aussi, il faudra savoir le faire au bon moment et ne pas perdre de tour !

Une nouvelle ère

Ainsi, les inventions vont être réalisées les une après les autres. Et lorsqu’il n’en reste plus qu’une, on passe alors à l’ère suivante. On retire alors la dernière invention pour en placer de nouvelles. Mais attention ! Nos inventeurs ne seront pas redressés et tous les cubes, qui restent sur la dernière invention, seront perdus

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Et c’est parti pour le nouvel âge… Comme on l’a vu, la fabrication des inventions apportent des jetons, mais les inventions aussi et plus l’âge avance, plus elles rapportent de points de victoire.

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A la troisième manche, chaque invention rapporte 3 points.

Très souvent on attribue l’ampoule aux frères lumières. il faut dire qu’avec un nom pareil, il y a de quoi se tromper. En fait, ils ont inventé le cinématographe…

Les inventions rapporteront également des points, si on parvient à créer des suites avec le petit indicateur placé de chacune d’elle.

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Cette suite rapportera 3 points

1900 ! On approche…

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Le Zeppelin (du nom de son inventeur) fut l’un des moyens de rallier l’Europe  au continent américain. Il servit donc au transport de passagers. Mais pas seulement… Il fut utilisé pour lâcher des bombes durant la première guerre mondiale. Heureusement, sa précision laissait à désirer. De retour à la paix, il perdit quand même peu à peu de sa notoriété avec l’arrivée des nazis au pouvoir. Ainsi, les Etats unis firent l’embargo sur l’hélium dont ils étaient les principaux producteurs. Le « Hindenburg », du coup gonflé à l’hydrogène devenait ainsi très inflammable. Cela n’a pas loupé, il prit feu tuant un tiers des personnes à son bord… Son déclin était signé. Une théorie penche du côté d’un accident pas si accidentel que cela…

Et voilà ! La dernière manche se termine. On procède alors aux décomptes des points et le meilleur remporte la partie !

Nous voilà revenu en 1900… On verra les premières voitures dans les villes. Puis, avec l’électricité et les ondes, tout va aller de plus en plus  vite : le réfrigérateur, la télévision, et aujourd’hui les smartphones. Monsieur Dupond, alors qu’il pianote sur son portable devant les infos tout en sirotant sa bière, doit tout cela à ces hommes. Des hommes qui ont consacré toute leur vie à créer des choses incroyables. Sans eux, je n’ose imaginer comment on pourrait vivre de nos jours. Mieux ? Pire ? … Enfin quand même ! ne sont ils sont fantastiques ces inventeurs ?!

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Serez vous à la hauteur de leur génie ? Bientôt à vous d’y jouer !  « Les inventeurs » sera disponible en Novembre dans vos crèmeries ludiques préférées. Alors, patience …

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Ce que j’en pense ?

Les inventeurs est un jeu de Frédéric Henry. On retrouve d’ailleurs l’influence des mécaniques que l’on pouvait trouver dans les bâtisseurs. Le jeu s’explique en deux actions : Utiliser un inventeur ou les redresser. Avec une explication aussi simple, il sera à la portée de tout le monde, tout au moins pour les actions. En revanche, le gain des points est très subtil et avec de nombreuses possibilités . On comprendra, en y jouant, qu’il faudra absolument développer les compétences de ses inventeurs et surtout les  bonnes ! Qu’il faudra gérer ses placements au mieux et redresser ses personnages au bon moment. Toute la stratégie viendra de la bonne utilisation de vos inventeurs.

L’interaction prendra tout son volume à quatre ou cinq joueurs. C’est la meilleure configuration du jeu, idéale pour ennuyer les autres et développer sa stratégie. Je vous rassure, le jeu reste très accessible, bien qu’il soit plus tactique que les bâtisseurs. Cette fois, il faudra optimiser ses placements pour avoir la meilleure position sur les inventions et développer ses inventeurs pour les rendre polyvalents tout en tentant de gagner les points de leur « objectif de progression ».

Les illustrations, de Gaël Lannurien, sont tout simplement magnifiques, et le buste sera du plus bel effet. Mais ce que j’aime par dessus tout, c’est que Fred Henry nous apporte toujours sa petite touche éducative au travers de ses jeux. Les bâtisseurs nous apprenaient les divers outils et bâtiments de l’antiquité et du moyen âge. La gamme des « Timeline » nous donnait un tas de trucs à savoir. Et cette fois, ce sont les inventeurs ! J’avoue y avoir pris un grand plaisir à consulter l’histoire de ces hommes… Histoires que vous allez pouvoir retrouver au travers d’un Artbook qui accompagnera le jeu…  Une excellente idée ! J’ai d’ailleurs appris plein de choses.

Les inventeurs est un jeu familial à posséder tout autant que les bâtisseurs.

Enfin, un petit mot pour dire qu’il existe d’autres inventeurs dont on parle peu dans l’histoire. Pourtant, ils travaillent pour le bonheur des gens. Ce sont les auteurs de jeux…

 

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KODAMA – Des esprits dans un arbre

Respirez, Aérez vous… Sortez dehors et profitez de la nature, dans une forêt, ou au pied d’un grand chêne au milieu des champs.

Attendez le crépuscule, le silence et fermez les yeux…

Vous entendez ? … non ? Pourtant ils sont bien là, ce sont les esprits de l’arbre.

Regardez ces champignons qui poussent sur l’écorce, ces fleurs autour de vous, ces insectes qui déambulent ou rampent sur l’arbre…

La nuit approche… Les étoiles brillent à travers le feuillage et les lucioles virevoltent sans bruit comme des lumières magiques…

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Et si vous y pretez plus d’attention. Si vous vous laissez transporter, un des esprits sera là…

On l’attendait…

Kodama avait eu son petit succès dans sa version anglaise éditée par Action phase Game, et ce n’est pas étonnant qu’un éditeur français, capsicum games, ait choisit d’en faire une version française…

Kodama, c’est l’esprit de l’arbre selon la culture japonaise… Un esprit pouvant prendre toutes sortes de forme vivante, mais toujours proche de l’arbre. Pour le plaisir ludique, Kodama a choisi un petit bonhomme blanc et rondouillard pour le représenter…

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Un Kodama… Mais aussi le pion 1er joueur

Comme il s’agit d’un jeu, on aura bien sûr un but. Dans Kodama, on devra gagner un maximum de points de points de victoire (On s’en doutait un peu), mais en faisant pousser un arbre (Là, c’est beaucoup plus original !)

Mais voyons ce que nous réserve cette petite boîte…

Kodama, c’est poétique et beau…

Chaque joueur devra faire pousser son arbre durant toute une année… ou plus précisément durant les trois première saisons, du printemps à L’automne. L’hiver, il semblerait qu’il fasse trop froid dans Kodama… Il faut dire que la plupart des arbres ont une croissance ralentie durant la période hivernale…

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A chaque partie, on prendra une carte de chaque saison.

 

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Chacune d’elle donneront des conditions, ou des bonus divers. On les révèle au fur et à mesure.

Ainsi chaque joueur va démarrer avec un tronc, dont on verra la partie naissante de quelques branches qu’on pourra développer durant la partie.

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Notre départ sera une grande carte tronc. Chacune d’elle possède un signe comme une luciole, une fleur, une chenille…

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Ce sera notre symbole de base

On placera une piste qui permettra à chaque joueur de noter son score et compter les tours de jeux, au nombre de 4 par saisons, soit 12 tours puisque l’hiver ne compte pas.

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A chaque tour, une pioche sera disponible pour y puiser une branche que l’on fera joliment pousser sur son arbre.

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Des cartes de branches…

 

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Quatre cartes seront disponibles à chacun de nos tours de jeu, depuis une pioche

On pourra placer la branche un peu comme on le désire, par exemple parce que ce sera beau… Mais surtout pour gagner des points de victoires…

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 Un immense plaisir à créer son arbre, un peu comme une petite oeuvre à soi

Après avoir posé notre carte, on effectue aussitôt un décompte pour cette nouvelle branche. Celui-ci est extrêmement simple car il suffit de redescendre de la carte posée vers le tronc en suivant la branche. Et si un symbole est identique à notre nouvelle carte et adjacent, on compte alors des points

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Ainsi dans cet exemple ci-dessus, après avoir posé la carte à droite, on prendra 4 points pour les chenilles et 0 points pour les champignons car il n’y en a pas en dessous.

Attention, dès que l’on croise une branche sans un symbole de notre carte posée en dernier, on ne peut plus le décompter plus bas.

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Par exemple, on ne gagne que 3 points pour les fleurs, car la carte suivante n’en possèdent pas… et le reste ne compte plus.

Simple non ?…une fois notre branche placée, on complète le choix de cartes pour le joueur suivant.

Certains diront qu’il suffit alors de faire une branche énorme… Et bien non, car on ne pourra pas poser une carte qui nous donnerait plus de 10 points. Et donc, il faudra se développer sur d’autres parties depuis le tronc…

La saison se termine …

Au bout de quatre tours, la saison se termine, et l’esprit de l’arbre se montre. Dans Kodama, il faudra alors jouer une de nos quatre cartes Kodama.

Ces cartes apportent alors différents bonus qui nous donneront des points de victoire supplémentaires.

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D’ailleurs, durant la saison, il faudra penser à choisir vos branches, non seulement pour les points qu’elles génèrent à leur pose, mais aussi pour que votre esprit en bénéficie au mieux…

Ainsi les saisons passent…

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Les trois saisons passeront ainsi, et au bout de celles-ci, vous obtiendrez parfois un arbre du plus bel effet… Un magnifique grand chêne aux belles branches…ou parfois, un truc tout biscornu…

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Ce que j’en pense ?

Kodama est simple… même très simple. C’est un jeu idéal pour une petite partie avec des enfants par exemple ou tout simplement pour faire un jeu calme et poétique… J’y ai d’ailleurs retrouvé à peu près les mêmes sensations que le petit prince de Bruno Cathala. C’est gentil, beau et simple…

Alors si vous aimez son côté relaxant et que vous aimez la nature… Kodama est fait pour vous.

Pour 2 à 5 joueurs

A partir de 13 ans (Mais je peux vous garantir son accès bien en dessous)

Kodama est en précommande en VF ICI

ANDOR Chada et Thorn. A deux, c’est aussi excellent…

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L’embarcation fendait les eaux en direction du royaume d’Andor. Ils comptaient bien venir en aide à leurs amis, alors que la guerre contre les créatures du mal se déroulait là bas. Tout aurait dû bien se passer, si cette tempête au loin ne s’était pas abattue sur eux. Ils avaient bien tenté de dériver plus au Sud pour la contourner, mais rien à faire !

Le bateau fut bousculé en tous sens pendant des heures. On ne cherchait même plus à avancer, mais seulement à maintenir le navire à flot sans qu’il soit englouti dans l’océan, la coque brisée.

L’équipage avait l’espoir d’une chance infime, qui disparu lorsque le navire est venu se briser sur des récifs sortis d’où on ne sait où. Il faisait nuit et tout le monde fut projeté hors du bateau…

Lorsqu’il fît enfin jour, la tempête avait cessé…

– « Chada, Reveille toi ! »  Dit Thorn le guerrier à l’ archère.

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Nos héros

Par un reflexe de défense, Chada se redressa, d’un bond, sur ces jambes. Puis, elle réalisa..

– « Bon sang ! j’ai l’impression d’avoir tous les os brisés…. Où sommes nous ? »

– « Du calme, Chada, tu n’as rien de cassé…. Si nous avons dérivé plus au sud, comme je le suppose, on doit être sur les terres d’argent. D’ailleurs, je crois reconnaître la montagne des nains là bas, dont j’ai pu voir une carte autrefois. Selon moi, on serait, plus précisément, sur l’île de Karnon »

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Le jeu est composé de scénarios où il faut franchir un parcours composé de tuiles comme celle-ci

– « Tu connais cet endroit alors ? »

– « Pas vraiment, j’en ai juste entendu parlé… »

– « Notre bateau ? »

– « Fichu, il n’en reste plus rien, à part quelques bouts de bois, dont on ne pourra rien en tirer »

– « Les hommes d’équipage ? »

– Grenolin et Merrick ont reussi à s’en sortir aussi, ils nous attendent en contrebas… Les autres sont probablement morts ou ailleurs sur cette fichue île, s’ils s’en sont sortis »

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Ces cartes sont des alliés, ils viendront nous apporter des bonus

– « Qu’allons nous faire ? »

– « Et bien, si on est là où je pense, j’ai entendu dire que des nains se trouvaient au Sud de l’île. Ils ne sont pas belliqueux si on les laisse tranquille. Je pense qu’ils pourront nous prêter une embarcation, du moment qu’on quitte leur île au plus vite… »

– « Et bien allons les voir ! »

– « Le problème est que nous sommes complètement au Nord de l’île, vu le versant de la montagne qu’on peut observer… Il va donc falloir traverser toutes ces terres »

– « Et alors ? Il suffit de marcher ! »

– « En effet… » Thorn marqua un silence, puis reprit : « Il parait que quelques créatures habitent l’île… »

– « Raison de plus ! Si on doit aider nos amis d’Andor, ce sera un bon moyen de nous entrainer au combat ! Allons y ! »

Thorn resta encore sur place alors que Chada avait descendu deux rochers plus bas. Comme il ne suivait pas, elle se retourna. Thorn semblait plongé dans ses pensées, inquiet…

– « Que se passe t’il Thorn ? Ce sont des géants ? Il y en a des milliers ? »

– « Non, ce n’est pas ça… »

– « Qu’est ce qui te tracasse alors ? »

Thorn ne pouvait feindre de rester sans réponse.

– « Il y a les créatures, mais ce n’est pas cela qui m’inquiète… J’ai entendu parler d’une malédiction qui avait été jetée  sur cette île. Toutes les personnes qui posent le pied ici, se retrouvent définitivement prisonnier de l’île »

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La malédiction ! Croiser son chemin où se faire rattraper sur le chemin cause notre perte

Chada perdit son entrain et resta sans réponse. Comme si, les craintes de Thorn s’étaient propagées en elle. Thorn avait peur. Elle n’avait jamais vu cela…

Thorn sortit enfin de son immobilisme, et lança :

– « Allez ! Ne perdons pas de temps ! Si cette île est réellement maudite, il ne faut pas trainer »

Ils rejoignirent Grenolin et Merrick.

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Notre personnage. Il est géré en 3 paquets qui feront une sorte de deckbuilding.

Accompagnés de leurs alliés, leur quête débutait, il fallait rejoindre le sud de l’île.

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Mise en place du premier scénario, il faudra franchir 4 tuiles

Le voyage débuta…

Leur traversée serait difficile. Thorn ne connaissait pas l’île aussi bien qu’il l’aurait voulu et parfois plusieurs chemins se proposaient à eux. Certains semblaient plus aisés, mais n’allaient ils pas être des détours ?

Des bruits étranges se faisaient entendre, résonnant dans les vallées ou parfois juste derrière un buisson ou un arbre mort. Les créatures les attendaient…

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A chaque tuile, on peut rencontrer des monstres à combattre. Si on doit en faire venir et qu’il n’y en a plus, on perd aussi !

A chaque pas, il fallait faire attention, les chemins étaient parfois dangereux.

Chada ouvrit la voie et avança de 4 lieux…

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Les cartes personnages nous permettent de se déplacer, mais souvent avec une conséquence néfaste

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 Les cases rouges sont des arrêts obligatoires pour les joueurs. On peut passer au dessus, seulement si l’un des deux joueurs s’y trouve déjà. Chada a avancé de 4 (1+3) ce sont les chiffres qui comptent comme pas.

Le ciel s’assombrit de son côté…

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Chada a fait un déplacement de 4 (1 + 3), donc elle doit retourner sa carte, qui sera moins avantageuse et perd un point de volonté. A chaque déplacement, on a souvent des contraintes…

 

Le froid glacial des lieux lui fait perdre un peu de sa volonté… Il y avait comme un présage qui menaçait.

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Après une action, on place sa carte sous le tas. Oups ! Voilà la carte malédiction (présente à chaque tas)

 

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On la retourne. Pour l’instant, ce n’est qu’un avertissement, car on la replace, la première fois, sous son tas. Mais la prochaine fois, il faudra soit défausser un point de volonté, prendre un monstre ou faire avancer la malédiction.

Mais ce n’était qu’un avertissement…

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Alors que le danger se faisait déjà sentir, Thorn la rejoignit au plus vite. En effet, il était préférable de se garder en vue pour combattre ensemble ou se passer des objets. La malédiction veillait, à la moindre erreur et ce serait la mort certaine !

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Pour cette première étape, la malédiction ne doit pas avancer car elle se trouverait sur le chemin !

Chada, en chemin, trouva un sablier d’Hadria, celui-ci leur serait bien utile contre la malédiction…

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Certaines cases peuvent donner des objets, des points de volonté ou au contraire en retirer…

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Hélas, elle ne pourra pas l’utiliser tout de suite !

Quant à Thorn, il sentait le danger devenir de plus en plus oppressant, lui aussi. Il se saisit alors de son puissant marteau de guerre d’Orweyn…

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D’autres objets seront à disposition des joueurs selon les capacités et les scénarios

Le voyage se déroulait sans encombres. La malédiction, dont avait parlé Thorn, semblait endormie. Mais Chada et Thorn restait prudent, il restait encore beaucoup de chemin à faire !

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Restés côte à côte, permet aux joueurs de combattre ensemble ou se passer des objets ou des points de volonté. C’est très important !

Merrick et Grenolin nous aidaient du mieux qu’ils le pouvaient. Merrick nous ouvrait parfois la voie, nous faisant gagner beaucoup de temps …

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On était presque à la fin de la première journée…

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Lorsqu’on atteind la dernière case rouge, l’étape se termine et on peut révéler l’étape suivante…

Enfin, nous avions pu franchir la première montagne…

– « Tu as vu Thorn, tout s’est bien passé finalement »

– « N’en sois pas si certaine Chada. Quelque chose me dit que, demain, ce sera encore plus dangereux et difficile. Mais reposons nous pour le moment… »

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La prochaine étape semble plus difficile. Certains chemins feront perdre des points de volonté et feront avancer la malédiction. Sachant que celle-ci suit toujours le chemin le plus court.

Pendant la nuit…

les monstres se sont déplacés, rejoignant d’autres…

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A chaque étape, on a des cartes de monstres. Celles restantes de l’étape précédentes s’ajoutent à celles en cours Mais ce n’est pas un mal en soi, puisque si on ne peut plus en prendre, c’est l’échec…

Le jour suivant le chemin reprit. Chada et Thorn, avec leur succès de la veille, semblaient plus confiants en eux… La plupart du temps, lorsque la malédiction se faisait sentir, seule leur volonté en pâtissait…

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Chaque fois que l’on joue une carte, elle repart sous le tas. Par moment, la malédiction arrive en premier et il faut faire un choix. Le moyen le plus simple consiste souvent à se défausser d’une volonté, que l’on peut regagner sur le parcours, ou grâce à la capacité des personnages ou des alliés.

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Mais quand on en a plus …

Tout à coup, Chada se sentait suivi. Une créature les avait pris en chasse…

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Elle se retourna et frappa la créature !

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En haut à droite des cartes on peut voir les capacités de combat. Ici Chada peut combattre avec une force de 5, la créature qui n’a que 3. Ce combat donnera un point de volonté. Mais, du coup, la carte de Chada sera placée sous le tas et manquera l’occasion de se déplacer…

Ainsi, se poursuivit le voyage…

Mais la situation s’est envenimée de plus en plus. La parcours difficile les avait retardés et la malédiction n’était pas un mythe. Fatalement, elle se mit en mouvement à leur poursuite…

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Il faut dire qu’il était parfois difficile de s’en débarasser … Chada avait bien utilisé son sablier la première fois… Mais elle n’en avait qu’un seul !

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Cette carte malédiction est redoutable !

Ils avaient même retrouvé un naufragé qui était venu les aider…

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Mais, rien à faire, La malédiction s’empressait de les rattraper… Chada et Thorn ont tout fait pour éviter le pire, mais …

La Malédiction a frappé !

 Malgré tous leurs efforts, elle s’abattit sur eux…

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Lorsque la malédiction rattrape les joueurs, c’est aussi un echec

Chada Et Thorn ont péri… Le royaume d’Andor ne pourra pas compter sur leur aide…

Enfin pour cette fois.

Ce que j’en pense ?

Oui, on a perdu… plusieurs fois même…  Pourtant, on sent bien que cela est possible. Et D’ailleurs, j’aurais détesté gagner du premier coup…

Et ce n’est que la première aventure ! Je m’interroge sur les autres, les rencontres, les objets que l’on pourra utiliser.

Le matériel est de bonne facture avec un thermoformage, mais, hélas, toujours pas prévu pour des cartes sleevées. C’est dommage pour un jeu où les manipulations sont multiples…

Les illustrations sont toujours de Michael Menzel, mais cette fois ce sera Gerhard Hecht, l’auteur. Bref, tout cela est très agréable à l’oeil et à manipuler. On retrouve bien l’univers d’Andor. Le tout à un prix très raisonnable…

Maintenant, je suppose que vous voulez tous connaitre mon avis : Et bien c’est tout simplement très prenant et captivant. Un jeu idéal pour jouer avec sa compagne ou son compagnon (ou autre aussi) où la discution sera de mise, mais jamais avec certitude…. Bref, Andor Chada et Thorn est une excellente version deux joueurs qui mérite un beau succès…

Pour 2 joueurs à partir de 10 ans

Andor, Chada Et Thorn est disponible à l’alchimiste ICI

 

 

YESSSS ! On ne va pas dire non…

L’été arrive…Et vous devriez bientôt profiter du beau temps, des barbecues et des soirées entre amis… Et puis, même, s’il pleut, rien de tel qu’un bon jeu de société pour se détendre !

Alors, c’est aussi le moment de vous présenter un petit jeu idéal pour vous amuser tous ensemble !

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En effet, Yesss! prendra toute sa dimension à partir de 4 joueurs et ce, jusque 7 joueurs !

Yesss! C’est un jeu tout bête à comprendre et malin à la fois. Mais laissez moi vous le présenter rapidement…

Avant tout, vous allez devoir former 7 piles de cartes à disposer en rond. Chaque pile portera un numéro grâce à un petit jeton posé à côté.

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On disposera, ensuite, des petites tuiles qui comportent des paires de numéros.

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Chaque carte représente des images diverses et variées. Certaines auront un rapport entre elles, d’autres beaucoup moins… Et si je vous parle de cela, c’est justement parce que dans Yesss!, il va falloir faire deviner des paires, uniquement en donnant un mot indice…

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Les deux cartes du haut, on a bien une idée pour les associer, en revanche associer un camembert avec un bateau…bin, va falloir beaucoup d’imagination

Bon, tout cela serait facile, mais voilà… si c’est bien vous qui allez choisir une paire à faire deviner… Ce n’est pas vous qui allez la faire deviner aux autres !!!

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Mais expliquons…

A chaque manche, tous les joueurs puisent 3 mini tuiles indiquant des paires de numéros, et en choisissent une parmi elles. Cette tuile est alors donnée à son voisin de droite ou de gauche, car le jeu change de sens à chaque manche.

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Si ce dernier réussit à la faire deviner, il remporte autant de points que de personnes qui ont trouvé, qui, eux même, gagne un point.

Si des personnes ne trouvent pas, c’est celui qui a donné la tuile qui gagne les points !

Je vous vois venir ! Il suffit, dans ce cas, de lui refiler la pire des vacheries pour que personne ne puisse trouver et remporter tous les points, me direz vous ? …

Et bien non ! Car un joueur peut trouver votre paire trop difficile et vous la renvoyer ! Du coup, ce sera à vous de la faire deviner. Oups ! Retour à l’envoyeur…

Voilà, c’est tout simple mais efficace pour passer un bon moment. On répète cela sur plusieurs manches.

En fin de partie, celui ayant le plus de points, remporte la victoire.

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Ce que j’en pense ?

Yesss! C’est le party game à sortir lors d’une soirée entre amis et à emmener en vacances… Sa mécanique est  très simple. Pourtant, il va falloir bien choisir vos paires judicieusement afin que votre voisin en bave suffisamment pour faire deviner aux autres, sans que cela soit trop facile, mais surtout, en évitant qu’il vous la renvoie et vous bloque à son tour… sauf si, bien sûr, vous aviez  vous même un moyen de la faire trouver.

Par exemple, ci-dessous, j’avais choisi cette paire pour mon voisin, qui a séché…  Alors il me l’e rendu… Mais j’avais mon idée ! Vous avez trouvé ?

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« Adams » bien sûr ! (Famille « Adams » et la citrouille pour le côté « Horreur »)

De plus Yesss! reste assez dynamique. En effet, il n’y a pas vraiment d’ordre pour jouer… Dès qu’un joueur a trouvé une association, il peut prendre la parole. Ceci évite des temps d’attente qui viendraient alourdir le jeu.

Le matériel est convenable et, du coup, le prix est plus que raisonnable…

Côté illustrations, réalisées par Olivier Fagnères, c’est très jovial et parfaitement dans le thème.

Bref, Yesss! est vraiment amusant, abordable et idéal pour jouer à plusieurs. Alors si vous cherchez un bon party game sympathique, moi je ne dis pas non à YESSS!

 

Yesss! est disponible à prix modique à l’Alchimiste Reims ICI

 

 

SEA OF CLOUDS – Les pirates ont la tête dans les nuages

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« Salut marin d’eau douce ! Que viens tu faire par ici ? …

Quoi ?!… Tu veux prendre les airs avec ce rafiot pourri qui se trouve derrière toi ? …  MOUAHA HA HA (Rires gras)

Et bien, on va voir ça ! Et crois moi, j’ai les meilleurs marins de l’univers et, pas comme toi, un ramassis de moussaillons  qui  savent tout juste faire leurs lacets … »

C’est ainsi que les différents équipages de pirates ont pris l’air …

 

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Le périple allait durer 12 jours…    Douze jours pour amasser un tas de trésors, de reliques et bien sûr, quelques rhums d’exception, morbleu !

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Dans Sea of Clouds, les joueurs incarnent des pirates qui voyageront durant 12 tours. 

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Elle n’est pas belle, ma pirate ? Illustré par Miguel  Coimbra, à qui l’on doit de nombreux jeux tels que 7 wonders, Smallworld …

« Allez les gars, je vous promets d’être célèbres et riches si nous sommes les meilleurs ! Prenez le moins de risque possible et choisissez bien ce que vous embarquez ! »

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Le but sera d’accumuler des trésors pour gagner la partie en essayant d’obtenir les meilleures cartes

Ce qui étaient le plus recherchés, c’étaient les collections… Des collections de Rhums ou de Reliques, de quoi amasser un bon paquet de doublons !

 

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Certaines cartes apporteront de plus en plus de points  en créant des collections, ce sont les reliques…

L’équipage est alors parti pour sa première expédition.

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A son tour, le joueur pioche la première pile à gauche… (Ici une seule carte). Les couleurs de cartes donnent une idée de leur contenu. Pour une jaune, on aura du Rhum…

« Voyons voir le résultat de notre première expédition…! Je sens du rhum là dessous !! « 

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Et oui, des fois, ce n’est pas terrible…

« Hmmmm, bof pas terrible ça ! C’est de la piquette, mille sabords ! »

 

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On repose alors ce que l’on a pioché et on continue avec la pile suivante. Mais dans ce cas, on ajoute une carte à la pile que l’on vient de reposer.

« Continuons l’expédition, on laisse ça aux autres ! … Finalement, on s’est décidé à la troisième expédition, un risque à prendre, et en général, moins de choix…

Allons stocker tout ça près de notre repaire ! »

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Une fois, les cartes choisies, celles ci sont posées près de notre plateau selon leur type. Parfois face cachée, comme c’est le cas pour les Rhums, parfois face visible comme ci-dessus avec les reliques

« Écumons les mers ! Allez les gars, on avance !  Parez à l’abordage, souquez les artémuzes ! »

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Tour après tour, les trésors vont alors s’accumuler

« Attention, on nous attaque ! »

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Tous les 4 tours, les pirates vont combattre entre eux…

« Préparez-vous au combat ! »

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Pour combattre, les joueurs vont comparer leurs cartes de pirates qu’ils auront conservées lors des expéditions avec leurs voisins de droite et de gauche. Ici 4 de force…

La lutte fut peine perdue. L’un de nos adversaires était trop fort !

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Lorsqu’un joueur remporte un combat, il applique alors les effets des cartes pirates ! Mais pour obtenir ces pirates, il a dû se passer de quelques cartes trésors. De plus, les cartes pirates sont défaussées après le tour des combats

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Le perroquet permet de briser des égalités. Il est obtenu grâce à quelques cartes.

Les expéditions ont alors continué …

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Bien entendu, au-delà des collections et des rhums, on peut aussi trouver divers bonus

Les douze jours s’étant écoulés, les pirates ont fait le bilan de leurs richesses

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En fin de partie, chaque joueur procède alors au décompte de ses points de victoires obtenus

« Bravo les gars ! Nous avons été les plus chanceux ! »

 

Ce que j’en pense ?

Sea Of Clouds est le second jeu de Théo Rivière après Shinobi Wat-Ahh.

De nouveau un jeu à base de cartes, il sera, cette fois, basé sur une mécanique de « stop ou encore ».

Le principe du jeu est d’obtenir des points de victoires en amassant des trésors, des bonus et, surtout, des collections de reliques. On prendra alors, à chaque tour, le risque de tenter plus et d’abandonner derrière soi, une main qui était finalement meilleure. En abandonnant cette série de cartes, on lui ajoute une carte (ou une pièce au bout de trois cartes).  

Avec très peu de stratégies, Sea of Clouds est là pour passer un moment avec un jeu très familial aux règles super simples. Il faudra surtout compter sur une main heureuse tout en prenant le risque de laisser de bonnes cartes pour les joueurs suivants.

Les combats viendront pimenter un peu le jeu. Les cartes pirates étant posées face visibles, on saura d’avance si on gagne ou si on perd un combat. On sera alors confronter à faire des choix entre garder des trésors ou tenter de se défendre contre des voisins armés jusqu’aux dents.

Sea Of clouds est plaisant si on y joue à trois ou quatre entre amis sans vouloir réfléchir pour l’ambiance apportée par le thème. Le matériel est très sympathique.

Du pur familial à consommer en fin de soirée avec un bon rhum pour faire chauffer la pièce.

 

Sea Of Clouds est disponible à L’alchimiste ICI

 

 

 

 

 

 

Broom Service – Retour sur le Spiel 2015

 

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Au royaume de Broom Service ….

« Oups ! Pardon … Désolé ! … »

Encore une fois, une de ces sorcières qui passe en trombe sur son balai sans crier gare, manquant de renverser ce vieil homme qui rentrait tranquillement chez lui …

Non vraiment, plus de surprise dans le royaume depuis que le « Broom Service » a fait son apparition. Un seigneur n’a plus qu’à claquer des doigts, depuis la tour de son donjon, pour se faire livrer quelques potions magiques, que ce soient des remèdes ou des filtres d’amour. Là bas, la magie n’est plus un secret, mais un véritable commerce !

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Bien plus efficace qu’un messager ou une amazon, les sorcières virevoltent dans le ciel en tout sens. Il y a tellement de circulation, qu’un véritable code de la route… pardon…code du ciel a été mis en place pour éviter de graves accidents. Désormais, il est interdit de voler au travers des nuages, ceci afin d’éviter toutes collisions.

Mais si le ciel fait l’objet d’un trafic intense, sur le plancher des vaches, ce n’est guère mieux ! Ainsi, que vous soyez en balade en forêt, en prairie ou dans les collines et jusqu’aux montagnes, il n’est pas rare de tomber sur un cueilleur, à la recherche d’ingrédients nécessaires à la fabrication des potions.

La demande est si importante que, même les druides vont entrer dans la partie pour aider les sorcières à livrer les potions.

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Partout la magie est présente, et il n’existe pas un seul endroit sans y croiser une sorcière, un cueilleur, un druide ou encore une fée des nuages. Seules quelques contrées au-delà du fleuve sont encore épargnées, mais pour combien de temps encore ? Oui ! Le « Broom service » est devenu le nouveau business du Royaume !

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Et vous là dedans ?

Vous-même, vous serez à la tête d’une équipe de sorcières, de fées, de druides et cueilleurs de tout genre.Et, la concurrence étant rude,vous allez devoir jouer des coudes (et des cartes) afin de livrer un maximum de clients pour devenir le roi de la magie et vous forger la meilleure réputation.

Durant les sept saisons de l’année… Oui, oui, dans ce royaume, il y a bien sept saisons… ce sera à vous de faire les bons choix, de deviner les intentions de vos adversaires pour profiter au maximum des opportunités. Jouer au brave peut s’avérer payant, mais rester sage est bien plus sûr, quitte à passer pour un lâche aux yeux des autres.

Vous voilà donc prêt à démarrer chacun l’année et votre personnel a rendez vous au bord du royaume, au pied des châteaux du roi.

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La première saison débute et tout le monde le sait, un événement l’accompagne. Pour cette fois, l’année commence bien puisqu’il sera possible de recevoir une potion ou une baguette magique au lieu de faire une action. Parfois la situation est agréable, mais il arrive aussi que tout ne se passe pas comme on le souhaiterait… Ainsi, par exemple, il n’est pas rare que des lieux soient déclarés dangereux… Bref ! Il faut toujours s’adapter pour en obtenir des avantages et éviter les situations critiques.

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Première manche…

Voyons voir… Il est temps maintenant de décider ce que notre équipe magique va faire durant cette première saison. Au début, tout cela est évident puisqu’il faudra envoyer nos sorcières au dehors des châteaux pour s’éparpiller à travers le royaume… Quoique… Peut être devrais je laisser tout le monde partir et, moi même, rester sur place pour commencer la cueillette…. Hummm, mais si jamais les autres font de même ? Bon sang, je dois choisir…

J’ai seulement quatre choix… Voyons, voyons, comme ce n’est pas moi qui commence, je vais peut être mixer un peu des deux solutions… Allez ! je me lance, je prends ces quatre personnages là (Quatre cartes parmi les dix)

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Le magicien jaune ne voulant pas prendre de risque pose sa première carte et annonce : « Je suis une lâche sorcière de la forêt » et se déplace alors aussitôt vers une forêt adjacente à l’un des châteaux.

La magicien rouge, ayant la même carte annonce aussi : « Moi aussi, je suis une lâche sorcière de la forêt » et effectue la même action mais vers une autre forêt.

Le magicien bleu prend alors le risque puisqu’après lui, il ne reste plus qu’un seul magicien et se dit qu’il a toutes ses chances. Il étale alors sa carte sorcière de la forêt et annonce, sans conviction : « Alors moi, je suis une brave sorcière de la forêt, je vole ET… je livre une potion ». Mais, ayant annoncé qu’il était brave, il doit attendre la fin du tour en espérant que le dernier magicien ne lui vole pas ce rôle…

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Le magicien vert le regarde alors avec un sourire malfaisant. Bleu transpire… Mais le magicien vert annonce : « Au suivant ! » … Ouf ! Heureusement il est le dernier à jouer, mais ne possède pas la sorcière de la forêt… Ce sera donc bleu qui restera brave.

Le magicien bleu peut alors bouger son pion et livrer une tour de la forêt avec une potion et emporter ses premiers points de réputation. Bien entendu, il livre la tour ronde car, désormais, il ne sera plus possible de le faire pour les autres joueurs pour cette tour. Seules les tours carrées peuvent être livrées plusieurs fois. Puis, comme il était le dernier brave, à lui de rejouer maintenant … Plus sage, il décide de cueillir : « Je suis un lâche herboriste et je produis une potion verte »… Lâche, il prend alors sa potion, tout de suite.

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Le magicien vert annonce alors : « Au suivant ! » Il n’a toujours pas les cartes demandées par les autres…

Jaune alors se lance et annonce fièrement: « Et bien moi, je suis un brave herboriste ! et je fais DEUX potions vertes et une baguette magique ! »

Rouge se manifeste alors « Oh là ! Pas si vite ! C’est moi qui suit brave herboriste ! » Il étale alors sa carte et prend ses potions et sa baguette, laissant le magicien jaune sans pouvoir faire son action.

A rouge maintenant …

Et ensuite ?

Ainsi les joueurs vont jouer leurs cartes tour à tour. Ils devront suivre avec la même carte que la première qui sera jouée, à condition bien sûr de la posséder, sinon il faudra passer. Mais qu’à cela ne tienne, vous serez seul à en jouer en fin de manche, lorsqu’il ne restera plus que vous. Et ce sera aussi à votre avantage.

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Vous avez, alors, deux façons de jouer une carte. Soit en réalisant l’action lâche de la carte et d’effectuer immédiatement l’action indiquée. Soit en jouant l’action brave, mais vous devrez attendre que le tour de table soit terminé et que personne ne puisse également jouer la même carte avec une action brave. Si tel est le cas, alors vous ne ferez rien !…

Mais pourquoi prendre le risque de jouer brave ? Tout simplement parce que l’action « brave » est bien plus alléchante ! Ainsi un cueilleur lâche ne fabrique qu’une potion ou une baguette alors qu’un brave fabrique jusque trois objets (potions et baguettes). De même, une lâche sorcière ne fera que se déplacer, alors qu’une brave sorcière pourra livrer et gagner des points en même temps. Un druide brave apportera, en plus, d’une livraison, des points supplémentaires…

Oui, tout cela est bien tentant, n’est ce pas ?… Mais attention ! Il faudra être le dernier à annoncer le rôle de brave autour de la table pour pouvoir réaliser l’action. Ainsi, il faut soit être le dernier du tour et avoir la même carte rôle que le premier à avoir joué, ou il faut espérer que les joueurs après vous, n’ont pas eu l’idée de choisir la même carte avec le risque de vous voler votre bravoure…

Toute la subtilité du jeu sera alors d’essayer de deviner quelles sont les cartes choisies par vos adversaires, de savoir quand vous serez le dernier à jouer ou encore de ne pas prendre les mêmes cartes ! En effet, s’il ne reste plus qu’à vous seul, de poser des cartes, n’hésitez plus ! Jouez que des rôles braves et gavez vous ! Personne ne pourra vous en empêcher !

Dans ce jeu, il faudra deviner, certes, mais aussi prévoir ! …Oui, observez bien les autres joueurs, regardez où ils se trouvent et les régions qui les entourent…D’ailleurs, on n’a plus le droit de livrer une tour ronde déjà livrée. Il faut, donc, regarder vers quelle nouvelle tour, chaque adversaire va se diriger … Et oui, Broom Service est aussi un jeu où il faut savoir observer les autres pour anticiper ses choix.

A chaque manche, tous les joueurs auront ainsi quatre cartes à jouer parmi un choix d’une dizaine. Une fois celles-ci posées, une nouvelle manche débute avec une nouvelle carte événement et les joueurs choisissent de nouveau quatre cartes parmi les dix possibles…

Mais qui commence un tour ?

Durant le tour, il est avantageux d’avoir été le seul joueur « brave », car vous avez pu jouer la meilleure action du personnage. En revanche, ce sera à vous de commencer le tour suivant avec une nouvelle carte depuis votre main et donc prendre un risque énorme de jouer de nouveau une action brave, surtout  si les autres joueurs ont encore des cartes en main…

Mais il est interdit de passer sur les nuages, non ?

Oui…. Rappelez-vous, le code du ciel interdit de se rendre dans une région où se trouve un nuage ! C’est là qu’entre en jeu la fée des nuages. Ce personnage vous permettra de « chasser » un nuage adjacent à l’un de vos pions, vous donnant ainsi accès à de nouvelles régions à livrer.

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Mais ce n’est pas tout, les tuiles nuages ainsi chassées vous apporteront des éclairs, sources de points de victoire supplémentaires en fin de partie.

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Malheureusement, chasser des nuages n’est pas gratuit et il faudra dépenser des baguettes magiques…  Vous comprenez maintenant pourquoi il est nécessaire d’en avoir. On pourra ainsi en avoir en livrant certaines tours, mais aussi grâce au cueilleur de racine et particulièrement son action brave qui en apporte deux d’un coup.

Et c’est tout !

Et voilà, vous savez tout de Broom Service, il ne vous reste plus qu’à chevaucher vos balais, lancer vos cueilleurs de part le royaume, faire livrer vos druides et chasser les nuages avec votre fée… Au bout de sept manches, la partie prendra fin et vous aurez accumulé des points en livrant les potions mais aussi grâce aux éclairs des nuages que vous aurez chassé et les potions qu’il vous reste en stock.

Et, bien entendu, le sorcier avec la meilleure réputation l’emporte !

C’est tout… C’est tout …. Enfin presque !

En effet, vous savez tout de la version de base, mais Broom Service propose aussi un mode avancé… ou devrais je dire « des » modes supplémentaires.

Broom Service propose, en effet, quelques options supplémentaires qui rajouteront du piment à vos parties

Pour commencer, sachez que le plateau est réversible et permet justement l’utilisation de toutes les options du jeu.

Vous pouvez y placer de nouveaux nuages que vous mélangez à votre gré aux nuages standards. Ces nuages apportent divers bonus tels que des points supplémentaires, si vous possédez un lot de plusieurs potions d’une couleur… Mon préféré est celui qui apporte deux points de victoire, si on livre une région adjacente à ce nuage. Croyez-moi, tout le monde va se précipiter dans le coin, durant la partie.

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Vous pouvez ajouter aussi des tuiles montagnes, forêts et collines. Chacune d’elles apporte divers bonus. Pour les obtenir, il suffira d’envoyer, avec vos sorcières, l’un de vos pions dans la région où se trouve la tuile.

Les tuiles forêts sont des bonus qui vous pouvez utiliser à tout moment. Là aussi, on y trouve des trucs amusants, comme par exemple, annoncer une action lâche mais faire l’action brave…

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Les tuiles montagnes vous donnent aussi des bonus, comme, par exemple, des déplacements supplémentaires, mais permettent surtout de prendre des amulettes. Elles sont éparpillées à trois endroits du royaume. Il faudra donc se rendre un peu partout pour les récupérer, mais quand même… 3 amulettes vous donnent 15 points de plus, en fin de partie.

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Enfin les tuiles collines donnent aussi des bonus, mais permettent surtout de vous téléporter vers des régions inaccessibles en passant par des cercles de pierres. C’est le seul moyen d’atteindre une petite île sur le plateau, où les points, pour les livraisons, sont très alléchants !

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Un Spiel  pour Broom service !

Oui, je sais, je sais… ça râle dans les chaumières… « Comment peut-on accorder un « Kenner Spiel » à un tel jeu ? C’est un jeu familial ! »

En effet, « Gare à la toile » a reçu le Spiel pour enfants et « Colt Express » celui du jeu pour tout public. Le premier étant bien destiné aux enfants et le second pour tous, donc tout va bien. Il ne restait plus qu’à récompenser la catégorie des joueurs connaisseurs. Et c’est finalement Broom Service qui emporte le prix face à Elysium et Orléans. Encore une fois, c’est l’effet de surprise !

L’année dernière, on avait eu les mêmes remarques, cette fois, pour Camel Up.

Pourtant, tout semble aussi évident que le nez au milieu de la figure ! Les joueurs Allemands ont envie de… se marrer ! De toutes évidences, ils veulent de l’interaction ! Tout au moins, c’est ce que semble rechercher le jury …  De là, à conclure que Broom Service est un jeu de « connaisseurs », tout cela reste discutable…En effet, on est plutôt éloigné des jeux de Rosenberg, comme Agricola.

Mais, Broom service est néanmoins un bon jeu doté d’une mécanique basée sur le bluff et l’opportunisme. Son côté de prise de risques est un système bien éloigné de ce que pourrait attendre un joueur expert, mais il sera l’essence même du plaisir du jeu et d’interactions donnant vie au jeu.

Un jeu expert, non, Broom Service ne l’ai pas comme on l’entend, mais en tous cas, c’est un jeu amusant  qu’il est bon de ressortir de temps en temps… A halloween, par exemple, vu qu’il y a des sorcières !

Broom Service

Un jeu d’Alexander pfister et Andreas Pelikan

Illustré par Vincent Dutrait

Pour 2 à 5 joueurs

A Partir de 10 ans

Durée : 60 minutes

Disponible à l’Alchimiste ICI

 

 

ANTARCTICA – Un jeu qui ne laisse pas de glace

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C’est un thème très délicat qui a été choisi pour Antarctica. S’agit il d’une leçon ? D’une mise en garde ? Surement !

De nos jours les grandes puissances économiques s’intéressent de plus en plus aux régions polaires. Autrefois inaccessible, le réchauffement climatique et l’augmentation du coût des ressources font de l’Antarctique un endroit de plus en plus convoité. Un traité a été signé en 1959 en pleine guerre froide entre quelques pays membres des nations unies et proches de l’Antarctique mais aussi de grandes puissances comme les états unis, l’URSS et même la France… A l’apogée de la course aux armements, il s’agissait de protéger déjà l’Antarctique pour y interdire toutes activités militaires, dont les essais nucléaires…

Peu  à peu, ce traité va évoluer vers une volonté de protection de l’environnement. Tout d’abord avec la protection des phoques qui ont failli disparaître et qui sont, de nos jours, toujours menacés. Puis, plus généralement sur la faune et la flore marine…  Tout cela reste purement écologique, ce qui est plutôt encourageant. De plus, beaucoup de nations viennent rejoindre les autres pays en intégrant le traité, dont de nouvelles puissances comme la Chine.

C’est alors qu’est abordé le problème des ressources minières. Cette fois plusieurs pays refusent de signer…  Sauvé de peu par la signature du Protocole de Madrid en 1998, l’environnement semble désormais protégé… Enfin devrait l’être. Car en 2011, la Russie annonce clairement qu’elle souhaite orienter ses investigations en terme de ressources minières, d’hydrocarbures et tout autres ressources, sur le continent Antarctique. Elle serait alors amené à quitter  le Protocole de Madrid….

Antarctica, une belle mécanique…

Dans Antarctica, vous allez justement diriger une équipe de scientifiques pour exploiter au mieux les ressources de l’Antarctique. Il s’agit donc là d’un thème très délicat, mais Charles Chevalier et son éditeur Allemand m’ont assuré qu’il s’agissait de démontrer, aussi, ce dont à quoi on pourrait s’attendre si ces traités venait à céder. Une dure réalité qui pourrait arriver plus vite que ce que l’on ne croit, puisque Antarctica n’hésite pas d’évoquer un futur proche…

Mais si j’ai choisi de vous parler d’Antarctica, c’est surtout parce que c’est aussi un excellent jeu de placement, avec un système de décompte vraiment atypique. Une mécanique qui mérite d’être présentée et jouée…

Construire des bâtiments…

Dans Antarctica, vous voilà à la tête de quelques scientifiques et de quelques navires, prêts à vous développer. Pour l’instant, seuls quelques bâtiments ont pris place sur le continent Antarctique, un sur chacune des 8 régions.

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Au départ, un bâtiment de chaque sorte est déjà en place par région (grue, derrick, campement, chantier naval). Vos navires sont accostés tout autour en attendant leur action.

Ces bâtiments et tous ceux qui seront construits au cours de la partie, appartiennent à tous les joueurs. Car la mécanique principale d’Antarctica va surtout s’appuyer sur le déplacement de vos navires et l’endroit où ils auront accosté. Ceci permettra d’accéder aux différentes ressources offertes par les bâtiments en face d’eux sur la région. Plus vous occuperez stratégiquement vos positions, plus vous pourrez vous développer.

 

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Ainsi, sur cette photo, le joueur Vert a accès à un derrick (en noir) et une éolienne (en blanc) car ses navires sont positionnés dans les régions où se trouvent ces bâtiments.

Bien entendu, il faudra bouger ses navires pour construire ailleurs et surtout créer de nouveaux bâtiments un peu partout qui vous ramèneront également des cartes de constructions. Ce sera aussi l’occasion de déployer, petit à petit, vos scientifiques sur le continent. Plus vous aurez de scientifiques et de bâtiments, plus vous aurez de chances de remporter la partie.

Comme il fait très froid là bas  (Si, si je vous jure…), l’élément déclencheur des actions sera le soleil qui tournera autour du continent, région par région, dans le sens inverse du sens horaire (Et oui, nous sommes au pôle Sud). Lorsque celui-ci passera sur une zone où se trouve des navires, le plus proche du soleil pourra alors prendre la mer et se déplacer vers une autre région où l’on pourra accoster. Seuls trois emplacements sont disponibles pour les navires par région et l’une des stratégies sera de tenter de bloquer certains emplacements pour freiner les adversaires.

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Le soleil permet au navire vert, le premier, de se décoincer des glaces et donc de bouger pour réaliser une action.

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Ici, le bateau jaune, seul dans la région, va se déplacer lorsque le soleil arrive

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Il décide de se rendre dans la région voisine

Lorsque votre navire atteint une nouvelle région, vous avez donc la possibilité d’y construire un nouveau bâtiment. Là où Antarctica est très malin, c’est qu’il faut, pour chaque nouvelle construction, remplir les conditions nécessaires. C’est à dire que vous devez avoir accès à d’autres types de bâtiments pour en construire un nouveau et, donc avoir des navires accostés en face des bâtiments requis, même s’ils ne sont pas dans la région de destination.

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Pour construire ce bâtiment, il faut avoir un navire qui a accès à une grue. Ce qui est le cas de notre navire jaune. Un autre navire situé ailleurs devant une grue serait valable aussi.

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Il construit alors le centre de recherche marin, comme indiqué sur la carte et y dépose un scientifique, comme l’indique également la carte

Attention, il sera interdit de construire deux fois le même bâtiment dans la même région. Plus la partie avancera, plus ce sera difficile de se placer, surtout quand on y joue à quatre.

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Certaines constructions demandent d’avoir accès à un seul bâtiment pour en construire un autre, d’autres demandent d’avoir accès à deux types dans une ou plusieurs régions… Certains demandent des bâtiments avancés 

Vous aurez vite compris également que plus vous aurez de navires, mieux ce sera, pour avoir accès à plus de bâtiments et occuper plus d’emplacements.

 

Qu’à cela ne tienne, si l’un de vos navires vient de se déplacer sur une zone où se trouve un chantier naval (Bâtiment que l’on peut construire), vous pouvez, dans ce cas, ajouter un nouveau bateau à votre flotte, là où se trouve le soleil. Il prendra alors la file après les autres.

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Le chantier naval (en forme de U) permet de construire un nouveau navire.

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On place le nouveau navire à côté du soleil

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Aussitôt les autres joueurs reçoivent une carte bonus

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Ces cartes apportent divers avantages

Antarctica va alors s’étoffer doucement de nouveaux navires et ce sera de plus en plus stratégique d’enchaîner ses déplacements.

Installer ses scientifiques

Comme, je vous l’ai dit, l’un des buts vers la victoire est de construire des bâtiments, mais c’est aussi le nombre de scientifique en place sur le continent, qui permet aussi d’apporter des points en fin de partie.

A ce niveau, il est primordial, cette fois, d’être majoritaire par région. Mais comment faire ? Et bien, tout d’abord lorsque vous construisez un bâtiment,  vous pouvez déjà débarquer quelques scientifiques dans la région où vous vous êtes implantés.

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En construisant ce bâtiment, la ferme à plancton, vous pouvez aussi placer deux scientifiques sur le continent.

Mais très vite, votre personnel disponible va se mettre en place et il sera nécessaire de recruter de nouveaux scientifiques, depuis une réserve, pour en remettre à votre disposition. Pour cela, il suffira d’envoyer l’un de vos navires dans une région où se trouve un campement. Et encore une fois, vous pouvez vous rendre compte que c’est bien l’emplacement de vos navires qui est le plus important, en occupant cette fois l’emplacement face à un campement.

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Le recrutement dépend là aussi du placement de votre flotte. En effet, vous pourrez en ajouter à votre réserve personnelle autant de scientifiques, qu’il y a de pions à votre couleur, si un campement est présent dans la région où vient d’accoster votre navire. Ici rouge ajoute à sa réserve 4 scientifiques, puisqu’il y a 4 pions dans la zone. 

Développer la recherche

Qui dit scientifiques, dit recherches ! Et c’est là aussi un des éléments de victoire du jeu ! En effet, plus vous vous serez avancé dans chaque recherche, plus vous allez accumulé de points de victoire.

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Plus votre cube avance sur les piste de recherche, plus vous aurez de points (indiqués par les petites cases jaunes le long des pistes)

Une nouvelle fois, la construction de certains bâtiments vous permettent de progresser sur une piste de recherche.

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Ainsi, en construisant un chantier naval, vous progressez de trois places sur une piste de recherche !

Mais ce sont vos études dans les centres de recherche qui seront aussi source de progression. Cette progression sera calculée selon le nombre de scientifiques et de navires présents dans la zone où vous étudiez, c’est à dire là où votre bateau s’est arrêté.

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L’utilisation des centres de recherches vous font progresser sur la piste du centre concerné (Sur les terres, côtier  ou océanographique). Cette progression dépendra du nombre de scientifiques et de bateaux en place sur la région, comme pour les campements

Ces recherches vous apporteront des bonus, lorsque votre cube atteint les cases rouges ou bleues. Les cases rouges seront des bonus personnels, tandis que les cases bleues seront valables pour tous les joueurs.

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Parmi quelques bonus, on  aura la possibilité de déplacer un bateau sans attendre le soleil, recruter un scientifique et plein d’autres choses encore… Ci dessus, si le cube vert avance, le joueur pourra progresser de nouveau de 3 cases de recherche sur une piste.

Mais encore … ?

Voilà, vous connaissez maintenant les principales actions d’Antartica qui seront déclenchées par le déplacement des navires libérés des glaces avec le passage du soleil. Vous accumulerez des points grâce à des constructions de bâtiments, vous progresserez en recherche en débloquant des bonus. Et enfin, vous allez fabriquer d’autres navires pour essayer d’occuper stratégiquement les régions clés du jeu….

Mais sachez que je ne suis pas entré dans tous les détails du jeu. Ainsi, je ne vous ai pas parlé des cartes ressources « bonus » qui vous permettent de remplacer la nécessité d’un bâtiment.

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Cette carte peut fournir un des éléments manquants. Ici, le joueur rouge  choisit une éolienne qu’il  ajoute à son puits à charbon dont il a accès.

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Il peut désormais construire ce bâtiment là où son navire est arrivé !

Je ne vous ai pas parlé, non plus, des cartes bonus que l’on obtient, lorsqu’un adversaire construit un navire. L’une d’elles, le brise glace, peut vous permettre de décoincer un second navire au moment où le soleil passe…

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Lorsque le soleil arrivera dans cette région, Rouge bougera son navire et Vert, qui a posé sa carte à un tour précédent, pourra aussitôt jouer aussi

On pourra également « économiser » nos ressources dans une zone… Là aussi source de points de victoire. Ainsi, durant nos tours, on peut décider de se passer d’un bateau ou d’un cube de recherche pour le placer dans une zone de défausse. En fin de partie, plus vous en aurez défaussé, plus vous aurez de points. En général, durant les premières parties, vous le ferez plus rarement …

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Dans cette zone, on peut y déposer un navire ou un cube de notre réserve au lieu de le placer sur le plateau. Ceci nous amènera quelques points de plus en fin de partie.

Bref il existe de nombreuses subtilités supplémentaires à découvrir et qui ajoutent encore des paramètres à votre stratégie.

C’est l’heure du décompte.

Voilà, le soleil va effectuer quelques rotations, les navires vont se déplacer. Bâtiments et scientifiques vont prendre pied sur l’Antarctique. La partie va alors prendre fin lorsque tous les bâtiments seront construits, ou lorsqu’un des joueurs aura posé tous ses scientifiques sur le continent.

Le décompte final a alors lieu. Un décompte plutôt atypique auquel, là aussi il faudra songer lors de la partie et que je me dois de vous expliquer. En effet, Antarctica propose quand même un système particulier hors du commun auquel il faudra y songer durant la partie, en particulier lors des derniers tours.

Quatre décomptes sont effectués.

Le premier sera celui de l’occupation de chacune des régions de l’Antarctique. Chaque joueur compte ses scientifiques de la région et celui qui en le plus va remporter un total de points correspondant au nombre total de tous les scientifiques présents, y compris ceux des autres joueurs ! Oui, j’ai bien dit « y compris les autres » ! Il ajoute ensuite le nombre de bâtiments construits et un point supplémentaire.

On comprendra alors qu’être le majoritaire, c’est bien, mais si peu de joueurs vous suivent alors vous n’aurez pas tant de points que cela…

Ensuite, le second aura autant de points que le nombre de scientifiques du premier joueur… le troisième aura les points du deuxième, et ainsi de suite.

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Si bleu a posé 3 scientifique et jaune un seul, alors bleu marque 9 points (le total de scientifiques et de bâtiments +1) et Jaune aura 3 points  (le nombre de scientifiques posés par Bleu).Un bon moyen pour le joueur Jaune de rentabiliser sa seconde place avec un seul scientifique.

Les autres décomptes auront la même mécanique et seront basés sur les cartes bâtiments que l’on a prises après avoir construit, puis les pistes de recherche et enfin la défausse de pions non utilisés

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Par exemple, sur cette 3ème piste de recherche Rouge a 19 points (le total de rouge, bleu, vert et jaune), mais bleu a 7 points (les points de Rouge), Vert a 5 points (les point de bleu) ..etc…

On aura ainsi un décompte pour les bâtiments qui ont des petites étoiles sur le coin en bas à gauche avec le total de tous les joueurs pour le majoritaire, puis les points du joueur précédent pour les autres.

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Ainsi qu’un décompte pour les pions mis en réserve

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Rouge, majoritaire, aura 5 points, la somme de tous les pions, les autres se contentent de deux points (les pions de Rouge)

Le vainqueur, là pas de surprise, sera toujours celui qui aura le plus de points …

 

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Ce que j’en pense ?

Si, certes, le thème est engagé, celui-ci est bien présent durant la partie grâce aux révolutions du soleil, aux déplacements des bateaux et toutes les constructions qui seront érigées  sur le plateau. On y retrouve bien une sensation de progression et de développement que les joueurs de « kubenbois » affectionnent particulièrement.

Antarctica est le jeu de placement par excellence, puisque tout s’appuie sur l’occupation de vos navires et de vos scientifiques. Toute votre stratégie va tenir dans l’occupation et l’anticipation des placements de vos navires pour enchaîner un maximum de coups. Il faudra également penser aux recherches qui, là aussi, peuvent être source de combos. Les différents bonus viendront apporter de la variété au jeu.

Antarctica, c’est aussi un système de décompte original qui le rend le jeu différent. Ainsi, il faut profiter de ce système pour être majoritaire, bien sûr, mais aussi profiter d’une confortable place en engageant peu de scientifiques ou de recherches.

Illustré par Denis Lahausen (Terra Mystica, ClocheMerle, Les voyages de Marco Polo….), le matériel est assez joli malgré un plateau tout blanc… Et bien oui, c’est un continent recouvert de glace avant tout ! Difficile d’y mettre autre chose que du blanc… Ceci dit, avec ses constructions en relief, le jeu devient agréable visuellement. Il suffit de regarder la photo ci-dessous de fin de partie pour vous en assurer.

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Antarctica, un jeu à posséder par tous les amateurs de jeu de placement !

ANTARCTICA

Age : 12 ans

Catégories : Connaisseurs, Experts

Nombre de joueurs : 2 à 4

Durée : 90 minutes environ

Antarctica est disponible à L’Alchimiste ICI

 

 

 

 

 

 

 

BRETAGNE – L’Alchimiste braque ses phares sur un jeu expert

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La Bretagne…  Vous voilà debout en haut des rochers… Dans votre tête, le son d’un biniou.

Vous voilà face à la mer où les vagues, emportées par un vent intense, viennent se briser sur les rochers en contrebas.

Le temps est incertain et les nuages luttent avec le soleil…

Plus loin sur l’océan, une minuscule petite île sert de fondations à un ancien phare…

Aujourd’hui dépassé par les nouvelles technologies, ils sont de plus en plus abandonnés. Pourtant, depuis plus de deux siècles, ils ont sauvés des centaines de marins.

 

BRETAGNE, le jeu, vous propose de vous faire participer à leur construction dans une mécanique de gestion où les meilleures planifications et combinaisons vous permettront  d’emporter la victoire.

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Installation

 

– Nos ouvriers sont là ce matin m’sieur… 

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Notre entrepôt de réserve

– Parfait, Les barges sont prêtes et les ingénieurs viennent d’arriver en même temps… Envoyez notre barge à Quimper pour la charger avec ceci…

Il tendit alors au contremaître une feuille contenant la liste des matières premières nécessaires pour commencer la construction des phares.

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Les barges pour livrer nos ressources

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Après avoir choisi, on reçoit aussi des ingénieurs. Celle-ci permettra de dépenser un ingénieur de moins pour construire

A quimper, les ressources étaient disponibles…

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A chaque tour, les ressources disponibles pour nos barges

Elles attendaient les barges envoyées par tous les architectes pour être chargées…

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Chargement des barges

– Voilà M’sieur, les barges sont revenues,  on a tout déposé à l’entrepôt…

– Très bien ! La météo est variable aujourd’hui, ce sera plus facile d’entreprendre les travaux. 

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Météo en cours et future

– On attaque par quoi, patron ?

– Construire un phare sur cet île me semble difficile. je préfère attendre que le temps soit au beau fixe…  Il serait plus raisonnable de démarrer sur la terre ferme. Cependant,  j’ai bien envie de relever ce contrat, et de construire en mer… Dans un endroit pas trop complexe.

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Les trois types de phare à construire. En rouge, les phares « enfer » les plus durs, en bleu les phares « paradis », les plus simples

– D’autant plus que nos ingénieurs sont moins nombreux que ceux chez nos concurrents, mais ils sont bien plus compétents… Il pourront faire le travail comme s’il y en avait un de moins… Allez ! On prend le risque… Commencez moi cette fichue construction, que diable !

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Carte rappelant les ingénieurs qu’il faut dépenser pour construire selon la météo

 

Les ingénieurs ont alors dessiné les plans pour démarrer la construction. Ils avaient choisi de faire une base suffisamment solide sans utiliser trop de ressources. Ce choix leur avait permis de décrocher un bonus.

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Sélection d’une construction et bonus reçus selon le niveau (ici 1 franc et une carte équipement pour le niveau vert)

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Les ingénieurs et les ouvriers se sont alors rendus sur place pour construire la base du phare. Le départ est toujours plus facile. Ensuite, il va falloir prévoir un échafaudage en bois.

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Construction, Pour ce phare il faut ajouter du sable et un bois à partir du second niveau. Au RDC, on a dépensé 3 ressources, on peut mettre alors 3 ouvriers, sans oublier les ingénieurs

Une fois le gros oeuvre terminée, les ingénieurs ont fait rentrer quelques ouvriers à l’entrepôt… Pas question de perdre du temps ! Ceux-ci pourront entreprendre de nouvelles constructions, soit sur le même phare, soit ailleurs…

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Rapatrier des ouvriers donne 2 points de victoire chaque

 

– Hep vous là bas ! 

– Oui, Monsieur … ?

– Nous allons avoir besoin de quelques matières premières supplémentaires,… Allez à Lorient pour revendre cet équipement, et une fois l’argent récupéré, passez le à lui.  Il ira acheter des matières premières à Brest.

– Bien Monsieur !

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Autre action : Envoyer des ouvriers faire des échanges à Lorient et/ou Brest

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C’est ainsi que petit à petit, les architectes se sont affairés à construire les phares et faire du commerce… Parfois, ils travaillaient sur le même phare ensemble.

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Construction en cours….

Le temps passait et parfois la météo était clémente. C’était le moment pour construire les phares situés dans les endroits les plus dangereux. Des accidents pouvaient arriver et des ouvriers se blessaient.

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Les phares « enfer » demande selon la météo de perdre un ouvrier

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Mais finalement, après de nombreux efforts, la construction de certains phares se terminait enfin….

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Phare terminé

On pouvait désormais les équiper. En ajoutant de quoi accoster, en hissant les fameuses lentille de Fresnel. Grâce à ces lentilles, la portée de la lumière avait considérablement augmenté !

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On peut l’équiper grâce à nos ouvriers sur place et gagner beaucoup de  points

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Certains phares, dans les endroits les plus fous, devaient même être équipés de monte charge pour être approvisionné…

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Enfin le principal était qu’ils soient opérationnels ! Désormais les navires pouvaient naviguer dans leurs eaux sans risquer de s’échouer !

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Une fois construit, on retourne le phare

Les compagnies de construction s’enrichissaient et certaines avaient mis en poste des dockers pour faciliter les transactions. Désormais, certains ports étaient desservis automatiquement par diverses ressources.

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On peut aussi envoyer nos ouvriers depuis le phare vers des ports pour obtenir des bonus à chaque début de manche

– Allez les gars ! On se remue ! D’autres constructions nous attendent ! Les contrats ont pris de la valeur…. C’est le moment

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En fin de manche, les phares où il ne s’est rien passé, reçoivent un franc. Cumulée, cette somme sera gagné par le premier architecte qui construira à cet endroit

 

Ce que j’en pense :

A la vue des premières images du jeu, je m’attendais bien à un jeu de gestion. ATALIA, le distributeur, n’en était pas à son premier essai puisqu’il avait tâté du genre avec Yunnan. Je m’attendais donc à de la gestion avec une relative légèreté tout comme Yunnan. Mais quelle erreur !! BRETAGNE m’a vraiment surpris !

En fait, BRETAGNE est un jeu de haut niveau, un jeu pour joueurs experts ! Et c’est une agréable découverte, puisque j’attendais depuis le début de l’année de trouver le jeu qui ferait vibrer ma corde de joueur de kubenbois. BRETAGNE a réussi ce défi ! Et je ne pense plus qu’à y rejouer encore et encore.

Il est d’autant plus attirant puisqu’il nécessite de ne retenir que deux actions. Certes, Les actions ont des détails, mais j’ai pensé à vous ! Je vous offre ICI, un résumé des règles. Il ne vous reste plus qu’à l’imprimer et le glisser dans votre boite afin de revenir encore plus rapidement dans le jeu…  Pour l’instant, de mon côté, il ne prendra pas la poussière.

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BRETAGNE nous plonge vraiment dans un univers hors du commun basé sur la construction de phares. Il fallait oser choisir un tel thème, mais j’avoue qu’on y entre très bien et qu’on se prend  vite pour des architectes…

Il faut dire qu’on n’aura pas une minute à ne rien faire. La gestion, la planification, les combinaisons, les anticipations sont vraiment de mise et on est toujours à la limite de nos ressources, de nos ouvriers ou de notre argent. Chaque cube, chaque sou, compte dans la partie ! Et j’aime ça !

Le matériel et les illustrations sont agréables et j’ai bien apprécié le vernis qu’il y a sur les tuiles. Un gage pour faire durer un jeu dans le temps et les manipulations. Il faudra juste interdire les gros doigts malhabiles, comme les miens, pour éviter de renverser les piles de tuiles de constructions (ou bien les mettre à côté du plateau, ce qui ne change rien au jeu et ne me demande pas de délicatesse).

BRETAGNE est une excellente et très bonne surprise dans le domaine du jeu expert. De plus, Le jeu tourne très bien aussi à deux joueurs. Bref, je recommande !

BRETAGNE est disponible ICI à L’Alchimiste.

Joueurs : 2 à 4

Age : 14 ans

Durée : 90 minutes (en moyenne)

 

 

CELESTIA – Test de l’Alchimiste à Ludimania

 

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– Regardez ! L’aéronef est là ! Magnifique n’est ce pas ?

– Oh mon dieu oui ! Vite, montons à bord !

– J’espère cette fois que notre invention va fonctionner.Vous avez confiance n’est ce pas ?

Tous acquiescèrent, mais dans certains regards, on pouvait lire le doute…

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– Bon, je prends la barre en premier, le voyage sera long.

– D’accord mon cher, de toutes façons, on se relayera à chaque étape.

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– C’est parti ! Les dés sont jetés !

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– Ne vous inquiétez pas ! Pour franchir ce canyon, je vous assure que j’ai les compétences requises…

– En êtes vous bien sûr ? Autant que de passer à travers les nuages, est chose courante, que là, je vois une manœuvre dite du « canonnier » … Et dieu sait que celle-ci est rare.

 

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– Nom d’un alambic, puisque je vous dis que je sais faire ça !

– Bon moi, je suis désolé, je vais faire le rabat joie, mais je doute fort de vos compétences Mister Tapimoket. 

– Et bien voilà ! Quelle confiance ! Bon d’accord, je vous laisse descendre de l’aéronef, mais sachez que vous ne découvrirez jamais les fabuleux trésors des régions plus lointaines

– Je sais… Mais je n’ai pas envie de me crasher avec vous ! Je trouve cela extrêmement risqué !

– Désolé Monsieur Tapimoket, mais je pense qu’il a raison… Je descend également

– ….Grrr, comme vous voulez…

 

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Mais finalement, la manœuvre a réussi et l’aéronef pourrait désormais poursuivre son voyage…

Presque tout le monde avait tenu bon pendant les premières étapes. Seul un troisième passager avait abandonné. Mais cette fois, la prochaine portion allait exiger trois manœuvres.

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Il faut dire que les plus beaux trésors se trouvaient bien plus loin… C’était à celui qui en prendrait pour 50 de valeur, le premier…

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– Vous savez, chers amis, je sais que par là bas, il y a des trésors qui valent 15 ! Vous me suivez n’est ce pas ?

– J’hésite, ma foi, car ensuite, ce sera moi le capitaine… et je ne pourrais pas abandonner notre engin en étant à la barre.

– Allons ! Vous avez confiance, n’est ce pas ? Regardez ! Je vous ai déjà mené loin et j’ai encore la main…

– Soit… je prends le risque !

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Pas de chance…. Ce capitaine est un beau parleur, mais il n’avait pas les compétences requises… L’aéronef s’est crashé dans la plaine. Heureusement, Mister DJaunes avait prévu le coup ! Équipé de son jet pack, il a pu récupérer quand même le trésor au nez à la barbe de celui qui lui a accordé sa confiance…

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…..

Un peu plus tard…

Mesdames, Messieurs… Allons voyons… Vous avez confiance en moi n’est ce pas ? Partons pour un nouveau voyage…

 

 

Ce que j’en pense ?

Je sais. Encore une histoire où il faut deviner les règles du jeu… Mais je pense que vous avez tous compris que Celestia est un jeu assez léger…

Oui, léger par son thème, puisqu’il s’agit de piloter, tous ensemble, un magnifique aéronef pour le mener le plus loin possible chacun son tour. Léger aussi par ses règles qui s’expliquent en quelques minutes puisqu’il suffit de faire avancer, à tour de rôle, cet engin  avec nos cartes et en fonction des faces de dès que vous venez de lancer.

Plus on ira loin, plus il y aura de difficultés, avec de plus en plus de dés à résoudre et de moins en moins de cartes (on ne pourra en puiser qu’une par voyage)…

Croyez moi, l’un de mes adversaires à quand même réussit à aller jusqu’au bout !

Alors « léger » certes, mais vraiment amusant, car toute l’essence de Celestia va résider dans le bluff et la manière d’entraîner les autres soit plus loin, soit dans votre chute … Et bien quoi ? Il n’y a pas de raison que vous vous crashiez seul au moment où vous prenez le rôle de Capitaine et que vous allez vous planter !

En effet, un capitaine n’aura pas le droit d’abandonner son navire. Alors autant emporter tout le monde dans votre chute, cela empêchera les autres joueurs de prendre trop de trésors sans vous…Ah ! cette satanée convoitise !

Bien entendu, vous aurez parfois quelques astuces, mais aussi de belles fourberies en main. Tout d’abord, quelques cartes « jokers » permettent de remplacer n’importe quelle autre carte compétence…

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Il y a aussi, comme on l’a vu, le jet pack pour sauver sa peau au moment du crash et prendre le trésor, malgré tout. Très amusant de voir la tête de vos adversaires à ce moment là ! Mais on peut avoir aussi le treuil.. Objet bien fourbe qui oblige l’un des vos adversaires de descendre !!

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Egalement, ce trésor ci-dessous, qui permet d’ignorer des dès contraignants.

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Celestia est, donc, un jeu de bluff bien amusant avec juste ce qu’il faut de fourberies, et idéal à partir de quatre joueurs.C’est aussi la réédition d’un jeu à succès en Allemagne, qui s’appelait « Cloud 9 ».

Mais dans cette version, le matériel est absolument sublime !! Avec de magnifiques illustrations de Gaétan Noir, un nouveau dans le domaine du jeu. Enfin, le jeu se dote d’un très joli aéronef à monter, qui donne vraiment envie d’y jouer. C’est d’ailleurs ce qui m’a tout de suite intrigué.

Si vous aimez les jeux de « stop ou encore » avec bluff et fourberies, Celestia est fait pour vous !

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En tous cas, nous avons passé un bon moment durant cette partie. Merci à mes adversaires, Nicolas Sato (Kenjin, Lutèce) et Matthieu Lanvin (SpaceSheeps et grand fourbe expert)

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Note : Les pions personnages changent selon les photos. Certains sont des « Twinples », qui ne seront disponibles qu’à Essen 2015

CELESTIA

2 à 6 joueurs à partir de 8 ans

Disponible en précommande à l’Alchimiste ICI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’AUBERGE SANGLANTE – Découverte de l’Alchimiste au BGF 3/3

Début des années 1800, dans un coin isolé de l’Ardèche …

– Pfiou, je suis éreinté. Il est grand temps que l’on arrive à cette auberge que nous ont indiqué les villageois.

– Tu as raison, avec ce temps, j’aimerais bien me reposer un peu !

– Regarde là bas ! Ce doit être là…

– Allons y !

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La porte laisse entrer le froid et quelques flocons. Les deux voyageurs s’engouffrent rapidement dans l’auberge, et tapent de leurs pieds au sol pour se débarrasser  de la neige.

– Bon sang ! Tu sens cette bonne odeur ?

– Oui, je ne sais pas ce qui mijote dans cette marmite près de la cheminée, mais ça me donne faim

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– Bonsoir Madame, Monsieur ! je vous prie, entrez et venez vous réchauffer près de la cheminée !

– Merci, ce n’est pas de refus avec ce froid glacial qu’il y a dehors 

– Oh je n’en doute pas ! Vous n’êtes pas les seuls à venir ce soir. Il y a du monde avec ce temps.

 

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– Voulez vous dîner ce soir ? Le prix du repas est un peu élevé, mais il y a de la viande dans mon ragoût…

– C’est que nous ne sommes pas très riches. Nous n’avons que 4 francs sur nous

 

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– Effectivement… je peux vous proposer une tisane bien chaude, alors. Asseyez vous !

– D’accord…

L’aubergiste s’est alors assis avec le couple de voyageurs.

– Ecoutez…vous savez, ma femme Marie, moi même et mon neveu, on a parfois pas mal de boulot ici, et la vie est dure

– Oui, c’est sûr…

– Vous m’avez l’air intelligent tous les deux, et futés. Je pourrais vous proposer un petit boulot, vous savez ?

– Ah oui ?

Oui, et ça peut rapporter ! ….

L’AUBERGE SANGLANTE

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L’auberge Sanglante est un jeu de Nicolas Robert aux éditions PearlGames. Le thème est inspiré d’une histoire vraie qui s’est déroulé vers les années 1820 – 1830. A l’époque, un couple propriétaires d’une auberge, et leur neveu, aurait tué une cinquantaine de voyageurs pour les détrousser.

Puis, ils se seraient débarrassés des cadavres de toutes sortes de manières. Les rumeurs sont allées bon train. On a parlé de cadavres déposés en pleine nature, mais aussi brûlés dans le four à pain de l’auberge, ou encore utilisés pour confectionner pâtés et ragoûts pour nourrir les clients suivants… !!

– Hmmm, Cette terrine ! Délicieuse ! C’est du lapin ?

Dans ce jeu, nous allons endosser le rôle des propriétaires de l’auberge afin de devenir chacun le plus riche en soulageant quelques clients de leur argent et surtout de leur vie. Nous n’irons pas jusqu’aux horreurs citées ci-dessus, puisque nous nous contenterons d’enterrer nos victimes sous les dépendances de l’auberge…

A l’encontre des jeux experts que PearlGames a pour habitude de nous offrir, l’auberge sanglante est probablement celui qui a les règles les plus simples.

Le jeu va se dérouler en plusieurs manches où des clients (paquet de cartes) vont venir remplir les chambres de l’auberge. La paquet passera deux fois… Pour devenir le plus riche, vous pouvez, bien sûr, louer des chambres aux clients. Chaque joueur aura une chambre et si le client y dort, il vous paiera un franc en repartant…

– Monsieur a bien dormi ?

– Oui, c’était parfait… Quelle chance de vous avoir trouvé sur mon chemin

– Oui, de la chance… Vous en avez eu, croyez moi…. A bientôt, j’espère

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Si ce client reste dans la chambre à clé jaune, il apportera 1 franc au propriétaire jaune

Louer une chambre…Bon, ça amène un franc… Autant dire qu’avant de devenir riche, il va falloir longtemps… Trop longtemps…

En fait, il existe une méthode plus rapide et plus efficace : Celle de vider les poches de son client !  Bon… il faut juste s’assurer ensuite qu’il ne porte pas plainte. Et pour cela, vous avez trouvé la bonne solution : Le tuer, puis le détrousser et l’enterrer discrètement

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Si nous avions tué et enterré ce moine. On aurait gagné 12 francs… Mais bon, tâchons de sauver notre âme… On la laissé en vie

De plus, il faudra faire très attention, la police veille parfois et peut être présente à l’auberge.

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Si ce brigadier chef trouve un cadavre chez nous, cela nous coûtera très cher !

Il faut donc, une fois le meurtre commis, se dépêcher d’enterrer sa victime sous une dépendance de l’auberge. Et justement, il sera donc nécessaire de construire des dépendances ! C’est un boulot de dingue ! C’est pourquoi, il faudra trouver du monde à corrompre pour vous aider… On pourra ainsi corrompre des clients pour ajouter des cartes à votre main…Si, si, certains sont prêts à tout pour de l’argent !

Voilà donc les principales actions du jeu : Corrompre, Construire des dépendances, Tuer et Enterrer … Simple non ?

A chaque manche, chaque propriétaire pourra donc faire deux actions : Corrompre, Construire, Tuer, Enterrer

 

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Tout cela serait bien facile, mais chaque action a un coût ! En effet, chaque carte a un niveau allant de 0 à 3. C’est le chiffre indiqué au dessus de la petit maison déssinée au bas de chaque carte. Ce chiffre a plusieurs fonctions. Tout d’abord, comme je l’ai dit, le coût de l’action. Ainsi, si vous voulez corrompre un client d’une chambre pour l’ajouter à votre main, vous devrez défausser de 0 à 3 cartes de votre main pour le prendre, selon son niveau. Il est fort probable que vous allez vous contenter par recruter les clients de niveau 0 ou 1 au début du jeu… Quoique…

Les cartes, ainsi défaussées, sont placées hors du plateau, sauf les paysans qui pourront être de nouveau corrompus gratuitement et par paire.

En revanche, si vous utilisez une carte dont le symbole correspond à votre action en cours, la carte reste dans votre main au lieu d’être défaussée ! Un bon moyen pour ne pas devoir en recruter sans cesse.

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Si le concierge était dans votre main. Lorsque vous l’utilisez pour corrompre, il reste en main puisqu’il a le symbole de liasse de billet en haut (symbole de l’action de corruption)

Et ce sera,d’ailleurs, pareil pour les autres actions.

Pour construire une dépendance, vous posez une carte de votre main (la dépendance à construire), puis il faut défausser autant de cartes que le niveau de la carte construite, sauf celles qui auront un symbole de truelle.

Pour tuer un client, vous choisissez un client dans une chambre et vous défaussez autant de cartes que le niveau du client tué, sauf celles qui ont un pistolet. Bien entendu, très souvent les clients les plus riches ont des niveaux de 2 ou 3 !

Mais … Mais … laissez vous faire ! voyons !

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Il est mort celui là, il faut vite l’enterrer pour toucher les 8 francs

Enfin pour enterrer, c’est pareil. Il faut défausser des cartes sauf celles avec un symbole cercueil ! Il faudra aussi une dépendance capable de recevoir des cadavres. Le nombres de cadavres que l’on peut y entasser dépend, lui aussi, du niveau de la carte dépendance.

– Tu es sûr qu’on peut creuser si profond ?

– Oui, vas y, j’te dis, cette dépendance, c’est du solide !

– Alors dépêchons nous, il faut aussi le faire disparaître, avant que le gendarme ai des doutes !

– Oui, tu as raison !

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Voilà deux dépendances construites… Et de quoi enterrer 4 cadavres ! 1 à gauche et 3 à droite

Bon, je vous vois venir… Vous vous dites qu’il suffit d’avoir plein de cartes en main avec tous les symboles pour être tranquille et ne plus en en défausser pour payer les actions. Hélas tout ce petit monde ne bossera pas gratuitement ! En fin de manche, il faut les payer 1 franc pour chaque carte en main ! Dans le cas contraire, il vous abandonneront vers de nouveaux horizons moins machiavéliques… Et vous, vous retrouverez rapidement sans personne pour vous aider.

C’est alors, qu’il faudra trouver le bon équilibre entre vos cartes en main, les actions que vous voulez faire sans en perdre trop et recruter le moins possible. Et enfin, tout en ayant de quoi construire, tuer, enterrer. Cela, sans se faire prendre par les forces de l’ordre ! Les règles sont simples, certes, mais le jeu n’en demeure pas moins stratégique.

Oui, il arrivera des fois, vous serez en pleine panique, si la police débarque et que vous n’avez pas de place pour cacher un cadavre… Mais n’oublions pas que les propriétaires sont de la même famille ! Ainsi, il vous sera possible de les faire participer pour enterrer, en urgence, un ou deux clients malencontreusement décédés en glissant sur votre lame de couteau. Vous pouvez, ainsi, enterrer chez les autres joueurs, s’ils ont des dépendances libres. Mais pour cela, il faudra partager l’argent trouvé dans leurs poches… Et oui, on est en famille, donc on partage…

Voilà, vous connaissez maintenant tout l’enchaînement du jeu… Faire des actions en défaussant autant de cartes que la carte convoitée, mais sans défausser celles qui correspondent à l’action…

Enfin il faut également savoir que chaque carte, sauf les paysans, apporte un « pouvoir », un « bonus ». Ainsi, mon jardinier, plus haut, me fait gagner deux francs de plus, si des clients restent dans ma chambre en fin de manche ! Bien que tuer rapporte beaucoup, l’air de rien, ces quelques sous en plus peuvent bien aider ! il faudra donc tenir compte de tous ces pouvoirs qui peuvent également vous aider…

Il reste une dernière action, qui vous permettra de blanchir votre argent, car dans l’auberge sanglante, il est interdit d’avoir plus de 40 francs en poche. En fait, il faudra passer pour changer votre argent liquide en chèque ou inversement… Enfin un jeu, où « passer » peut avoir une utilité !

Voilà les client vont défiler ainsi par groupe de 8 à chaque manche. Une fois le paquet de cartes épuisé, on reprend les cartes que l’on a défaussé pour payer les actions et on reforme un paquet client pour les refaire passer à nouveau dans l’auberge….

– Et bien, mon bon monsieur, je vois que vous êtes revenu finalement…

Et oui, je n’arrête pas de vanter vos fameuse terrine de lapin. il me  tarde d’en manger

– Vous avez bien fait de revenir, mon bon monsieur… Surtout qu’il en reste peu…

Ce que j’en pense ?

L’auberge sanglante a des règles assez simples, une mécanique bien huilé et stratégique.

Quand au thème… Avouons le… L’auberge sanglante est complètement immoral !

Oui, moi je dis : Ce n’est pas beau de tuer des gens innocents !

… Mais… mais … Nom d’un alambic… Qu’est ce que c’est amusant de le faire !

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J’ai perdu ma première partie. Ma bonté, sans doute… La prochaine fois, pas de pitié !!

L’auberge Sanglante.

1 à 4 joueurs, durée 60 minutes

A partir de 14 ans (à cause du thème et non de la difficulté)

Pré-commandez à l’Alchimiste ICI

Pour conclure, il faut savoir que les propriétaires de l’auberge, accusés d’une cinquantaine de meurtres, furent guillotinés. Cependant, les accusations étaient aussi farfelues les unes que les autres et sur les cinquante victimes, une seule fût retrouvée non loin de l’auberge. C’est le seul meurtre qui a été retenu, au final, par le tribunal…Et encore, les témoignages se contredisaient ou restaient très vagues. Il y aurait eu un seul véritable témoin qui assurait avoir vu les propriétaires se débarasser d’un cadavre. Enfin, on pense qu’il aurait vu la scène. Il faut dire qu’il s’exprimait en patois et était souvent ivre… Le tribunal a fait avec ce qu’il avait sous la main et, de toutes façons, les propriétaires n’étaient pas appréciés par le village à cause de leurs opinions politiques… Leur couper la tête était, donc, un bon moyen, de faire revenir le calme…

 

 

 

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Sabastien Dujardin, PearlGames man, auteur de jeu, passionné et passionnant

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L’auberge existe toujours de nos jours…

LA GLACE ET LE CIEL – Découverte de l’Alchimiste au BGF 1/3

Bruxelles… Belgique…

Une superbe place à découvrir, des dizaines de magasins emplis de Chocolats et de bières, mais surtout…

LE BRUSSELS GAMES FESTIVAL

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Et oui, cela s’est passé le 15 et 16 Août dernier. Encore une occasion pour Tapimoket (Votre serviteur) d’aller traîner dans le coin, pour y tester quelques jeux et y découvrir quelques coups de cœur.

Mais avant tout, laisser moi vous présenter une petite vidéo qui résume en quelques minutes ce super Week End ludique

Après cette petite vidéo, je vous sens déjà impatient de découvrir les jeux qui ont retenu toute mon attention. Alors commençons de ce pas par…

La GLACE et Le CIEL

La glace et le ciel est un jeu de Florent Toscano des éditions OPLA. Mais c’est surtout une belle surprise. En effet, OPLA nous avait habitué, jusque maintenant, à de petits jeux pas trop compliqués, amusants, familial à souhait, plein de poésie et/ou proche de la nature. Citons par exemple « Hop la bille », « La forêt », « Migrato », « Pollen », l’excellent « Les bois de Couadsous »…

Mais cette fois, même si la boîte est petite, même si les règles sont relativement simples, Florent nous confronte à un jeu extrêmement profond…

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Mais ne vous inquiétez pas, vous serez tous à la même enseigne, et main dans la main ! En effet, il s’agit d’un jeu coopératif !

Avant tout, on va installer le contexte …. Comme vous vous en doutez, le jeu s’inspire du film documentaire du même nom. Ne cherchez pas dans vos DVD, tout comme le jeu, il n’est pas encore passé à l’affiche. Pour être plus précis, on s’appuie sur l’histoire de Claude Lorius, un homme qui partira en expédition dans l’Antarctique en 1955 lorsqu’il était plus jeune, pour y effectuer des recherches. Autant dire qu’à l’époque, cela était vraiment risqué ! Pas d’internet, de mobiles ou de satellites !

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Claude Lorius effectuera ainsi plus d’une vingtaine d’expéditions en Antarctique pour étudier les glaces et, en particulier, les bulles d’air qui y sont enfermées. Oui, vous avez bien lu…de l’air ! Il faut comprendre que cela permettait de connaitre beaucoup de choses sur le climat. Ainsi, grâce à cela, on pouvait savoir ce que respirait nos ancêtres et comprendre les variations du climat, rien qu’en creusant la glace. Il a pu ainsi, avec ses recherches, remonter à 400 000 ans !! …

Le climat… ça nous parle quand même… c’est le truc qu’on a détruit méchamment durant les dernières décennies… et qu’on continue de détruire d’ailleurs ! … Oui, je sais, je ne suis pas là pour vous faire la morale…

Mais revenons au jeu, car croyez moi, il en vaut la peine !!

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Tout d’abord, on commence par installer le jeu en plaçant une ligne de cartes en bas avec les points cardinaux Ouest, Nord et Est… Le Sud ? Et bien quoi, on est sur l’antarctique, donc pas de Sud !

On installe ensuite une colonne pour indiquer trois types d’éléments (Air, terre, eau). Enfin, trois cartes de base sont placées en diagonale. Enfin, on distribue, à chaque manche, entre les joueurs, une douzaine de cartes. Chaque carte comporte l’un des trois types d’éléments (Air, terre, eau), ainsi qu’un chiffre allant de 0 à 3 (dont on connait le nombre d’exemplaires de chaque)

La partie peut alors démarrer…

Le principe sera de jouer trois manches durant lesquels chaque joueur devra réaliser un objectif tout en se débarrassant de toutes les cartes éléments en main. Chaque joueur reçoit alors son objectif sous forme de deux cartes. Une indique un élément ou un des points cardinaux, l’autre une valeur…

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Ci dessus, par exemple, l’objectif sera Ouest 5… Ce que ça veut dire ? Et bien, les joueurs devront poser, tour à tour, une de leurs cartes éléments dans la bonne ligne correspondante (Air, terre, eau), de telle manière à ce que le total des chiffres de la colonne Ouest donne 5… (Relisez la phrase, si nécessaire)

Il existe ainsi des objectifs de direction (colonne) ou d’éléments (ligne) à réaliser, par exemple « Air 4 »

Vous allez me dire …. Facile ! Alors je vous réponds déjà, que lorsqu’on prend ses cartes objectifs, vous les tenez de dos retourné (A la manière d’Hanabi  pour celles et ceux qui connaissent le jeu). Ainsi, les autres joueurs connaissent votre objectif, puisque l’avant de la carte est tourné vers eux. En revanche, comme vous ne voyez pas la carte vous même, vous ne connaissez pas votre propre objectif !

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Bien entendu, il est totalement interdit de dévoiler oralement les objectifs ! Ainsi il faudra déduire ce que l’on a en main en fonction de ce que les autres vont jouer. Il est interdit également de se donner trop d’indications.

On ne peut, en fait, se passer que deux informations… Ainsi, lorsqu’un carte est posée, on peut annoncer fièrement à un coéquipier : « Je viens de valider ton objectif ! » …. On peut alors en déduire, selon la carte posée, que soit la ligne est correcte, soit la colonne l’est… De même, on peut annoncer qu’un objectif a été dé-validé, s’il ne correspond plus à l’objectif (Oups). Ce seront les deux seules informations autorisées que l’on peut se dire oralement…!!

On a le droit, bien sûr, de recouvrir des cartes déjà jouées, du moment qu’on est dans la bonne ligne…

Et c’est là toute l’astuce du jeu ! En effet, lorsqu’un objectif a été réalisé, on aimerait qu’il le reste… Seulement voilà, il faut poser toutes nos cartes !  Imaginez alors que deux tiers de vos objectifs soient corrects, c’est à dire que, lors d’une partie à trois, deux objectifs sont bons et que c’est à vous de jouer alors qu’il vous reste encore deux cartes en main… Laquelle allez vous poser ? Avez vous bien repéré les objectifs corrects ? N’allez vous pas commettre une erreur et dé-valider un objectif ? …

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C’est à cet instant que vous allez réaliser que vous auriez dû vous débarrasser de telle ou telle carte avant, pour la recouvrir ensuite avec une autre que vous avez en main, ou par celle d’un coéquipier. Surtout que, comme je l’ai dit, on est sensé connaitre la répartition des cartes dès le début… Bon, j’avoue, c’est un calcul de dingue à faire, mais avec de l’entrainement, je pense que l’on peut s’améliorer…

Lorsque toutes les cartes sont posées, on compte alors le nombre d’objectifs atteints et on marque des points. Bon… dans notre partie, on a quasiment réussi à en faire deux sur trois à chaque manche… Pas mal quand même !

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Ah oui, j’ai oublié de vous dire…

Certaines cartes ont aussi un symbole de Carbone… Et dans la nature, le carbone, c’est vilain !

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S’il reste des carbones non recouverts en fin de manche, on tourne une carte comme indiquée ci-dessus. Ainsi, on passera alors de 3 à 2, puis 2 à 1 et enfin 1 à 0.  Cette carte est un multiplicateur pour vos points en fin de partie. S’il arrive à zéro… Je vous laisse faire le calcul. Zéro fois plein de points, ça fera toujours ZERO !

Autre chose encore ! Pour la manche suivante, on laissera les cartes de la manche précédente en place. Et bien oui, on ne sait jamais, des fois qu’il y aurait un crack en mathématique autour de la table… Autant le perturber un peu aussi, entre chaque manche…

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Ce que j’en pense ?

La Glace et le Ciel est un véritable coup de cœur. Avec des règles simples que l’on aura assimilé au bout d’une manche, il n’en demeure pas moins un jeu d’une grande profondeur. Son principe est vraiment bien pensé, et il y aura une véritable difficulté. A peine, la partie finie, on a vraiment envie d’y rejouer pour voir si l’on peut faire mieux. Le jeu garde son suspens jusqu’au bout et chaque carte jouée est un vrai dilemme. La Glace et le Ciel est vraiment addictif et prenant !

La Glace et le Ciel est un très bon jeu, mais c’est aussi une véritable passion que voulait partager Florent Toscano, l’auteur. La passion du jeu, bien sûr, mais aussi celle de la terre et de la nature. C’est ainsi que j’ai découvert plein de choses sur le thème du jeu, à savoir les recherches de Claude Lorius. Le jeu sera, d’ailleurs, accompagné d’un livret expliquant toutes ces aventures…

La Glace et le Ciel est un bon jeu accessible, malin et éducatif.

pour 2 à 4 Joueurs, sortie prévue pour Octobre 2015

A suivre ….