STELLIUM – Vous êtes un architecte de l’univers

STELLIUM chez Ankama
Pour 2 à 4 joueurs à partir de 10 ans
Un jeu de Rémi Saunier
Pour une durée de 30 minutes environ
Disponible ICI
Le Bing Bang vient d’avoir lieu. Désormais les astres et les planètes se mettent en place doucement dans l’immensité de l’espace. Et vous, grand architecte de l’univers, vous allez assembler et organiser les mondes.
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STELLIUM est un jeu dans lequel les joueurs vont tenter de réaliser des objectifs inscrits sur de petites cartes en plaçant des billes (les planètes), sur un plateau représentant l’univers.
Les objectifs indiquent des configurations précises de formes et de couleurs. Pour parvenir à les réaliser, des parties du plateau vont tourner et certaines billes provoqueront des actions au moment où elles vont entrer en jeu.
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Ainsi les billes jaunes (soleil) feront tourner un plateau sur lequel elles arrivent, les billes vertes permettront d’intervertir deux autres billes dont une verte, les bleues permettront de pousser les autres billes, et la supernova rouge peut attirer une planète dans un trou noir, un emplacement entre les différents plateaux tournants.
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A son tour, le joueur pioche une bille dans un sac. Selon ses objectifs, il tentera alors de prendre la couleur qui l’intéresse pour en appliquer l’effet. Pour le guider, il pourra utiliser le côté ingénieux du jeu, puisque chaque couleur de bille a aussi une texture différente et il est possible de tenter de les reconnaître au toucher. Hormis le soleil qui est plus facilement reconnaissable, les autres seront assez proches les unes des autres. Bien entendu, on sera parfois contraint à jouer une bille que l’on ne voulait pas…
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Une fois la bille placée, on essaye, alors, en appliquant leur effet de créer une configuration correspondantes à l’un de ses objectifs. On pourra alors marquer des points pour les objectifs réalisés. En fin de tour, on peut en piocher un nouveau mais en conserver que 3.
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Enfin, il sera possible d’utiliser des jetons jokers qui permettent d’appliquer une action à une bille, même si elle n’est pas de la bonne couleur. Ces jetons seront limités à 4 (un par couleur) et apporteront un point de victoire pour chacun qui n’aura pas été utilisé durant la partie.
Le premier joueur à atteindre 20 points mettra fin à la partie.
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Les règles sont simples et le thème est vraiment original. Stellium harmonise à la fois le jeu de placement abstrait et la sensation du toucher. Un joli jeu avec un beau matériel à un prix raisonnable.

TERRES PIRATES – Oh là marin d’eau douce !

Oh là ! Flibustiers et marins d’eau douce, les trésors seront miens ! Écartez-vous de mon chemin ou vous entendrez parler de Barbe Noire ! Mouhaha ha ha !

Et oui, pas de surprises, avec une telle dénomination, vous aurez affaire à un jeu de pirates. Chaque joueur en incarne un et devra voyager d’îles en îles à la recherche de trésors pour les amener à bon port, c’est à dire au point de départ, la capitale…

Mais attention, pas question de faire plusieurs voyages, il faudra revenir les cales pleines avec 4 trésors.

Bien entendu, les autres pirates vont tout faire pour s’empêcher les uns les autres d’y arriver, à coup de canons et d’abordages !

Chaque pirate dispose d’un deck de cartes propre à son personnage. Celui-ci aura une spécialisation, par exemple pour fort en attaque, meilleur en défense, plus rapide sur les flots, un peu de tout …etc…

A cela s’ajoutent des pioches communes de cartes permettant d’obtenir des cartes de navigation, nécessaires pour se déplacer, des cartes objets pour prendre les trésors sur les îles, des cartes armement pour les abordages et enfin, des cartes canons pour se faire des trous dans la coque.

A son tour, un joueur puise trois cartes de n’importe quelle pioche (y compris son propre deck), puis il en jouera à volonté pour réaliser son tour. Il peut ainsi se déplacer, prendre un trésor sur une île ou attaquer un adversaire, etc…

Pour prendre un trésor, il suffira de fournir les objets adéquates indiqués sur l’île pour se saisir de la tuile trésor. Pour attaquer, il devra se trouver à portée (en général sur la même case) que son adversaire et les hostilités vont démarrer .
Un combat commence par une phase de canonnades où chaque joueur vont balancer leurs boulets chauds pour trouer le navire adverse. On se prendra alors des jetons « trous dans la coque » . Vient ensuite l’abordage, où chaque joueur va balancer ses cartes d’armement de différentes valeurs, mais ils devra déduire le nombre de trous dans la coque, en malus.

Celui qui remporte le combat peut alors voler une carte adverse (même provenant du deck propriétaire) et éventuellement un trésor, s’il a une carte qui lui permet.

On pourra en payant des cartes sur une île, faire réparer son bateau.

Pour mettre un peu de rhum à l’aventure, des cartes événements viendront nous perturber à chaque tour, comme par exemple, le fameux Kraken !

Terres Pirates est un jeu aux régles très simples. D’ailleurs, je pense qu’il peut convenir à toute la famille, même à partir de 8 ans…

Bien entendu, toute sa saveur viendra de ses coups vaches car on ne se fera pas de cadeaux. Les alliances iront bon train pour empêcher un joueur de gagner trop facilement en lui barrant la route et en tentant de lui reprendre quelques trésors. Plus on sera nombreux, plus les retournements de situation ne manqueront pas. Bref, on va se mettre joyeusement sur la figure !

Remarquons également des très belles illustrations d’aquarelles, ainsi que, sur les côtés de la boîte, des clins d’oeil historiques sur de véritables pirates qui ont inspiré ceux du jeu…

Simple, Chafouin et beau, il convient à tous pour se défouler et se bastonner !

 

TERRES PIRATES
De 3 à 6 Joueurs – A Partir de 12 ans
Pour une durée de 45 min.
Un jeu de Matthieu Roussignol

Disponible ICI

ADEMIMO – Devine le mien !

ADEMIMO s’inscrit dans ces jeux familiaux qui tournent autour des mots à deviner comme peuvent l’être Codenames, Concept (Quoiqu’on dépasse le domaine du mot dans Concept), et d’autres jeux encore…
Bref ADEMIMO est un jeu pour jouer avec tout le monde et en réunion. D’ailleurs plus on sera nombreux, mieux il sera quoi-qu’à 3 joueurs, il tourne pas trop mal…
 
Le principe est simple. On dispose un plateau qui, outre le fait de permettre de noter les scores, il recevra 10 cartes contenant un mot. On dispose enfin des cartes à proximité indiquant des qualificatifs. En général sur la même carte, on aura des choix multiples dans un concept (comme rouge, orange, jaune), ou des opposés (Grand, petit).
 
Chaque joueur prend alors un jeton numéroté (de 1 à 10) au hasard parmi une pioche que personne ne voit, ce sera le mot qu’il essaiera de faire deviner aux autres.
 
Il aura aussi des jetons en forme de cône pour les poser, justement sur les cartes de qualificatifs.
On recevra aussi un cône de chaque joueur qu’il enclenchera dans une petite réglette pour indiquer ses réponses lorsqu’on aura deviné les mots adverses.
 
En plus clair, chacun doit trouver les mots des autres après que tout le monde ait donné des indices.
 
A tour de rôle, les joueurs donnent alors une indication en posant un cône sur une carte. On tourne ainsi jusqu’à ce qu’il n’y a plus de cône chez personne. Un peu comme si on jouait ,tous en simultané, à Concept. Si une carte est occupée, il faut alors poser deux cônes pour y aller, ce qui peut entraîner des situations gênantes.
 
Ensuite on vote derrière son paravent, on découvre tous nos résultats et si quelqu’un a trouvé le mot d’un adversaire, il prend un point et celui qui a le mot aussi… (toujours un peu comme concept)
 
On réalise un certain nombre de manches, puis celle ou celui ayant le plus de points gagne.
 
Voilà, c’est très simple.
 
ADEMIMO est assez proche de Concept dans le principe. Sauf que là bien sûr on joue tous en même temps. Cependant, si Concept est un must dans le genre, il demande une certaine maîtrise du plateau qui comporte beaucoup d’icônes et une imagination un peu plus tortueuse….
 
ADEMIMO sera plus accessible, et donc si vous jouez avec des novices, il fera parfaitement l’affaire.
 
On notera aussi, un très bel effort sur le matériel pour ce jeu pour un budget dépassant à peine la 20taine d’euros.
 
ADEMIMO est le jeu des mots du moment aux côtés de Mot pour Mot, excellent lui aussi. On a bien aimé, et on a même demandé à rallonger le jeu de quelques manches pour le plaisir.
Pour 3 à 6 joueurs – A partir de 8 ans
Durée 20 min. Chez Iello
Un jeu de Hisashi Hayashi
Disponible ICI

LES MONTAGNES HALLUCINÉES – Quand Cthulhu nous fait rire

LES MONTAGNE HALLUCINEES

Ce jeu va vous rendre vraiment dingue.

Le montagnes hallucinées sont basées sur une nouvelle de Lovecraft qui se passe en Antarctique. Des géologues partent sur le continent et y découvre une montagne abritant une cité étrange avec des reliques incroyables. Mais celles-ci vont les rendre fous peu à peu, sans compter les blessures dues à l’aventure…

En fait, il ne s’agira pas d’un jeu coop d’aventures comme on peut le croiser chez Edge, mais un jeu assez particulier.

Les joueurs vont bien jouer en coopération. Leur but sera de découvrir des reliques parmi des tuiles posées sur un plateau représentant la montagne et d’en avoir plus que de cartes blessures, sachant qu’on en a quelques-une dès le départ.

Il faut donc faire voyager le pion « avion » de tuiles en tuiles pour y trouver des bonus nous donnant des cartes reliques. On y trouvera aussi de quoi nous soigner ou améliorer nos cartes, ou encore la possibilité de voir d’autres tuiles en avance.

Dans la main, chaque joueur possède des cartes représentant des objets. Ils sont de quatre types : Caisses, outils, armes et livres. Chaque carte comporte aussi un numéro allant de 2 à 6.

Lorsqu’on retourne une tuile, on doit alors assembler nos cartes entre tous les joueurs pour atteindre des fourchettes de valeurs pour certaines catégories d’objets. Bien entendu, on n’a pas le droit de montrer ce que l’on a en main, mais juste parler. On aura 30 secondes pour réussir chaque tuile, et dès qu’on commence à poser nos cartes, on doit se taire…

Certes le temps va jouer pour nous ennuyer, mais le pire viendra de cartes folies que chaque joueur possède, nous apportant des problèmes pour communiquer. On aura, par exemple, l’obligation devoir regarder tout le temps sous la table ou encore bégayer, dire « tu » au lieu de « ‘je » et tout un tas d’autres vacheries.

Si on se trompe dans les objectifs, on prendra encore des folies plus corsées, voir même des malus qui nous feront perdre… De plus, les objectifs vont devenir de plus en plus difficiles.

Le but sera de quitter le continent en ayant plus de reliques que de blesssures

Si, certes, c’est un jeu basé sur le mythe de Cthulhu, il est complètement différent de ce que l’on a habitude voir. Cette fois, il apporte une dimension stressante et très amusante, à la limite du jeu d’ambiance mêlé au petit jeu coopératif. C’est très original comme jeu et attendez-vous à quelques fous rires, tant cela peut devenir du grand n’importe quoi.

Certes on connaîtra les cartes de folie en faisant plusieurs parties, mais c’est toujours très drôle d’y jouer.

Le matériel et les illustrations sont une réussite, avec thermoformage, jetons, et même un bel avion en figurine. Pour une fois, Cthulhu ne nous effraie pas, mais nous garantit une bonne partie de rigolades.

Les Montagne Hallucinées, un jeu de Rob Daviau
Pour 2 à 5 Joueurs – A partir de
Edité chez Iello

Disponible ICI

 

OTYS – Ça monte et ça descend

Ça y est ! Fallait s’y attendre, les glaces ont fondu et les océans ont pris le dessus. Désormais le monde survit sur une immense étendue d’eau, et chacun se débrouille pour continuer à y vivre. Le système économique existe toujours, mais il a changé ses objectifs. Désormais, tout ce qui est remonté depuis les profondeurs vers les plateformes en surface, fait l’objet de contrat.

Dans OTYS, les joueurs vont incarner des compagnies de plongeurs. Ceux-ci devront fouiller les fonds marins à la recherche de ressources pour honorer des contrats, principale source de points de victoire. Il y aura 4 types de ressources, le métal, les plantes, des technologies et du carburant…

Les contrats à honorer seront représentés par des cartes, soit accessibles à tous (public), soit en main grâce à l’action d’un de nos plongeurs (privé).

Les joueurs vont, tour à tour, activer un de leur 5 plongeurs qui se trouvent dans les profondeurs. Pour cela, il feront glisser un jeton « clé » en face de celui-ci, s’il est disponible. Ensuite, on peut réaliser l’action du plateau central correspondant au numéro du jeton clé activé. Cette action de « sponsor » apporte un bonus comme gagner un crédit, une batterie, ou encore déclencher deux fois l’action du plongeur, récupérer un jeton clé, ou améliorer un plongeur…

 

Ensuite, on fait agir son plongeur. Quatre d’entre eux permettent de découvrir une ressource, les autres ont des pouvoirs, comme copier l’action d’un plongeur adverse au même niveau, acheter ou vendre une ressource, faire avancer son mécanicien ou son hacker (j’expliquerais plus loin) …

Viens alors la subtilité du jeu, puisque le jeton clé sera placé sous son plateau individuel, et le plongeur qui a agit remonte alors en surface… Il faudra donc en faire agir d’autres pour pouvoir le faire plonger de nouveau, c’est à dire pour que sa tuile redescende plus bas.

Forcement, on aura envie de décaler des tuiles plus rapidement. Cela sera alors possible si on utilise une fameuse batterie, dont je vous parlais plus haut. On peut alors décaler une tuile d’autant d’espaces que son niveau de mécanicien. Bien entendu, on comprend mieux l’intérêt d’améliorer son mécanicien du coup ….

Lorsqu’on n’a plus le jeton clé à un niveau, on ne peut plus faire agir son plongeur qui se trouve en face. Pour les récupérer, il va falloir faire agir d’autres jetons clé, jusqu’à ce que l’on est rempli le bas de son plateau de jetons pour atteindre son hacker. Là aussi, on voit de suite l’avantage de pouvoir décaler son hacker plus à gauche, puisqu’on pourra les récupérer plus vite.

Autre solution, faire agir un jeton clé X… Celui-ci permet de faire agir n’importe lequel des 5 plongeurs. Outre le fait qu’il fera bouger les tuiles « sponsor » du plateau central, il permet surtout de jouer n’importe où. Certains plongeurs améliorés permettront d’ailleurs de gagner des jetons X neutres (de la réserve).

Et les points dans tout cela ? Et bien, lorsqu’un des niveaux de profondeurs possède les cubes nécessaires à un contrat, on peut alors aussitôt s’emparer de la carte (ou jouer celle qu’on a en main), pour gagner des points. On aura également quelques points grâce à d’autres actions, comme l’amélioration des plongeurs ou encore le commerce et des tuiles bonus récupérées sur le plateau central.

Le joueur ayant atteint en premier 18 points est le vainqueur (s’il reste majoritaire à la fin du tour de table)

OTYS est un bon jeu de combinaisons et de glissement de tuiles. Sa mécanique est assez simple et les règles sont rapidement acquises. Un tour suffira à comprendre l’essentiel du jeu. Malgré les différents pouvoir, l’iconographie est très claire et on reviendra peu dans le livret pour se rappeler les pouvoirs des différents plongeurs.

OTYS s’adresse plus à un public familial +, mais on peut très bien faire jouer des personnes plus novices en les accompagnant durant la partie. Il est quand même prévu à partir de 14 ans, mais je pense que 12 ans est possible.

Le matériel est assez sympathique, Les illustrations sont très jolies. Comme tous les plateaux sont vernis, y compris au dos, ils ont tendance à pivoter. Il est donc préférable d’avoir une surface pas trop glissante pour éviter que son plateau individuel ne bouge trop…

OTYS est un bon jeu de combinaisons d’actions, joli, avec un bon thème et facile à appréhender.

OTYS est disponible ICI

Pour 2 à 4 Joueurs – A partir de 14 ans – Durée 60 minutes

De Claude Luccini – Aux Editions Pearl Games et Libellud

RAJAS The GANGES – Entre Gloire et Fortune

Entre 1500 et 1800, l’Inde est est à son apogée. La paix règne depuis un moment et les seigneurs ont le loisir de développer leur province en y faisant fleurir commerces et architecture sur leurs terres. Dans Rajas the Ganges, chaque joueur va incarner l’un de ses seigneurs et tenter d’allier la fortune à la gloire pour remporter la partie.

En effet, Rajas The ganges possède deux pistes de « score », une pour la gloire et une autre pour l’argent. Les marqueurs posés sur ces pistes vont faire le tour du plateau en sens opposé et lorsqu’il vont se croiser, ce sera la victoire !

Chaque joueur va devoir gérer un plateau individuel où l’on viendra y construire, avec des tuiles contenant des marchés, sources d’argent et des bâtiments, sources de gloire, tout en essayant de relier les routes vers le palais du seigneur. Certaines routes activeront des bonus en menant vers l’extérieur du plateau.

Pour cela, les joueurs placeront leurs ouvriers pour exécuter des actions sur le plateau central… De ce côté, on reste dans le classique.

Pourtant, certaines actions demanderont d’activer un pool de dés (couleur ou valeur) et d’autres s’enclencheront par la dépense d’argent. Du coup, le marqueur argent reculera en cas d’achat et votre victoire en sera retardée.

Les actions du plateau central permettent de gagner des dés, de les échanger, de les rejeter, de construire des tuiles de bâtiments et/ou de marchés, de rentabiliser vos marchés, améliorer la gloire de vos bâtiments futurs, et plein d’autres petits bonus. Enfin, vous pourrez aussi y déplacer votre bateau le long du Ganges pour y gagner aussi des bonus ou des actions…

Tous vos marqueurs (gloire, argent, bateau) permettront aussi de gagner de nouveaux ouvriers, voir des bonus, lors de leur progression.

Le premier joueur ayant réussi à croiser son marqueur gloire avec celui de l’argent remporte la victoire…

Bien entendu,je ne suis pas rentré dans tous les détails mais vous en connaissez l’essentiel. Si le jeu parait classique, il possède deux petits aspects intéressants.

D’abord le système de victoire qui consiste à faire croiser les marqueurs gloire et argent. C’est d’autant plus intéressant que toutes vos dépenses vous feront reculer le marqueur argent et donc, vous retardent dans la victoire.

Le second point vient du système de routes et de tuiles du plateau individuel. Il va falloir réfléchir à vos constructions en mixant les commerces et les bâtiments, mais aussi la structure de vos routes et de ce fait, avoir les bons dés au bon moment, puisque ces constructions dépendent de ceux-ci… La défausse de dés vous permet de progresser rapidement, mais au bout d’un moment vous serez surement à sec de dés, il faudra donc perdre parfois du temps, pour refaire le plein grâce à certaines actions ou, bien sûr, arriver à réaliser les meilleures combos possibles.

Et C’est ça le top de Rajas The Ganges ! Il faut COM-BI-NER toutes vos actions pour déclencher un maximum de choses.

Les règles sont assez simples mais visent plutôt un public familial + minimum, les actions s’enchaînent et se combinent, le jeu est fluide et très agréable… Malgré son côté un poil classique, c’est un vrai coup de cœur pour moi et les amateurs de gestion et de kubenbois vont prendre un grand plaisir… ! Foncez c’est bon !

RAJAS The GANGES est disponible ICI

Pour 2 à 4 Joueurs – A partir de 12 ans – Durée 30 Min/joueur

Un jeu de inka et markus Brand, édité chez Huch et distribué chez ATALIA

AZUL – Quand la faïence séduit le roi du Portugal

Le roi du Portugal a l’occasion de voir le palais d’Alhambra en Espagne, un joyau de l’art islamique, du temps où les Maures se trouvaient en Europe du Sud.

Il tombe littéralement amoureux des lieux, en particulier de la faïence qui en recouvre les murs. Il décide alors de l’importer au Portugal. C’est ainsi que les joueurs vont devoir réaliser le plus beau mur composé de faïence …

Un joli thème pour un joli jeu. En effet, outre la belle boite colorée et à la fois si simple, on trouvera à l’intérieur quelques tuiles qui représentent les fabriques de faïences, mais surtout une 100aine de beaux jetons en … faïence ? Non je ne crois pas, mais l’effet sera bien là… 

Autre avantage, le jeu est extrêmement simple et, malgré tout, malin, un peu comme l’excellent KingDomino. Le but sera de prendre des faïences puis de les poser sur un plateau individuel pour former des lignes.Les lignes sont de longueurs différentes, 1 seule place en haut et 6 en bas. Une fois complète, on fera alors glisser, à chaque fin de manche, une faïence de la ligne vers le mur, le reste étant défaussé du plateau. Il faut donc remplir à nouveau les lignes pour faire glisser chaque carreau de faïence.

Une fois glissée, la faïence rapportera des points en comptant les autres faïences déjà présentes qui se trouvent dans la même ligne et colonne que celle qui vient d’arriver (et qui se touchent entre elles)

Mais revenons sur la manière de les acquérir, car toute la subtilité du jeu est là ! Au début de chaque manche on remplit chaque tuile fabrique, au centre de la table, par 4 carreaux. Puis les joueurs, tour à tour, peuvent, soit prendre une couleur sur une fabrique et défausser les autres dans le centre, soit prendre une couleur du centre et défausser le reste dans la réserve… La manche prendra fin lorsqu’il n’y aura plus de faïence au centre de la table. Et c’est là qu’on les fait glisser et marque des points.

Si jamais on a trop de faïence à poser sur une ligne, le reste donnera des pénalités mais c’est très rare…

Le jeu prendra fin dès qu’un joueur aura fait une ligne horizontale complète, on termine alors la manche. Les lignes horizontales complètes donnent 2 pts de plus, les verticales 7 pts, et si on a 5 fois la même couleur sur son mur, jackpot de 10 pts !!

AZUL est simple, très simple à comprendre… on prend sur une fabrique, on defausse au centre, ou on prend au centre et on défausse en réserve… Méga simple ! Mais pas tant que cela !

Il faudra bien compter, se demander si il restera assez d’une couleur pour finir une ligne, ou encore essayer d’arranger les faïences sur son mur pour les assembler et surtout bien choisir pour ne pas laisser trop d’opportunités à ses adversaires… Oui, il est malin et subtil avec même une courbe d’apprentissage. En effet, on regardera que son plateau au début, mais au fil des parties on jettera un oeil chez les autres !

Avec un belle boite, un matériel à la fois simple et beau, des règles très simples, et la dose juste de subtilités pour convenir à tous joueurs, je vous conseille vraiment AZUL.

AZUL est disponible ICI

Pour 2 à 4 joueurs – A partir de 8 ans – Durée 30 minutes

Un jeu de Michael Kiesling – Editions Plan B

MERLIN – Serez vous l’héritier du Roi Arthur ?

Impossible de contourner un jeu signé par Stefan Feld, un des grands auteurs de jeu à qui l’on doit des titres connus tels que Trajan, Bora Bora, Aquasphère, Amerigo, et bien d’autres encore. Surtout s’il s’accompagne de Michael Rienneck (Une colonne de feu)…

Dans MERLIN, le roi Arthur a besoin d’un héritier et doit désigner l’un de ses fidèles chevaliers, c’est à dire l’un des joueurs. Pour cela, vous allez devoir démontrer, ô combien vous maîtrisez votre propre domaine, par votre influence, vos manoirs, tout en écartant de vils traîtres.

Je vous rassure, comme on peut s’y attendre avec Feld, on reste bien dans le jeu de gestion et il n’y aura pas de combats à base de figurines plastiques…Non, non, c’est bien du kubenbois…

Ceci dit, on retrouve toujours les dés-actions, chers à notre auteur germanique. Et encore une fois, le jeu va s’appuyer sur leur utilisation.

Pour gagner des points, les joueurs devront réaliser des quêtes représentées par des cartes qu’ils renouvelleront une fois exécutées. Ces quêtes se composent de divers éléments à avoir en possession, comme des drapeaux, des boucliers, des matières de construction, et aussi de l’influence et des serviteurs dans certaines provinces.

En effet, le plateau est divisé en 6 provinces où seront disponibles drapeaux, boucliers et matières de construction pour les manoirs. On pourra également y placer ses serviteurs (gros pions ronds) et de l’influence (sur les tours)….

Autre source de points, on aura également la construction de manoirs sur un plateau déporté représentant une carte du pays. Le pays sera divisé aléatoirement en régions formées par les types de terrains, où il faudra faire en sorte d’y être majoritaire.

Le jeu se jouera en six manches, elles mêmes composées de 4 tours chacune. En effet, en début de manches, les joueurs jettent 4 dés, 3 pour déplacer un pion chevalier autour de la table ronde et un pour déplacer Merlin (en blanc) également autour de la table. Merlin aura le pouvoir de se déplacer dans les deux sens contrairement à votre chevalier (sens horaire seulement)…

A chaque tour, on choisit alors un dé, on le place au centre, on déplace le pion adéquate et on réalise l’action indiquée par la case d’arrivée. Simple…

Il existe beaucoup d’actions et vous les décrire toutes, serait très long. Mais ce sont ces actions qui vont vous permettre d’obtenir les ressources, les boucliers, les drapeaux. En échanger ou encore poser des serviteurs, des influences, et aussi construire des manoirs… Lorsque merlin agit, on pourra même doubler son action en dépensant un des ses « bâtons » magiques.

« Dé = Hasard » allez-vous me dire ? Je répondrais qu’il faut effectivement un peu de chance et qu’il arrivera que certains tours soit peu ou pas rentables. Ceci dit, à vous de bien combiner vos déplacements à la suite des uns des autres car vous aurez dès le début de la manche connaissance des dés.

De plus, quelques objets (Pomme ou drapeau) vous permettront de maîtriser certains résultats, bien que cela restera occasionnel, car pas facile à obtenir.

Toutes les deux manches, nous aurons un décompte qui tiendra compte, avant tout, des traîtres (Personnages situés au dessus de votre plateau château). Il faudra absolument les éliminer sous peine de subir 3 PV de pénalité par traître ! Pour cela, il faudra soit des boucliers, soit user du jeton Excalibur. Croyez-moi c’est assez difficile, voir punitif et on devra, pas mal, se concentrer sur ce point parfois au détriment de quêtes… Mais des joueurs aiment ce genre de difficultés.

Le scoring intermédiaire tiendra compte aussi de vos manoirs, de vos pions influences et aussi de vos serviteurs.

Au bout de 6 manches, on aura également un petit scoring final tenant compte surtout des éléments que vous avez encore en possession.

MERLIN reste avant tout un jeu de gestion classique, où il faudra se focaliser sur les quêtes et certaines majorités et les traîtres , bien sûr. Le jeu s’appuie sur les résultats de dés qu’il faudra combiner au mieux et pas toujours comme on veut. En d’autres termes, le hasard aura aussi sa part.

Le thème est joli, assez bien illustré et le matériel est très bien fourni. Je regrette juste l’absence de sachets pour ranger.

Si les traîtres sont assez frustrants, si le thème des légendes arthuriennes reste un poil timide, j’ai trouvé le jeu plutôt bien, avec des choix à réfléchir et à faire, en combinant ses déplacements, ses quêtes, ses actions, sans entrer dans une usine à gaz. Pas question, ici, de se déplacer n’importe comment, il y faudra certaines pauses de réflexions.

Il devrait ravir les joueurs amateurs de cubes en bois, de dés-actions et de Stefan Feld.

Merlin est disponible ICI

Pour 2 à 4 joueurs – A partir de 14 ans – 75 min – Disponible chez Queen Games

Un jeu Stephan Feld et Michael Rienneck

 

 

 

MUSEUM – Le plus beau musée sera le votre !

MUSEUM – Chez Holly Grail Editions, un jeu de Olivier Tric Trac et Eric Dubus

(Joué sur version anglaise)

Actuellement sur Kickstarter ICI

(Mon avis en fin de ce post)

Dans MUSEUM, les joueurs incarnent le conservateur d’un grand musée (New York, Paris …). Ils devront acquérir les plus belles collections d’objets, les installer judicieusement dans les halls et les galeries d’exposition et choisir la meilleure tendance vis à vis du public, aussi bien leurs visiteurs que les opinions à travers le monde.

Bien entendu, les meilleures pièces vous apporteront de la renommée, et une grande collection composée de nombreuses pièces seront du plus bel effet !

Dans MUSEUM, à chaque tour, on découvre, à travers les continents, de nouvelles pièces rares. Au départ d’un tour, on va puiser, dans 4 paquets de pioche (un pour chaque continent), deux cartes qui seront mises sur le plateau centrale. Ce seront alors les objets qui pourront être acquis. Il s’agit surtout de bien choisir ! En effet, ces cartes pourront être troquées, par la suite, en revente pour permettre de poser d’autres pièces dans votre musée.

Toujours parmi les cartes piochées, on pourra croiser des cartes d’opinion publique. Elles représentent les opposants qui jugent injuste que de beaux objets quittent leur continent pour venir garnir des musées étrangers, ou encore tout ceux qui s’opposent aux fouilles, etc… Lorsqu’une telle carte est révélée, on place sur le continent un jeton d’opposition. Il pourra y en avoir jusque 5 par continent et ils seront source de points négatifs en fin de partie, si on y prête pas attention.

Le joueur actif choisit alors une carte objet du plateau, et chacun des adversaires pourront également faire un choix, mais cela fera gagner un point de notoriété au joueur actif. Même si cela peut paraître peu, il faudra bien faire attention de ne pas trop lui en donner.Mais nous verrons plus tard pourquoi…

Une fois les cartes acquises, le joueur actif peut alors commencer à garnir son musée, représenté par son plateau individuel. Pour en poser, il devra se défausser d’autres cartes, dont la valeur viendra financer celles qu’il pose (indiquée en haut à gauche). Il marquera alors des points en fonction de cette valeur posée.

Mais il devra aussi tenir compte de plusieurs choses. En effet, en assemblant des objets de même civilisation ou/et de même type dans son musée, il gagnera des bonus en fin de partie. Ainsi, plus des objets de même couleur (civilisation) sont adjacents dans le musée, plus cela rapporte des points. Il en va de même pour les types, par exemple les « vases »… Heureusement, on peut à tout moment réagencer ces cartes pour la meilleure optimisation.

De même, chaque joueur aura reçu, en début de partie, une carte objectif qui sera source de points. Ce peut être une grande collection de la même civilisation, ou encore un mixage de divers collections…

Chaque acquisition aura donc une importance cruciale pour l’aménagement final de son musée. Bien entendu, les adversaires apprendront petit à petit ce dont vous avez besoin, et viendront peut-être vous perturber…

Les points de notoriété auront également leur importance, puisqu’on pourra aussi les utiliser pour poser des cartes. Enfin, il sera possible de faire des échanges avec les cartes défaussées par les adversaires, celles qui leur ont permis de payer leurs propres cartes dans le musée… Bref, il faudra être attentif un peu partout !

Enfin, il faudra également se débarrasser des cartes issues des continents dont les opposants commencent à devenir nombreux. En effet, chacune de ces cartes en défausse sera multipliée par le nombre de jetons d’opinion et donneront des points négatifs ! Encore une bonne raison de s’en débarrasser par des échanges ou, parfois, être contraint à les poser dans son musée pour ne pas subir de malus, même si elles ne vous intéressent pas !

Cerise sur le gâteau, on aura également des événements qui viendront perturber le jeu(en bonus ou en malus). On a aussi, pour chaque tranche de 10 points acquis, des cartes bonus (cartes Napoléon) qui vous donneront des bonus bien sympathiques.Et enfin ,des cartes personnages qui pourront vous aider à finaliser un objectif.

 

Dès qu’un joueur engrange 50 points, il déclenche la fin de partie. Les joueurs réagencent alors leur musée pour optimiser, par adjacences, leurs collections par type et/ou civilisation, tout en tenant compte de leur objectif, mais aussi pour compléter leur hall principal et leur grande galerie, également source de points…

On n’oublie pas, ensuite, de retirer les opinions négatives des cartes qu’on n’a pas réussi à se débarrasser. Et le gagnant sera celui qui aura la meilleure renommée.

UN AVIS ?

MUSEUM est à la fois simple dans ses règles, mais demande également de bien combiner vos cartes, à la fois pour tenir compte de la disposition finale, de votre objectif et aussi de la grande galerie. Il faudra aussi savoir équilibrer les cartes à conserver et celles à dépenser pour pouvoir en poser dans votre musée, ainsi que de ne pas s’encombrer des cartes sources de points négatifs.

Pour cela, la meilleure tactique est de prendre des cartes pendant le tour d’un autre joueur. Attention cependant, il peut accumuler des jetons de notoriété qui lui permettront de poser plus de cartes, voir même de faire un gros coup en fin de partie, s’il économise…

D’un point de vue matériel, on est plutôt gâté avec un matériel de qualité, y compris les plateaux individuels, par de belles grandes cartes superbement illustrées par Vincent Dutrait. De ce côté là, rien à dire, si ce n’est qu’il remplira bien votre table 😉

MUSEUM est malin et fluide, sans être complexe. Il plaira à tous les joueurs, qu’ils soient novices ou experts. C’est aussi une belle source d’enseignement puisque chaque objet possède un petit texte descriptif. Ainsi, même si vous devez attendre un joueur, vous pouvez vous distraire en vous cultivant !

Personnellement, je n’ai pas vu le temps passé, et après ma défaite de quelques points, j’avais déjà envie d’y rejouer….

Un bon jeu, actuellement en financement participatif…

Tapimoket

PHOTOSYNTHESIS – Un jeu qui envoie du bois

Quoi de mieux que l’automne pour parler des arbres ? En cette saison, les paysages prennent de magnifiques couleurs jaunes, rouges, marron… Un véritable tableau d’art !  Mais c’est aussi l’occasion de vous parler de Photosynthesis, un des derniers jeu de Blue Orange, dont la sortie officielle est prévue à Essen 2017, ainsi que dans toutes les boutiques. Découvert il y a plusieurs mois déjà, il est grand temps que je vous explique de quoi il en retourne et de vous donner mon avis.

Photosynthesis, c’est l’histoire d’un lopin de forêt où les arbres vont profiter du soleil pour croître, puis disparaître après avoir ensemencer le sol pour laisser place à de nouveaux arbres. Tout cela peut paraître naturel, mais cette fois, les différentes essences d’arbres que chaque joueur va contrôler, essaieront de profiter au maximum de la place et des rayons du soleil dans une lutte acharnée.

Tu me fais de l’ombre !

Pour pousser, un arbre n’a besoin que d’une seule chose : De l’énergie solaire ! Le soleil va tournoyer autour de la forêt arrosant les arbres de ses rayons. Ceux-ci vont alors capter la lumière pour la transformer en énergie nécessaire à leur croissance.

Enfin, quand je dis « ceux-ci », ce seront surtout les arbres qui ne seront pas à l’ombre ! Tous les arbres en périphérie vont alors en profiter, et encore ! S’ils sont du bon côté du soleil. Mais ceux qui se trouvent plus à l’intérieur risquent de rester à l’ombre de ceux qui se trouvent dans l’axe du soleil.

Seul moyen d’en profiter : être plus grand que les autres ! Sachant que plus un arbre est grand, plus il couvre d’ombres les cases derrière lui. Ainsi un petit arbre ombrage une seule case, mais un grand viendra gâcher la vie des autres trois cases derrière lui.

Bref, il est quand même préférable de pousser tranquillement sur un bord plutôt qu’au centre de la forêt où chacun se bouscule ! Seulement voilà, être plus au centre apportera plus d’avantage. Mais nous verrons cela plus loin.

Il faut de l’énergie !

Une fois, la photosynthèse réalisée, les arbres vont alors utiliser leur énergie. Celle-ci pourra servir à croître plus haut, mais aussi engendrer de nouveaux arbres.

Dans Photosynthesis, il sera nécessaire d’avoir le nouvel arbre à disposition pour le faire grandir. Pour cela, il faut réaliser un « achat » depuis son plateau personnel où seront entreposer les graines et les arbres de différentes tailles et en dépensant des points d’énergie obtenus par le soleil. On pourra alors seulement, avec une action de pousse, remplacer un arbre de son essence par un autre plus important, un fois disponible. L’arbre remplacé sera alors reposé sur le plateau prêt pour être acheté, sinon il sera défaussé faute de place, puisque celles-ci sont limitée.

Heureusement, dès le début, on aura à disposition 2 graines, 4 petits arbres dont deux seront déposés en bordure de forêt lors de la mise en place, et un arbre moyen.

L’apogée de l’arbre… et sa renaissance

Arrivé à sa taille maximale, l’arbre est à son apogée et une action permet de le retirer du plateau pour, cette fois, rapporter des points de victoire. Plus, il sera au centre, plus cela donnera des points. Mais souvenez-vous, le centre est la position la moins exposée au soleil !

Pour implanter un nouvel arbre, il suffira alors, toujours en dépensant de l’énergie,  de réaliser une action pour ensemencer une graine à partir d’un de ses arbres. Mais là aussi, la taille compte ! Ainsi, un grand arbre pourra déposer une graine à une plus grande distance, qu’un petit arbre qui devra se contenter d’une case libre voisine.

Tant qu’il y a de l’énergie, il y a de l’espoir…

Un joueur, lorsque c’est son tour, pourra alors dépenser les points d’énergie qu’il le désire, avec pour seul limite le nombre qu’il possède. Mais il a le droit d’économiser ! Surtout si la situation n’est pas favorable à son tour. Tout cela, bien sûr, est une question de stratégie et de calcul.

Il tourne, il tourne le soleil…

Le soleil va alors voyager autour du plateau, arrosant la forêt sous six angles différents pour attribuer son énergie. On redémarre alors, pour tous les joueurs, le décompte d’énergie. Puis chacun, à partir du premier joueur, réalise ses actions avec l’énergie à disposition. La partie prendra fin au bout de trois révolution complète du soleil autour du plateau, voir quatre pour une partie longue. Au bout de ces parcours, les joueurs décomptent alors leurs tuiles de points et le vainqueur sera élu l’essence reine de la forêt !

Ce que je pense ?

La première chose qui m’a attiré dans Photosynthesis, c’est son magnifique design qui nous plonge complètement dans le thème du jeu pourtant abstrait. L’ensemble des arbres érigés sur le plateau sera du plus bel effet de nature. Ce sera d’autant plus naturel que la grosse boite de photosynthesis ne comporte aucune partie en plastique. Ne vous étonnez pas, donc, si vous n’y voyez aucun sachet plastique. Oui tout est fait de carton et de papier, même les casiers de rangement des différentes essences d’arbres.

L’illustration de la couverture est absolument remarquable et je suis cloué par le travail de Sabrina Miramon, également illustratrice de Quadropolis. Le petit arbre illuminé au milieu d’une clairière d’arbres centenaires donne à la fois le thème du jeu, mais soulève immédiatement la curiosité.

Le jeu par lui même reprend une mécanique basée sur la lumière et l’ombre, chose que l’on trouve également dans Arboria. Mais, Photosynthesis, malgré ses règles très faciles d’accès (2 feuillets), nous fera des nœuds au cerveau avec une réelle courbe d’apprentissage. C’est ce que l’on retrouve souvent dans la plupart des jeux abstraits, où l’on va mettre chaque partie à profit pour découvrir de nouvelles astuces. Chacun de vos choix auront une importance et devront tenir compte de la rotation du soleil. A noter enfin que je lui préfère une partie courte de trois révolutions que la version longue de quatre.

Photosynthesis est vraiment un beau jeu, sans hasard et stratégique malgré ses règles toutes simples. Il peut très bien se jouer tranquillement en famille, mais aussi en challenge de points avec ceux qui aiment se creuser la tête. A apprécier avec un fond sonore de musique relaxante…

Bien entendu, c’est aussi le jeu idéal pour tous les amoureux de la nature…

Pour 2 à 4 joueurs, à Partir de 10 ans

Durée d’explication : 5 à 10 minutes max

Durée de la partie : 60 à 90 minutes selon le niveau

Disponible ICI

 

 

TRIBES – Les tribus de la préhistoire

Pour commencer, j’aime beaucoup le look de la boîte. Épure, simple, intriguant…

Le second point est que je suis à la recherche, cette année, de « petits » jeux. Je veux dire par là, des jeux qui ne sont pas de gros jeux experts de 180 minutes. En effet, mes achats Esseniens (comprendre « à la période d’Essen ») étaient souvent orientés vers les « big »jeux. Cette fois, j’ai décidé de me tourner vers des jeux plus courts, jolis, tout en étant sympathique à jouer. C’est pourquoi TRIBES m’attirait avec ses 40 minutes de durée.

Enfin, dernier point, son thème n’est pas très courant m’a convaincu, puisque Tribes se passe durant la préhistoire du paléolithique jusque l’âge de bronze.

Le but du jeu sera de faire évoluer une tribu durant les âges en explorant des territoires, en récoltant des ressources et en fabriquant quelques inventions. Ces inventions seront la source principale des points de victoire et le premier joueur a atteindre 25 points à 35 points, selon le nombre de joueurs, remporte la victoire.

Les inventions pourront être réalisées, si vous possédez les ressources, c’est à dire si vous avez des huttes posées sur les territoires qui produisent ces fameuses ressources (blé, or, moutons, encens..). On effectue alors l’action « inventer », on pose un cube sur le plateau centrale et on gagne des PV. Cela nous permet alors de révéler d’autres inventions qui seront de plus en plus coûteuses. Bref, il faut évoluer en posant des cubes inventions dans une sorte « d’arbre de l’évolution ». Cela veut dire aussi qu’il faut faire les inventions de base, avant de monter en haut de l’évolution.

Pour obtenir plus de ressources, il faudra explorer, bouger et créer de nouvelles huttes. Ces trois notions correspondent également à des action de base. On en choisit une et on l’exécute.

Au départ, on ne peut explorer qu’une région à la fois (en ajoutant une seule tuile puisée dans un sac). On ne peut bouger qu’une seule hutte et on ne peut en ajouter qu’une à la fois. Mais lorsqu’on réalise des inventions, non seulement, on marque des PV mais on fait bouger des curseurs qui vont nous permettre de croître nos capacités de mouvement, d’exploration et de développement.

De plus, la pose d’un cube, sur certains endroits des inventions, viendront rajouter des actions « événements » possibles utilisables une seule fois.

Là où TRIBES est subtil, c’est dans le choix d’action. En effet, les actions sont une colonne de tuiles. On peut choisir n’importe laquelle, mais plus elle est située haute, plus il faut poser des coquillages sur les précédentes. Par exemple, je dois poser un coquillage sur la première et la seconde pour réaliser l’action de la 3ième tuile. Aussitôt l’action réalisée, la tuile repart en haut de la colonne. On a 5 coquillages, il faudra donc tenter d’économiser ceux-ci si on ne veut pas être condamné à prendre toujours la tuile la plus basse.

En revanche, si on prend une tuile avec des coquillages dessus, on les récupère.

Dans TRIBES, il faudra avoir un oeil sur son quota de coquillages, car des tuiles événements peuvent perturber le jeu et parfois, on veut les éviter, notamment celles qui détruisent des huttes, des ressources, etc… Bref, il faudra équilibrer entre la dépense de coquillages qui nous donne plus de flexibilité dans les choix d’actions, et en garder pour pouvoir se sortir de situation peu réjouissante ou au contraire en chopper une qui viendra ennuyer nos adversaires. Et croyez moi, ça peut faire bobo des fois !

Pour rappel, ces tuiles événements seront issus d’emplacements où l’on pose ses cubes inventions et s’ajouteront à la colonne de tuiles d’actions pour devenir une action à son tour.

Expliqué ainsi, le jeu peut paraître complexe, mais il est très simple ! Son matériel est abondant et joli. L’idée est sympathique surtout avec les tuiles actions glissantes et les coquillages.

 

Le petit défaut sera juste la lecture de nos capacités d’évolution que des gros pions vont cacher. Mais rien de grave et la pléthore de sachet de rangement vient compenser cela.

TRIBES est un jeu léger et bien plaisant ma foi. A peine fini, j’avais envie d’y rejouer…

SteamRollers – Quand le train ne dés rails pas

Milieu du XIXe siècle…

Depuis longtemps, après que Lewis et Clark aient traversé, d’Est en Ouest, les états unis encore fraîchement unifiés, on avait déjà dans  l’idée de faire passer le chemin de fer à travers tout le continent. De nouvelles expéditions de reconnaissance avaient eu lieu pour savoir si ce gigantesque ouvrage était réalisable. Tout semblait possible, même si les coûts seraient faramineux. Pourtant, il fallu attendre, notamment la fin de la guerre de sécession. Mais finalement, Abraham Lincoln mit en oeuvre le Pacific Railroad Act, et les travaux pouvaient enfin débuter.

Le verso du plateau

Le problème est que l’état, après la guerre, était complètement ruiné. Le seul scénario possible était de faire appel à de riches hommes d’affaires pour créer des compagnies et leur céder des millions de km² de territoires qu’ils pouvaient utiliser comme ils voulaient pour se financer, par exemple en revendant des concessions. Tout semblait beau sur le papier, mais ce fut une véritable lutte, à la fois financière pour les compagnies en concurrence, et physique pour les ouvriers, le tout saupoudré de corruptions, de débauches, d’abus, de massacres et de meurtres. Mais il y eut aussi de grands moments, avec des ouvrages incroyables comme des viaducs inspirés des travaux d’Eiffel, des systèmes de plus en plus ingénieux pour construire les voies et traverser les reliefs.

Et c’est justement vous qui serez un de ces hommes d’affaires dans la conquête du rail avec …

Les grandes villes s’étaient édifiées dans tous les états unis, mais le commerce souffrait de la léthargie des transports. La création du réseau ferroviaire serait salvatrice, mais les compagnies tentaient de s’arracher la gloire pour devenir la meilleure, et aussi la plus riche !

Le plateau central, Les valeurs de dés sont les grandes villes, les points noires des étapes possibles.

 

Pour s’emparer des contrats et des finances, il fallait prouver, par n’importe quel moyen qui était le meilleur, en construisant le plus vite possible de nouvelles voies et en reliant les grandes villes. L’enjeu était non seulement financier, mais aussi politique. Les cités se mettaient en quatre pour que le chemin de fer passe par chez eux, et tous les moyens étaient bons, argent, influence… L’essor commercial en dépendait.

Chaque ville aura des marchandises (cubes) à faire livrer à travers tous les états-unis. Dans SteamRollers, c’est l’une des principales ressources de points

A la tête de la compagnie, il fallait parcourir le plus possible de Miles et, de préférence, avant les autres pour décrocher également les contrats de livraison de marchandises.

Chaque joueur dispose d’une fiche individuelle, sur laquelle il va gérer sa compagnie, en y construisant les voies, en faisant évoluer ses locomotives…

Pour corser le jeu, on peut « bloquer » certains passages.

Ainsi les passage vers le centre se réduisent par le Nord et le Sud dans cet exemple.

Chaque compagnie s’efforçait de relier les villes avant les autres.

A chaque tour, le 1er joueur (celui qui a la loco jaune), lance les dés, l’un d’eux (le dé noir) donne les tracés de voies possibles

Chacun son tour, un joueur peut choisir un dé et faire un des tracés du dé dans la zone indiquée par le dé. Le but sera de relier les villes et, facultativement, les étapes (points noirs) pour livrer les marchandises du plateau central entre les villes ainsi reliés. Bien entendu, chacun sa sauce !

Les rails seuls ne suffisent pas ! Certes, il fallait des ouvriers pour construire le réseau, et la plupart étaient soit des anciens combattants de la guerre de sécession, soit des anciens esclaves, soit des étrangers, soit quelques personnes qui se faisaient discrètes suite à quelques démêlées avec la justice. Il faut dire, que les shérifs ne suivaient pas le passage du train.

Mais il fallait aussi la machinerie ! Et bien sûr, le réseau américain fut aussi l’avènement de l’évolution de la locomotive. On en construisait à tout va, toujours plus évoluées, capables de franchir toutes sortes de reliefs, et surtout toujours plus puissantes et rapides.

Pour livrer les marchandises, il faut des locomotives. Plus le tracé passe par des villes ou des étapes, plus la locomotive doit être améliorée. Celle-ci, avec une seule croix, ne pourra livrer qu’une ville immédiatement accessible. Si on doit passer par des étapes (ou d’autres villes), il faudra autant de cases cochées dans la locomotive. Cocher des améliorations de locomotives est l’une des actions possibles avec le dé.

Les compagnies se battaient pour emporter la meilleure part du gâteau, même si parfois elles devaient se ruiner ou encore user de fourberie.

Un dé permet aussi de prendre un bonus (ici avec le 6), il est avant tout mis de travers mais au prochain tour, il sera redressé et pourra être utilisé.

Il existe 6 bonus différents…

Certains sont permanents, tant qu’on les a (mais on peut venir nous les piquer) ou bien instantanés (Ils retournent en pioche après utilisation, si on ne nous les pique pas !) . Celui de gauche permet de faire varier son résultat et celui de droite de faire 2 dés !! Attention, si on en possède en fin de partie, ceux-ci peuvent devenir des malus (-2)

ce bonus nous permet de faire le tracé que l’on désire.

Mais lorsque les marchandises pouvaient enfin circuler entre deux villes, la compagnie en charge pouvait en tirer un maximum de bénéfices.

Lorsqu’une route relie deux villes, on peut enfin livrer des marchandises. Ici le 5, va nous permettre de livrer une marchandise depuis la ville « 5 » vers la ville « jaune » ou »grise ».

Le cube gris présent en « 5 » (Zone bleue) peut alors être livré en zone grise (juste au dessus)

Il est retiré du jeu, puis …

On marque autant de points que d’étapes franchies… bon là ok, ce n’est pas terrible

Mais de grands parcours donneront beaucoup de points

Bien entendu, il faudra avoir des locomotives puissantes.

Alors que le temps s’écoulait, les réseaux se sont créés et les marchandises parcouraient tout le pays.

Petit à petit, les villes vont se vider de leurs marchandises. 

C’était une grande aventure, avec de grandes réalisations, mais aussi de grands sacrifices et détournements. Seule une compagnie finit par remporter la gloire

La partie se termine lorsque 3 villes sont complètement vidées de leur stock de marchandises

On compte alors nos points qui dépendent des marchandises livrées, des améliorations de nos locomotives, des bonus ou malus des tuiles encore en main, et enfin de notre réseau…

La compagnie avec le plus de points remporte la victoire !

 

Un avis ?

SteamRollers pourrait se qualifier de la version « dés » de Age of steam ou encore des aventuriers du rail. Son principe est très simple et fonctionne sur la bonne utilisation de dés qui seront lancés à chaque tour. Bien entendu, le hasard du tirage sera présent, mais les possibilités sont tellement nombreuses qu’on aura quasiment toujours quelque chose à faire. Ceci ne veut pas dire qu’il faut cocher n’importe quoi, n’importe comment, car effectivement on risque d’être coincé.

Le plus important sera de savoir se maîtriser au niveau des livraisons et de ne pas faire des routes trop longues, ni trop courtes. Trop longues, elles rapportent des points, mais il vous faudra longtemps pour les construire et limitera les livraisons entre quelques villes, donc des résultats de dés très précis. Trop courtes, elles n’apportent pas beaucoup de points, mais permettent de livrer plus vite des marchandises pendant que les autres construisent encore leur réseau. Il faut surtout surveiller ce que prévoient vos adversaires, mais aussi les chemins les plus rentables pour livrer des marchandises entre les bonnes villes en tenant compte des couleurs. Ainsi, il n’est pas utile de s’acharner sur une ville, si on ne peut livrer de cubes de cette couleur. Bien entendu, l’amélioration de la locomotive y sera aussi pour quelque chose… A vous de bien équilibrer en fonction de vos adversaires.

Je vous rassure, je vous parle de stratégies, mais le jeu est en fait très fluide et très simple. Il convient  à un grand public et aux familles, mais reste agréable pour tous.

Les tuiles bonus apportent le petit côté interactif et fourbe au jeu, car on aura parfois plus d’intérêts à la prendre que de la laisser trop longtemps à quelqu’un. Attention ! en revanche, prendre une tuile vous fait perdre un tour. Il faut donc bien mesurer l’action, car les autres en profiteront pour tracer les réseaux ou livrer des marchandises.

Le matériel est plutôt correct bien que je sois encore sur une version prototype. On disposera d’un carnet de 100 feuilles mais il sera possible de télécharger le modèle sur le site de l’éditeur. Le dé de type de parcours est, en revanche, un peu petit à la lecture.

Les illustrations de la couverture sont de Benjamin Benéteau, qui n’est ni plus ni moins l’un des dessinateurs de la BD Michel Vaillant. Ce qui donne un style que j’aime beaucoup.

Globalement, SteamRollers est fluide, simple, et agréable. Il conviendra à tous, même en famille. C’est une bonne revisite version « dé » de jeux sur le même thème !

SteamRollers existe depuis 2015, mais a pris, pour diverses raisons, du retard. Mais cette fois, Flatined Games se lance dans sa sortie. Il choisit de passer par le système de financement participatif. Kickstarter.  C’est d’autant plus intéressant que l’un des stretch goal permet d’avoir un dé parcours beaucoup plus grand et corriger, ainsi, ma petite remarque. Le palier pour l’obtenir est à 25 000€ et on est déjà à 19 000€ au moment où je rédige ces lignes (Le jeu est donc déjà financé). De plus, l’offre boutique est très intéressante. Il ne manque plus qu’à respecter le délai (mai 2018) et ce sera le bonheur pour tous ! Mais L’éditeur m’a dit avoir tous les éléments pour lancer la production.

Pour participer au financement c’est par ici : https://www.kickstarter.com/projects/flatlinedgames/steamrollers-the-definitive-roll-and-write-train-g?ref=alchimiste

Attention, il se termine le 21 Septembre 2017, et moi je veux le gros dé 😉

En financement, le jeu aura plusieurs stretch Goals, comme par exemple une extension où il faut réaliser des objectifs de livraisons.

 

Le saviez-vous ? Buffalo Bill s’est rendu célèbre avec l’avènement du chemin de fer. En effet, c’est lui qui abattait les bisons pour nourrir les ouvriers… D’où son surnom…              

 

Hell on Whells, une bonne série basée sur la construction du chemin de fer.

Une image de Michel Vaillant, rien à voir avec les trains, mais on reconnaît effectivement le style.

La course vers L’El Dorado

L’or ! …. D’énormes quantités d’Or ! …  Qui peut y résister ?  L’El Dorado et sa cité d’or est à notre portée. Seul inconvénient, Franchir les dangereux territoires pour l’atteindre et surtout arriver le premier !!

Le but : Atteindre en premier les cités d’Or

Lorsque le professeur avait révélé, lors de sa conférence, que cette vieille carte, exposée au musée de Londres, pouvait être celle qui révélait la route vers les cités d’or, personne ne l’avait pris au sérieux. Personne ? Pas vraiment ! Car dans la salle se trouvaient quelques chasseurs de trésors qui s’intéressent toujours à ce genre d’hypothèses trop souvent délaissées et qui s’avèrent parfois bien réelles. Il ne restait plus qu’à organiser une expédition pour en avoir le cœur net. Ni une, ni deux, quelques aventuriers se sont alors lancés dans cette folle aventure !

Après un long voyage vers l’Amérique du Sud, ils arrivèrent enfin au début de l’expédition. Déjà, plusieurs d’entre eux avaient eu la même idée. Désormais, il fallait être le plus rapide !

Le jeu se joue de 2 à 4 aventuriers. A 2 joueurs chacun jouera deux pions (Ils sont tous fournis en double par couleur). En début de partie les aventuriers sont sur le départ, prêts à franchir tous les obstacles vers les cités d’Or

Mais la route sera longue avant d’atteindre le but ultime !

Le jeu consiste à franchir tout un parcours créé par des tuiles modulaires (Recto-Verso). Plusieurs parcours sont fournis dans la règle avec des difficultés différentes.

Et diverses embûches viendront se mettre au travers de notre voyage. Certes, on peut les contourner, mais le voyage serait bien plus long. J’avais tout intérêt à bien me préparer et m’équiper au mieux durant le voyage.

Sur les tuiles, le chemin le plus court, donc en la traversant par le milieu, sera plus ardu. On peut les éviter, mais le nombre de cases à franchir sera plus grand. A vous de bien calculer votre parcours

Pour le moment, un matériel de base classique suffisait.

Au départ, chaque joueur possède le même set de cartes, 3 cartes avec une machette, 4 de pièces d’or et 1 pagaie pour franchir les zones d’eau.

Ma progression a alors débuté. J’avançais à bon rythme dans la jungle et le désert.

A son tour, un joueur pioche 5 cartes de son deck et doit toutes les jouer (ou les défausser, s’il ne peut pas s’en servir)

Pour avancer, il suffit de jouer la carte contenant le ou les symboles indiqués sur la case à franchir.

Certains passages ne demandent que de jouer des cartes, peu importe le symbole. 

Parfois, il fallait franchir des rapides en pagayant.

Pour franchir l’eau, il faut des pagaies

Mais rapidement, je me suis rendu compte qu’il fallait se préparer pour franchir des endroits plus coriaces. J’ai alors commencé à acheter du matériel.

Comme il est interdit de cumuler des cartes pour passer une case, il faut donc améliorer son jeu de base. Certaines cases demandent de nombreuses ressources, comme ici, la case à 4 pièces. En revanche, si on ne peut pas cumuler plusieurs cartes pour franchir une seule case, l’inverse est possible. Par exemple, on peut faire 4 cases qui contiennent 1 seule pièce avec une carte de 4 pièces… Vous me suivez toujours ? Bref, on a tout intérêt à acheter de grosses cartes. 

Pour acheter des cartes, on utilise alors les cartes pièces. et on en choisit une depuis le marché qui offre 6 possibilités

Si une place de marché s’est libérée, on peut alors choisir parmi toutes les possibilités. 

Après un choix globale, on descend alors les autres cartes sur le marché qui sera de nouveau limité à 6 choix

Ah non, impossible de passer, tout le monde est parti par là ou là ! … Que faire ? J’attends ou je contourne ?

On peut alors bloquer des adversaires qui n’ont pas les bonnes cartes pour avancer. c’est très amusant de les voir pester !

Une barrière de lianes ! Voilà de quoi ralentir ceux qui sont en avant !

Entre deux tuiles, une barrière est présente. le premier arrivé la franchit comme une case et la retire du jeu. Cela permet aux autres de vous rattraper un peu.

En fin de partie, si plusieurs joueurs arrivent en même temps à l’El Dorado, c’est le nombre de barrières possédées qui départage l’égalité

Au cours de l’aventure, j’ai heureusement trouvé quelques trésors intéressants dans les grottes.

Dans la version complète, on peut ajouter des jetons de grottes. Lorsqu’un joueur s’en approche, il peut prendre l’un d’eux. Ceux-ci apportent différents bonus.

Les jetons grottes…Toujours bon à prendre. Mais n’y passez pas trop de temps !

 

Heureusement, j’avais fait les bons choix en matériel.

Certaines cartes du marché sont puissantes. Bien entendu, les plus puissantes coûtent cher, et certaines d’entre elles sont défaussées dès leur utilisation (comme celle de droite)

D’autres cartes donnent des bonus. Ici, celle-ci permet de repiocher 3 cartes pendant son tour (pour information, c’est ici encore la version allemande en photo, mais elle sera bien en VF prochainement)

L’arrivée n’est plus très loin ! Les autres sont déjà là ! Vite, il faut avancer !

En général, le jeu est bien équilibré et les joueurs se suivent

Yeah ! Arrivé le premier ! Je savais que ce professeur archéologue avait raison. Me voilà riche !

Le premier arrivé, gagne la partie !

Un avis ?

Nominé au Spiel 2017 et bientôt sur les étals en France, au moment où j’écris ces lignes, je ne pouvais pas m’empêcher de découvrir ce jeu. C’est d’autant plus intriguant, que le créateur n’est autre que Reiner Knizia, un célèbre auteur qui nous a plus habitué à des jeux de réflexion, au lieu de jeux de course. En effet, même si le titre ne laisse pas d’ambiguïtés, on aura bien affaire à un jeu de course, vu que le premier joueur à atteindre un but sera le vainqueur.

Sa nomination au Spiel, catégorie classique, laissait aussi supposer un jeu grand public, donc très simple, et c’est le cas ! Cette fois, l’auteur semble avoir complètement changer ses habitudes. Mais ce n’est pas sans déplaire, puisque le jeu va quand même intégrer le système de deckbuilding (construire son paquet de cartes).

En effet, si vous avez lu l’article, il s’agira de gagner une course vers l’El Dorado en franchissant des obstacles de terrains, ceci grâce à des cartes et des bonus. Au départ, on commence tous avec un petit paquet de cartes, auquel viendront s’ajouter de nouvelles qu’on achètera au marché avec des cartes d’argent, et, petite subtilité, ces mêmes cartes serviront aussi à franchir le désert.

Les achats seront aussi plus ou moins limités, par notre argent bien sûr, mais aussi par une offre limitée au marché. On ne pourra alors acheter sur tous les choix que si un emplacement de marché se libère et du coup, les autres cartes du même type, seront alors disponibles aux autres.

S’il y a des petites subtilités, la course vers l’El Dorado reste, avant tout, un jeu très simple destiné à tous, et j’ai presque envie de dire plus particulièrement aux familles. Je dis « presque » car, même, si je le trouve simple, toutes les parties que j’ai joué, se sont passées entre adultes. Et ma foi, on s’est bien amusé. C’est fluide et rapide, et c’est très jouissif de bloquer certains passages et entendre pester ses adversaires.

Les grottes et leurs bonus sont facultatifs, mais personnellement, je les trouve indispensables pour mettre un peu de piquant au jeu. Bien entendu, avec des novices ou des joueurs plus jeunes, on peut s’en passer, histoire de retirer une règle. Mais croyez moi, je pense qu’ils y viendront très rapidement. En fait, si on joue avec des novices, la principale mécanique à assimiler sera de faire plutôt sur les achats des cartes pour avancer ou pour avoir des bonus, le fameux « deckbuilding ». Mais bon, La course vers l’El Dorado ne fera pas fumer vos cerveaux, et ce n’est pas son but ! Au contraire, il s’agit d’un bon jeu pour jouer de manière fluide avec peu de règles et passer un bon moment.

Le design, quand à lui, reste « à l’allemande » avec l’essentiel, mais sans être désagréable. On notera la possibilité de faire de nombreux parcours différents, plus ou moins difficiles, grâce aux tuiles modulaires. Et certains modèles sont vraiment chauds !

 

 

Le pion premier joueur, il ne vous rappelle pas quelqu’un ? 

 

 

MAFIOZOO – Tu te crois plus malin que moi, petit lapin ?

 

  • Tu te crois plus malin que moi, petit lapin ? dit l’énorme morse avec son accent italien.
  • Non, Corne Léone, pas du tout… je vous dis que ce n’est pas moi !

Il était assis dans un bureau cossu et chaleureux, devant le Parrain Corne Léone, que tout le monde surnommait « Momo, la dent dure ». Les murs étaient couverts de boiseries et de feutrine rouge, les fauteuils de cuir étaient très confortables. En revanche, l’atmosphère ne présageait rien de bon pour Jojo le lapin. Le Parrain, encadré par deux énormes gardes du corps, le fixait d’un regard dédaigneux.

  • Alors, peux-tu m’expliquer pourquoi tu as mis main basse sur la distillerie de la 3ème rue ?
  • Je ne pensais pas à mal, Corne Léone. Depuis que le Chacal s’est fait serré, je pensais que ….

Un des garde du corps rhinocéros, lui asséna un bon coup dans le râble pour lui couper la parole.

  • Je vois que tu as la tête dure, Jojo. Et je n’aime pas les têtes dures… J’envisage un court avenir pour toi, reprit le Parrain
  • Lorsque vos gardes sont venus me chercher, je me disais justement : « Ça tombe bien que j’aille chez Corne Léone, je pourrais lui reverser une bonne part des bénéfices, vu tout ce qu’il a fait pour moi…. » Répondit le lapin en déglutissant.
  • Ou même carrément vous céder ma distillerie…  Ajouta le lapin, à voix basse.
  • Je préfère entendre cela. Je savais qu’on pouvait s’entendre, Jojo. Le Parrain se tourna alors vers ses gardes du corps : « Raccompagnez le… Et dîtes  au Renard de laisser partir ses 9 enfants. »

Jojo souffla un grand coup, mais aussitôt les deux rhinocéros l’attrapèrent par la peau du dos pour le sortir de la pièce.

  • Merci Parrain ! Eut-il le temps de répondre avant de quitter la pièce sans toucher le sol.

Le Parrain, le regarda sortir, puis il marmonna à voix basse : « Quel crétin, ce lapin… »

 

Momo la dent dure, avait encore eu raison de ses concurrents. Depuis que le chacal avait été incarcéré à Al Cat-Rat, des malfrats tentaient d’en profiter et de rafler les quartiers à l’insu du Parrain… Mais la meilleure solution, c’était plutôt de se faire bien voir et de rentrer dans la « Famille » à la place du chacal.

Mise en place du jeu, un matériel bien fourni…

Cette place, vous la désirez vous aussi et vous allez tout faire pour vous l’approprier et rejoindre le gang de Momo La dent dure. Pour cela, vous allez obtenir les faveurs des 12 proches du Parrain, ou si vous préférez : la Familia. Ces faveurs, obtenues avec corruption, vous permettront de contrôler les quartiers de la ville en y envoyant vos hommes de main et devenir enfin le digne remplaçant du Chacal.

L’un des objectifs de Mafiozoo sera de prendre le contrôle des quartiers principaux de la ville et gagner des points d’influence (5 à 7 par quartier)

On pourra aussi gagner des jetons quartiers, également source de points (1 point par jeton ainsi que des bonus par série et majorité)

Bien entendu, il est facile de faire des ronds jambes. Mais dans la Mafia, il existe un excellent moyen pour attirer les faveurs des membres de la « Famille » : La corruption !

Pour occuper les quartiers, les joueurs devront obtenir des faveurs de la part des 12 personnages de la « famille »

Pour obtenir ces faveurs, ils devront corrompre un maximum de personnages à l’aide de jetons de corruption, représentés ici par ces diamants. 

Ils infestaient tous les secteurs. La Familia était présente dans quelques trafics illégaux tels que l’alcool et les armes, mais aussi dans la police et même la justice !

Il faudra tremper dans quelques trafics, comme l’alcool (pour obtenir des jetons whisky)

pour gagner aussi des armes, et avoir des indics…. On est bien dans un univers de Mafieux !

Dans Mafiozoo, la police est aussi corrompue (et permet ici d’obtenir un jeton Parrain, un joker qui remplace n’importe quel jeton)

Même au sein de la justice, on avait quelques pommes pourries dans le panier. Ici, ce juge permettra d’augmenter notre main de cartes corruptions

Idéalement, il fallait se faire bien voir auprès de ce petit monde bien pourri, et chacun d’eux avait ses exigences.

Ces jetons sont placés sous chaque personnage à la mise en place du jeu. Ce sont les conditions qu’ils demandent pour leur donner chacun leur faveur. A gauche, de haut en bas, il faut être majoritaire en diamant pour avoir la faveur. En dessous, il faut être majoritaire ou payer le personnage pour avoir sa faveur. En troisième, il faut juste déposer 2 diamants sur le personnage pour obtenir sa faveur. Ils donneront soit des jetons influences, soit de l’argent, ou encore d’autres combinaisons comme on peut voir sur celui de droite (1 jeton quartier et 1 diamant que l’on peut poser ailleurs pour faire basculer une majorité, par exemple)

 

Bref, on sentait bien que tout cela n’allait pas se faire en un seul jour.

Le jeu se déroule en 4 manches. Chacune démarre par une phase de revenu en retournant une carte Parrain. Ensuite le pion Parrain sera placé sur un personnage pour qu’on puisse aussi obtenir, éventuellement,  ses faveurs (1 jeton Parrain).

J’avais un plan, quelques tuyaux et, bien sûr, une petite caisse noire en réserve. Valait mieux pas commettre d’erreur, si on ne voulait pas finir comme Jojo ou encore se faire piquer la place par tous les autres petits malfrats de pacotille, prêts à sauter sur la moindre occasion. Il fallait agir comme un vrai pro…

Au début de la partie, on démarre avec un peu de pognon. Ici, la monnaie c’est le « Zoollar »…  On a aussi que quelques diamants dans sa caisse noire, qu’on pourra justement poser sur les personnages pour les corrompre et obtenir leur faveur .

On reçoit ensuite 5 cartes corruptions qu’il faudra toutes jouer (sauf une)

Ces cartes corruptions nous permettront de soudoyer les personnages indiqués par leur numéro et leurs relations. On peut aussi agir sur n’importe lequel si on a la chance d’avoir une carte avec le « ? ». Les joueurs vont les jouer une à une chacun leur tour. C’est la phase de corruption.

Quelques rendez-vous organisés et déjà, mon gang posait ses jalons auprès des membres de la famille. Il suffisait de graisser quelques pattes, parfois ouvertement, parfois en faisant jouer leurs relations.

Pour corrompre un personnage, il suffit de jouer la carte correspondante.

On peut alors poser 3 diamants d’influence sur le personnage, pris dans notre caisse noire (réserve personnelle) et les laisser là

Mais on peut aussi les dispatcher avec ses relations, en les semant selon les fils rouges qui les relient, sur d’autres personnages. Ainsi, on peut influer à distance, même si on ne possède pas la carte du personnage convoité.

On peut également sacrifier une de ses cartes pour renflouer sa caisse noire à partir de la réserve. 

La réserve est disponible sur le plateau de jeu

 

Au bout d’un mois…

Un mois venait de passer, il était temps de voir si notre influence avait apporté ses fruits auprès des membres de la famille et si nous avions obtenu leur faveur.

Après que tout le monde ait joué ses cartes, certains personnages seront convoités par plusieurs joueurs. Il faut juste avoir le mot final… Ici jaune l’emporte, mais ses diamants seront remis à la réserve, alors que rouge pourra obtenir un whisky pour 3 zoollars et récupère ses diamants. Mais peut être que Jaune avait besoin de son argent ailleurs… En général, une influence réussie fait repartir les diamants dans la réserve.

Les personnages sont alors résolus un à un durant la phase de faveur. On y gagne alors des jetons ou des diamants, ou de l’argent…

On peut également obtenir des cartes « indics » qui pourront nous donner un coup de pouce à tout moment de la partie sur un personnage.

Les jetons faveurs nous permettront de contrôler des quartiers avec l’aide de nos gros bras dans la prochaine phase.

On peut également gagner des petits jetons de quartiers… Ce sont des points !

Désormais, j’avais réussi à mettre les pieds dans la ville. On commençait à me respecter… Grâce à mon influence, j’ai mis sous contrôle les docks  et quelques quartiers décimés.

En dernière phase, après avoir résolu les personnages de la famille, les joueurs qui le peuvent, prennent position, avec leur gros bras, dans des quartiers de la ville en dépensant les jetons faveurs nécessaires. Ici Jaune et moi, on a visé, tous les deux, les docks. Un lieu intéressant puisqu’il rapporte 3 zoollars ou diamants à chaque prochaine phase de revenu.

 

Le mois suivant, j’avais même eu l’occasion de rencontrer Momo la dent dure, le Parrain. Il semblait plutôt content du travail que j’avais accompli et m’accordait sa confiance. Il valait mieux être dans ses petits papiers de toutes façons, si on voulait progresser.

Influer sur un personnage où se trouve le Parrain est toujours bon, puisqu’il rapporte un jeton Parrain en plus du personnage où il se trouve. 

Plus Tard

J’avais acquis pas mal d’influence, mon gang agissait un peu partout dans les quartiers de la ville et les endroits clés. Ma réputation prenait de l’importance…

La partie va se dérouler ainsi durant 4 manches. Si on se débrouille bien, on prend possession de plus en plus de quartiers. Ceux-ci nous ramènent des bonus durant la partie, mais servent également à accroître son score d’influence.

Au bout de quatre mois, et d’une concurrence acharnée, j’ai finalement mis la main sur les quartiers les plus importants de la ville. Mes hommes de main faisaient un bon boulot de racketage. Faut dire qu’ils avaient des arguments frappants avec ceux qui ne comprenaient pas. On était présent un peu partout dans la ville, bref c’était la belle vie…

En plus de la présence en ville, les petits jetons quartiers donnent un point chacun, plus un bonus par série de 6 et également si on est majoritaire pour chaque type de jeton.

Bien entendu, Notre grand patron restait avant tout le Parrain. Et justement, il avait demandé à me voir… Il était préférable de m’y rendre

  • Entre mon ami, assied toi ! Tu veux boire quelque chose ? un cigare ?
  • Bonjour Parrain, vous vouliez me voir ?
  • Bien sûr, je voulais te féliciter, tu as fait du très bon travail !
  • Merci, Parrain…c’est normal…
  • Je pense que tu mérites de remplacer le Chacal. De toutes façons, il en savait trop, et ça me gênait un peu… Mais depuis qu’il est tombé malencontreusement dans la lessiveuse de la prison, le problème semble résolu…

Ce que j’en pense

Spécialiste de la réédition, Super Meeple nous sort son prochain jeu : Mafiozoo. Non ! Ne cherchez pas l’ancien « Mafiozoo » puisqu’il s’agit, en fait, de la réédition de « Louis XIV » (Ravensburger), qui bénéficiait déjà de très bons avis de la part des joueurs.

Cette fois, donc, Super Meeple revisite complètement le thème, contrairement à ses jeux précédents. Et ce sera une très belle réussite ! Les bases du jeu seront conservées, mais des parties sont revisités pour rendre le jeu encore plus proche de ce nouveau thème. De plus, Mafiozoo va gagner en visuel, puisque cette fois, on a droit à un beau grand plateau de jeu, qui n’existait pas dans Louis XIV. Avouons-le, cette version est quand même plus plus attirante thématiquement que l’histoire de France, et fera bien ressortir le côté corruption et fourberie du jeu par son thème.

Bref, une nouvelle fois, Super Meeple nous offre là un très beau jeu !

Lorsqu’on voit tout le matériel, on se dit « Ou la la, ça m’a l’air complexe », et bien…Pas du tout ! Le jeu est fluide et ses règles seront tout de suite assimilées en un tour de jeu.  Bien entendu, comme il s’agit d’un jeu de majorité, les rebondissements sont au rendez-vous et il faudra, malgré tout, une certaine stratégie pour jouer ses cartes corruptions et viser les meilleurs bâtiments de la ville. Même si sa première version date de 2003 et reste assez classique, le jeu garde toujours toute sa saveur. Le nouveau thème apporte une ambiance en adéquation avec le système du jeu, et l’occupation de la ville par les gros bras (qui étaient autrefois des cartes missions) donneront encore plus de volume à ce thème.

Malgré son aspect imposant, il ne s’agit pas d’un jeu expert et s’adresse plutôt à un public assez large, mais ayant déjà pratiqué le jeu de société. D’ailleurs, sa durée reste vraiment raisonnable car elle tournera autour d’une heure, voir moins, si on a déjà quelques parties en pratique.

Mafiozoo, c’est encore une belle conception à la super Meeple ! Il sera idéal pour les joueurs amateurs de jeu de majorité et de placement, qui aime avoir un beau jeu entre les mains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MEDURIS – La montagne sacrée

Une montagne sacrée s’élevait dans les landes des hauts plateaux. C’était, il y a longtemps, durant les temps celtes. Si cette montagne était sacrée, c’est parce qu’elle offrait toutes les ressources dont pouvait rêver un village. Il y avait bien sûr plusieurs sources fraîches et pures qui s’écoulaient de ses flancs. ET, on y trouvait même une rivière.

Cette eau venait abreuver des pâturages où poussaient de l’herbe en abondance, riche et grasse. Avec de telles prairies, il était aisé d’y faire paître d’abondants troupeaux de moutons.

La montagne était également couverte de forêts où poussaient d’imposants et nombreux arbres. Ce bois  permettait d’envisager de nombreuses constructions de toutes tailles. Bien entendu, on y trouvait aussi des carrières de pierre. Tout cela était déjà bien suffisant, mais on y trouvait aussi des gisements de cuivre !

 

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Vraiment, cet endroit propice ne pouvait être que l’oeuvre des dieux pour générer autant de ressources en si grande quantité. Cette montagne, c’était celle de ….

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Mise en place

L’endroit était vénéré, et d’ailleurs avant même l’arrivée des premiers clans, un vieux druide y avait élu domicile. Il était, parait-il, en contact avec les dieux de Meduris, et personne n’en doutait. De toutes façons tout le monde avait bien trop peur que la montagne n’offre plus ses bienfaits si les dieux quittaient les lieux !

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Le druide

Avec de tels atouts, les clans celtes n’ont pas tardé de s’établir au pied de ses versants, avec l’intention d’y construire des huttes pour y vivre, mais aussi des temples pour vénérer Meduris !

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Nos futures constructions, 8 huttes et 2 temples

Chaque clan envoyait alors des ouvriers et des bergers pour exploiter les ressources disponibles.

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Début de partie, on envoie nos ouvriers sur la montagne.

Les ouvriers passaient d’un lieu à un autre pour travailler sur différents chantiers, selon les besoins. On y extrayait bois, cuivre ou pierres. Parfois, il fallait s’occuper aussi des troupeaux de moutons, non seulement pour la viande, mais surtout pour la laine.

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A chaque tour, on lance un dé. Celui-ci nous donne un peu de ressources, celle indiquée sur le dé (Laine, bois, cuivre ou pierre). Ici, chaque ouvrier sur la carrière de cuivre en reçoit une ressource. Le Dé peut aussi donner une ressource que l’on choisit, mais aussi nous obliger à en perdre une.

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A son tour, on peut déplacer un ouvrier d’un endroit à un autre. On se place au dessus des autres (Max 3 ouvriers). Le plus haut touche 3 ressources de l’endroit, où il se trouve le suivant 2 et le troisième 1 seule. C’est un des éléments stratégiques du jeu.

Les différents clans commencèrent alors à y établir leurs premières huttes. Au début celles-ci étaient isolées…

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Au lieu de prendre des ressources, on peut construire  une hutte en payant les ressources demandées. Certains emplacements donnent même des bonus (Ici deux points).

Petit à petit, les clans s’appropriaient ainsi des territoires, qui pouvaient passer de main en main à chaque construction

 

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La montagne est divisée en 9 secteurs. Lorsqu’on construit sur l’un d’eux, on prend le jeton du territoire. Il sera source de points de victoire. IL peut alors passer de main en main.

Aussitôt que l’homme posa le pied au bas de la montagne, le vieux druide fût réveillé par la voix des dieux de Meduris. Il n’était pas interdit d’y venir, mais cela devait se mériter !

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A chaque construction, le druide va bouger. Au départ il descend de son repère.

Les clans continuèrent la colonisation de la montagne, et déjà de nouvelles huttes émergeaient du sol. Petit à petit de petits villages se créaient…

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Chaque hutte, construite adjacente à d’autres déjà en place, va coûter de plus en plus cher. Si la première coûte une seule fois les ressources, la seconde demandera deux fois les ressources indiquées, la troisième trois fois les ressources, et ainsi de suite… Mais elles seront plus rentables en points.

Avec toute cette agitation, le druide avait décidé de passer de colonie en colonie. Ne s’installe pas qui veut sans payer un tribu aux dieux de Meduris ! Il avança le long du sentier pour toquer aux portes des huttes et réclamer une offrande ! Il arrivait que certaines ressources viennent à manquer. Heureusement, le druide y veillait et ses offrandes étaient réattribuer à la montagne.

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A chaque construction, le druide passera devant les huttes de toute une colonie, c’est à dire toutes les huttes adjacentes, même si la hutte construite a été posée ailleurs. Chaque hutte du joueur concerné devra payer une offrande. S’il ne donne rien, il perd un point. Pour une ressource sur les deux indiquées par l’emplacement de la hutte, il gagne un point. S’il paye les deux, alors il gagne autant de points qu’il y a de huttes dans la colonie (ici 3). Puis le druide passe à la suivante. Le joueur bleu peut, en théorie, gagner 6 points à condition qu’il ait toutes les ressources exigées ! Il faut donc anticiper au mieux son passage.

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Le passage du druide est le principal moyen de gagner des points de victoire en dehors d’un décompte de fin de partie.

Les habitants ont vite compris que le dieu de la montagne était puissant. Jamais ils n’auraient osé attirer ses foudres. Ils craignaient tellement de manquer de ressources. C’est ainsi, qu’ils décidèrent de bâtir des temples à la gloire de Meduris.

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Un joueur peut aussi à son tour construire un temple. Ceux-ci délimitent les colonies entre elles, mais ils vont générer des points de victoire en fin de partie, 1 point par hutte de chaque côté du temple. Ci-dessus, le temple donne 5 points en fin de partie au joueur bleu.

Les villages devenaient de petites villes. Et inlassablement, le druide récoltait les offrandes. Parfois, certaines huttes arrivaient à le convaincre de passer son chemin…

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Certains endroits sont intéressants grâce à un petit jeton qui permet de ne pas payer d’offrandes. Très pratique qu’on a besoin de garder des ressources pour un autre endroit ou pour construire. En effet, dans Meduris, il va falloir bien calculer ses dépenses et anticiper le passage du druide, car, n’oublions pas, c’est lui qui donne des points.

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Seules deux huttes auront le privilège de ne pas payer le druide et de marquer, malgré tout, des points !

Faisant le tour de la montagne, le druide repassait par la rivière, proche de sa demeure pour se reposer un peu..

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En fait, le druide ne se repose pas. Mais, lorsqu’il a fait un tour complet, il franchit cette rivière. Chaque joueur touche alors autant de points qu’ils ont de jetons territoires à ce moment là. Sachant qu’à chaque construction, on peut reprendre le jeton du territoire à un autre joueur. Une petite lutte va alors s’engager…

Le temps passait. Les clans s’installaient de plus en plus et des colonies se formaient. De nouveaux temples s’élevaient à la gloire de Meduris…

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Le plateau va se remplir petit à petit

Finalement, l’un des clans avaient décidé de finir à prendre possession des lieux.

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La partie prend fin, lorsqu’un joueur a posé sa dernière construction. Chaque joueur joue alors encore une dernière fois.

Il était temps pour le vieux druide de retourner chez lui. Les clans avait fini de s’installer. Mais avant tout, il devait faire un dernier tour d’inspection et, bien sûr, réclamer de nouvelles offrandes.

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Pour le décompte final, le druide va alors faire un tour complet de toutes les colonies. Comme d’habitude, il va réclamer des offrandes à chaque hutte. Si la hutte paye les deux ressources, on gagne autant de points qu’il y a de huttes adjacentes dans la colonie (entre deux espaces ou temple). Pour une seule ressource, on a un seul point, et pour rien, on perd un point. Il faudra alors, non seulement avoir anticipé la fin de la partie, mais surtout, il est important de voir si c’est rentable de ne pas payer à certains endroits plutôt que d’autres… Un vrai calcul pas si simple !

Le vieux druide est finalement rentré chez lui. Les gens sont alors allés prier à la gloire de Meduris.

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Ensuite, chaque temple rapporte autant de points qu’ils ont de huttes sur leurs côtés

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Enfin, les territoires acquis donnent aussi des points, et pas mal, en plus ! (1+2+3 + etc…)

C’est le clan vert qui était le plus puissant autour de Meduris. Heureusement, on y vivaient en paix et en harmonie…

Ce que j’en pense ?

MERUDIS, c’est d’abord un très beau jeu. C’est d’ailleurs son aspect qui m’a attiré à lui. Il faut avouer que je n’étais pas vraiment branché jeu HABA. Mais depuis la sortie de l’excellent KARUBA, j’avoue que je regarde de plus en plus vers eux. Cette fois, ils récidivent avec MEDURIS. Les règles sont simples, un peu plus compliqué que KARUBA, mais la stratégie est bien présente ! Certes, ce n’est pas du jeu expert, mais je le place à la limite du familial « plus » quand même. MEDURIS sera du même niveau que SAPIENS et au dessus, stratégiquement, de l’âge de pierre ou Takenoko.

A 4 joueurs, les ressources vont rapidement devenir rares et il faudra bien calculer vos coups pour en tirer le meilleur profit. Si le jeu est un peu linéaire, je n’ai pas vu le temps passé pour autant. A chaque tour, il faudra bien choisir votre action. Il est parfois intéressant de déplacer un ouvrier au bon endroit pour récolter le plus de ressources possibles. C’est d’ailleurs un bon moyen de temporiser l’avancé du druide, le temps que vous puissiez accumuler les ressources que vous aurez besoin pour les offrandes. Dans Meduris, il faut souvent anticiper ses coups. Mais la construction est aussi stratégique. Certaines positions vous donneront clairement l’avantage. Il faut faire très attention à ne pas donner une opportunité à un adversaire. Mais là aussi, il faut bien surveiller ses dépenses.

A 2 joueurs, on a plus de huttes à installer sur un terrain plus réduit (plateau réversible). Les ressources manquent moins, mais les points vont fuser dans tous les sens et ce sera plus acharné.

Enfin, le matériel est vraiment joli. Il faut dire que les illustrations viennent de Miguel Coimbra, l’illustrateur de 7 wonders. Les pions sont de qualité et le jeu sera du plus bel effet au fur et à mesure de la partie, comme vous pouvez le voir sur les photographies ci-dessus.

A la lecture des règles, je trouvais cela plutôt simple, mais je me trompais. Ce jeu est bien plus malin qu’il n’en parait.

Un jeu malin, joli et qui sort totalement de leur gamme habituelle pour les plus jeunes. KARUBA me plaisait et cette fois, j’aime MEDURIS. C’est un bon jeu et une belle idée cadeau pour les fêtes de fin d’année. Décidément, c’est la deuxième fois que HABA me surprend !

Méduris est en précommande ICI

Un jeu pour 2 à 4 joueurs, d’une durée de 30 minutes par joueurs et à partir de 10 ans

DRAGON KEEPER – Le dragon a jeté l’antre…

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Les aventuriers sont entrés dans le donjon du dragon, avec la ferme intention de le délester de son trésor et de remplir leurs poches. Les pièces d’or étaient entassées au plus profond de son antre. Dans les auberges, les rumeurs laissaient dire que le donjon s’enfonçait sur trois niveaux de plus en plus sombres et humides.

 

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La boite permet de créer les trois niveaux du donjon : Une idée en or !

Durant des années, nombre de chevaliers, magiciens et autres héros avaient tenté leur chance, mais aucun d’entre eux n’en était revenu. Cette fois, il n’était plus question d’y aller seul ! Le dragon aurait du fil à retordre. 

Il ne pouvait pas faire face, seul, devant cette horde d’assiégeants. Il fît appel à quelques héros qui se sont ralliés à lui, pour défendre le trésor. 

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Ces fameux héros alliés, ce seront les joueurs. Chaque héros faisait partie d’une guilde.

Note : Le plateau ci-dessus était fourni avec la version du Kickstarter, mais sa présence n’est pas indispensable

Les alliés attendaient de pied ferme l’invasion. Fidèles au dragon, ils le guideraient afin de capturer les aventuriers. 

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A votre tour, vous allez déplacer le dragon dans le donjon, dans un sens donné (ici verticalement), et capturer une tuile, puis dans l’autre sens (horizontalement) et donner la tuile à votre voisin de droite. Chaque tuile sera posée en pile de la même couleur devant vous. Elles donneront des points en fin de partie. Bien entendu, vous tâcherez de prendre les tuiles comportant le plus de points (de 1 à 6).   Quoique….

Bien qu’ils fussent à la solde du dragon, les alliés avaient gardés la nostalgie de leur guilde d’origine. C’est pourquoi, ils s’attaquaient moins aux aventuriers qui représentaient la même idéologie.

 

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Chaque joueur va recevoir, en début partie et secrètement, une tuile indiquant à quelle guilde, il appartient. Les tuiles récupérées, de cette couleur, seront décomptées en points négatifs. Il faudra donc les donner, de préférence, à votre voisin de droite. Bien entendu, il va falloir être discret, puisque votre voisin de gauche pourra vous en donner aussi.

La bataille débuta. Le dragon prônait au centre du donjon en attendant vos instructions.

 

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Les combats furent acharnés. Les aventuriers tombaient comme des mouches. Grâce à vous, le dragon capturait les pilleurs en masse.

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Comme expliqué plus haut, on capture des tuiles, une pour vous et une pour votre voisin. On tente, bien entendu, de garder celles avec beaucoup de points et on refile celles ayant peu de points, ou encore celles qu’on pense être de la guilde de votre adversaire pour lui donner des points négatifs. Vous pouvez aussi vous débarrasser des tuiles de votre propre guilde.

Pour moi, les captures s’accumulaient, en particulier les aventuriers de la guilde verte des elfes… Le Dragon nous récompenserait. Enfin, après que celui-ci nous ait demandé son tribut.

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Les tuiles sont placées en pile face visible. Elles donneront des points en fin de partie, si elles ne sont pas de notre guilde d’origine. Mais attention, en fin de partie, nous devons offrir au Dragon, un tribut. En effet, il faudra nous défaire de la plus haute pile de tuiles. Les points de celles-ci ne seront donc pas décomptés.

Les aventuriers s’enfonçaient dans le donjon… Quelques uns avaient réussi à s’en tirer et avaient pris une partie du trésor.

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A la fin d’un niveau, s’il reste des tuiles, les joueurs doivent payer des trésors (jetons jaunes) selon le nombre de tuiles encore en jeu. Le joueur ayant mis fin au niveau devra même payer un de plus. Attention ! Il faut pouvoir payer sous peine d’être éliminé du jeu !! Pour gagner des trésors, il faut donner une tuiles de valeur 3 ou plus à son voisin lorsque vous jouez. A vous de bien faire attention de ne pas lui accorder trop de points. Bien sûr, on peut lui donner des tuiles qu’il ne désire pas, comme celle de sa guilde supposée.

Les combats furent acharnés.. Heureusement le donjon était truffé de pièges et autres subtilités.

 

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Sur quelques tuiles, il y a des pouvoirs. On peut ainsi prendre la tuile pour l’ajouter à son capital de prisonniers (points), ou bien s’en défausser pour appliquer le pouvoir. On a ainsi divers avantages, comme rejouer un troisième coup, changer une tuile avec l’une d’un adversaire, en prendre une dans le donjon quelque soit son emplacement, ou encore pour défausser des tuiles négatives de sa guilde en fin de partie.

 Les aventuriers avaient atteint le dernier niveau. On sentait bien que le dragon, avec l’aide de ses alliés allait réussir à protéger son trésor.

 

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Exemple d’un tour de jeu. On doit bouger verticalement…

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Le dragon capture la tuile mauve. Le joueur la garde… (ou joue le pouvoir)

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Puis il se déplace horizontalement pour donner la tuile verte à son voisin de droite.

Les aventuriers furent éliminés. Seule une poignée réussit à piller quelques pièces d’or.

 

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Exemple de niveau sur le point de se terminer….

Chaque allié donna alors sa plus grande pile au dragon en guise de tribut. Les autres prisonniers rapportèrent la gloire, sauf bien sûr celles de notre propre guilde.

 

Ce que j’en pense ?

Repéré au festival de « Paris est Ludique » en 2015, Dragon keeper m’avait fait de l’œil pour son originalité à utiliser la boite pour créer un véritable donjon de trois étages. Mais, ce n’est que très récemment que j’ai pu enfin le tester. Ce n’est pas plus mal, puisque la campagne Kickstarter est déjà passée et qu’il ne vous reste plus qu’à le découvrir bientôt en boutique. Ne cherchez pas ! Il n’est pas encore au catalogue au moment où j’écris ces lignes, mais sera bel et bien présent à ESSEN 2016 en quelques centaines d’exemplaires. Pour sa sortie en boutique, il faudra être un peu plus patient puisque celle-ci est programmée pour Janvier.

Ceci dit, je n’ai pas pu m’empêcher de vous le présenter, à partir de quelques photos prises au festival d’Orléans lors de ma partie. En effet, si je le trouve très malin et original dans sa conception, Dragon Keeper c’est aussi un subtil mélange entre le jeu abstrait, le bluff et la stratégie. Malgré tout, les règles sont simples et courtes à expliquer. Notez bien, cependant, que, même si les illustrations sont quasi définitives, j’ai joué sur un prototype.

L’interaction est également bien présente par le passage des tuiles et en essayant de deviner, tout au long de la partie, la guilde de nos adversaires. Bien entendu, il faudra bluffer pour éviter de se faire reconnaître.

Enfin, les pouvoirs  ajoutent un petit chaos savamment dosé pour donner encore plus de « fun » au jeu. Il faudra essayer de gagner des points tout en tentant de « pourrir » nos adversaires. Mais attention, vous serez aussi une cible….

C’est beau et original, c’est simple et malin, c’est amusant et interactif… Dragon Keeper est un jeu à posséder.

 

Ci-dessous la figurine du dragon de la version définitive

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Le Tour du Monde en 80 Jours – Un jeu beau comme un livre

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Que l’histoire commence !

– James, mon eau de rasage est à 84 degrés Fahrenheit, me semble t’il, au lieu des 86 habituels.

– Désolé Monsieur Fogg, je pensais que…

– Hélas mon ami, je vais devoir vous congédier.

– Mais… mais….

On ne savait que peu de choses de ce gentleman anglais. Phileas Fogg était un homme très discret, vivant quasi cloîtré dans une maison bourgeoise au 7 Saville Row à Londres, dans un quartier aisé. On ne connaissait pas son véritable métier, et on en savait encore moins de sa famille, puisqu’il vivait seul uniquement avec son majordome… Enfin, lorsque celui-ci n’était pas renvoyé parce qu’il n’était pas aussi réglé et tatillon que son maître. L’agence dut encore une fois envoyer un nouveau domestique…

– Bonjour, M. Fogg, je suis Jean, Jean Passepartout, on me nomme ainsi parce que ….

– Très bien, je vous appellerais donc Passepartout. Au fait, quelle heure est il ?

– Il est 11 h 25, Monsieur.

– Vous retardez de deux minutes, mon cher ! Il est déjà 11 h 27. Vous connaissez mes conditions ?

–  Oui, Monsieur, elles sont plus qu’honorables et….

– Fort bien ! Vous prenez service immédiatement. D’ailleurs, sachez qu’à 11 h 30 précise, je me rends à mon club. Je vous laisse vous installer…

– Mais Monsieur, vous…

Phileas Fogg était déjà sorti.

Bien que sortant peu, il avait l’habitude de son rendre à son club, comme le faisait à l’accoutumé la bourgeoisie de l’époque. Cette fois ci, cependant, il réussit à arriver avec une trentaine de minutes de retard. Ceci n’était pas dans ses habitudes, lui qui était aussi précis que Big Ben !

Il s’excusa auprès de ses amis, signifiant qu’il maîtrisait parfaitement l’horaire, mais hélas restait tributaire des encombrements de la circulation londonienne. Alors qu’ils entamèrent une partie de Whist, la conversation avec les autres gentlemens s’égara sur les transports et les progrès réalisés . Phileas assurait, qu’aujourd’hui on pouvait faire le tour du monde en moins de 80 jours ! Ces amis, comprenant que si dans les pays les plus modernes, cela pouvait être possible, il n’en était pas de même pour le monde entier. Phileas Fogg lança alors un pari complètement fou ! Il paria 20 000 livres qu’il pouvait y arriver. Celui-ci fût relevé par ses compagnons de jeu et prenait effet immédiatement.

Ne perdant pas une minute, Phileas Fogg retourna chez lui et pressa Passepartout à faire quelques bagages pour partir, séance tenante, pour 80 jours de voyage. Passepartout, pressé par son maître, en oublia même d’éteindre la lampe à gaz qui éclairait sa chambre de majordome. Fogg mit alors une somme de 20 000 Livres dans un sac, qu’il emporta, pour pouvoir subvenir au besoin du voyage.

– Mais M. Fogg, c’est une somme considérable que vous me confiez là !

– La moitié de ma fortune pour être précis, mon cher Passepartout, l’autre moitié a été pariée ce matin.

– Mais, M. Fogg, ne craignez vous pas que…

– Silence Passepartout, nous ne devons pas louper ce train !

Et voilà que les deux hommes prirent la route pour le tour du monde.

Mais le lendemain…

Edition spéciale ! Edition spéciale ! La banque d’Angleterre a été attaquée ! 40 000 livres dérobées. La police recherche le coupable !

Il va sans dire que tous les soupçons se sont alors tournés sur Phileas Fogg. En retard à son club au moment même de l’attaque, un pari de 20 000 livres et surtout un voyage impromptu l’éloignant de l’Angleterre…Oui, tout était contre lui et, aussitôt, un avis de recherche fut établi à son encontre.

Vous êtes Phileas Fogg…

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Dans le tour du monde en 80 jours, les joueurs vont tous incarner le même rôle que Phileas Fogg. Ainsi, vous partirez alors de Londres pour faire le tour du plateau en 80 cases. Cette fois, ce sera une compétition entre les joueurs puisque, pour remporter la partie, vous devez revenir le premier à Londres.

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En revanche, vous ne partirez pas avec 20 000 Livres, mais un capital de départ de 80 Livres.

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Phileas Fogg prit la mer vers sa première grande étape, Suez. Le canal venait d’être construit et permettait de réduire considérablement le temps de voyage pour se rendre vers l’Asie. Désormais, on pouvait passer de la mer méditerranée vers l’Asie sans être obligé de contourner le continent africain. 

– Le voilà qui débarque… 

– Vous croyez que c’est lui M. Fix ? Il a l’air d’un honnête homme…

– Mon cher ami, c’est toujours chez ceux qui paraissent honnête, qu’on y trouve les pires criminels. Venez, allons alerter les autorités pour qu’on le stoppe immédiatement…

Comme vous êtes soupçonné d’avoir vous même cambriolé la banque d’Angleterre, un bon nombre de rumeurs pèse sur vous. Ainsi, en début de partie, vous allez recevoir 3 cartes rumeurs qu’il faudra vous défaire avant de revenir à Londres.

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Le détective Fix s’était mis aux trousses de Phileas Fogg. Il faut dire qu’une belle récompense était à la clé. Hélas, le mandat d’arrestation n’était pas encore parvenu à Suez. En effet, Phileas, voulant tenir son pari ne perdait pas de temps à faire de longues escales et, repartait vers de nouvelles destinations sans prendre de repos, devançant ainsi l’arrivée de son mandat d’arrêt. Pour prouver ses différentes étapes, il se rendait aux autorités locales pour y faire tamponner son passeport.

– Mais monsieur Fix, pourquoi irais je arrêter un gentleman, alors que je n’ai rien à lui reprocher ?

– Bonjour messieurs ! Philéas Fogg pénétra à l’agence et avança vers le contrôleur des indes. Auriez vous l’amabilité de mettre un visa sur mon passeport ?

– Pas de soucis, monsieur, mais sachez que si vous restez dans les colonies anglaises, ce n’est pas nécessaire !

Comme Phileas insistait, il tamponna le document et lui réclama une petite taxe. Passepartout tendit à son maître une grosse liasse de billets… Fix en sursauta et était quasi certain que c’était bien lui le coupable. Phileas Fogg repartit ensuite. Le détective Fix s’en prit au contrôleur, qui se refusa de l’arrêter sans raison… Fix n’avait d’autres solutions que de le suivre.

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Pour vous débarrasser d’une carte rumeur, il faudra vous rendre sur une case « Police News ». On y retournera alors son pion pour saluer les autorités. Au tour suivant, on se défausse alors de sa carte et on remet son pion à l’endroit, puis on touche quelques Livres qui dépendront de sa position sur le parcours. Le voyage pourra alors continuer au tour suivant. Attention, toutefois, de ne pas trop négliger ces haltes car le jeu ne comporte que cinq « Police news » !

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J’ai dépensé sans compter

Lors de son voyage, Phileas a dépensé  son argent sans compter. Il était hors de question d’être en retard ! Ainsi, en Inde, lorsqu’il voulu rallier Bombay à Calcutta en train…

– Que se passe t’il Passepartout ?

– Et bien Monsieur, je crois bien que le train ne puisse pas continuer.

– Comment cela ? la voie est bloquée ?

– Non, elle n’est tout simplement pas encore construite.

C’est alors qu’ils trouvèrent, au village voisin, un éleveur d’éléphant. Celui-ci étant destiné au combat, son propriétaire ne voulait pas le louer. Mais Phileas Fogg monta tellement les enchères qu’il l’acheta pour la somme astronomique de  2000 Livres ! Une somme gigantesque à l’époque.

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Pour avancer il va falloir dépenser de l’argent, voir même beaucoup d’argent. plus on franchira de cases, plus l’addition sera salée. Ainsi, il faut dépenser 120 Livres pour 15 cases. Il faudra donc trouver un bon moyen d’en gagner.

Les possibilités sont heureusement multiples.

La première consiste à se rendre sur une case « Livres », représentant une pièce à l’effigie de la Reine Victoria, bien sûr.

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Lorsqu’on y passera un tour, on obtiendra alors 10 Livres, ou bien on pourra se débarrasser de 10. Et oui ! Comme vous êtes soupçonné d’avoir cambriolé la banque d’Angleterre , non seulement, il faudra vous acquitter des rumeurs qui pèsent sur vous, mais aussi revenir avec peu d’argent. Ainsi, pour gagner la partie, il faudra arriver à Londres, lavé de tous soupçons (sans carte rumeur) et avec un maximum de 10 Livres sur vous ! Il sera donc nécessaire de gérer correctement votre argent. Si, certes, il vous en faut beaucoup au départ, une des subtilités du jeu sera de vous en débarrasser sur la fin. Il faudra calculer juste….

Un autre moyen de gagner de l’argent, et probablement l’un des plus rentables, consiste à se rendre sur une case « pari »

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Lorsque votre pion atteint ce genre de case, il y restera un tour. Si, au prochain tour, il a gardé la position indiqué par une des valeurs de la case, alors vous gagnez autant en dizaines de livres.

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Ici le chapeau rouge gagne 30 livres, car il est troisième au bout d’un tour de table et il est placé sur un « 3 »

Reculer pour mieux sauter…

A leur arrivée à Bombay, Passepartout en profita pour visiter la merveilleuse cité. Après avoir pénétré dans une pagode pour y observer les magnifiques sculptures hindoues, deux prêtres se sont insurgés et l’ont accusé comme profanateur. En effet, PassePartout ne connaissant rien aux traditions locales y était entré avec ses chaussures aux pieds. Plus tard, ils seront arrêtés et accusés. Phileas Fogg dut, une nouvelle fois, se délester de son argent en payant une caution de 2000 Livres. Mais, malgré qu’il eût évité la prison, il avait encore pris du retard…

Pourtant, dans le tour du monde en 80 jours, il sera intéressant de prendre, parfois, un peu de retard pour gagner de l’argent. Pour cela, on peut utiliser les cases « étapes ».

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En reculant notre chapeau en arrière, on pourra, en effet, empocher autant de dizaines de livres, que le nombre de cases sur lesquelles  nous sommes revenues

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Ici le pion mauve a reculé de 4 cases (de la case 59 à la 56) et empoche donc la somme de 40 Livres

Un voyage, c’est aussi des rencontres…

Lors de leur voyage, Phileas Fogg et Passepartout se sont retrouvés face une situation incroyable. En effet, lors de leur passage en Inde, ils assistèrent à une tradition mettant en péril une jeune femme, Miss Aouda. Son mari étant décédé, elle devait se plier au rite du Sutty, une coutume qui consiste à brûler l’épouse du défunt sur le même bûcher que lui. Pour la sauver, Passepartout arriva à prendre discrètement la place du défunt sur le bûcher. Le corps entouré de bandelettes se réveilla alors, effrayant les personnes qui  assistaient au sacrifice. Il en profita pour sauver Miss Aouda. Celle-ci dut alors quitter l’Inde et rejoignit le groupe dans son voyage. 

Au cours de votre voyage, vous pourrez croiser de multiples personnages et événements. En vous plaçant sur les cases « PassePartout », vous aurez l’occasion de prendre une ou deux cartes.

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Avec ces cartes, vous aurez alors l’occasion de croiser les personnages du roman de Jules Verne, tel que Sir Francis Cromarty, un fan du Whist qui jouera avec Phileas Fogg dans le train en partance de Bombay. Les cartes personnages pourront alors être jouées à tout moment durant la partie et donneront un effet positif au détenteur.

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Mais vous tomberez aussi sur des cartes événements, présentées sous forme de télégrammes, avec toutes sortes d’événements à appliquer immédiatement. Parfois, ces événements seront à votre avantage, mais pas toujours…

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Retour en Angleterre…

Phileas avait manqué son bateau pour l’Angleterre. Comme à l’accoutumé, il n’hésita pas à dépenser son argent pour convaincre tout un équipage d’un navire marchand à l’emmener au pays. Initialement en partance pour la France, le bateau fila à toute vapeur vers Liverpool. A son bord se trouvait notre Phileas Fogg, Passepartout, Miss Aouda, mais aussi le détective Fix qui avait réussi à s’intégrer au groupe anonymement et toujours dans l’attente de pouvoir l’arrêter. Phileas pressait tellement le navire, que tout le charbon, servant à le propulser, fût épuisé. Sans se démonter, il acquit le navire avec ses derniers billets et ordonna de brûler tout ce qui était en bois pour alimenter la chaudière. Le navire démantelé finit par atteindre l’Angleterre, mais notre aventurier n’avait plus un sou en poche…

Pour terminer la partie, il faudra arriver précisément à Londres. Mais surtout, vous devez arriver sans cartes rumeurs et 10 Livres en poche maximum, tout un calcul sur les derniers tours. Le premier à Londres sera le vainqueur !

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Ce que j’en pense ?

MA-GNI-FIQUE !

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Voilà mon premier mot, lorsque je vois le superbe travail d’édition qui a été réalisé pour ce jeu. Il est beau comme un livre dans une bibliothèque et recevrait surement les éloges de M. Jules Verne. On a un très bel équilibre entre le rouge aux dorures, qui compose la boite et la légèreté des illustrations à l’aquarelle (enfin je le suppose) de Thibault Prugne. J’ai juste trouvé étrange que l’on ait une montgolfière, alors que Phileas Fogg n’a jamais pris ce mode de transport. Peut être un petite confusion avec 5 semaines en ballon… D’ailleurs, il n’est pas le seul à avoir mis une montgolfière.

Dans tous les cas, l’édition est sublime. On aura d’ailleurs droit à une très belle boite coulissante et un magnifique plateau représentant un bureau rempli de divers trompes-l’oeil qui donne envie d’attraper les objets.

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Côté plaisir du jeu, Purple Brain, l’éditeur, eu la bonne idée d’utiliser une vieille marmite, puisqu’il s’agissait de reprendre les bases du « lièvre et de la tortue », le premier Spiel des jahre (1979). Mais avec une très belle adaptation qui convient parfaitement ! Et puis, c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les bonnes soupes ! Après ma première partie, je n’ai eu qu’une envie : En reprendre un bol…

C’est aussi une nouvelle gamme que Purple Brain lance avec ce jeu, une gamme parallèle aux fables pour enfants qu’on avait jusque ce jour. cette fois, ce sera un jeu sur un thème plus sérieux et plus subtil. Le tour du monde en 80 jours en sera le premier volet. Nommée « Purple Brain Classics », j’attends avec impatience la suite. un autre roman de Jules Verne adapté ? Ou un autre roman célèbre ? En tous cas, celui-ci est une réussite !

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Et pour notre Phileas ? …

Et bien Phileas arrivera enfin sur le sol de l’Angleterre. Aussitôt, il fut arrêté par le détective Fix et mit en prison alors qu’il aurait dû se rendre à son club pour remporter son pari. En effet, cela faisait 80 jours qu’il était parti. Enfermé dans son cachot, il perdit tout espoir pour son pari et se retrouva complètement ruiné. Il fût finalement libéré plus tard par Fix, alors qu’on avait enfin trouvé le véritable coupable du cambriolage. Phileas, d’habitude flegmatique, ne pu s’empêcher de lui envoyer son poing dans la figure…

Une fois chez lui, il désespérait. Il fit part à Miss Aouda de l’intention qu’il avait de l’épouser. Mais, hélas, étant ruiné, il n’en était plus question. Miss Aouda lui fit alors comprendre que c’était justement dans les moments difficiles qu’on avait besoin de quelqu’un de proche, et accepta de se marier. Très pressé, Phileas Fogg envoya Passepartout quérir un prêtre dès demain, Lundi, pour son mariage. Ce que fit Passepartout. A son retour, il annonça à son maître que le prêtre ne pouvait pas répondre  favorablement à cette demande, vu que le lendemain, on serait Dimanche ! C’est alors que Phileas réalisa, qu’en voyageant vers l’est durant les 80 jours, il avait gagné une journée complète et que, seulement 79 jours s’étaient écoulés en Angleterre. Il fonça alors dans un cabriolet vers son club et arriva juste à temps pour remporter son pari et empocher les 20 000 livres ! 

Il récompensa Passepartout après avoir déduit la lourde facture de gaz consommé par la lampe qu’il avait oublié   😉

FIN

 

Le tour du monde en 80 jours est disponible en Précommande ICI à L’alchimiste

Age : 10 ans – Pour 2 à 6 joueurs et 60 minutes de jeu

 

 

Les INVENTEURS – Vous allez refaire le monde

Ahhh, Monsieur Dupond a terminé sa dure journée de travail. Il gare sa voiture dans l’allée, puis rentre chez lui dans un long soupir de fatigue. Après avoir déposé ses clés sur le meuble, il lâche ses chaussures dans l’entrée. Puis il se dirige vers le réfrigérateur pour y attraper une petite bière. Il s’affale alors sur le canapé pour quelques minutes de repos. Enfin, il allume machinalement la télé pour faire un bruit de fond et consulte son smartphone…

Seulement voilà, 20 ans plus tôt, il n’aurait pas eu ce smartphone en main. Et 70 ans plus tôt, il ne pouvait probablement pas allumer de télévision. Et si nous étions dans les années 1900, il aurait peu de chance également de trouver un réfrigérateur chez lui pour y prendre sa bière. Comme nous sommes remontés en 1900, si vous aviez garé votre voiture dans votre allée, alors vous seriez surement un des très très rares privilégiés à en posséder une !

Et oui, pour vous, tout parait si banal et pourtant il y a une centaine d’années, pas question de profiter de tout cela. En à peine un siècle, notre vie a été complètement transformée par toutes ses machines que l’on utilise au quotidien.

Aujourd’hui, on les possède  grâce aux personnes qui les ont créé :

 

Les INVENTEURS !

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Mais je vous rassure, parmi tout ce confort et ces plaisirs, la bière existe depuis bien longtemps puisque sa présence est estimée à plus de 6000 ans avant JC… Ouf, on est sauvé…

En route pour le monde de l’invention !

Ces incroyables inventeurs, vous allez en croiser, en tout, une vingtaine dans le jeu. Depuis Hippocrate, le précurseur de la médecine, jusqu’au fameux physicien, Albert Einstein et sa célèbre théorie de la relativité, on va remonter l’histoire 25 siècles en arrière.

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Chaque joueur va utiliser un groupe d’inventeurs de la même couleur pour jouer. Ces groupes sont classés par période de l’histoire. Les miens se situent entre 1736 et 1862. Mais, peu importe l’époque, ils seront tous équilibrés dans le jeu.

J’avais choisi mon groupe d’inventeurs.  Il était composé de James Watt, Ada Lovelace, Antoine Lavoisier et Benjamin Franklin.

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Saviez vous que le « Watt » actuel est justement une unité directement issue de M. James Watt. En revanche, beaucoup de personnes pensent qu’elle est liée à l’électricité. C’est faux, puisqu’il s’agit d’une unité de puissance. James Watt a surtout travaillé sur la machine à vapeur. En effet, le moteur électrique devra attendre bien plus tard pour faire son apparition en société.

Une fois nos inventeurs choisis, ceux-ci  seront spécialisés chacun dans un ou plusieurs domaines. Ainsi notre Albert Einstein, comme tout le monde le sait, sera plutôt bon en physique et en maths. Ces deux domaines étant respectivement symbolisé par une ampoule et un compas.

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On place alors, une petite pastille avec le chiffre qui correspond aux compétences initiales.

 

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Il existe une anecdote sur Einstein. Après avoir fait des dizaines de conférences, son chauffeur lui a fait part qu’il connaissait tellement bien le sujet à force d’assister à ses discours, qu’il pourrait le remplacer… Einstein aurait relevé le défi, sachant qu’à l’époque, peu de personnes connaissait le visage du scientifique. Et voilà que le chauffeur est alors devenu conférencier au pied levé, tandis qu’Albert avait pris la place du chauffeur debout au fond de la salle. Le pire, c’est qu’il avait raison, le bougre. En effet, il s’en est fort bien tiré. Sauf à un moment où une question pointue l’a finalement coincé. Sans se démonter, il aurait répondu « Ecoutez, votre question est tellement simple que je laisse mon chauffeur, là au fond de la salle, répondre à ma place »… Malin le gars !

Et voilà, nos personnages sont prêts à refaire l’histoire… Cette fois, on va bouleverser le monde de l’invention. En effet, chacun d’eux pourra refaire différentes inventions, sans pour autant que ce soit eux qui en soient historiquement à l’origine. Ainsi, n’importe qui peut parfaitement fabriquer, par exemple, la Clepsydre. Pour la réaliser, il faudra que nos inventeurs y consacrent 2 compétences en chimie, une en mécanique et une en mathématique.

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Savez vous ce que c’est une clepsydre ? …. Hmmmm? …. Pardon ? … Non, ça n’a rien à voir avec du jus de pomme de Bretagne !  Bon, la Clepsydre est en fait l’ancêtre de notre chronomètre. Il s’agissait de deux récipients où l’eau coulait de l’un à l’autre pour mesurer le temps. Par exemple, le temps un discours… Moi je dis qu’on devrait y revenir lors de certaines réunions de travail…rrrr zzzz

Trois manches, trois périodes.

Les inventeurs se jouent en trois manches. On placera trois groupes d’inventions à réaliser au centre de la table (3 cartes inventions + autant qu’il y a de joueurs). La manche va alors pouvoir débuter.

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Le premier joueur prend le buste de Léonard de Vinci… Bon là, je n’ai que l’image, mais il sera bel et bien dans la boite. Et avouez le, ça claque !

En commençant par le premier, chacun va jouer tour à tour. Tous les inventeurs pourront participer à la création des inventions. On commencera par celles de la première ère. En effet, chaque manche aura son paquet de cartes qui représenteront des inventions ayant marquées une période. On commencera donc avec de vieilles inventions comme la machette, le chariot, la pirogue … bref  l’antiquité, pour finir, en troisième manche par l’automobile, le téléphone, etc…. Les inventions iront jusqu’en 1900 avec le dirigeable « Zeppelin ».

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Les inventions sont répertoriées sur 3 âges (une manche pour chaque groupe)

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Les règles sont ultra simples : Soit un inventeur utilise ses compétence sur une invention, et, dans ce cas, on fait tourner le personnage pour montrer qu’il a participé et on y place des cubes. Soit, on redresse tous nos inventeurs.

C’est ce qui s’appelle du très facile à comprendre !  Ainsi pour commencer à inventer l’arc, je peux utiliser mon Nicolas Tesla et je le tourne. On pose alors le nombre de cubes correspondants à ses compétences (Ici deux cubes en mécanique)

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Bien entendu, s’il n’y a plus de place, les cubes en trop ne pourront pas être posés (même ailleurs). 

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Comme M. Tesla à joué, on le fait pivoter.

Saviez vous que Nicolas Tesla s’est fortement opposé à Thomas Edison. Tesla ne jurant l’avenir que dans le courant électrique alternatif (ce qui est le notre aujourd’hui), contre le courant continu, défendu par Thomas Edison. Ce dernier, voulant mettre des bâtons dans les roues de M. Tesla (oui la roue était déjà inventée). Il a, donc, organisé des manifestations auprès du public pour montrer le danger représenté par le courant alternatif. Ainsi, pour foutre la trouille aux gens, il électrocutait des animaux…  Pas de chance pour Edison, cela a finalement donner naissance à une invention, morbide certes, mais une invention quand même : La chaise électrique !

Le temps passe…

Alors que le Clepsydre s’écoule, la partie continue. Chacun va alors poser ses cubes sur des inventions. Bien entendu, les cubes en trop seront perdus. Et c’est déjà à ce niveau qu’il faudra parfaitement coordonner l’utilisation de ses inventeurs afin d’exploiter leurs compétences au maximum. On va alors tenter d’amasser un maximum de points de victoire et de bonus.

A savoir que lorsqu’une manche démarre, on aura posé deux jetons sur les inventions. Ceux-ci permettront plusieurs choses. Tout d’abord , ils peuvent apporter des points de victoire. Ou bien, ils permettront aussi d’améliorer nos inventeurs, et ça c’est très important ! Enfin, ils donneront des bonus divers, comme avoir des cubes bonus ou encore redresser ses inventeurs sans perdre un tour. Ces jetons pourront aussi apporter de nouvelles compétences à nos inventeurs.

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Lorsqu’une invention est complétée. On va déterminer qui a le plus participé à l’invention. Celui-ci prendra alors l’invention ou l’un des jetons. Ensuite ce sera aux autres participants de choisir dans l’ordre de ceux qui ont posé le plus de cubes. Pardon ? Vous n’avez pas participé ? Quel dommage !

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Ici, c’est le joueur vert qui choisira en premier le bonus. 

Les verts ne prennent pas l’invention qui ne donne qu’un point en première manche, ni le jeton bonus qui permet de poser deux cubes de plus, mais prennent le « 2 ». En effet, ils peuvent ainsi faire passer une compétence d’un de leurs inventeurs de « 1 » à « 2 ». On remplace alors l’ancienne compétence, et désormais on posera deux cubes au lieu d’un.

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Chaque jeton possède un « 1 » sur le verso. permettant de développer de nouvelles compétences  à nos inventeurs en démarrant à « 1 »

Plus tu apprends, plus tu es fort.

Non seulement, nos inventeurs peuvent s’améliorer, mais s’ils atteignent un certain niveau, ils apporteront des points de victoire… de 3 points jusque 9 ! Et croyez moi, c’est beaucoup…

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Bon, c’est sûr, ils ne sont pas tous aussi forts les uns des autres.

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Benjamin Franklin a inventé le paratonnerre. Mais saviez vous qu’il a également signé la déclaration d’indépendance des Etats unis ? … bon, vous le savez. Alors est ce que vous saviez qu’il a été un des premiers hommes à monter en montgolfière ? ha ! ça vous ne le saviez pas ! …Et oui, les frères Montgolfier furent voisins…  

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Là, on n’a pas le choix pour ce tour, il faut redresser nos inventeurs… Il est autorisé de le faire avant que toute notre équipe ne soit utilisée. Mais là aussi, il faudra savoir le faire au bon moment et ne pas perdre de tour !

Une nouvelle ère

Ainsi, les inventions vont être réalisées les une après les autres. Et lorsqu’il n’en reste plus qu’une, on passe alors à l’ère suivante. On retire alors la dernière invention pour en placer de nouvelles. Mais attention ! Nos inventeurs ne seront pas redressés et tous les cubes, qui restent sur la dernière invention, seront perdus

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Et c’est parti pour le nouvel âge… Comme on l’a vu, la fabrication des inventions apportent des jetons, mais les inventions aussi et plus l’âge avance, plus elles rapportent de points de victoire.

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A la troisième manche, chaque invention rapporte 3 points.

Très souvent on attribue l’ampoule aux frères lumières. il faut dire qu’avec un nom pareil, il y a de quoi se tromper. En fait, ils ont inventé le cinématographe…

Les inventions rapporteront également des points, si on parvient à créer des suites avec le petit indicateur placé de chacune d’elle.

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Cette suite rapportera 3 points

1900 ! On approche…

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Le Zeppelin (du nom de son inventeur) fut l’un des moyens de rallier l’Europe  au continent américain. Il servit donc au transport de passagers. Mais pas seulement… Il fut utilisé pour lâcher des bombes durant la première guerre mondiale. Heureusement, sa précision laissait à désirer. De retour à la paix, il perdit quand même peu à peu de sa notoriété avec l’arrivée des nazis au pouvoir. Ainsi, les Etats unis firent l’embargo sur l’hélium dont ils étaient les principaux producteurs. Le « Hindenburg », du coup gonflé à l’hydrogène devenait ainsi très inflammable. Cela n’a pas loupé, il prit feu tuant un tiers des personnes à son bord… Son déclin était signé. Une théorie penche du côté d’un accident pas si accidentel que cela…

Et voilà ! La dernière manche se termine. On procède alors aux décomptes des points et le meilleur remporte la partie !

Nous voilà revenu en 1900… On verra les premières voitures dans les villes. Puis, avec l’électricité et les ondes, tout va aller de plus en plus  vite : le réfrigérateur, la télévision, et aujourd’hui les smartphones. Monsieur Dupond, alors qu’il pianote sur son portable devant les infos tout en sirotant sa bière, doit tout cela à ces hommes. Des hommes qui ont consacré toute leur vie à créer des choses incroyables. Sans eux, je n’ose imaginer comment on pourrait vivre de nos jours. Mieux ? Pire ? … Enfin quand même ! ne sont ils sont fantastiques ces inventeurs ?!

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Serez vous à la hauteur de leur génie ? Bientôt à vous d’y jouer !  « Les inventeurs » sera disponible en Novembre dans vos crèmeries ludiques préférées. Alors, patience …

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Ce que j’en pense ?

Les inventeurs est un jeu de Frédéric Henry. On retrouve d’ailleurs l’influence des mécaniques que l’on pouvait trouver dans les bâtisseurs. Le jeu s’explique en deux actions : Utiliser un inventeur ou les redresser. Avec une explication aussi simple, il sera à la portée de tout le monde, tout au moins pour les actions. En revanche, le gain des points est très subtil et avec de nombreuses possibilités . On comprendra, en y jouant, qu’il faudra absolument développer les compétences de ses inventeurs et surtout les  bonnes ! Qu’il faudra gérer ses placements au mieux et redresser ses personnages au bon moment. Toute la stratégie viendra de la bonne utilisation de vos inventeurs.

L’interaction prendra tout son volume à quatre ou cinq joueurs. C’est la meilleure configuration du jeu, idéale pour ennuyer les autres et développer sa stratégie. Je vous rassure, le jeu reste très accessible, bien qu’il soit plus tactique que les bâtisseurs. Cette fois, il faudra optimiser ses placements pour avoir la meilleure position sur les inventions et développer ses inventeurs pour les rendre polyvalents tout en tentant de gagner les points de leur « objectif de progression ».

Les illustrations, de Gaël Lannurien, sont tout simplement magnifiques, et le buste sera du plus bel effet. Mais ce que j’aime par dessus tout, c’est que Fred Henry nous apporte toujours sa petite touche éducative au travers de ses jeux. Les bâtisseurs nous apprenaient les divers outils et bâtiments de l’antiquité et du moyen âge. La gamme des « Timeline » nous donnait un tas de trucs à savoir. Et cette fois, ce sont les inventeurs ! J’avoue y avoir pris un grand plaisir à consulter l’histoire de ces hommes… Histoires que vous allez pouvoir retrouver au travers d’un Artbook qui accompagnera le jeu…  Une excellente idée ! J’ai d’ailleurs appris plein de choses.

Les inventeurs est un jeu familial à posséder tout autant que les bâtisseurs.

Enfin, un petit mot pour dire qu’il existe d’autres inventeurs dont on parle peu dans l’histoire. Pourtant, ils travaillent pour le bonheur des gens. Ce sont les auteurs de jeux…

 

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L’âge de pierre Junior – Les petites têtes blondes spiel aussi !

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Ce n’est pas parce que l’on est petit qu’on ne joue pas aux jeux de société ! Non mais !

Et plus, beaucoup d’enfants veulent souvent essayer nos propres jeux. Et bien voilà, c’est chose faite avec l’âge de pierre junior, la version enfant du célèbre succès ludique sorti en 2008.

Non seulement, l’idée de faire une version pour nos chers petits est déjà excellente en soi, mais voilà que ce dernier nous rafle le Spiel 2016 dans la catégorie enfant.

Avec un tel prix dans la poche, je me devais de vous le présenter et, qui sait, donner une idée de cadeau qui pourrait ravir vos enfants…(ou ceux de vos proches).

Mais revenons au temps de la préhistoire…

Exit les smartphones, internet, voitures, réfrigérateurs et divans moelleux. Pas d’électricité ! pas de pétrole ! pas de confort et de superflu ! Seulement l’essentiel… C’est à dire vivre avec ce que la nature nous offre pour vivre.

C’est d’ailleurs d’une manière extrêmement bien rédigé que la règle nous explique comment tout cela se passait à cette époque.  Ainsi, les enfants apprendront plein de choses…

La chasse, la pêche et la cueillette remplissaient les principales activités, mais aussi la construction d’abris pour se protéger ou tout simplement pour avoir un toit sur la tête afin de rester au chaud et au sec…

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Les enfants n’auront plus alors qu’une seule envie : Vivre comme les hommes préhistoriques ! En route pour une partie …

Faisons un bond dans le passé et rendez vous, tous, au campement. Là où l’on va construire nos huttes et ériger le village…

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En effet, dans l’âge de pierre junior le but sera d’être le premier à construire trois huttes que l’on placera sur nos jolis supports individuels

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Chaque hutte, pour être construite, demandra de rassembler des éléments comme des poteries, de l’ivoire, des fruits ou des poissons, ou des pointes de lance. Il faudra donc s’enquérir de tous ces objets et se rendre au village, pour enfin prendre une des huttes disposées sur le plateau de jeu.

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On disposera alors le plateau au centre avec tous les éléments nécessaires dessus. Puis, tout autour seront disposés des jetons faces cachées…

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Les hommes préhistoriques, de gros meeples, rassemblés au village, vont alors jouer tour à tour… A chaque tour, un jeton est alors révélé par le joueur en cours.

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Oh un dé ! L’enfant doit alors déplacer son bonhomme d’autant de lieux qu’indiqué par le dé en suivant le parcours… C’est ainsi, qu’il peut arriver à une des ressource,s dont il en prend immédiatement une dans sa réserve.

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Hop ! Une myrtille…

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Mais des jetons peuvent représenter directement un élément… Comme ici un poisson qui sera aussitôt pêché après que le joueur a placé son bonhomme sur la rivière où se trouvent les poissons… Bien entendu, il faudra qu’il en reste !

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Vite ! A la rivière !

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Il ne reste plus qu’à ajouter un poisson près de son support…

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Bon, parfois on pourra faire du troc près de la rivière. Là par où arrivent des btateaux d’utres tribus, si on en croit les illustrations du plateau de jeu.

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A cet endroit, on pourra y échanger une sorte de marchandises contre une autre… Ansi on peut donner deux myrtilles contre deux poissons par exemple…

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Finalement, avec toutes ses ressources, on pourra  peut être construire une hutte en découvrant ce jeton !

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L’homme préhistorique devra alors se rendre au village…

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Et s’il possède ce qu’il faut pour construire, il peut alors faire une hutte !

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Il donne alors les éléments nécessaires et construit sa première hutte sur son support individuel. Joli, non ?

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Bravo ! C’est construit mais …

Tout cela est extrêmement simple. Mais ça va se compliquer… En effet, dès qu’un joueur se retrouve au village, qu’il ait construit ou pas, on remettra alors tous les jetons sur leur face cachées et deux d’entre eux sont inversés de position autour du plateau !

Vous avez tout retenu ? ….Hmmm, les enfants vont devoir du coup se rappeler où se trouve tel ou tel jeton pour compléter leur réserve afin de contruire de nouvelles huttes…Croyez moi, ce n’est pas de gâteau, mais les enfants ont beaucoup de mémoire, dit-on…!

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Mais à quoi sert le chien ?

Bon sang ! Mais que vient faire ce jeton…?

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Et bien, ce jeton enverra le joueur ici …

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Et un des jetons « chien » pourra être ajouté à sa réserve…

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Et comme le chien est le meilleur ami de l’homme, même à la préhistoire, il vous aidera dans la construction de vos huttes. En effet, un jeton chien fera office de joker !

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Trois Huttes et c’est gagné !

Comme expliqué plus haut, dès qu’un joueur a construit sa troisième hutte, il remporte alors la partie et devient le chef du village ! euh pardon… le gagnant…

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Ce que j’en pense ?

Fan du jeu pour les plus grands, j’avais très envie de voir à quoi pouvait ressembler cette version. Ma première impression fût d’être agréablement surpris devant la qualité du matériel. Les pièces sont grandes et solides. Les punchs sont de quadruple épaisseur… Bref, on remarque tout de suite que cela a été pensé pour être manipulé par des enfants…

Les illustrations sont, tout simplement, magnifiques et captivantes. Filosofia, l’éditeur, a même pensé à illustré la boite pour rappeler où se rangent les pièces du jeu.

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Quant au jeu, les enfants ne seront pas trop dépaysés puisqu’il s’agit d’une version intelligement détournée du mémory, une mécanique qu’ils ont, en général, probablement déjà pratiqué au travers d’autres jeux plus classiques. Vous savez, celui où on retourne deux tuiles à la fois et en essayant de faire une paire. Cette fois, le défi est plus grand, puisqu’ ils devront se souvenir de la position de 14 jetons. Mais ils auront plusieurs manches pour se rappeler, tout en sachant que deux d’entre eux bougent…

Ce n’est pas facile, mais quoiqu’il en soit, le joueur qui n’y arrive pas, pourra de toutes façons jouer sans rester bloqué. En effet, tous les jetons apportent de toutes façons, une action, même si ce n’est pas toujours celle que l’on désire. Puis, au fur et à mesure du jeu, les enfants vont mémoriser les positions des jetons et pourront aller chercher les ressources dont ils ont besoin.

C’est aussi, un excellent apprentissage au jeu de gestion, puisqu’il faut rassembler les bons éléments pour ériger une hutte.

Le jeu est accèsible à partir de 5 ans, mais n’annonce pas d’âge maximum. Personnellement, je pense qu’il prendra de l’intérêt entre 4 ans et jusque 8 ou 9 ans. Mais il reste, cependant, un excellent jeu pour jouer en famille avec ses enfants, donc avec des adultes. C’est également une très bonne alternative aux jeux vidéos et à la télévision, le tout dans une belle boîte…bref un cadeau sympathique pour des enfants.

A partir de 5 ans

Pour 2 à 4 joueurs

L’âge de pierre Junior est disponible à l’Alchimiste ICI

 

IMHOTEP – Le nominé inconnu du Spiel 2016

Comme souvent aux nominations du Spiel des Jahres, nous voilà confrontés à un jeu totalement inconnu en France…  Et je sens votre curiosité assoiffée par l’idée d’en savoir plus. Alors découvrons le ensemble !

Jeu inconnu, certes, mais auteur et illustrateur connus !

Tout d’abord, tout n’est pas si inconnu que cela, puisque l’auteur, Phil Walker Hardin, n’est autre que le papa du fameux « Cacao », un excellent petit jeu de pose de tuiles, et qui a été recommandé par le Spiel des Jahres de l’année 2015. Mais c’est également l’auteur de Dongeon Raiders, que je vous recommande absolument, si vous avez l’occasion d’y jouer. Quand aux illustrations, elles sont signées par Miguel Coimbra, à qui l’on doit, le tout récent « Sea of cloud » et bien d’autres titres comme Cyclades, Seven wonders duel, Zombicide black plague …

Mais revenons en au sujet principal, à savoir de quoi il en retourne avec…

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Nous voilà plongés à l’époque de l’Égypte antique et plus précisément dans la construction des monuments et des merveilles liés à cette période. Vous allez donc participer à leur construction en tant qu’architecte…

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Oui, niveau thème, je l’avoue, on est vraiment dans le classique « architecte-bâtir »…

Mais voyons comment se présentent les principes du jeu et s’il apporte quelques subtilités innovantes.

6 MANCHES

Dans Imhotep, les joueurs auront 6 manches pour bâtir les joyaux architecturaux de l’Égypte, avec, bien sûr, la construction d’une pyramide, mais aussi les obélisques, une chambre funéraire et un temple. Un beau programme bien chargé !

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Chacun de ses monuments sera alors représenté par une tuile où l’on viendra y déposer de grosses pierres, transportées le long du Nil par bateaux.

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Une tuile supplémentaire de lieu  ne représente pas un bâtiment, mais permettra d’obtenir des bonus divers sous forme de cartes. C’est le marché ! Et croyez moi, il y aura bien mieux que des épices ou des dattes.

Durant chaque manche, les joueurs joueront une action tour à tour, jusqu’à ce que les navires soient tous arrivés à destination, ce qui mettra fin à la manche. mais nous verrons cela un peu plus loin…

FAIRE CARRIÈRE…

Pour construire quelque chose de solide, à l’époque, pas 36 solutions, il faut de la pierre ! Ainsi, chaque joueur va avoir à sa disposition une carrière représentée par une réserve de gros cube en pierre (en bois, pardon…). De cette carrière, seront extraites les blocs qui serviront aux constructions.

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On placera alors quelques cubes sur un petit plateau individuel qui représente notre stock disponible. Celui-ci sera, cependant, limité à 5 pierres…

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Une action possible à notre tour sera justement d’extraire de la pierre (3 cubes maximum) pour les placer dans notre stock, lui même, comme je l’ai dit, limité à cinq maximum. Parfois, nos serons alors amenés à en prendre moins de 3.

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NIL ! NIL …

Nil, Nil, Nil, fleuve impétueux et tumultueux, tu es comme notre reine la source de la vie ! …  Et oui, dans Imhotep, toutes nos pierres seront livrées par bateau à chacun des chantiers. Et c’est ici que réside toute la stratégie du jeu !

En début de manche, on pioche une carte qui indiquera le nombre de bateaux disponibles pour la manche en cours, ainsi que leur capacité de transport. C’est à dire le nombre de pierres maximum pouvant être transportées.

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Chaque bateau n’a pas besoin d’être complètement rempli pour partir en livraison. Ainsi, sur chacun d’eux est indiqué le nombre de pierres minimum nécessaires pour partir naviguer.

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Charger une pierre depuis notre stock sur un bateau, sera alors l’une des actions que l’on peut faire à notre tour. La pierre pourra être disposée sur l’emplacement que l’on veut, du moment qu’il est libre et que le bateau ne soit pas encore parti livrer.

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Enfin, une autre action possible, sera d’acheminer  les pierres vers un chantier, en envoyant un bateau chargé vers celui-ci. Pour cela, on déplace alors le bateau pour le ramener au chantier souhaité, en le plaçant dans l’encoche  prévue sur la tuile.

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Une fois sur place, les autres navires ne pourront plus venir sur ce chantier durant la même manche. Là aussi, c’est très tactique !

Lorsqu’un navire aborde, les pierres seront alors déchargées dans l’ordre depuis la proue jusque la poupe (de l’avant vers l’arrière).

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VOUS AVEZ DIT STRATÉGIE ?

Toute la stratégie d’Imhotep va se baser sur la position de vos pierres sur chaque navire. En effet, elles seront déchargées dans un ordre précis et seront installées sur chaque lieu de construction également dans un ordre précis.

Par exemple, pour la chambre funéraire, elles seront construites en colonne une à une et cet emplacement ne rapportera des points que pour vos pierres adjacentes !

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De même, pour la pyramide, l’ordre d’arrivée aura son importance, puisque les pierres seront déposées une à une du haut vers le bas et donc les points ne seront pas les mêmes selon les emplacements occupés.

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Ainsi, si un navire vient perturber vos plans, vous aurez tendance à l’envoyer vers un lieu où l’ordre de déchargement a moins d’importance. Ainsi, ce n’est pas tout de charger un navire, encore faut il qu’il parte à l’endroit que vous souhaitez, ou encore qu’il soit intéressant quelque soit le lieu où il va. Là où c’est difficile, c’est que vous ne pouvez pas à la fois charger et naviguer… Alors soit vous êtes bons dans vos choix, soit vous sifflotez en espérant que personne n’a repéré vos intentions… Pas facile !

Pour les obélisques, c’est le seul endroit où l’ordre de débarquement aura peu d’importance. En effet, à cet endroit, ce seront les plus hautes colonnes qui rapporteront des points et, à force d’envoyer les pierres adverses là bas, vous risquez fort, au final de donner des points. C’est un peu le lieu « joker » mais attention, de ne pas l’accorder trop souvent à vos adversaires.

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Oui ! Imhotep est un jeu qui demande un peu de stratégie… ou, devrais je dire, qui vous sera fatal si vous commettez trop d’erreurs.

Pour le temple, il sera également intéressant d’occuper les bons emplacements. En effet, celui-ci, contrairement aux autres, est décompté à chaque fin de manche. Et ce seront tous les cubes visibles, par dessus, qui donneront des points de victoire notés sur la piste de score.

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Dans cette exemple, le joueur noir touchera 2 points en fin de manche.

PAN ! DANS TA T…

Mais il n’y a pas que les monuments dans Imhotep… Pour donner une petite touche fun et aléatoire, on pourra aller chercher des cartes bonus au marché.

Le principe sera également d’y envoyer un bateau et d’y décharger des pierres dans l’ordre. On pourra alors prendre une carte pour chaque pierre déchargée.

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Les bonus sont variés…

Par exemple, cette carte, comme c’est écrit dessus, permet de placer une pierre dans un bateau et de l’envoyer de suite…  (Quoi ? vous ne parlez pas allemand)

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Celle-ci, vous donnera 3 points de victoire pour chaque groupe de trois pierres dans le lieu cité, en fin de partie…

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Bref, des bonus qui peuvent faire basculer la partie en votre faveur.

ET APRES SIX MANCHES….

A la fin de chaque manche, on enlèvera les bateaux de chaque lieu. Une nouvelle carte de manche sera piochée pour définir les nouveaux bateaux disponibles.

En effet, leur nombre restent identiques mais leur taille peuvent varier d’une manche à l’autre.

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Enfin, on renouvelle le marché.

En fin partie, on applique alors les effets de certaines cartes bonus obtenues au marché durant la partie. Et devinez ? … Celui qui aura le plus de points de victoire sera le grand gagnant.

Ce que j’en pense ?

Imhotep est un jeu typiquement à l’allemande sur ses mécanismes, tout en restant très accessible puisque les actions sont peu nombreuses. Le décompte des points est rappelé sur chaque lieu, et il est nullement nécessaire de replonger dans le livret de règles pour se rappeler de quelque chose, hormis peut être les cartes du marché…et encore. Il a donc tout à fait sa place dans le Spiel des  Jahres au côté de l’excellent Karuba. Codenames étant plus un outsider face aux deux autres.

C’est un jeu très malin de placement et d’enchaînement d’actions, en particulier pour poser ses pierres au bon endroit dans les bateaux. Là où il serait plus chaotique, c’est dans l’obligation d’attendre tout un tour de table pour enfin déplacer un bateau, où vous avez soigneusement placé en vue d’une stratégie. En effet, à tout moment, quelqu’un peut venir mettre toute votre tactique par terre en l’envoyant à un endroit qui nous vous convient pas du tout.  Dans Imhotep, inutile donc d’envisager de préparer une stratégie à long terme.

Toutefois, le jeu reste très plaisant et agréable à pratiquer dans un milieu de joueurs dit « familial » et qui ne désire pas « d’usine à gaz ». Les règles s’expliquent vite et les parties sont fluides puisqu’on ne joue qu’une action à son tour. Le matériel est agréable sans être exceptionnel …En gros, c’est « à allemande » donc c’est marron. Faut dire que dans le désert, on n’a pas un choix énorme de couleur. Le thème de l’Egypte est plus que classique, mais on s’y fait.

Il entre parfaitement dans le moule des jeux comme Cacao (du même auteur), Splendor, etc…

Bien qu’il soit très classique niveau thématique, c’est un jeu à la mécanique intéressante et une sortie en France semble bien partie.

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