OKANAGAN – La belle vallée

 
l’OKANAGAN est une belle région située au Sud ouest du Canada. Outre le fait que ce soit très joli, c’est aussi un petit jeu léger de tuiles/majorités que j’ai plutôt bien aimé…
Le but sera d’accomplir de petits objectifs que l’on pourra réaliser plusieurs fois en obtenant des jetons « Récompenses ».
Le jeu débute en plaçant une tuile de la vallée au centre de la table, chaque joueur en reçoit une et les autres (une quarantaine) sont mises en pioche face cachées en trois tas. On en révèle alors une de
chaque tas…
Quand je dis « faces cachées », il y aura cependant au dos de chaque tuile (donc en haut de chaque pile) une action dite « spéciale » possible sur chacune.
Chaque joueur reçoit ensuite un pool de bâtiments qui seront construits durant la partie. La moitié est placée devant le joueur, l’autre sur une carte. Ils seront disponibles lors d’une seconde manche.
A la première manche, les joueurs reçoivent alors 5 cartes objectifs et devront en garder 3. Ces cartes réclament des récompenses que l’on va gagner grâce aux tuiles paysages et aux bâtiments que l’on va construire.
Un tour de jeu est très simple. On pose la tuile paysage que l’on a devant soit, en respectant les divers types de terrains (lac, forêt, prairie, montagne), comme on peut le faire dans des jeux tels que Carcassonne ou Isles of Skyes. Une fois celle-ci posée, on place alors un de ses bâtiments. Il en existe de 3 sortes qui rapporteront plus ou moins de l’influence lorsqu’un territoire sera clos par un joueur.
Le silo n’apporte qu’une seule influence, mais il influe sur tous les territoires de la tuile. Il peut ainsi intervenir sur plusieurs territoires qui pourraient être potentiellement fermés.
L’entrepôt apporte 2 influences, mais ne touche que deux types de paysage, et enfin la ferme, 3 influences, mais un seul type de territoire.
Enfin, on reprend une tuile depuis celles visibles ou au dessus sans savoir sur quoi on va tomber.
Lorsqu’un territoire est fermé, on procède alors à un scoring. On regarde les récompenses incluses dans le paysage fermé, et on prépare les jetons récompenses. Celui qui est absent en bâtiment, aura que dalle ! Celui qui a le moins d’influence, peut alors faire une action indiquée sur les tuiles à l’envers de la pioche…Eh oui ! … On aura des trucs comme échanger un jeton de forme ou de couleur, ou encore prendre des jetons, ou encore une carte pépite…
Enfin chacun prend autant de jetons de récompenses (qu’on aura préparé) en commençant par celui qui a le plus d’influence…(4 jetons si on a 4 influences)
Quoi ? Y’en a pas assez ? Mince alors 😀
Là où c’est malin, c’est que les égalités sont départagées par celui qui aura clos le paysage. Et croyez moi, des fois il est intéressant d’avoir l’action spéciale ! (donc pas si perdant que ça parfois)
Les récompenses seront là pour satisfaire les cartes objectifs en main, car celles-ci demandent des combinaisons de jetons (1 à 3)
La manche se termine lorsque tout le monde aura posé ses bâtiments. On peut alors changer deux cartes objectifs, si on veut, et on démarre une nouvelle manche avec les bâtiments mis de côté auparavant.
On décomptera alors en fin de partie nos objectifs, sachant que les jetons sont utilisables d’une carte à une autre plusieurs fois ! Enfin, les pépites apportent des points au majoritaire, et en décroissant…
OKANAGAN est dans le même style que Isles of Skyes. Les illustrations sont très sympas et le thème colle au jeu… Contrairement à ce dernier, où les enchères sont importantes, OKANAGAN met plus l’accent sur le placement des bâtiments, l’influence et les actions spéciales des tuiles face cachées. Le jeu est au final sympathique et fluide.
Agréable à jouer il plaira à tout le monde, novices ou plus aguerris pour une partie rapide…
Testé à 2 et plus, il sera quand même bien mieux à partir de 3 joueurs
Pour 2 à 4 joueurs – A partir de 10 ans
Durée de 60 minutes (à 4)
Un jeu de Emanuele Ornela
Disponible ICI

J’ai joué à … WATIZIT

WATIZIT !

Voilà l’un des jeux auquel j’ai joué cette semaine… Vous vous en doutez avec les photos, ce n’est pas un jeu expert , mais un petit jeu d’ambiance sorti chez RAVENSBURGER, et créé par Hervé Marly (auteur de Skull)…

Bien entendu, connaissant un peu Hervé, ça ne pouvait être qu’un jeu complètement délirant et c’est bien le cas !

Le principe est très simple, puisqu’il s’agit de puiser 3 cartes dans 3 tas afin de créer des combinaisons de phrases différentes. Celles-ci seront mises devant nous faces cachées. Ce seront des « interdictions » à faire deviner en utilisant son talent graphique (Humm) ..

Je dis « Hummm », car non seulement les phrases nous demande de faire deviner des trucs complètement dingos, comme par exemple « Interdit de sentier un magicien en bigoudis », mais en plus, on sera limité en temps. En effet, le plus rapide d’entre nous enclenche un sablier pour que l’on termine tous !

Ensuite, tour à tour, on montre notre oeuvre et les autres doivent deviner le sens de l’interdiction, le temps d’un sablier… Je peux assurer qu’on part dans tous les sens, mais ce qui est incroyable, c’est qu’il y en a qui trouve !!! Alors c’est 3 points de victoire chacun, pour celui qui a trouvé et l’auteur du dessin.

On enchaîne ainsi les manches et celui qui aura le plus de points remporte la partie.

Si on est nul en dessin, on peut alors jouer en équipe, ou bien comme moi, je demandais aux plus jeunes de ne faire que les deux premières cartes…

Bien entendu, ce jeu sera amusant en jouant en groupe d’au moins 4, mais 6 est encore mieux, surtout en équipe… Il était 4 ou 5 heures du mat quand on s’est lancé là dedans. Et malgré notre fatigue générale, on s’est bien poilé. 

MAGIC MAZE … Pas de l’ordinaire mais du super !

  • Tu n’aurais pas dû lancer ce sort !
  • Et Bien quoi, le portail a bien été créé, non ?
  • C’est clair, mais on a perdu tout notre équipement !
  • Tu préférais peut être rester avec le dragon ?
  • Je suis sûr qu’on pouvait le tuer !
  • Ah oui ? Regarde comment il a carbonisé les autres !
  • N’empêche qu’on n’aurait pas dû franchir ton portail magique…
  • Bon, nous voilà sans rien maintenant ! Il faut trouver de quoi refaire notre équipement…
  • Regardez là bas ! On pourrait aller au Magic Maze !
  • Moi je n’ai plus un sou, mon or est resté avec le dragon !
  • Nous non plus…
  • Ah c’est malin ! Il ne nous reste plus qu’à voler des équipements et s’enfuir…

C’est alors que les quatre aventuriers décidèrent de se rendre au Magic Maze, le fameux centre commercial où tout le monde vient  acheter ses potions, ses armes et ses armures de cuir.

Le Magic Maze est un centre commercial où les aventuriers se rendent pour faire leurs emplettes. Ici, les joueurs vont manipuler des pions dans les allées du supermarché. On installe alors la tuile de départ.

  • Vous êtes prêts ?
  • C’est bon, tu peux nous téléporter à l’intérieur.
  • C’est quand même incroyable ! Il y a deux minutes, vous m’insultiez et maintenant vous me demandez de vous téléporter !
  • Tais toi et vas-y !

 

Les pions démarrent sur cette tuile, ils devront être bougés par tous les joueurs pour explorer d’autres tuiles.

Arrivés à l’intérieur, ils élaborèrent un plan afin de ne pas se faire coincer par les vigiles. D’autant plus, que la sécurité avait été renforcée par quelques trolls et géants des montagnes pas commodes du tout ! La tactique était simple, ils avaient décidé de se coordonner et de se rendre, chacun, dans leur boutique préférée pour y commettre simultanément leur larcin, en y dérobant de l’équipement.

Le but du jeu sera avant tout d’envoyer chaque pion dans son magasin respectif (Case Jaune, orange, verte et violette)

L’alerte venant de toute part, ils pourraient ainsi embrouiller la sécurité pour profiter de fuir au plus vite.

Une fois dans chaque boutique, ils déplaceront alors les pions vers la sortie.  

Il fallait faire vite, pas question de traîner dans les allées… Sans équipement et à moitié dénudés, nous étions repérables à 100 mètres !

 

Pour réussir leur mission, les joueurs disposent d’un sablier de 3 minutes seulement. C’est très peu ! En revanche, ils pourront le réinitialiser durant la partie.

L’important était de bien coordonner notre incursion. Si l’un de nous tournait en rond, il y de fortes chances que nous finissions par échouer…

 

Chaque joueur reçoit une tuile. Sur celle-ci est indiqué un seul mouvement par une flèche. Ci-dessus, le joueur pourra uniquement bouger les pions vers la droite

Bien entendu, Chacun reçoit au moins une direction et parfois la possibilité de faire une action particulière comme monter un escalator, poser une nouvelle tuile ou se téléporter.

Ainsi, les joueurs déplaceront tous les pions, mais chacun ne pourra le faire que dans une seule direction. La coordination est indispensable pour réussir.

  • Rappelez-vous, une fois séparés, nous ne pourrons plus communiquer.
  • D’accord, chacun explore les allées et trouve son magasin, allons-y !

 

On tourne alors le sablier et on bouge les pions. Mais seulement voilà, on n’a plus le droit de se parler !!

Pour découvrir de nouvelles tuiles, il faudra envoyer les pions sur une case avec une loupe dont la couleur correspond au pion. Mais un seul joueur peut dévoiler une nouvelle une nouvelle avec une action précise. Il faut espérer qu’il ait bien vu qu’on attend après lui.

Ici, le pion vert ne peut plus explorer sur cette tuile car il n’a pas de sortie correspondante à sa couleur. Il faut amener le pion violet ou le jaune !

On ne peut pas parler, mais pour attirer l’attention d’un joueur, on utilise un gros pion rouge qu’on tape devant le joueur qu’on veut faire réagir et agir ! Et croyez moi, parfois on y va de bon cœur.

 

Parfois la stress était au maximum. Le temps s’écoulait et déjà les vigiles nous avaient aperçu. Le mieux était de se cacher dans un coin pour se faire oublier un peu.

 

Si le sablier se vide, la partie est perdue ! Mais on peut le réinitialiser (le retourner) en plaçant un pion aventurier sur une case sablier. C’est le seul moment où on peut discuter de nouveau avant de relancer les déplacements. Mais attention, le sable coule toujours !

Une fois, la case sablier utilisée, on y place une croix. Il ne sera plus valable. Il n’y en a que quatre dans le premier scénario ! c’est limite !

Heureusement notre magicien avait encore un peu de mana pour nous téléporter !

On peut utiliser la téléportation pour déplacer un pion sur une case vortex. Bien pratique quand celui-ci se trouve très loin de l’endroit où on désire l’amener. Parfois, on oublie de le faire

 

Un autre pouvoir permet de franchir des escalators… 

 

Lorsque les aventuriers se sont retrouvés de nouveau équipés, ils ne leur restaient plus qu’à fuir !

Première phase accomplie ! Tous les pions sont sur leur magasin respectif. Il faut maintenant tous les emmener vers la sortie !

La sortie était assez loin pour certains et le temps manquait cruellement. Pas question de se faire avoir ! Les plus proches se sont précipités vers la sortie.

Lorsqu’un pion sort, c’est bon pour lui, mais il faut sortir les quatre. 

Hélas notre magicien n’avait plus de Mana et ne pouvait plus nous téléporter… Le timing était serré !

Bien entendu, pour corser le tout, on ne peut plus utiliser la téléportation durant la phase de sortie.

  • Ouf ! On a réussi les gars !
  • Oui, c’était d’un cheveu !
  • Tu m’etonnes ! J’ai bien cru qu’un troll allait me saisir par le col…
  • Nous sommes les meilleurs…. Allez, Morgar, tu peux nous renvoyer près du dragon…
  • Euh… Je n’ai plus de mana, désolé.
  • Hé regardez, les vigiles nous ont vu !
  • Vite Fuyons d’ici !

C’est gagné ! Les quatre pions sont dehors… Mais croyez moi, parfois c’est loupé et très souvent on juste le temps de réussir!

Ce que j’en pense ?

Magic Maze est mon coup de cœur de ce début d’année 2017. Ce n’est pas pour rien qu’il part comme des petits pains d’ailleurs. Magic Maze est un jeu qui sort des sentiers battus comme le sont Captain Sonar, Flick’em up ou Loony Quest. D’un point de vue mécanique, il se rapprochera de « Escape, la course du temple » également un jeu en temps réel. Toutefois, Magic Maze apporte quelques notes très originales qui lui sont propres. Tout d’abord, l’excellente idée de séparer le sens des mouvements et certaines actions entre les joueurs. En effet, lorsqu’on explique le jeu, on se dit qu’on y arrivera sans problème. Et pourtant, avec le stress du sablier et du gros pion rouge qu’on excite devant vous, vous n’arrivez pas toujours à comprendre ce qu’on essaye de vous faire comprendre. Ainsi, vous allez chercher sans rien voir et bouger un mauvais pion vers une salle, alors que tout le monde s’énerve sur un sablier en train de se terminer ou sur un chemin que vous n’avez pas vu. La seconde idée vient, bien sûr, du silence absolu qu’il faut observer entre les joueurs. Il vous ait donc impossible de faire comprendre votre stratégie, et parfois un pion fait des allers retours parce que les autres ne comprennent pas ce que vous voulez faire.

Ces deux effets suffisent amplement à rendre la situation très stressante et pleine de sensations, malgré le silence. Une fois le sablier retourné, on peut discuter et c’est à ce moment là que les joueurs  peuvent, avec soulagement, exposer leur but, ou encore planifier une stratégie. Bref, c’est aussi à ce moment là, qu’on lâche toute la tension accumulée… et c’est très drôle !

Le matériel est plutôt de qualité et semble prévu pour ce type de jeu, il devrait résister. Le background est décalé, mais, ma foi, c’est plutôt amusant. J’ai juste un petit regret sur les illustrations des tuiles qui sont un peu « fades » à mon gout avec un sol un peu trop « carrelage de salle de bain » et des petits détails amusants qui ne ressortent pas assez. D’un autre côté, cela nous empêche d’avoir le moindre repère et d’ajouter encore un peu plus de désorientation, car tout se ressemble.

Magic Maze propose également toute une série de scénarios où la difficulté sera progressive, comme par exemple avoir des sorties séparés, avoir des passages réservés à certains aventuriers, des caméras qui bloquent les sabliers. Bref, on aura de quoi faire varier le jeu par quelques défis supplémentaires et modulaires. J’apprécie beaucoup ces modules, qui manquaient cruellement dans « Escape ». Jouable de solo à 8 joueurs, je le conseille surtout à 4 pour les premières parties. Au delà de 4 joueurs, certains auront le même mouvement, ce qui peut aider ou mettre encore plus de pagaille.

Des tuiles pour des variantes et des scénarios

Bref MAgic Maze de Sit Down est tout simplement génial et incontournable pour jouer différent. C’est une excellente idée, facile à comprendre, d’une durée bien calculée, avec un prix raisonnable et plein d’idées pour faire varier vos parties. Je vous le conseille vivement pour délirer quelques minutes aussi bien avec des adultes ou des enfants. Stress garanti,  j’adore !

 

Magic Maze est un jeu pour 1 à 8 joueurs, d’une durée de 15 à 30 minutes à partir de 8 ans

Il est disponible ICI à L’alchimiste

 

 

Un festival de jeux – Episode 2 – Dice Forge, Via Nebula et HaleaKala

Premier jour du festival de Cannes, La nuit a été courte car un premier OFF a eu lieu. Il s’agit, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, de se retrouver à partir de 22 heures dans une immense salle, véritable pépinière de prototypes de jeux…  Personnellement, je n’ai joué qu’à un seul d’entre eux, mais peut être que je vous en parlerais un jour….

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Mais passons à ce qui nous intéresse le plus, les jeux du salon. En commençant par …

Dice Forge (Prototype)

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Un jeu qui devrait sortir fin 2016, voir 2017 chez Libellud.

Il faut dire que ce dernier m’a fortement interpellé lors de ma visite dans l’espace pro. Là où tous les jeux (ou presque) du festival sont exposés.

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Avouez quand même que le matériel est de toute beauté pour un prototype… ! Il ne restait plus qu’à en faire une partie pour voir de quoi il en retourne

Dans Dice forge, les joueurs incarnent des héros, dans un monde fantasy, dans lequel ils vont tenter d’attirer la faveur des dieux pour obtenir le maximum de prestige. En plus clair, les joueurs vont jouer un certain nombre de tours en jetant une paire de dés, dont les faces permettent d’obtenir des ressources. Ces ressources sont des pièces d’or, de l’énergie et du minerai. Ainsi, au tour d’un joueur, tout le monde lance ses dés et ajoute, sur un tableau de bord, les ressources indiquées sur la face de ses dés.

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Ainsi, dans une partie à quatre joueurs, vous allez accumuler des ressources avec quatre lancers. Et, lorsque vient votre tour, vous pouvez les investir dans des actions.

Et c’est là que le jeu présente une mécanique innovante, puisque vous allez pouvoir acheter de nouvelles faces de dé ! Oui, vous avez bien compris, le jeu présente un système de « DiceCrafting », c’est à dire que vous allez pouvoir démonter l’une des faces de vos dés pour la remplacer par une autre.

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Les différentes faces de dés disponibles

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Une mécanique originale de DiceCrafting

Au départ,  chaque dé comporte 5 faces donnant une pièce d’or, l’un d’eux aura une énergie et l’autre un minerai. Ainsi, notre richesse pourra progresser assez vite pour acheter de nouvelles faces. Ces faces pourront démultiplier les pièces obtenues avec des gains de 2 ou 3 pièces, ou encore être changées pour obtenir plus d’énergie et de minerai. On pourra même avoir des faces qui amènent directement des points de prestiges, ainsi que des faces qui combinent plusieurs ressources. Bien entendu, ce sont les plus chers…

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Il sera également possible d’acquérir, à l’aide de nos énergies et de nos minerais, des cartes créatures qui nous donneront divers pouvoirs et des points de prestiges. Plus on dépense de ressources, plus le pouvoir et les points de prestiges seront élevés. Ainsi, certains pouvoirs nous permettent de relancer les dés, ou d’obtenir divers bonus si on atteint certains quotas de ressources, ou encore d’agrandir notre tableau de bord pour accumuler encore plus de ressources. La plus puissante, en nombre d’exemplaire limitée, nous donnera quand même 25 points de prestige.

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Les cartes sont placées en deux rangées face à face. Si notre choix se porte sur une case déjà occupée ou en face d’une case occupée, l’adversaire sera éjecté sur son plateau mais pourra relancer ses dés une fois de plus…

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Les tours vont ainsi se succéder puis, en fin de partie, le joueur ayant le plus de prestige remporte la victoire

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Un superbe compte-tour

Ce que j’en pense ?

Dice forge apporte une idée vraiment innovante avec son système de dés personnalisables. Le matériel et ses illustrations en font un jeu magnifique, même si on nous a précisé qu’il s’agissait encore d’un prototype. Pourtant, malgré tout cela, le jeu demande, selon moi, encore du travail pour être finalisé. Malgré, son innovation, j’ai nettement eu l’impression de subir plutôt que d’agir… Il faut dire que la chance n’était pas avec moi, et j’ai passé presque la moitié du jeu à n’obtenir que deux pièces à chaque jet de dés, malgré tous mes efforts pour changer les faces. Il ne me restait plus, pour terminer la partie, qu’à tout faire pour obtenir les cartes qui rapportent les 25 points. L’interaction m’a également semblé absente, malgré le système de position de pions au même endroit qu’un adversaire.

Mais rappelons qu’il s’agissait d’un prototype et que son auteur, Régis Bonnessée en personne, profitait du festival pour recueillir les impressions des joueurs. La critique est toujours facile et l’innovation ludique devient, chaque jour, un défi. Je pense que Dice Forge peut devenir bien meilleur avec un choix plus important de faces de dé, entraînant, pour certaines plus d’ actions interactives entre les joueurs, comme par exemple des affrontements ou encore des combinaisons d’actions afin de rendre le jeu encore plus actif au-delà de simple jet de dés et achat de bonus.

Via Nebula

Via Nebula était noté en rouge sur ma feuille de route… Non pas, parce que je devais le fuir, mais tout simplement dans l’idée d’y jouer en premier au festival. Bon… finalement, il prendra la deuxième place dans mon planning. Mais c’était une simple allée à traverser en quittant la table de Dice Forge et, hop, me voilà  assis à celle de Via Nebula, avec comme voisin et adversaire, Hervé Rigal en personne, l’auteur de Shakespeare… La lutte allait être acharnée !

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Via nebula est le nouveau jeu des Spaces Cowboys (Splendor, Crossing, Time Stories, Elysium …)  et j’avoue que j’étais déjà intrigué par la vidéo que j’avais visionné sur Tric Trac. En fait, je n’arrivais pas à cerner qu’elle était la sensation que ce jeu pouvait laisser. Une partie s’imposait pour le découvrir…

Dans Via Nebula, le monde a été dévasté par de sombres créatures sortant de la brume, et tout est à reconstruire. Voilà pour l’histoire….

Le pitch ne nous dit pas ce que sont devenues ces créatures, si on leur a pété la tronche ou pas, toujours est-il qu’on n’aura pas à combattre puisqu’il ne reste plus rien. Notre but sera plutôt de reconstruire les villes sur les anciennes ruines en explorant le brouillard (Nebula en Latin) en exploitant des réserves de ressources. Nous voilà donc à la tête d’une guilde et notre but sera d’accumuler des points de victoire jusqu’à ce que l’un des joueurs a construit ses 5 bâtiments.

Chaque joueur se verra attribuer un plateau personnel représentant sa guilde avec 2 artisans, 3 chantiers et 5 bâtiments à construire. Il y aura également des tuiles de plaines à poser pour explorer le brouillard.

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Notre tableau de bord

Pour mener à bien nos réalisations, le monde de Nebula va nous offrir de nouvelles ressources, qu’il faudra découvrir, exploiter et transporter vers nos chantiers de construction. Ces ressources seront le blé, la pierre, le bois, les cochons et l’argile qui seront représentés par de classiques éléments en bois. Et dieu sait, si certains joueurs raffolent de manipuler tous ces petits objets. Moi le premier !

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Via nebula est extrêmement simple ! A chacun de nos tours, on disposera de deux actions. On pourra ainsi exploiter à l’aide d’un de nos deux artisans, une réserve de ressources, comme par exemple, un tas de bois. On prendra alors le jeton sur le plateau qui nous fera gagner quelques points (1 à 3 de mémoire) pour y poser un artisan et les ressources ainsi révélées. Une autre action, nous permettra de poser un de nos trois chantiers sur une case de ruines. Enfin, on pourra explorer en posant des tuiles de plaines sur les zones de brouillard en respectant certaines règles de positionnement. Certaines cases demanderont d’utiliser nos deux actions d’un coup, ce sont les forêts pétrifiées. Et croyez moi, elles sont judicieusement placées pour em… ennuyer suffisamment les joueurs. Plus on posera de plaines, plus on gagnera de points de victoires en découvrant des cases de notre plateau individuel…

Enfin, on pourra amener une ressource prise sur l’une de nos exploitations ou depuis celle d’un adversaire, pour l’amener vers l’un de nos chantiers. Tout cela nous permettra de réaliser une action pour construire des bâtiments. Cette action étant la plus grande source de points de victoire.

Les bâtiments sont représentés des cartes mis à disposition des joueurs, face visible, dont il faut rassembler les ressources nécessaires sur un chantier pour être érigé. (On aura également deux cartes en main dès le départ). Une fois  construit, on défausse alors notre chantier et les ressources qui y ont été amené pour le remplacer par un pion de bâtiment.

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A chaque bâtiment construit, on pourra aussitôt utiliser son pouvoir comme par exemple, poser de nouvelles plaines, en retirer, rejouer, prendre des ressources de la pioche..et enlever des ressources encombrantes !

En effet, les ressources que vous n’utiliserez pas, seront des points négatifs en fin de partie. Ainsi, dès qu’un joueur a posé son dernier bâtiment, on effectue un dernier tour de table. Puis, si l’un de vos artisans a toujours des ressources dans son exploitation ou, si un chantier n’est pas terminé et comporte des ressources, celles-ci vous enlèveront un point de victoire pour chacune d’elle.

Ce que j’en pense ?

Via Nebula est un jeu aux explications extrêmement simples. il pourrait paraître trop simple, voir ennuyeux…pourtant, il est rempli de subtilités ! Tout d’abord, vous serez en flux tendu avec vos artisans. En effet, vous n’en avez que deux et ceux-ci resteront sur le plateau tant que les exploitations ne seront pas vidées. Vous allez avoir alors le dilemme d’ouvrir des exploitations qui peuvent potentiellement intéresser vos adversaires, car tout le monde pourra prendre chez vous, mais pas trop car, si vous avez ouvert cette exploitation, c’est aussi un peu pour puiser, vous même, dedans .

Il faudra également placer judicieusement vos chantiers pour qu’il se trouve au bon endroit proche des ressources nécessaires pour la construction de bâtiments. En effet, pour transporter ces ressources, on ne pourra passer que par des cases de plaines vides. Et, croyez moi, c’est un élément essentiel du jeu. Chaque plaine posée pourra vous ouvrir des chemins, mais risque aussi de donner des avantages aux adversaires. Ainsi, j’ai vu quelqu’un ouvrir une exploitation et poser une plaine pour ouvrir un chemin vers ses chantiers. Mais les adversaires se sont alors gavés des ressources disponibles aussitôt pour eux…. Le joueur se retrouvant ainsi sans la ressource qu’il convoitait !

Comme vous n’avez que 3 chantiers possibles, il faudra également prévoir de les construire sans trop attendre afin de les récupérer pour d’autres bâtiments. Pour cela, il sera nécessaire de bien observer les cartes bâtiments et de s’assurer que vous aurez, non seulement les ressources nécessaires, mais aussi qu’un adversaire ne construise pas le bâtiment convoité avant vous…

Enfin, les actions des bâtiments, à pouvoir unique, viendront ajouter la petite touche pimentée au jeu.

Via Nebula n’est pas un jeu expert tant il est simple à comprendre. Cependant il est bourré d’astuces et j’ai beaucoup apprécié sa fluidité. Après chaque partie, il laisse un petit goût de reviens-y puisque les parties ne dure qu’une heure. Parmi les jeux que j’ai testé à Cannes, c’est un vrai coup de cœur et j’enchaîne les parties avec plaisir. Il m’a tellement absorbé que je n’ai fait que trois photos, désolé…

Haleakala

Traversons les flots des allées du Festival pour se rendre sur l’île d’Haleakala, situé dans l’archipel Filosofia…

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Oui, je sais…c’st de travers, mais je vous jure que ce n’était pas encore l’heure de l’apéro. remarquez le bateau blanc situé à droite

Après Patchwork, Haru Ichiban, 7 Wonders Duel, Raptor, Tides of Time… C’est au tour de Filosofia de nous apporter son jeu pour deux joueurs (enfin l’un de ses jeux pour deux)

Haleakala, c’est le nom d’un véritable volcan situé sur les îles Hawaï. Mais nous serons transporté dans le passé, puisque  nous allons prendre le rôle d’un chaman. Le but sera, en plusieurs tours d’accumuler des points de victoires en récupérant des cartes placées autour de l’île, ou en posant des statuettes sur les versants du volcan. Mais attention, celui-ci pourra entrer en éruption deux fois durant la partie. La lave s’écoule alors sur les flancs du volcan détruisant tout sur son passage, c’est à dire justement vos statuettes.

On aura à notre disposition 5 jetons numérotés qu’il faudra jouer judicieusement sur les secteurs de la plage. Deux possibilités s’offrent à vous.

Vous pouvez poser un jeton sur une plage où le bateau n’a pas accosté, et dans ce cas, vous pouvez déplacer votre chaman de deux secteurs, descendre un versant de deux niveaux ou encore monter sur le versant d’un niveau.

L’autre solution est de poser justement un jeton sur la plage où se trouve le bateau. Dans ce cas, vous le déplacez d’autant de secteurs autour de l’île vers une autre plage. Arrivé à destination, on regarde alors si des jetons sont présents. Si vous êtes le seul à en avoir, dans ce cas, vous ramassez une des cartes de cette plage. Si vous n’êtes pas le seul à avoir des jetons, on commence alors par déterminer le majoritaire en additionnant les numéros inscrits sur les  jetons. Celui-ci alors choisi une carte en premier, puis ce sera l’adverse qui prendra la seconde. Dans tous les cas, c’est le seul moyen de récupérer ses jetons. On remplace alors les cartes à partir des pioches.

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Certaines cartes ainsi piochées, représentent de la lave,on pose alors des jetons de lave au sommet du volcan du côté où l’on a pris les cartes actions.

D’autres cartes, permettront plusieurs actions comme déplacer de la lave au sommet vers un autre versant, ou encore pour poser des statuettes, ou accumuler des coquillages ou des perles qui serviront à gagner des points au moment de l’un des deux décomptes, c’est à dire quand le volcan entrera en éruption. A tout moment, on pourra également prendre des cartes objectifs qui dépendent principalement de la position des statues posées sur les flancs du volcan.

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Lorsque l’éruption a lieu, on pose alors les jetons de lave depuis le sommet vers les versants.Si des statuettes étaient présentes, elles seront alors détruites. On procède alors au décompte qui va dépendre des objectifs réussis, des statuettes posées, des perles accumulées et, enfin, de la majorité des cartes coquillages…

Ce que j’en pense ?

Haléakala est un bon jeu pour deux joueurs où la principale stratégie tient dans la pose des jetons et leur récupération par le bateau. Ainsi, il faut penser à poser un jeton à valeur importante pour être majoritaire sur une plage, mais en même temps se dire qu’il faudra poser le bon jeton en face du bateau afin de le récupérer et prendre les cartes les plus intéressantes. Le jeu est plutôt fluide et les règles sont vite assimilées. Le matériel pourra rebuter certains joueurs avec son look un peu ancien à la « Catane »…  Personnellement, cela ne m’a pas gêné, en dehors du pion Chaman où je lui aurais préféré une une figurine.  Pour conclure, j’ai trouvé le jeu agréable et intéressant dans sa stratégie, avec le plaisir d’y rejouer à l’occasion…

 

La suite : Vickings On Board – Fourberies – Meeple War

Un festival de jeux – Episode 1 – Les As d’Or

Cannes…

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Aaaaah Cannes ! Ses plages ensoleillées, sa croisette et surtout son festival ! … Non… Non… Pas celui du cinéma, car tout le monde s’en fiche dans cet article, mais celui des Jeux !

Oui le « Fij », comme on dit… Le fameux festival international des jeux, plus grand se déroulant en France. Un moment que le Grimoire de l’Alchimiste ne devait pas louper.

Bon, c’est vrai… J’ai dit « ensoleillé », mais cette année, ce fut plutôt la pluie… Bon, il a plu qu’une seule fois… Le problème est que celle-ci a duré de Vendredi soir à Dimanche sans interruption. On a même eu droit à de l’orage. Oui, pour une fois, d’un point de vue climatique, pas besoin d’être jaloux des festivaliers.

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Après la prise de position sur les lieux, il était temps de passer aux formalités d’usage et d’attendre sagement la soirée pour assister à la remise des prix. Une occasion pour voir comment se passe …

L’installation !

Déjà, la plupart des éditeurs sont déjà en pleine effervescence. Dans le palais, les stands se montent depuis la veille… Avec parfois de magnifiques décors

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Les As d’Or…

Mais les heures défilent vite et déjà, il est temps de se rendre à l’étage du palais des festivals pour la remise des prix. La salle, plus grande chaque année, se remplit rapidement d’un concentré (en un seul mot) de personnalités ludiques, qu’ils soient auteurs, illustrateurs, éditeurs, distributeurs ou de la presse ludique.

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Les discours des organisateurs ouvrent la cérémonie. Ce sont des discours sobres qui vont à l’essentiel. Car les organisateurs ne sont pas dupes, on attend tous les résultats…

J’en profite, d’ailleurs, pour féliciter les personnes qui, chaque année, se décarcassent à organiser ce grand festival, et qui cherche toujours à corriger les problèmes qu’ils ont croisé lors des festivals précédents. Mais on y reviendra plus loin dans cet article…

Une fois que les discours d’introduction sont terminées, on passe aussitôt à la présentation du Jury. Cette année, ce seront Monsieur Phal, Martin Vidberg, Hélène Graveleau, François Décamp, Marcus, Michel van Langendonckt et Catherine Watine. Bref, du beau monde avec, entre autres, des personnalités issues du monde ludique comme Tric Trac, Plato magazine, etc ….

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Concernant les nominés à l’as d’or, j’avoue, que cette année, il y a quand même quelques surprises. Avec tout d’abord, la sélection des jeux de l’année. En effet, on pourra remarquer que le choix s’est complètement axé sur des jeux destinées à être joué en groupe, contrairement aux classiques jeux à 4 joueurs. Ainsi « Mystérium » peut se jouer à 7, « Qui paire gagne » jusque 8 et « Mafia de Cuba » jusque 12 ! Aurions-nous là, la nouvelle tendance à la mode ?

« Mystérium », avouons-le, donnait quand même une sensation de mastodonte face aux deux autres. Avec son magnifique et imposant matériel, on n’entendais parler que de lui cette année. J’ai moi même craqué pour ce jeu et j’ai enchaîné de nombreuses parties pour plonger dans son atmosphère et sa mécanique originale mêlant à la fois Dixit et Cluedo.  Mais, croyez moi, les deux autres sont absolument excellents et lorsque je me retrouvais en famille ou entre amis, j’ai eu l’occasion de sortir « Qui paire Gagne » et « Mafia de Cuba » pour le grand plaisir de tous les joueurs.

La seconde surprise vient des jeux experts. Cette fois encore, on a mis sur la touche les gros jeux à l’allemande, pour laisser plus de place à des jeux hors du commun. On retrouvera toutefois la célébrissime 7 Wonders dans sa version deux joueurs : « 7 Wonders duel ». Mais ce sont surtout « Pandemie Legacy » et « Time Stories »  qui seront les outsiders.

En effet, ces derniers ont la réputation d’être à usage limité. Ainsi, la version Legacy de pandémie est une succession de scénarios où vos choix seront définitifs et des cartes sont à déchirer. Un vrai sacrilège pour les collectionneurs de jeux !.

Quant à « Time Stories », le jeu se base également sur un scénario, à la manière d’un jeu de rôle, mais jouable qu’une seule fois, puisque tout le mystère sera révélé et n’aura plus d’intérêts dans une seconde partie. Il faut ensuite  acheter des scénarios supplémentaires pour y rejouer. Là aussi, plusieurs joueurs ont été scandalisés par son usage unique.

Mais, toujours avec un avis personnel, je dirais quand même qu’on a droit, avec ces deux jeux, à de belles innovations et sensations.

Enfin, le créneau où je suis le moins bon, il s’agit, bien sûr, des jeux pour enfants. Là, j’avoue n’avoir joué qu’à un seul d’entre eux : « Maître Renard ». Mais, des trois catégories, c’était la présentation des jeux pour enfants que j’ai trouvé la plus sympathique et magique.

On avait, avant tout, « Animal Mystère » du géant du jeu pour enfants : « Haba ». Mais, il y avait aussi « Le jeu aux Mille titres », dont la présentation par son éditeur « OYA », m’a complètement transporté et donné envie de l’essayer. Il est d’autant plus original qu’il est édité avec 4830 versions de couvertures différentes, rendant  chaque exemplaire quasiment unique. Vivement que je puisse tester celui-ci à l’occasion !

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Les verdicts sont ensuite tombés avec, pour commencer, le gagnant pour la catégorie enfant et c’est l’excellent « Maître Renard » qui a remporté le titre.

Si certains n’en connaissent pas le principe. En quelques mots, des animaux en bois sont disposés dans la boite de jeu, et chaque joueur joue le rôle d’un renard pour en chaparder quelques-uns. Seulement, voilà, on porte un masque de renard, nous supprimant la vue et seul, notre sens du toucher nous permet de reconnaître les animaux. J’avoue y avoir joué avec des enfants, et croyez moi, c’étaient de belles parties de rigolades ! En tous cas, je suis très heureux pour l’auteur, Frédéric Vuagnat et l’éditeur, Superlude représenté par Antoine Davrou, car ce sont des personnes d’une très grande gentillesse qui méritaient ce prix. Bravo à eux !

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Pour le jeu Expert, le suspens était plus intense pour moi, car je n’avais pas vraiment de pronostic. Le monstre thématique qu’est 7 wonders, face à l’univers de pandémie dans une déclinaison « Legacy » et un outsider comme « Time Stories », j’avoue que le choix aurait été difficile pour moi. Je ne sais pas combien de temps le jury a mis pour délibérer mais cela n’a pas dû être simple. Ou bien, ils se sont fiés aux sensations pures lorsqu’ils y ont joué, ni plus ni moins. Toujours est-il que c’est « Pandémie Legacy » qui a arraché le titre. Les auteurs, étant trop loin, c’est Fayçal de Filosofia qui est venu les représenter.

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Enfin, c’était un peu moins obscur pour le jeu de l’année. Et, sans réelle surprise me concernant, c’est « Mystérium »qui a pris le fameux As d’Or, jeu de l’année !

Si des joueurs ne connaissent pas encore ce jeu, je leur conseille vivement de tenter l’expérience d’une partie, de préférence à plusieurs.

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Bravo aux finalistes et aux gagnants !

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Le festival fêtait ses 30 ans !

Je tiensà remercier les organisateurs du Festival, Iello, Filosofia et  Morning Family pour avoir généreusement invité les représentants du « Grimoire de L’Alchimiste » et de « Vin d’jeu ».

A suivre…  Episode 2 : Dice Forge, Via Nebula, Haleakala